L’Inconvénient. No. 60, Printemps 2015

De
Publié par

L’idée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d’une discussion où nous venions de constater que les fictions québécoises s’intéressent peu à la représentation des rapports de pouvoir et à ceux qui l’incarnent. Les luttes de classes, les clivages politiques, les relations entre groupes ethniques, la vie des riches et des puissants ne sont pas des thèmes qui attirent d’emblée nos écrivains, nos cinéastes et nos scénaristes. Pourquoi donc? Avons-nous peur du pouvoir?


  • Mot du comité

  • 3. Pour la décolonisation de nos arts narratifs Alain Roy


  • Chronique - Gaiétés parisiennes

  • 5. Déséquilibres instables Olivier Maillart


  • Chronique - L’état des lieux

  • 8. Faribault, Minnesota Serge Bouchard


  • Dossier thématique

  • 12. LaFontaine, Papineau et le pouvoir Éric Bédard

  • 16. La fatigue politique du Québec contemporain Mathieu Bélisle

  • 19. Le bestiaire de PKP Mauricio Segura

  • 23. Giuseppe Tomasi di Lampedusa Carl Bergeron


  • Visite d’atelier

  • 28. Michèle Drouin : le pouvoir de la couleur Marie-Anne Letarte


  • Fiction
  • 35. Des lames de pierre Maxime Raymond Bock


  • En traduction - auteur anglophone

  • 37. Fenêtres sur la nuit Dan Vyleta


  • Chronique - Sur le rivage

  • 41. Bribes hivernales Geneviève Letarte


  • Critique - Littérature québécoise

  • 44. Le roman québécois à l’échelle du grand contexte Michel Biron


  • Critique - Littérature étrangère

  • 47. L’île en soi Marie-Andrée Lamontagne


  • Critique - Ces livres dont on dit du bien

  • 50. La jeune fille et la mort David Dorais


  • Critique - Cinéma

  • 52. Trésors de la morte-saison Georges Privet


  • Critique - Séries télé

  • 55. Trois Holmes dans un bateau Martin Winckler


  • Chronique - Terre des cons

  • 59. Les spécialistes Patrick Nicol


  • Chronique - Pas de nouvelles, bonne nouvelles

  • 62. Nous sommes les déphasés Jean-Philippe Martel

Publié le : vendredi 13 novembre 2015
Lecture(s) : 2
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782981349910
Nombre de pages : 62
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
-2015 l’INCONVÉNIENT littéRàtURe, àRts et société - pRintemps 2015, no 60 no 60 - pRintemps AVONS-NOUS PEUR DU POUVOIR ?
40040008 o
Postes-pUBlicàtions convention n -
www.inconvenient.cà L’INCONVÉNIENT 12 $
ÉRIC BÉDARD LafONTaINE, PaPINEau ET LE POuVOIr ENTRETIEN AVEC DaNIEL D. JaCQuES MaurICIO SEGura LE bESTIaIrE DE PKP CarL bErGErON DE L’arISTOCraTIE COMME PrINCIPE SPIrITuEL
fiction MaxIME rayMOND bOCK En tRàdUction DAN VylETA PeintURe MICHÈLE DrOuIN LittéRàtURe LEONarDO PaDura no 60, pRintemps 2015L’INCONVÉNIENT • 1DaVID fOENKINOS
littlératUrIe, artsNet sociétCéONVÉNIEintemNps 201T560 pr
aVONS-NOuS PEur Du POuVOIr ?
12LafONTaINE, PaPINEau ET LE POuVOIr Éric Bédard
16La faTIGuE POLITIQuE Du QuÉbEC CONTEMPOraIN ENTrETIEN aVEC DaNIEL D. JaCQuES Propos recUeillis par MathieU Bélisle
35
62
Fiction DES LaMES DE PIErrE Maxime Raymond Bock
19LE bESTIaIrE DE PKP MaUricio SegUra
23GIuSEPPE TOMaSI DI LaMPEDuSa DE L’arISTOCraTIECOMME PrINCIPE SPIrITuEL Carl Bergeron
En traduction 37FENÊTrES Sur La NuIT Dan Vyleta
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles
NOuS SOMMES LES DÉPHaSÉS Jean-Philippe Martel
44
47
50
5
8
41
59
Littérature LE rOMaN QuÉbÉCOIS À L’ÉCHELLE Du GraND CONTExTE Michel Biron
