LA SANTÉ, réflexions, par PASCRATE

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LA SANTÉ, réflexions, par Pascrate Mise à jour du 05/09/2014 ·Ce qui suit ne concerne pas les grands malades (malgré tout, mes propos peuvent peut-être les aider à remonter la pente) ·La plupart des exemples que je donnerai sont des exemples personnels ; ce choix n’est pas dicté par le narcissisme, mais tout simplement parce que c’est mon cas personnel que je connais le mieux. ·Je conseille au lecteur d’éviter deux attitudes contraires face à mes propos. La première est celle qui consisterait à changer radicalement ses habitudes ; l’être humain est très certainement l’être vivant le plus adaptable qui soit, mais encore faut-il donner à l’organisme le temps de s’adapter. Changer ses habitudes de façon brutale constitue en fait une agression pour le corps. La deuxième attitude est celle du rejet catégorique : il est probable que certaines de mes affirmations vont vous choquer, voire vous scandaliser ; si ce que j’écris vous semble absolument contraire à vos convictions, casez mes propos dans un coin de votre tête et laissez les circonstances vous les rappeler ; peutêtre qu’alors vous penserez qu’il y a quelque chose de bon à prendre pour vous. Et puis considérez que je mets en pratique ce qui suit depuis plus de 40 ans et qu'aujourd'hui ma santé est au top ; ce n'est pas un hasard !
Publié le : vendredi 5 septembre 2014
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LA SANTÉ, réflexions, par Pascrate Mise à jour du 05/09/2014
·Ce qui suit ne concerne pas les grands malades (malgré tout, mes propos peuvent peut-être les aider à remonter la pente) ·La plupart des exemples que je donnerai sont des exemples personnels ; ce choix n’est pas dicté par le narcissisme, mais tout simplement parce que c’est mon cas personnel que je connais le mieux. ·Je conseille au lecteur d’éviter deux attitudes contraires face à mes propos.  La première est celle qui consisterait à changer radicalement ses habitudes ; l’être humain est très certainement l’être vivant le plus adaptable qui soit, mais encore faut-il donner à l’organisme le temps de s’adapter. Changer ses habitudes de façon brutale constitue en fait une agression pour le corps.  La deuxième attitude est celle du rejet catégorique : il est probable que certaines de mes affirmations vont vous choquer, voire vous scandaliser ; si ce que j’écris vous semble absolument contraire à vos convictions, casez mes propos dans un coin de votre tête et laissez les circonstances vous les rappeler ; peut-être qu’alors vous penserez qu’il y a quelque chose de bon à prendre pour vous. Et puis considérez que je mets en pratique ce qui suit depuis plus de 40 ans et qu'aujourd'hui ma santé est au top ; ce n'est pas un hasard !  L’important, c’est de chercher, de chercher inlassablement, avec le maximum d’objectivité et de pragmatisme, à comprendre ce qui se passe en soi, et donc de se remettre en question, de s’adapter et de se rééduquer, jour après jour. Ce que je propose n'est pas « facile » ; dans la vie, une seule chose est facile, c'est de se laisser aller, mais le laisser-aller est une attitude qui finit toujours par se payer cher ! ·qui suit ne constitue pas un tout cohérent et exhaustif (un tel sujet demande une encyclopédie). SonCe contenu est appelé à être complété au fil du temps. Je préciserai la date de la mise à jour.
La plus grosse erreur
 La plus grosse erreur que l’on puisse commettre dans le domaine de la santé, c’est de penser que la santé est avant tout une question de médecine et de pharmacie.  Non, la santé est avant tout, je vais le dire d’une façon volontairement provocatrice, une affaire d’intelligence, mais je précise : d’intelligence de soi, autrement dit de connaissance de soi. Dans le domaine de la santé, il y a une vérité absolue et une seule, c’est : « connais-toi toi-même » (c 'est le principe de Socrate).
 En d’autres termes : la plus grosse erreur que l’on puisse commettre dans le domaine de la santé, c’est, à chaque fois que quelque chose se détraque dans l’organisme ou que l’on ressent une petite douleur, de se demander d’abord : quel est le médecin que je vais aller voir ? ou : quel est le médicament que je vais prendre ?
