L’historien et les mémoires de la WW2

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L’historien et les mémoires de la WW2 Note : j’ai rajouté trois références bibliographique en rouge pour compléter le plan - Mots clés = - Bornage      Historien = veut établir une vision scientifique de l’histoire. Représentation qui se veut objective (mais incomplète). Travaille à partir de différentes sources (archives, témoignages …) et les confronte Mémoire = lien affectif avec le passé, représentation subjective. Des mémoires : en fonction des évènements vécus dans la guerre, puis évolution/transformation au cours du temps (moments de silence, d’oubli, de réveil). Plusieurs acteurs (dont les historiens) participent à leur évolution Et = établir un lien entre les deux. Surtout ne pas voir l’historien PUIS les mémoires. Quel lien :1)l’historien doit adopter un recul critique visà-vis des mémoires 2) Il contribue à faire ressortir des mémoires 3) Etudie aussi l’histoire des mémoires (P Laborie, H Rousso) 4) Peut avoir un rôle social cf témoin lors de procès Pas de date : le + large possible (à partir de 1945 jusqu’à nos jours) Pas de lieu. Ici travailler d’après l’exemple français (celui sur lequel porte le cours,limite du programme) - Problématique : comment l’historien participe à la transformation des mémoires de la WW2 ?
Publié le : dimanche 4 octobre 2015
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L’historien et les mémoires de la WW2
Note : j’ai rajouté trois références bibliographique en rouge pour compléter le plan
- Mots clés =
- Bornage
Historien = veut établir une vision scientifique de l’histoire. Représentation qui se veut objective (mais incomplète). Travaille à partir de différentes sources (archives, témoignages …) et les confronte Mémoire = lien affectif avec le passé, représentation subjective. Des mémoires : en fonction des évènements vécus dans la guerre, puis évolution/transformation au cours du temps (moments de silence, d’oubli, de réveil). Plusieurs acteurs (dont les historiens) participent à leur évolution Et = établir un lien entre les deux. Surtout ne pas voir l’historien PUIS les mémoires. Quel lien :1) l’historien doit adopter un recul critique vis-à-vis des mémoires 2) Il contribue à faire ressortir des mémoires 3) Etudie aussi l’histoire des mémoires (P Laborie, H Rousso) 4) Peut avoir un rôle social cf témoin lors de procès
Pas de date : le + large possible (à partir de 1945 jusqu’à nos jours) Pas de lieu. Ici travailler d’après l’exemple français (celui sur lequel porte le cours, limite du programme)
- Problématique : comment l’historien participe à la transformation des mémoires de la WW2 ?
- Plan : peut être chronologique ou thématique (ici, insister sur l’évolution donc adopter un plan historique)
I-II-
III-
L’historien confronté aux mémoires immédiates (1945-69) Le travail de l’historien face au réveil des différents mémoires (années 1970 – années 1980) L’historien face à une mémoire plus apaisée (années 1990 à auj)
I-96-5491: l’historien confronté aux mémoires immédiates
1) Célébrer les résistances - Histoire militaire de la 2GM : bcp d’ouvrages sur le déroulement de la guerre, histoire bataille de 1945 à 1949 Robert Aron, 1959, Histoire de la Libération - Histoire de la résistance/mythe résistancialiste L’important est de célébrer la victoire cf Bataille du rail R Clément 1945 Réactivé par De Gaulle lors de son retour au pouvoir (1958-69) les ouvrages d’histoire se focalisent sur la résistance. Ils reflètent la mémoire officielle 1969, Florimond Bonte sur la résistance
2) L’oubli des années 1950 Moins de publications car il y a un désintérêt pour la 2GM l’important est de reconstruire la France contexte de la construction européenne : on ne veut pas évoquer la 2GM pour ne pas réactiver le sentiment anti-allemand cf 8 mai n’est plus férié
3) Des tentatives pour camoufler la collaboration - Réhabilitation de la mémoire de Vichy R Aron Histoire de Vichy 1954 : thèse du glaive (De Gaulle) et du bouclier (Pétain) = posture politique (vol de réconciliation) et mémorielle plus qu’historique.
des historiens peu détachés des mémoires jusqu’aux années 1960
II-0s98-10s971: le travail de l’historien face au réveil des différents mémoires
1) La mémoire de la collaboration R Paxton, La France de Vichy 1972 - Prise de distance : historien américain et plus jeune, moins marqué par le poids des mémoires françaises - Thèse = collaboration volontaire et poussée de Vichy. S’appuie sur des sources solidescontribue à faire ressortir les mémoires de la collaboration (il est possible de faire un parallèle avec Le Chagrin et le venin de M Ophüls (1969/71)
2) Le génocide juif De plus en plus de travaux sur le génocide et la déportation Ex : S Klarsfeld sur les juifs français déportés et les fichiers de la spoliation Annette Wievorka sur la déportation Emergence de la mémoire du génocide cf Shoah de C Lanzmann (1985)
L’historien se détache des mémoires et mène un vrai travail historique. Participe au façonnage des mémoires.
III-s-90jau91ceànfaoriehistpulioermméueneséaiapsl:
1) Un historien témoin judiciaire ? - les historiens sont appelés comme témoins dans le cadre de procès mémoriels en Franceà partir de la fin des 1980s. Sur le modèle du procès Eichmann (1961), poursuites pour crime contre l’humanité - se pose la question de la place de l’historien comme témoin
Procès Papon 1997-98 : J N Jeanneney/H Rousso
2) Les historiens travaillent sur les mémoires - Les mémoires deviennent elles-mêmes un objet d’histoire Ex : Henry Rousso,Le syndrôme de Vichy1987 : « un passé qui ne passe pas ». Relation difficile des Français à Vichy et étude de ce passé douloureux (sondages, …) - Plus récemment,Le chagrin et le veninP Laborie 2011: sur l’impact duChagrin et la pitiéet les mémoires de l’occupation. Auj, figure du collaborateur surreprésenté dans la mémoire collective ? Entend ré-insister sur l’importance et l’efficacité des réseaux de résistance
3) L’historien contre le négationnisme - Développement de thèses négationnistes 1980s, devant le réveil mémoriel de la Shoah Robert Faurisson ; Le Pen, chambres à gaz « détails de l’histoire » - Les historiens participent à la reconnaissance du fait historique, ie existence des chambres à gaz Pierre Vidal-Naquet, Les assassins de la mémoire, 1987 - Encadrement de la mémoire par la loi 1990 : loi Gayssot. Question toujours d’actualité : faut-il légiférer sur les questions de mémoire ? Donne lieu à un débat dans le milieu des historiens
L’historien joue donc auj pleinement son rôle. Recul historique, étude des mémoires, réflexion sur leurs usages.
Conclusion : -L’historien participe auj pleinement à l’évolution des mémoires de la 2GM. reflet de l’époque 1945-60S : cf R Aron. Difficultés d’étudier l’histoire immédiate confrontation des discours aux faits et travail 1970s-1990s cf travail de R Paxton sur Vichy. Témoigne d’un recul critique, provoque un réveil mémoriel. examen de la place de ces mémoires dans l’opinion publique et les discours à partir des 1990S cf travail de H Rousso. 2GM tjrs question douloureuse cf utilisation ds historiens comme témoins -d’autres passés douloureux : par ex esclavage (Pétré Grenouilleau, JF Niort) ou guerre d’Algérie (question de la torture, Raphaëlle Branche)
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