Un monde qui change

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Un monde qui change La pédagogie évolue, s’adapte, car enseigner c’est permettre aux enfants d’affronter un monde changeant, évolutif. Les enfants changent aussi, car ils font partie du système évolutionniste darwinien. Mais le monde évolue de plus en plus rapidement, la technologie est en explosion et intervient sur le monde, sur notre vie et donc sur nos besoins, nos besoins de connaissance. Je propose deux manières intéressantes d’observer cette évolution, l’une est plutôt darwinienne et l’autre dérive de celle-ci en y intégrant les recherches sur les neurones miroirs. Devant le nombre de propositions, de variantes, de solutions à un problème, la notion de choix est inévitable. Il y a eu un bouleversement très important ces dernières années, Michel Serres nous le fait remarquer : « Nous étions 50 % d'agriculteurs à la fin de la guerre et ils ne sont plus que 1 %. Pendant ma vie humaine, et c'est unique dans l'histoire, la population mondiale a doublé deux fois ! Quand je suis né, on était 2 milliards, on est 7 milliards aujourd'hui. » Les solutions augmentent, car le nombre de personnes a même d’en proposer augmentent proportionnellement aux problèmes posés d’ailleurs. Mais nous ne pouvons plus déterminer l’ensemble des solutions, car ce nombre devient trop grand. La raison en est simple, la communication des possibles est mondiale.
Publié le : mardi 29 janvier 2013
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Un monde qui change
La pédagogie évolue, s’adapte, car enseigner c’est permettre aux enfants d’affronter un monde changeant, évolutif. Les enfants changent aussi, car ils font partie du système évolutionniste darwinien. Mais le monde évolue de plus en plus rapidement, la technologie est en explosion et intervient sur le monde, sur notre vie et donc sur nos besoins, nos besoins de connaissance.
Je propose deux manières intéressantes d’observer cette évolution, l’une est plutôt darwinienne et l’autre dérive de celle-ci en y intégrant les recherches sur les neurones miroirs.
Devant le nombre de propositions, de variantes, de solutions à un problème, la notion de choix est inévitable. Il y a eu un bouleversement très important ces dernières années, Michel Serres nous le fait remarquer : « Nous étions 50 % d'agriculteurs à la fin de la guerre et ils ne sont plus que 1 %. Pendant ma vie humaine, et c'est unique dans l'histoire, la population mondiale a doublé deux fois ! Quand je suis né, on était 2 milliards, on est 7 milliards aujourd'hui. » Les solutions augmentent, car le nombre de personnes a même d’en proposer augmentent proportionnellement aux problèmes posés d’ailleurs. Mais nous ne pouvons plus déterminer l’ensemble des solutions, car ce nombre devient trop grand. La raison en est simple, la communication des possibles est mondiale. Ainsi j’aborde en introduction la notion d’algorithme de Darwin ou algorithme génétique (notion mathématique de calcul de probabilité)
En Résumé : Malgré l’évolution permanente des calculateurs et les progrès fulgurants de l’informatique, il existe pour plusieurs problèmes d’optimisation une taille critique de l’espace de solutions admissibles. La méthode permettant d’obtenir une solution optimale est bien évidemment celle de l’énumération complète de l’espace de recherche. Cette dernière est dans la plupart des cas prohibitive. Compte tenu de cette difficulté, l'approche évolutive fût utilisée. En particulier les algorithmes génétiques, basés sur la théorie de l'évolution des espèces dans leur milieu naturel, soit une transposition artificielle des concepts basiques de la génétique et des lois de survie énoncées par Charles Darwin : les individus les plus adaptés survivent et se reproduisent.
Développement d'un Outil d'Optimisation basé sur les Algorithmes génétiques (Naima ZERARI* et Hayet MOUSS* ) Laboratoire d’Automatique et Productique , Université de Batna.