Connais-toi toi-même
Se connaître soi-même est une aventure bien plus complexe qu’il pourrait sembler au premier abord ; on peut même dire que c’est le travail de toute une vie.  Pour illustrer la difficulté de cette démarche et la multiplicité de ses aspects, je vais donner quelques exemples personnels, dont certains paraîtront peut-être triviaux, mais qui n’en sont pas moins représentatifs : ·Un jour, en me brossant les dents (et comme vous sans doute, je me brosse les dents devant un miroir, tout simplement parce qu’il y en a un au-dessus du lavabo), j’ai réalisé qu’au moment où j’enfournais la brosse dans ma bouche, ma mâchoire inférieure se contractait ; je savais déjà que mes muscles de la mâchoire inférieure étaient très tendus (conséquence d’une mastication énergique) mais constater que ces muscles se contractaient simplement parce que je me voyais mettre la brosse à dent dans la bouche, cela me fit réfléchir : je refis le geste en fermant les yeux et je compris que, en me concentrant, je pouvais contrôler la contraction de ces muscles. Depuis ce jour-là, chaque brossage de dents est l’occasion d’une rééducation de mes muscles de la mâchoire et cela m’a permis au bout de quelques années de diminuer sensiblement la tension de ma mâchoire, ce qui n’est certainement pas un progrès
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négligeable, car cela va m’éviter d’user prématurément l’articulation. Par ailleurs, pour quelqu’un qui, comme moi, aime chanter, il est très important d’améliorer la mobilité de la mâchoire inférieure. Un autre jour, en rentrant du travail, j’avais mal à la tête, ce qui m’arrive très rarement. Je cherche donc ce qui, dans ma journée, peut justifier ce mal de tête. Et je ne trouve rien. Poursuivant mes recherches, j’examine ce que j’ai fait la veille et je me souviens que j’ai fait des travaux intensifs dans mon jardin, des travaux de motoculture qui ont beaucoup sollicité les bras et les épaules ; alors, à tout hasard, je masse les muscles du cou et des épaules, et presque instantanément, mon mal à la tête disparaît : mon mal au crâne était en fait d’origine musculaire. Il n’aurait servi à rien que je prenne un médicament contre la migraine. Cet exemple montre que les muscles sont à l’origine de bien des maux. Il faut prendre conscience qu’un muscle est très puissant, et que lorsqu’il échappe à notre contrôle et se contracte intempestivement, c’est très douloureux: tout le monde a été un jour victime d’une crampe, cela peut faire atrocement mal. Un jour, je me suis fait mal à l’aine gauche en marchant accroupi : j’ai pensé sur le moment m’être fait une déchirure musculaire, puis qu’il s’agissait d’une tendinite (mais le toubib m’a dit que ce n’était pas ça; en fait, il n’y avait aucun signe clinique). La douleur ne se manifestait que lors de mouvements très spécifiques ( lorsque je passais de la position assise à la position debout par la gauche, par exemple en descendant de voiture, en tant que conducteur), en dehors de cela elle ne me gênait pas, mais je cherchais quand même à comprendre et à guérir : au bout de 15 ans, j’ai fini par comprendre qu’il s’agissait d’une contraction musculaire ; depuis, je fais des étirements (la difficulté a été de trouver le bon geste qui étirait le bon muscle) et au bout d’un an d’efforts, cela va mieux, mais il est clair qu’un muscle qui a 15 ans de mauvaises habitudes ne se rééduque pas du jour au lendemain. Je me souviens d’une douleur à la hanche pour laquelle j’ai tergiversé pendant 6 mois : est-ce que c’est de l’arthrose ou bien musculaire. J’ai fait des massages, des étirements et au bout de 6 mois la douleur a disparu : c’était donc musculaire ! Personne ne peut vous connaître mieux que vous-même, personne ne peut savoir mieux que vous ce que vous avez pu faire qui puisse expliquer pourquoi vous souffrez de tel ou tel symptôme, personne ne peut savoir mieux que vous ce qui est bon pour vous, mais encore fait-il chercher, chercher inlassablement à comprendre ce qui se passe en soi. Bien sûr, cela n’exclue pas de faire aussi appel à la médecine.
Que faut-il faire lorsqu’une douleur apparaît ou que quelque chose se détraque dans l’organisme?
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surtout, garder son sang-froid, la deuxième chose à faire, c’est se dire : j’ai bien de la chance d’avoir mal là. la troisième : se poser simultanément 2 questions : ·où est-ce que j’ai mal ? ·qu’est-ce que j’ai fait pour provoquer cela ?
la quatrième: se rééduquer. si l’on n’obtient pas de résultat, il faut alors faire appel à la médecine (mais pas avant).