l’ÎLE EN SOI Marie-Andrée Lamontagne
La JEuNE fILLE ET La MOrT David Dorais
Chroniques DÉSÉQuILIbrES INSTabLES Olivier Maillart
farIbauLT, MINNESOTa Serge BoUchard
brIbES HIVErNaLES Geneviève Letarte
LES SPÉCIaLISTES Patrick Nicol
Peinture
MICHÈLE DrOuIN LE POuVOIr DE La COuLEur Marie-Anne Letarte
Michèle Drouin. Photo : Linda Corbett
Cinéma TrÉSOrS DE La MOrTE-SaISON Georges Privet
L’enlèvement de Michel Houellebecq, Guillaume Nicloux
Séries télé TrOIS HOLMES DaNS uN baTEau Martin Winckler
28
52
55
L’INCONVÉNIENT LittératUre, arts et société
DIRECTEuR Alain Roy
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION MathieU Bélisle
COMITÉ ÉDITORIAL MathieU Bélisle ugo Gilbert Tremblay Geneviève Letarte Marie-Anne Letarte Alain Roy MaUricio SegUra
MEMBRES FONDATEuRS Isabelle DaUnais Yannick Roy
CHRONIQuEuRS Serge BoUchard Olivier Maillart Jean-Philippe Martel Patrick Nicol
CRITIQuES LITTÉRAIRES Michel Biron David Dorais Marie-Andrée Lamontagne
CINÉMA Georges Privet
SÉRIES TÉLÉ Martin Winckler
DIRECTION ARTISTIQuE ET PEINTuRE Marie-Anne Letarte
RÉVISION Edith Sans Cartier
La revUe n’est pas responsable des manUscrits qUi lUi sontenvoyés. Les textes n’engagent qUe la responsabilité de leUrsaUteUrs. ToUte reprodUction est interdite sans aUtorisation.
ADRESSE POSTALE l’Inconvénient C. P. 284, sUccUrsale Rosemont Montréal (QUébec) H1X 3B8
SITE WEBwww.inconvenient.ca
IMPRESSION The Lowe-Martin GroUp
DISTRIBuTION DiffUsion Dimedia 539, boUlevard LebeaU, Saint-LaUrent (QUébec)
ISSN : 1492-1197 BibliothèqUe et Archives nationales dU QUébec, 2015 BibliothèqUe nationale dU Canada, 2015 Envoi de pUblication o N de convention : 40040008 Imprimé aU Canada
MOT Du COMITÉ
PoUr la décolonisation de nos arts narratifs
’îdée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d’une dîscussîon où nous venîons de constater que es Ictîons québécoîses s’întéressent peu à a représentatîon des rapports de pouvoîr et à ceux quî ’încarnent. es uttes de casses, es cîvages poîtîques, es reatîons entre groupes ethnîques, a vîe des rîches et des puîssants ne sont pas des thèmes quî attîrent d’embée nos écrîvaîns, nos cînéastes, nos scénarîstes. es œuvres quî abordent ces thèmes se comptent quasîment sur es doîgts (et, sans surprîse, î s’agît souvent d’œuvres ortes, parmî es meîeures quî ont été produîtes îcî). e cînéma est certaînement e genre e mîeux représenté avecLes Ordres,Réjeanne Padovani, certaîns Ims de Pîerre Faardeau (à quoî j’ajouteraîs e récent et prometteurLaurentie). Pour ce quî est des sérîes téévîsées, nous pouvons retenîr eDuplessisde Denys Arcand (dont a ormatîon d’hîs-torîen se révèe encore une oîs un atout), maîs es autres tentatîves de représenter e pouvoîr ont échoué putôt amentabement (René Lévesque;Bunker, le cirque). Quant aux œuvres îttéraîres, a moîsson n’est pas aste : outre e dernîer roman de ouîs Hameîn sur es événements d’Octobre et a resque baroque composée par Jacques Ferron dansLe ciel de Québec, on peîne à cîter des œuvres – même ratées – dont e propos consîste à cerner es rapports de pouvoîr quî structurent notre socîété. Ce thème, orsqu’î se manîeste, apparat à ’état d’ébauche ou de manîère obîque :Un homme et son péchés’întéresse moîns aux rapports de casses qu’à a peînture de caractère d’un avare de campagne ;Bonheur d’occasiondécrît ’exîstence pénîbe des proétaîres de Saînt-Henrî, maîs sans échapper à un certaîn mîsérabîîsme ;Le