Entre femmes

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La plupart des gens ignorent que de nombreux ouvrages mettent en scène des lesbiennes. Afin de pallier cette carence, Entre femmes recense des romans, des oeuvres dramatiques, des recueils de poèmes, des bandes dessinées, des témoignages et des biographies qui mettent au premier plan l'amour d'une femme pour une autre. On trouvera ici les notices de plus de trois cents ouvrages résumés et commentés, publiés de 1900 à 2014. Voici un choix d'héroïnes auxquelles d'identifier.
Publié le : dimanche 15 février 2015
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EAN13 : 9782336370101
Nombre de pages : 282
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Paula DUMONT
ENTRE FEMMES 300 œuvres lesbiennes résumées et commentées
ENTRE FEMMES
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Pariswww.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05470-4 EAN : 9782343054704
Paula DUMONTEntre femmes * Trois cents œuvres lesbiennes résumées et commentées L’HARMATTAN
OUVRAGES DE LA MEME AUTRICE
Mauvais Genre, parcours d’une homosexuelle, L’Harmattan, 2009.
La Vie dure, éducation sentimentale d’une lesbienne, L’Harmattan, 2010.
Lettre à une amie hétéro, propos sur l’homophobie ordinaire, L’Harmat-tan, 2011.
Le Règne des Femmes, conte philosophique, L’Harmattan, 2012.
Les Convictions de Colette,Histoire, politique, guerre, condition des femmes, L’Harmattan, 2012.
Portée disparue, Aller simple pour Alhzeimer, L’Harmattan, 2014.
AVANT-PROPOS
De même que les femmes se sont contentées pendant longtemps de lire des ouvrages n’offrant pour la plupart qu’un point de vue masculin, de même les lesbiennes ont dû se retrouver avec plus ou moins de bonheur dans les livres hétérosexuels pour transposer un vécu difficilement transposable. Pourtant l’importance de la culture lesbienne n’est plus à démontrer. Si Anne Rambach et Caroline Fourest ont découvert l’homosexualité dans des films tels queVictor Victoriapour la première etWhen the night is fallingpour la deuxième, ce sont les livres de Colette qui l’ont révélée à Marine Rambach. Mais ces ouvrages sont largement occultés ; tout d’abord par des écrivai-nes, qui refusent de restreindre la portée de leur œuvre au cadre étroit du lesbianisme : certaines, comme Marguerite Yourcenar, la plus célèbre, parce qu’elles visaient à l’universalité, se sont abstenues d’aborder un sujet qu’el-les auraient pu traiter en orfèvre ; ensuite par des éditeurs qui souhaitent vendre le plus grand nombre de livres, et non se limiter à une clientèle parti-culière, réputée peu fortunée. Rares sont donc les livres qui annoncent clai-rement dans leur titre et sur la quatrième de couverture qu’ils traitent du sa-phisme, à moins qu’il ne s’agisse d’ouvrages dits « de charme », c’est-à-dire pornographiques, qui sont destinés à un lectorat masculin. C’est ainsi que les quatrièmes de couverture des ouvrages de Mireille Best, écrivaine de talent qui met les femmes et les lesbiennes au centre de tous ses livres, sont très discrètes sur ce sujet. Ce qui explique que cette littérature est souvent incon-nue de la plupart des lesbiennes. Celles-ci, même parmi les plus cultivées, ignorent souvent l’existence de certains chefs-d’œuvre de la littérature lesbienne. Une anecdote éclairera mon propos. Il y a deux ans, j’ai découvert qu’une de mes amies, qui ensei-gne la biologie à la faculté et qui aime la littérature, ignorait l’existence d’Olivia, pur chef-d’œuvre non seulement lesbien, mais aussi chef-d’œuvre tout court. Je lui ai aussitôt prêté ce roman ainsi que le film dans lequel Ed-wige Feuillère incarne une Julie inoubliable. Un peu plus tard, je me lamen-tais auprès d’une autre amie, agrégée de lettres, à propos de cette ignorance quand, dans la foulée, j’ai citéCarolde Patricia Highsmith. A ma stupéfac-tion, mon interlocutrice n’en avait jamais entendu parler. A sa décharge, et pour expliquer une telle lacune, le livre a été publié pour la première foissous le pseudonyme de Claire Morgan. C’est à partir de cette expérience que j’ai décidé de réunir dans un vo-lume des livres qui ont pour sujet le lesbianisme. Après avoir jeté un coup d’œil aux ouvrages en ma possession, j’ai pensé regrouper dans un premier temps une cinquantaine de chefs-d’œuvre de la littérature lesbienne. Mais des amies m’en ont indiqué d’autres, intéressants à plus d’un titre, auxquels se sont ajoutés certains volumes qui font partie de notre culture. A titre d’exemple, chacun sait que Natalie Barney, riche Américaine et lesbienne