1. garder son sang-froid, ne pas commencer à imaginer quelque chose de grave : la peur est un poison qui démultiplie le risque de contracter une maladie (voir le paragraphe : le vertige, un curieux phénomène)
2. j’ai bien de la chance d’avoir mal là
 Ne croyez surtout pas, ni que je plaisante, ni que je dise cela par masochisme. Pour faire comprendre cette affirmation surprenante, je vais raconter une petite anecdote : mon arrière grand-père paternel est mort précisément de ne pas avoir souffert, ou plus exactement de ne pas avoir souffert au bon moment. Voici brièvement son histoire :
 Mon arrière grand-père Jean était maçon au début du XXème siècle, à une époque où la technique était rudimentaire ; ce jour-là, debout au rez de chaussée, il faisait monter un seau de mortier à un er collègue qui se trouvait au 1 étage d’une maison en construction ; pour cela, il tirait sur une corde qui s’enroulait autour d’une poulie. Malheureusement, la corde était en mauvais état et s’est rompue, et Jean est tombé à la renverse, sur les fesses, et s’est brisé la colonne vertébrale. A partir de ce jour-là, il était insensible au dessous de la ceinture, mais il pouvait se déplacer avec des béquilles. Un jour, lors de la fête du village, il s’est trouvé avec ses amis autour de l’alambic d’un bouilleur de cru à déguster de l’eau de vie. Et comme la station debout lui était pénible, il s’est appuyé contre l’alambic. Ce que Jean ignorait alors, c’est qu’un alambic est brûlant et comme il était insensible au dessous de la ceinture, il ne s’est rendu compte qu’il se brûlait que lorsqu’une odeur de chair grillée l’alerta : mais c’était trop tard et il était gravement brûlé ; quelque temps après, la gangrène se déclara et mon aïeul finira par en mourir.  Je pense souvent à cette histoire car elle est très significative : si Jean avait souffert lorsqu’il se brûlait, il aurait décollé ses fesses de l’alambic et il s’en serait tiré en criant « aïe ! ».  La plupart des gens sans doute considère la douleur comme une sorte de punition, mais c’est un énorme contresens ; la douleur est au contraire une chance, un signal que nous adresse le corps pour nous dire que quelque chose ne va pas. Un signal qu’il faut prendre au sérieux. C’est une grave erreur de faire disparaître une douleur en prenant un médicament pour agir sur le symptôme et non sur sa cause. Ne vous laissez pas manipuler par les pubs pour les anti-douleurs !
3. se poser simultanément 2 questions:·où est-ce que j’ai mal ? ·qu’est-ce que j’ai fait pour provoquer cela ? La première partie de la question peut paraître idiote, mais elle ne l’est pas. Certes, si j’ai mal au petit orteil, je sais que ce n’est pas à la tête. Mais si j’ai mal par exemple dans la poitrine, qu’est-ce qui est douloureux ou provoque la douleur: est-ce un muscle, le cœur (qui est un muscle), un os, un organe, un tendon, un poumon, un corps étranger ? la réponse à cette question est bien sûr capitale et pourtant elle est loin d’être évidente, comme le montrent les exemples que j’ai donnés dans le paragraphe « connais-toi toi-même ». Il faut se dire que dans 90% des cas, on est responsable de ce qui nous arrive et c’est en cherchant ce que l’on a fait pour provoquer le mal que l’on a le plus de chance de comprendre la vraie nature de la douleur. En tout cas, je conseille fortement de ne pas prendre de médicament contre la douleur avant d’avoir identifié de façon certaine la nature de la douleur.
4. se rééduquer
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La douleur est une invitation, pour ne pas dire une injonction, à se remettre en question, à changer ses mauvaises habitudes et à se rééduquer.
