La maléDICTION

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Alex Pichot de Champfleury de Cambrure, amateur de modèles réduits, souffre d’une malédiction qui touche certains membres de son clan depuis des siècles : l’hippopotomonstrosesquippedialophobie.
Il a la chance d’habiter Saint-Élie-de-Caxton,
ce qui lui permet même de renverser Fred Pellerin avec son vélo ! Préparez-vous pour… une vraie histoire à couper le souffle !
Publié le : vendredi 22 avril 2016
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EAN13 : 9782897700287
Nombre de pages : 99
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Luc Baranger La malédiction
Luc Baranger La malédiction
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Baranger, Luc La maléDICTION (Œil de lynx) Pour les jeunes de 9 ans et plus. ISBN 9782895797326 I. Titre. PS8553.A64M34 2016 jC843’.54 C20159408911 PS9553.A64M34 2016 Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016 Bibliothèque et Archives Canada, 2016 Direction éditoriale : Nicholas Aumais, Gilda Routy Révision : Sophie SainteMarie Illustration de la couverture : Benjamin Freudenthal Mise en pages et couverture : Interscript inc. Illustrations intérieures : © Shutterstock, © acongkecil / Dollar Photo Club
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Pour Dan Behrman,éternel adolescent patenté.
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La ruse de mon arrièregrandpère
Voilà. J’ai décidé de bien t’expliquer mon grand bonheur tout neuf. Parce qu’un bonheur aussi intense, un bonheur qui déborde de mon cœur, c’est comme un énorme gâteau au chocolat : ça se partage.
Y a des jours comme ça, où on est tellement heureux qu’on voudrait le crier au monde entier, parce que les grands bonheurs ne frappent pas si souvent que ça à la porte de notre cœur.
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Rends-toi compte que je suis parvenu à me débarrasser d’une terrible maladie par mes propres moyens. Les médecins avaient renoncé, ils avaient baissé les bras, mon cas était désespéré. Alors que j’étais condamné à vivre toute ma vie avec mon épouvantable maladie héritée d’une malédiction, grâce à la ruse et à l’aide de mon arrière-grand-père, je m’en suis sorti !
Je vais devoir remonter très loin dans le temps et tout te raconter depuis le début. Parce que si je ne te raconte pas toute l’histoire depuis le début, tu ne comprendras rien à la terrible affliction qui frappe ma famille depuis plusieurs siècles.
D’abord, par politesse, je me présente. Je suis un garçon de treize ans. J’habite Saint-Élie-de-Caxton. C’est en Mauricie. Tu sais, cette région au nord du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Montréal ?
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Eh bien, c’est là que je reste, avec mes parents et ma sœur Andrée-Anne. Mes arrière-grands-parents y vivent aussi.
Saint-Élie-de-Caxton compte mille neuf cent soixante-dix-sept habitants et, depuis que le conteur et chanteur Fred Pellerin est devenu une star planétaire, même les Parisiens savent que ça existe. La plupart des Français ne pourraient pas situer le Québec sur une carte de l’Amérique du Nord, mais ils connaissent notre village.
Faut dire que Fred, quand il commence à parler de Saint-Élie, c’est comme notre rivière en pleine débâcle de printemps, quand la glace se craquelle, se fend, gronde, fond, gémit, se brise, se soulève et emporte tout sur son passage. Y a personne capable de l’arrêter. Pour Fred, Saint-Élie, c’est le nombril du monde. Il y a d’abord Saint-Élie, puis tout le reste : New York, l’océan Pacifique,
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Hong Kong, Moscou, le Sahara, l’Antarctique ou Valparaíso.
Un jour, mon grand-grand-papa m’a dit que la première chose que voient les astronautes par le hublot de la navette spatiale, une fois arrivés tout là-haut, là-haut, c’est Saint-Élie-de-Caxton. Je sais pas si c’est vrai, parce que le problème, avec mon arrière-grand-père, c’est qu’on sait jamais s’il est sérieux ou s’il raconte des niaiseries.
Si tu me croises dans la rue ou à l’aréna, tu ne vas rien remarquer. Physiquement, j’ai l’air normal d’un garçon de treize ans, avec une grosse touffe de cheveux frisés qui flottent dans le vent, comme si j’avais un nuage en permanence au-dessus de la tête, un peu comme Robert Charlebois quand il était jeune et qu’il chantait : « Je suis un gars ben ordinaire. » Mes cheveux
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