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e affirmée, a tenu à Paris, pendant la première moitié du XX siècle, un salon où se réunissaient des artistes et des écrivains, mais aussi de nombreuses lesbiennes de diverses nationalités. La forte personnalité de Natalie a inspiré de nombreuses écrivaines : elle est la Vally de Renée Vivien, la Flossie de Colette et de Liane de Pougy, la Valérie Seymour de Marguerite Radcliffe Hall, la Laurette Wells de Lucie Delarue et l’Evangéline Musset de Djuna Barnes. Après un tel constat, comment ne pas dire quelques mots des ouvra-ges de ces autrices, même s’ils sont de qualité inégale et si certains n’ont qu’un intérêt anecdotique ? D’autres livres, commeLes Deux Baisers de Raymonde Machard, paru en 1930, qui repose sur des idées reçues et qui, de ce fait, a eu un grand succès, peut être utilement comparé aux ouvrages-pha-res de cette époque riche en chefs-d’œuvre lesbiens, qu’il s’agisse duPuits de Solitudeet d’Orlando, publiés tous deux en 1928, deDemoiselles en uni-forme paru en 1931, deCes plaisirs, (première version deLe Pur et l’Im-pur), paru en 1932 et duBois de la Nuit, publié en 1936. Forte de telles certitudes, j’ai réuni dans ce volume un peu plus de trois cents œuvres ayant pour sujet les relations amoureuses entre femmes. Il s’agit de romans sentimentaux, policiers ou de science-fiction, de récits, de nouvelles, d’œuvres dramatiques, de témoignages, de bandes dessinées, de recueils de poèmes qui ont tous été écrits par des femmes. Ces ouvrages ont pour autrices des lesbiennes revendiquées, des bisexuelles et peut-être des hétérosexuelles talentueuses. Comme il est impossible de demander à une écrivaine de donner des preuves de son orientation sexuelle, le fait qu’elle soit une femme lui ouvre ma bibliothèque. Mais on se rendra vite compte, en lisant ses ouvrages, de ses opinions sur ce sujet. Les livres lesbophobes écrits par des femmes peuvent être écrits après une expérience malheureuse ou être dus à une misogynie plus ou moins assumée. Comme le plus grand risque couru par les lesbiennes est l’invisibilité, mince est la probabilité d’avoir affaire à des écrivaines qui ne visent que les grosses ventes. Outre ces ouvrages littéraires, j’ai recensé une vingtaine de biographies d’écrivai-nes et de célébrités homosexuelles ou bisexuelles. En effet, il est important de constater que nombreuses sont les écrivaines lesbiennes et bisexuelles de talent, à une époque où les homosexuelles sont encore trop souvent suspec-tées d’être des femmes agressives, voire castratrices. Parmi ces ouvrages, on trouvera, outre les genres littéraires les plus di-vers, des livres dont le modernisme consiste à détruire les tabous en intro-duisant l’homosexualité sans masque dans le domaine littéraire. On trouvera également une grande variété dans les formes, des plus classiques, comme les romans et les poèmes de Jeanne Galzy, aux plus avant-gardistes comme les livres de Monique Wittig. Là encore, rappelons qu’on crie au génie quand un homme mêle plusieurs genres, mais qu’on ignore pendant des dé-cennies une femme comme Claude Cahun qui écrit des essais-poèmes ou des poèmes-essais ; à moins qu’on n’invoque des motifs mesquins : ainsi Colette, créant l’autofiction cinquante ans avant Serge Doubrovsky, est sus-
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pectée de mêler, dansLa Naissance du Jour,des éléments romanesques à un poème en prose pour des raisons bassement commerciales. J’ai lu récem-ment que Colette était un classique, certes, mais un classique mineur. Et je ne sais plus quel obscur critique a aussi classé Carson McCullers parmi les écrivains mineurs. Enfin l’éditeur de Joanne Rowling lui a conseillé de ne porter que l’initiale de son prénom sur la couverture de ses livres, son appar-tenance au sexe féminin risquant de diminuer les ventes de moitié. Si c’est à de telles réalités que sont confrontées les femmes, qu’en sera-t-il pour les lesbiennes ? J’ai conscience qu’un livre qui recense des ouvrages écrits par des fem-mes sur les lesbiennes ne peut que surprendre et susciter les critiques. J’en-tends d’ici le chœur des personnes cultivées s’écrier qu’il est impossible de parler de littérature homosexuelle, de même qu’il est stupide de parler delittérature ouvrière ou noire. Car la littérature est universelle, elle est affaire de forme, de génie, et non de