Ilfautseméfiercommedelapestedesmédicamentscontreladouleur
 Les médicaments contre la douleur sont des pièges redoutables. Bien sûr, il ne faut pas hésiter à donner de tels médicaments à un malade en phase terminale ou à un malade dont l’origine de la douleur est parfaitement identifiée. Mais tant que la cause de la douleur est incertaine, il faut s’abstenir de prendre des antalgiques.  Prendre un médicament contre la douleur sans savoir de quoi l’on souffre, c’est agir comme un automobiliste qui sur l’autoroute verrait un voyant rouge s’allumer sur le tableau de bord de sa voiture et qui dirait : « ce voyant, il m’embête, je le casse ». Ce faisant, cet automobiliste retrouve la tranquillité, mais celle-ci risque d’être de courte durée : le voyant rouge lui signalait peut-être qu’il n’y a plus de liquide lave-glace (ce n’est pas très grave) mais il s’agit peut-être de quelque chose de beaucoup plus sérieux (liquide de frein, par exemple) et dans ce cas le conducteur va au devant d’ennuis majeurs. Il est facile de traduire cette métaphore en termes d'ennuis de santé.  Il faut donc résister à la tentation du médicament tant que l’on n’est pas absolument sûr d’avoir identifié l’origine de la douleur et comme je le montre plus haut, ceci est loin d’être simple. Et choisissez de lutter contre la douleur en agissant sur la cause plutôt que sur le symptôme !
Le yoga
 Beaucoup de gens ont une vision fausse du yoga, en particulier les personnes qui ont vu le film « un indien dans la ville » : ce que pratique Arielle Dombasle dans ce film, ce n’est pas du yoga, mais un folklore ésotérique.  Il y a sans doute plusieurs façons de comprendre le yoga ; celui que je pratique est essentiellement pragmatique ; ma prof de yoga dit que le yoga est une discipline psychosomatique :faire du yoga, c’est soigner l’esprit par le travail du corps et soigner le corps sous le contrôle de l’esprit, c’est prendre soin de son corps en mobilisant toute sa conscience et soigner le mental en pratiquant des postures. Faire du yoga, c’est apprendre à se connaître et à améliorer la maîtrise de soi. Faire du yoga, c’est se fixer un objectif exigeant et chercher à l’atteindre avec le moindre effort, la plus petite dépense d’énergie, dans la plus grande harmonie du corps et de l’esprit..  Pendant un cours de yoga, on doit s’efforcer de faire travailler tous ses muscles (y compris les sphincters ! pour s’éviter des ennuis ultérieurement).  Le yoga est une excellente discipline (que je pratique quotidiennement depuis plus de 20 ans), mais ce n’est pas une discipline complète : c’est une discipline tonique (il faut faire des efforts intenses en pratiquant les postures) mais statique. Il faut donc la compléter par des exercices dynamiques : marche, course, danse…
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Lesproblèmesdordremécaniquedoiventêtretraitéspardesmoyensmécaniques
Si des douleurs apparaissent à la suite d'efforts physiques intensifs, il y a de fortes chances pour que ces douleurs soient d'origine mécanique ( tendinites, douleurs musculaires...). Ces douleurs doivent être combattues par des moyens mécaniques : massages, étirements, assouplissements, manipulations de petites haltères ... Si vous n'obtenez pas de résultat, c'est probablement parce que vous ne faites pas le bon massage ou le bon étirement . Cherchez ! Et soyez persévérant.
Lecorpsserégénèredanslemouvement
On est surtout victime de soi-même
Ilnestjamaistroptardpourentreprendreunerééducation
 Lorsque j’avais 14 ans, j’ai fait une chute au cours d’un jeu et je me suis foulé les 2 poignets en même temps ; c’est très handicapant et à cette époque-là, on ne parlait pas de rééducation, on attendait que ça passe. Ça a fini par passer à peu près, et je me suis remis à pratiquer le volley-ball, mais à chaque fois, au bout d’une demi-heure, mes poignets me faisaient de nouveau très mal et j’étais obligé d’arrêter. J’ai continué comme ça pendant 6 ans et un jour je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose pour régler ce problème. Un ami qui pratiquait le karaté m’avait montré comment il s’échauffait les poignets avant un combat. Alors je me suis mis à faire travailler mes poignets doucement, à longueur de journée, dès que c’était possible (tout en discutant avec des amis par exemple) et au bout de quelques semaines, je n’avais plus mal et je n’en ai plus jamais souffert.
Lêtreesthumainestlêtrevivantleplus(lemoins)adaptable
 L’être humain, parce qu’il a l’intelligence, est certainement, de tous les êtres vivants, le plus adaptable, mais à une condition : qu’il cherche à s’adapter ! Au contraire, un être humain qui ne cherche pas à s’adapter, qui se laisse aller, est certainement une des créatures les plus vulnérables qui soient.