libraireévoque avec îronîe e pouvoîr du cergé, maîs dans e cadre étrîqué d’un vîage de provînce ;Prochain épisode peut être u comme une métaphore de ’aîénatîon cuturee, sau que es Igures du pouvoîr y sont însaîsîssabes en raîson du Itre déormant de a oîe. es poètes ont été pus convaîncants en abordant de ront a questîon înguîstîque : on pense îcî, bîen sûr, à Gaston Mîron et au ameuxSpeak Whitede Mîchèe aonde. Comment expîquer cette carence, cette dîicuté de nos arts narratîs à se pencher sur es rapports de pouvoîr quî, de toute évîdence, sont aussî présents dans a socîété québécoîse que dans n’împorte quee autre (je tîens pour acquîs qu’ee ne constîtue pas un cas d’exceptîon à cet égard) ? a questîon se pose d’autant pus que nos essayîstes – Vadeboncoeur, Aquîn, Godbout, Vaîères, d’Aemagne, Bouthîette, pour ne nommer que ces dernîers – ont abondamment traîté de ces rapports, de même que nos documentarîstes – on pense îcî encore à Godbout et Arcand (ou, tout récemment, à Car ebanc). ï n’y a donc à nî sujet tabou nî împensé coectî. es œuvres d’exceptîon cîtées pus haut prouvent d’aîeurs e contraîre. Aors comment comprendre que nos arts narratîs se soîent sî peu întéressés aux rapports et aux Igures de pouvoîr ? Compte tenu que ceux-cî déInîssent pour une arge part e monde où nous vîvons, es auteurs de Ictîon courent e rîsque, en es évîtant ou en es îgnorant, de donner à voîr une réaîté tronquée, myope, înofensîve ; une réaîté conInée à ’orbîte du moî, où ’întîme, a psychoogîe, es rapports înterpersonnes, es rêverîes întérîeures Inîssent par prendre toute a pace et par obscurcîr a représenta-tîon du monde rée et de ses mécanîsmes. On a souvent dît que es Ictîons québécoîses reprennent à satîété a Igure-type du perdant avec toutes ces hîstoîres de paysans, de proétaîres, de chômeurs, d’humîîés et de vaîncus. Tout un pan de notre cînématographîe sembe avoîr été tourné en Europe de ’Est sous ’ère sovîétîque. Sî cette processîon d’êtres soumîs accédaît au rang debeautiful losers, on ne s’en paîndraît pas trop, maîs cette îssue compensatoîre eur est même rarement oferte : e tabeau est généraement grîs et désoant, comme a rumînatîon d’un dépressî quî n’en Inît pas de se vautrer dans son ennuî. Habîtués à a vîe de bohème, pour a pupart sans e sou et méconnus, es artîstes s’îdentîIent natu-reement à cette posture du perdant, quî renvoîe hîstorîquement à a Igure du conquîs et du porteur d’eau. Maîs en întérîorîsant ce poînt de vue, e romancîer, e cînéaste ou e scénarîste perdent de acto a vîsîon d’ensembe : î
 TeRRe des cons
LES SPÉCIALISTES
PàtRick Nicol
arîe dît : « Je voîs partout des corps Lottants », et bîen-tôt je es voîs égaement, ces corps, Lottant dans e sûr,Mdes Ies entortîées dans eur robe trempée, des garçons corrîdor. Ce sont es cadavres de nos étudîants, bîen dérîvant a ace vers e ond, un bras pendant, entranés par e courant dans a cage d’escaîer. « Quand je regarde un mur banc, je voîs des taches, comme des ceues au mîcroscope, des mîcrobes… comme sî e îquîde dans mon œî caîaît. » Et je pense aux yeux de ma mère et aussî à des noyés perdus dont on retrouveraît es vêtements sur a berge. Une chemîse, des pantaons, des bas empîés. ïs étaîent partîs pour une baîgnade ; on ne es a jamaîs retrouvés. Je me souvîens de a botte de Pauîne, une pauvre petîte botte, courte comme e sont es bottes des vîeîes dames, avec un zîp sur e côté et du mînou