thématique, de convictions, voire de revendi-cations. La plupart des libraires n’ont pas de rayon LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans), arguant qu’il faudrait y reléguer les œuvres de Marcel Proust, de Jean Cocteau et de Marguerite Yourcenar alors que les livres de ces auteurs, qui dépassent de beaucoup les préoccupations du gay et de la lesbienne de base, touchent tous les lecteurs, quelle que soit leur orientation sexuelle. Il s’agit là d’un lieu commun et d’un faux problème. Car sous prétexte de littérature universelle, donc dominante, on ne se préoccupe guère des lec-teurs qui sont avant tout intéressés par le sujet du livre qu’ils tiennent en mains. Pour m’être souciée professionnellement pendant quarante ans delecture scolaire, je suis en mesure d’affirmer que les enfants, les adolescents et les adultes choisissent, parmi les livres à leur disposition, celui qui répond à leurs préoccupations ou à leurs centres d’intérêt. En Camargue, les enfants s’arrachentCrin blancet les aventures de l’étalon noir. Et c’est ainsi qu’ils entrent avec plaisir dans l’univers des livres et qu’ils liront un jour, beau-coup plus tard, ceux de Marcel Proust et de Marguerite Yourcenar, auteurs que personne ne songe à réduire à leur vie privée. Au cours d’une de mes dernières années d’enseignement, j’ai eu affaire à une étudiante d’origine marocaine qui avait choisi pour sujet de mémoire de maîtrise : « La place des femmes dans la culture berbère ». Les enquêtes des sociologues mon-trent que la plupart des gens, loin de se soucier de « grande littérature », li-sent pour s’informer, à moins qu’ils ne cherchent à s’évader en s’identifiant aux personnages d’un roman pour vivre par procuration une vie plus agréa-ble que la leur. C’est le sujet du livre qui est pour eux prioritaire, qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en afflige. Or le plus souvent, on propose aux gays et aux lesbiennes, qui se cachent et se taisent afin de survivre sans trop d’en-nuis, des livres qui ne mettent en scène que des personnages hétérosexuels. Je n’ignore pas qu’un homme, et à plus forte raison une femme, qui écrit une histoire où des personnages homosexuels sont au premier plan, court le risque d’être réduit au statut, peu enviable, d’écrivain LGBT. Martina Na-
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vratilova raconte que Rita Mae Brown, qui fut sa compagne, voulait qu’on la considère comme « autrice » et non comme « autrice lesbienne » ce qui ne l’empêchait pas d’être une lesbienne affirmée et militante. Mais vu l’état des mentalités, je tiens pour certain que les écrivaines qui ont abordé le lesbia-nisme dans leurs œuvres ne l’ont pas fait pour élargir leur lectorat. Au con-traire, elles couraient le risque de le réduire considérablement, donc elles l’ont fait parce que, lesbiennes ou bisexuelles, elles savaient que l’amour des femmes entre elles ne peut être assimilé sans déformation à l’amour hétéro-sexuel. Non que je croie à des natures masculine et féminine, mais à des conditionnements asymétriques des hommes et des femmes, conditionne-ments qui ne sont pas sans conséquences dans leur vie sentimentale. J’ai éliminé tous les ouvrages écrits par des hommes, à l’exception des biographies, parce qu’ils n’offrent aucune garantie de crédibilité quand il s’agit de lesbianisme. D’une part les hommes ignorent ce qui se passe entre deux femmes qui sont attirées l’une par l’autre ; d’autre part il faudrait con-sacrer au recensement de leurs écrits plusieurs volumes car ce sujet a été traité abondamment si j’en juge par la bibliographie desRelations amoureu-ses entre femmes de Marie-Jo Bonnet. Je laisse à d’autres le soin de com-menter les livres de Brantôme, Diderot, Balzac, Gautier et Proust, qui sont connus et qui nous renseignent sur les fantasmes de ces auteurs, à moins qu’ils ne relèvent du voyeurisme. Natalie Barney et Marguerite Yourcenar trouvaient invraisemblables les lesbiennes de Proust. Quant à Colette, si elle admirait les pages qu’il a consacrées aux homosexuels masculins, elle restait dubitative face à ses « gomorrhéennes » et c’est sans aucun doute pour dé-peindre d’authentiques lesbiennes qu’elle a écritLe Pur et l’Impur. Comme je n’ai retenu que des livres écrits par des femmes, mon corpus e passe brutalement de Sappho à Colette, du VII siècle avant notre ère à e l’aube du XX siècle, deux mille sept cents ans d’un terrible silence, celui des femmes qui se sont aimées pendant