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 S’adapter, cela demande d’abord qu’il y ait la volonté de s’adapter, mais il y faut aussi de la méthode, de la progressivité. Supposons que vous vous décidiez à faire de la course à pied ; si vous n’avez jamais couru et que vous couriez d’emblée 10 km, il est certain que vous n’allez pas vous faire du bien et que vous allez peut-être vous faire beaucoup de mal et qu’il vous faudra du temps pour le réparer : il faut donc parcourir des distances croissantes de façon raisonnable. Et cette remarque vaut bien sûr dans tous les domaines où il est nécessaire de s’adapter.
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LindividuestUN
 Tout est interdépendant en nous, rien de ce qui se passe dans un coin de notre corps ou de notre esprit n’est étranger à une autre partie de notre corps ou de notre esprit, rien de ce qui se passe dans un coin de notre corps ou de notre esprit n’est indifférent à une autre partie de notre corps ou de notre esprit, rien de ce qui se passe dans un coin de notre corps ou de notre esprit n’est sans conséquence sur une autre partie de notre corps ou de notre esprit. Je suis convaincu que tout ce qui est blocage dans notre tête engendre forcément des blocages et donc des dysfonctionnements dans le corps : par exemple, le fait de se bloquer sur une phobie telle que « je n’aime pas la salade » ou sur un ressentiment à l’égard de son voisin a des répercutions sur l’organisme, qui peuvent se manifester sur le long terme. Le moindre de nos gestes, la moindre de nos pensées a ou peut avoir un retentissement au cœur de la moindre de nos cellules.
Ilnefautjamaisfermerdeporteensoi
 Il y a une phrase que j’ai entendue à plusieurs reprises dans la bouche de professeurs de yoga et dont j’ai longtemps pensé que c’était une de ces formules creuses qu’emploient certaines personnes comme pour se gargariser : « laissez circuler l’énergie en vous ». Cette formulation m’agace car l’énergie n’est pas une réalité concrète, comme le sang, et qu’elle ne peut donc pas « circuler ». Aujourd’hui, je traduis cette idée par : « il ne faut jamais fermer de porte en soi ».  Avant même d’en expliquer le sens, je précise que dans l’absolu, c’est quelque chose d’impossible : dans une vie, il y a inévitablement des circonstances (déception, deuil, blessure physique ou psychologique…) qui font quedes portes vont se fermer en vous ; mais alors il faut : premièrement en prendre conscience et deuxièmement travailler inlassablement à rouvrir les portes fermées. Ne pas fermer de porte en soi, c’est d’une manière générale, ne pas s’enfermer dans une attitude, une habitude, une manière de penser ou d’agir. C’estne pas se dire: « telle chose, je ne sais pas la faire et je ne saurai jamais la faire », ou : « telle idée, je pense qu’elle est bonne, et je penserai toujours qu’elle est bonne », ou au contraire : « telle idée, je pense qu’elle est mauvaise, et je penserai toujours qu’elle est mauvaise », ou : « telle personne, je ne l’aime pas et je ne l’aimerai jamais », ou : « tel aliment, je ne l’aime pas et je ne l’aimerai jamais ».  Ne dites pas : « je suis sujet au vertige et je le serai toujours » ou « je suis claustrophobe et je le serai toujours » ou « j’ai peur des souris, ou des araignées, ou des punaises…, et j’en aurai toujours peur ». Apprenez à apprivoiser votre peur, même si cela prend du temps, l’important, c’est de progresser et de penser qu’on peut et qu’on doit le faire.  Ne dites pas : « je suis gaucher (ou droitier) et donc je ne saurai jamais me servir de ma main droite (ou gauche) » mais dites : « certes, je suis gaucher (ou droitier) et je préfère me servir de ma main gauche (ou droite), mais si je consacrais autant de temps à apprendre à faire de la main droite (ou gauche) ce que j’ai appris à faire de l’autre main, j’y arriverais aussi bien ». Et si vous n’êtes pas convaincu de ce que je viens d’écrire, c‘est que vous avez accumulé, ou que l’éducation que vous avez reçu a développé chez vous, des blocages qui vous empêchent de vous adapter : permettez-moi de vous conseiller de travailler d’arrache-pied à vous en libérer.