en dedans. Ee étaît abandon-née sous une patère dont je me souvîens aussî très bîen, une patère métaîque à rouettes quî auraît pu porter une vîng-taîne de manteaux sî on y avaît mîs pus de troîs cîntres. Troîs manteaux y pendaîent, donc, d’autres étaîent entassés dessus, à côté, pusîeurs vîeîards n’avaîent osé retîrer e eur. Pauîne étaît assîse troîs mètres pus oîn. Déchaussée d’un seu pîed, essoulée de s’être penchée, reevée, d’avoîr caudî-qué jusqu’au dernîer sîège îbre de peur de n’avoîr nue part où s’asseoîr, épuîsée et încapabe de décîder s’î aaît retîrer a deuxîème botte ou remettre a premîère. Pauîne étaît une cousîne éoîgnée de ma mère que j’avaîs rencontrée une oîs ou deux. Ee ne nous a pas vus, je ne ’aî pas sauée, ma mère ne ’auraît pas reconnue.
Je n’aî pas souvenîr de ’opératîon pour es cataractes de ma mère. Nous avons réquenté teement de corrîdors d’hôpîtaux, de cabînets et de saes de consutatîon que dans ma tête îs se conondent. Je me souvîens seuement du endemaîn. e spé-cîaîste uî avaît donné rendez-vous à sept heures pour ’examen de contrôe. Sept heures, un matîn d’hîver, à ee et à tous ces vîeux dont a moîtîé auraît sui à rempîr a sae d’attente de a cînîque prîvée et quî s’entassaîent, maîntenant, jusqu’à débor-der dans es corrîdors et es escaîers. Une seconde, je me suîs demandé s’î n’y avaît pas aussî des vîeux dans es garde-robes, d’autres encore oubîés dans e statîonnement que personne n’avaît prîs a peîne de déneîger, des vîeîes emmes marchant sur a gace, serrant ort eur manteau, poussées par e vent, échouées bîentôt dans es bancs de neîge durcîs par e roîd, et des vîeux messîeurs, aussî, enermés dans eur voîture, coîncés sous a ceînture de sécurîté qu’îs ont été încapabes de détacher tant îs sont vîeux et que ce qu’on eur demande est compîqué. Marîe et moî marchons sans entraîn, es pîeds aourdîs comme sî nos chaussures avaîent bu ’eau d’un torrent, a boue d’un maraîs, espérant atteîndre a sae de réunîon avant qu’un coègue ou un étudîant ne nous aborde. Marîe entend aussî des bruîts, une bouîoîre, une sorte de chant sourd : a paînte d’une courroîe dans un moteur déaîssé. Et puîs son coude uî aît ma, « maîs c’est norma, ça, c’est a correctîon ». Moî aussî, mon coude me aît ma, et e bas du dos, et j’aî un poînt entre es omopates comme du temps où j’étaîs umeur. Dans a cage d’escaîer, ce ne sont pas des amoureux que nous croîsons, bottîs dans e renoncement des grandes
no 60, pRintemps 2015L’INCONVÉNIENT • 59
enêtres, maîs des Ies en peurs, des garçons înquîets quî écœuré de corrîger. ï audra aujourd’huî se prononcer sur nos parent au tééphone à des amîs, des patrons, des parents assurances coectîves et partîcuîèrement ’assurance învaîdî-absents quî pendant queques înstants ont e pouvoîr de es té, e genre de protectîon dont on apprécîe a vaeur orsqu’on détruîre. « e pîre, c’est es yeux, quand même. Et îs sont estpris du cœur, par exempe, ou d’un cancer, ou d’une dé-teement secs, teement îrrîtés que j’aî constamment ’îm- pressîon sî ravageuse qu’ee nous met hors cîrcuît pendant pressîon de sortîr de a pîscîne ou de combattre une tempête des années. e conseîer syndîca nous conIe : « On est une de sabe. » popuatîon dîicîe à assurer. Beaucoup de pîues, de consu-es yeux, ouî, c’est afreux. tatîons… on est es spécîaîstes du burn-out, î parat. » Un Sept heures. Et î aîsaît chaud dans a sae d’attente rîre gêné secoue a