ces vingt-sept siècles. Encore dois-je rappeler queClaudine à l’école, publié en 1900, premier roman ouvertement lesbien écrit par une femme et qui a connu un succès phénoménal, a paru sous le pseudonyme de Willy, mari de Colette qui réservait son patronyme, Henry Gauthier-Villars, à ses ouvrages traitant de sujets sérieux. A cette époque, une femme ne pouvait être publiée que grâce à l’appui d’un homme, c’est pourquoi il faut remercier Willy d’avoir mis le pied à l’étrier à Colette. Seules des écrivaines fortunées comme Natalie Barney et Renée Vivien ont fait paraître à la même époque quelques ouvrages lesbiens, mais souvent à leurs frais, et leurs livres n’ont connu qu’une diffusion restreinte. Evoquons un instant les vingt-sept siècles où les lesbiennes, asservies,muettes, souvent persécutées, n’ont pu se saisir d’aucun livre, ont été privées de toute référence, n’ont eu aucun moyen d’expression, aucun réconfort et n’ont dû leur survie qu’au silence et à la dissimulation. Rappelons que les poèmes de Sappho ont été détruits et qu’il n’en subsiste que les quelques vers cités par les auteurs de l’Antiquité. Et s’il n’y avait que Sappho ! Mais
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des hommes s’arrogent le droit de faire disparaître les écrits des femmes qui ne se sont pas comportées suivant les valeurs masculines. Après le décès de Sido, les lettres dans lesquelles Colette se confiait à sa mère sont brûlées par son frère Achille, scandalisé par sa liaison avec Mathilde de Morny ; celles de Vita Sackville-West à Violet Trefusis sont détruites par le mari de celle-ci. Quant au dernier roman de Jeanne Galzy, il a disparu corps et biens après le décès de son autrice. Les textes qui n’ont pas été anéantis ont été souvent mutilés, commeLe Bois de la Nuitde Djuna Barnes, amputé des deux-tiers par Thomas Stearns Eliot avant sa publication ; et commeRavages, roman de Violette Leduc, lui aussi amputé en 1955 de ses cent cinquante premières pages par des éditeurs persuadés qu’un sujet aussi brûlant ne devait pas être traité par une femme, pages restituées successivement en 1966, 2000 et 2014, sans qu’on pense à nous fournir une version définitive deRavages, qui porte décidément bien son titre. Enfin, certaines lesbiennes, par souci de respectabilité, ont changé le sexe des personnages de leurs romans, Vita Sackville-West dansCeux des Iles, Violet Trefusis dansBroderie anglaise, Mireille Havet dansCarnaval et Lucie Delarue dansL’Ange et les Pervers, si bien que ces livres perdent tout intérêt quand on ignore qu’il s’agit de ro-mans à clefs. Si tous les ouvrages recensés dans ce recueil ont des femmes pour autri-ces, il n’en va pas de même des biographies. Plusieurs cas de figure sontenvisageables : les écrivaines lesbiennes et bisexuelles n’écrivent pas obli-gatoirement des histoires de lesbiennes. Certaines, qui ont aimé des femmes, comme Marguerite Yourcenar et Françoise Sagan, n’ont pas écrit grand-chose sur le sujet, mais leurs biographies passionneront des lesbiennes. On trouvera donc dans ce livre leurs biographies à leur nom, plus connu quecelui de son auteur. D’autres autrices, comme Colette, la plus connue et mé-connue, notoirement bisexuelle, a suscité plus d’une douzaine de biogra-phies, de qualité très inégale, que j’ai toutes parcourues. J’ai gardé la meilleure, qui a deux hommes pour auteurs, certains biographes se bornant à reprendre le travail antérieur en l’allégeant ou en le déformant et certaines femmes, sans doute mal à l’aise devant cette forte personnalité, en donnant une image biaisée. Une lesbienne affirmée, comme Natalie Barney, n’a eu qu’un seul biographe, ce qui m’a évité un choix douloureux. Enfin, l’honnê-teté intellectuelle m’amène à déclarer que si certains biographes hommes sont condescendants, voire ironiques avec les amours saphiques, d’autres sont capables d’une grande rigueur. Ainsi François Leperlier a consacré à Claude Cahun un ouvrage magistral qui force l’admiration et à qui je rends hommage. La moralité à retirer de ce paragraphe, c’est qu’un critique, homme ou femme, ne devrait écrire sur un écrivain qu’à condition de le res-pecter et d’avoir des affinités avec lui. Dans le présent ouvrage, je n’ai pas recensé les livres des théoriciennes, historiennes et commentatrices de l’homosexualité féminine. Cette biblio-thèque est celle d’une enseignante de lettres qui regrettait, quand elle était en
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