Uneporteàouvrir(ourouvrir):celle du cœur  Parmi les blocages qui rongent l’esprit, il y a la rancune, la haine, la jalousie... Vous pensez peut-être que je sors du cadre d’un article sur la santé, mais pas du tout : ces sentiments peuvent rendre malade, il faut donc apprendre à s’en libérer, autrement dit il faut apprendre à pardonner.  Ceci dit, il faut être conscient du fait que pardonner instantanément à celui qui vous fait du mal, cela n’existe pas, ce n’est pas humain : le Christ lui-même (le seul maître qui libère) n’a pas pardonné
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sur le champ au soldat qui le giflait (et il ne lui a pas non plus tendu l’autre joue !), il a protesté (« pourquoi me frappes-tu ?). Pardonner, cela demande du temps, mais il faut s’engager sur cette voie qui est la seule vraie voie de libération. Travailler à rouvrir les portes fermées en soi, toutes les portes fermées.
GénétiqueetEducation
 C’est le vieux débat sur l’importance relative de l’Acquis et de l’Inné. La science s’évertue depuis de nombreuses années à nous convaincre que tout est génétique ; un chercheur est même allé jusqu’à prétendre que l’infidélité conjugale était d’origine génétique ! Ce qui me fait dire quela génétique est ème ème le grand alibi du 20 et maintenant du 21 siècle.Quand on n’a pas le courage d’affronter le mal dont on souffre, on dit qu’il est d’origine génétique.  Si la génétique avait autant d’importance réelle que ce que raconte la médecine, qu’en serait-il de notre liberté ? Personnellement, je ne peux pas admettre que nous soyons conditionnés, formatés déterminés de la sorte par nos gènes. Par ailleurs, je suis convaincu que les études « scientifiques » (et là, je me permets de dire, en qualité d'ex-enseignant, qu’il y a très peu de vrais scientifiques, c'est-à-dire de gens capables de conduire un raisonnement de façon rigoureuse et objective, sans confondre l’hypothèse et la conclusion ! Sans compter que beaucoup d’études « scientifiques » sont conduites par des laboratoires qui détournent les résultats à leur profit), que les études « scientifiques » délaissent volontairement l’influence de l’Education sur la santé, et ceci pour une raison simple : c’est que l’Education ne fait pas vendre. Et puis, qui croit à l’Education aujourd’hui ?  Je fais donc un pari proche du pari de Pascal : dans ce débat sur l’importance relative de l’Acquis et de l’Inné, j’accorde l’influence maximale à l’Acquis et je néglige l’Inné ; en d’autres termes, je crois que nous sommes infiniment plus conditionnés par notre éducation que par nos gènes. Et quand je parle d’éducation, je le fais dans le sens le plus global possible, je désigne par ce mot l’ensemble des influences, actives ou passives, conscientes ou inconscientes, qu’exercent les parents sur leurs enfants, simplement parce qu’ils vivent ensemble. Et cette influence est énorme. Les parents transmettent par exemple à leurs enfants leurs habitudes alimentaires, qui conditionnent de façon importante la santé. Il est très intéressant d’observer, à l’intérieur d’un couple, comment chaque conjoint réagit en fonction de l’éducation qu’il a reçue. N’est-il pas frappant que la voix d’un enfant ressemble souvent à si méprendre (surtout au téléphone, quand on ne voit pas la personne qui parle) à celle de son père ou de sa mère. Et qu’on ne dise pas que cette influence est d’origine génétique : je connais un couple qui a adopté un enfant russe très jeune et la voix de cet enfant en vieillissant a développé un timbre qui n’a rien à voir avec le timbre caractéristique des voix russes. Et si un enfant imite inconsciemment la voix de son père ou de sa mère, il adopte aussi forcément beaucoup des habitudes, des modes de pensée, des peurs de ses parents et donc de leurs prédispositions à la maladie : je suis absolument convaincu que c’est comme ça que fonctionne l’hérédité, beaucoup plus que par la génétique. D’ailleurs, dans un de ses livres, le docteur David Servan-Schreiber raconte que les asiatiques émigrés aux Etats-Unis développent au bout de quelques années (c'est-à-dire une fois qu’ils ont adopté le mode de vie des américains) des maladies d’américains et non plus d’asiatiques : ce n’est donc pas une question de génétique.  Mais par lâcheté, on préfère mettre les problèmes sur le dos de la génétique (dont on n’est pas responsable) plutôt que sur celui de l’éducation.  D'autre part, on peut repenser l'éducation que l'on a reçue, en corriger les effets que l'on juge négatifs (même si cela prend du temps), alors que l'on ne peut rien contre les gênes que nos parents nous ont transmis.