sae. Marîe et moî échangeons un regard. réchaufée encore par es patîents enouîs sous es manteaux ïnconscîemment, ee se masse ’épaue. de ausse ourrure ou de vraîe aîne,Toutes es cînq mînutes, Pauîne ré-es chapeaux épîngés des dames et es pétaît : « ï m’a aît une job de cochon. » tuques moes des hommes. Je m’étaîsEn efet, parmî tous es patîents pré-Le conseilleR sYndicàl noUs evé trop tôt, j’étaîs partî trop vîte pour sents, ee seue avaît e vîsage cooré, penser à m’apporter queque chose à îre tuméIé. Je me souvîens m’être dît que, conïe : « On est Une po-ou des copîes à corrîger. Ma mère sursur e ot, e spécîaîste n’avaît pas unepUlàtion diFïcile â àssUReR. son sîège marmonnaît, trîturaît unkee-sî mauvaîse moyenne. a dame quî ac-beàUcoUp de pilUles, de nex que paroîs ee portaît à son nez, compagnaît Pauîne étaît restée debout, sourîant à tout hasard aux jeunes Iesamîe, peut-être une voîsîne juste une consUltàtions… onest les quî sporadîquement passaîent devanpeu moîns vîeîe. Je suîs aé voert un spéciàlistes dU BURn-oUt, il nous, personne médîca ou admînîs-queques chaîses dans une sae aîs-tratî, ce n’étaît pas très caîr, puîsqu’î sée ouverte. Ma mère me regardaît me pàRàît. » n’est pas teement compîqué de passer démener, à a oîs înquîète et amusée, des sarraus à des secrétaîres. Je ne savaîssavoîr ce que nous aîsîons à. Nous sans pas où regarder. Partout des vîeux et esétîons chez e docteur Boîsvert, cea, ee vîeux quî es accompagnaîent. e bas troué de Pauîne dont e comprenaît, parce que e bon docteur avaît depuîs toujours dépassaît un pîteux orteî, une pîe de chaussons beus chî- sa cînîque à ’ombre de ’hôpîta où ee avaît travaîé. e onnés dans un coîn, sous une paque de aux marbre enca- tempspassaît, e docteur n’arrîvaît pas, e personne com-drée de aux boîs, des manteaux empîés comme on empîaît mençaît à se paîndre sans se donner a peîne de baîsser a à ’entrée des gymnases es habîts d’hîver des écoîers, parce voîx. que tout e monde e saît, parce que dans tous es pays cîvî- Prochaîn poînt à ’ordre du jour. Notre représentant à a îsés on en convîent : ’hîver, î aut prévoîr une pace pour tabedes négocîatîons commence en nous rappeant que es es manteaux. Personne ne peut supporter ’attente quand î aît coupes budgétaîres, c’est aussî des drames humaîns. Nous e trop chaud. Des enants seraîent decroyons. es drames végétaux sont somme toute assez raresvenus tannants, maîs pas es vîeux. es vîeux attendent en sîet, pour es béugas, c’est a sae à côté. Marîe rît. e vraîence, c’est connu. Surtout s’îs attendent e médecîn, ’avocat ou e notaîre. Sept heures, drame soumîs à a dîscussîon est à que poînt nos saaîres bîentôt sept heures trente. e spécîaîste avaît sans doute prévu n’augmenteront pas. J’aî de a dîicuté à me concentrer. îquîder ses contrôes postopératoîreParer de moî, déendre des droîts quî sont es mîens, c’ests sans perturber ’horaîre de sa cînîque. J’en aî déduît que a vdîicîe, je trouve.eîe î avaît opéré tous ces vîeîards à a chane.e docteur est arrîvé avec une heure de retard. Et sî je Nous atteîgnons Inaement ’audîtorîum où se tîent ’as- e décrîs grand et beau, bond et bronzé, c’est parce que c’est sembée syndîcae. J’aî aîssé Marîevraî. Je croîs qu’î avaît hérîté a cînîque de son père. Jamaîsm’y traner parce que j’étaîs
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Saigne-terre

de tertium-editions

Pique la lune

de editions-de-l-isatis