Si nous ne pouvons plus énumérer les solutions ou même les questions comment y répondre ? Face à ce bouleversement social comment allons-nous nous adapter ? La théorie de l’évolution adaptée aux grands nombres nous amène à nous adapter, à changer avec le monde, pas contre lui. Devant l’évolution inévitable, darwinienne, nous survivrons, il n’y a aucun pessimisme, mais juste une réalité, car l’être humain est le champion de l’évolution.
D’ailleurs, j’en viens au deuxième point, au deuxième regard sur ce changement. Le neurologue Vilayanur Ramachandran présente les fonctions fascinantes des neurones « miroir ». Nous avons évolué plus vite que tout autre animal grâce à ces fascinants neurones miroirs : c’est une découverte récente qui a été faite par une équipe de chercheurs italiens de Parme, dirigée par Giacomo Rizzolatti et ses collègues. Notre cerveau mémorise les gestes et peut les reproduire juste en observant d’autre réaliser ces gestes, nous créons un
réseau neuronal par observation. Une conséquence est la transmission du savoir plus rapidement, nous n’avons pas besoin du langage, ni de relations particulières avec la personne exécutant le geste. Imiter une action complexe demande au cerveau d'adopter le point de vue de l'autre personne. Donc, cela est important pour l'imitation et l'émulation. Cela peut expliquer le développement rapide des compétences « unique aux humains comme l'utilisation d'outils, la maitrise du feu, d'abris et bien sûr, du langage, et la capacité de comprendre ce qu'il y a dans la tête de l'autre et d'interpréter les comportements de cette personne. Tout cela est arrivé dans un temps relativement court. » « Cela a soudain rendu l'évolution lamarckienne, au lieu de darwinienne. L'évolution darwinienne est lente ; elle prend des centaines de milliers d'années. Un ours polaire, pour se doter de sa fourrure, a mis des milliers de générations, peut-être 100.000 ans. Un être humain, un enfant, peut seulement regarder ses parents tuer un ours polaire le dépecer, se faire un manteau avec la fourrure, et apprendre en un coup. Ce que l'ours polaire a mis 100.000 ans à apprendre, il peut l'apprendre en 5 minutes, peut-être 10 minutes. Une fois cette compétence acquise, elle se diffuse en proportion géométrique dans la population. » (Vilayanur Ramachandran) Si cette théorie explique le développement des techniques, elle a une autre conséquence, elle explique le développement du réseau social de connaissances mondial. Ce phénomène d’imitation de par le développement des connexions mondiales induit une imitation des comportements au travers des connexions web, il n’y a pas que les textes qui circulent sur Internet, qui d’ailleurs est traduit instantanément ou presque, mais aussi les vidéos, les musiques. Ce développement qui se diffuse géométriquement, pour reprendre les termes de Ramachandran, se diffuse à l’échelle planétaire. « Comme il existe des neurones pour les actes, il y a des neurones pour les contacts physiques. En d'autres termes, si quelqu'un me touche, touche ma main, les neurones du cortex somatosensoriel dans la région sensorielle du cerveau, s'activent. Mais le même neurone va dans certains cas également s'activer quand je regarde une autre personne être touchée. Donc, je ressens de l'empathie pour la personne touchée. » (Vilayanur Ramachandran) Nous ne pouvons plus transmettre une connaissance limitée à notre perception du monde, nous devons avoir une empathie vis-à-vis de ces enfants connecter avec le monde. « Depuis toujours, les hommes ont considéré la science et les humanités comme distinctes. C.P. Snow parle de deux cultures : la science d'un côté, les humanités de l'autre ; bien campées sur leurs positions. Je pense que le système de neurones moteurs est une base à l'interface vous permettant de reconsidérer des concepts comme l'état de conscience, la perception de soi, ce qui vous sépare des autres êtres humains, ce qui vous permet de ressentir de l'empathie, et aussi d'autre chose comme l'apparition de la culture et de la civilisation qui est unique aux êtres humains. » (Vilayanur Ramachandran) L’évolution est en marche rapide, c’est du Darwin à grande vitesse. Et l’objectif est bien de reconsidérer notre vision de la connaissance, du savoir, de l’enseignement au regard de la révolution culturelle, humaine, scientifique, que nous vivons.
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