Educationetdressage
 Dans mes conversations sur l’éducation, je me suis à plusieurs reprises entendu dire : « ça, ce n’est pas de l’éducation, c’est du dressage ». Je vais donc préciser ce qui, à mon avis, fait la différence entre éducation et dressage. C’est très simple, c’est une question de finalité : dresser un animal, c’est lui faire acquérir un certain nombre d’habitudes qui vont dans le sens de l’intérêt de son maître, alors qu’éduquer un enfant, c’est, entre autres choses, lui apprendre un certain nombre d’habitudes qui vont dans le sens de l’intérêt de l’enfant lui-même. (Bien entendu, l’intérêt de l’enfant est lié à celui de la société : si on
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apprend la politesse à un enfant, c’est son intérêt et aussi celui de la société, si on lui apprend à être en bonne santé (en mangeant de tout par exemple), il coûtera moins cher à la collectivité !)  Un autre problème est celui de la méthode : une mauvaise manière d’éduquer peut conduire au résultat inverse de celui qui est recherché. La bonne manière associe la fermeté et la tendresse, mais surtout, elle repose sur l’exemple ! Des parents qui disent à leurs enfants : «je ne mange pas de ceci ou de cela parce que je ne l’aime pas» auront du mal à les convaincre de manger de tout ! Des parents fumeurs ont un maximum de chances d’avoir des enfants fumeurs.  Un exemple : comment apprendre à un enfant à manger sa soupe ! Dans ma carrière de père, je suis passé par 3 phases bien distinctes. J’ai commencé par reproduire le modèle paternel : « si tu ne manges pas ta soupe, tu iras au lit sans manger ». Puis j’ai dit à mon fils ou ma fille : « tu n’aimes pas cette soupe ? Alors, tu en manges 3 cuillerées et je finirai le reste ». Dernière étape : « tu n’aimes pas cette soupe ? Bon, je t’en prends un peu, je te laisses la valeur de 3 cuillerées, et tu finis ce que tu as dans ton assiette ». Je pense que la dernière méthode est la bonne, qu’elle est éducative. En tout cas, grâce à cette méthode, mes enfants ont appris à manger de tout.
Lasantéestledomaineparexcellencedelexercicedelalibertéetdelaresponsabilité
 Dans bien des domaines de la vie, il est possible de faire supporter par les autres les conséquences de ses propres erreurs (certaines personnes sont très fortes pour ça), mais cela n’est pas possible dans le cas de la santé : lorsque l’on commet des erreurs par rapport à sa santé, on en subit soi-même les conséquences.  Par ailleurs, la médecine ne vous guérira pas malgré vous, elle peut seulement vous aider à guérir ; si vous n’engagez pas votre volonté dans le combat, l’intervention de la médecine restera probablement sans effet.  Bien des gens dépensent beaucoup d’énergie à chercher tout azimut des causes à leurs problèmes, alors que c’est en eux-mêmes qu’ils devraient chercher : dans 90% des cas, la cause est en soi, alors il faut chercher la solution en soi, se connaître soi-même, se remettre en question, se rééduquer. Il faut prendre soin de soi et ne pas croire à la fatalité.  Qu’est-ce qui est responsable du fonctionnement de nos cellules ? Le cerveau, bien sûr ! Autrement dit, lorsque des cellules se développent anarchiquement, cela signifie que le cerveau n’a pas fait son travail ! Dans ces conditions, pourquoi s’acharner à chercher un lien entre cancer et alimentation (par exemple), alors que les études qui sont faites sur ce sujet se contredisent les unes après les autres et alors qu’il y a un lien direct entre nos cellules et le cerveau. Vous me direz qu’on ne contrôle pas le fonctionnement de nos cellules : certes, on ne contrôle pas de façon consciente le fonctionnement de nos cellules, mais je suis absolument convaincu quel’activité inconsciente de notre cerveau dépend étroitement de son activité consciente. A chaque fois que l’on s’efforce de contrôler ce qui peut et doit être conscient dans notre vie, on limite le risque que quelque chose se détraque dans l’activité inconsciente de l’organisme. C’est dans cette direction qu’il faut chercher plutôt que dans l’observation de régimes plus ou moins farfelus. (bien sûr, je ne prétends pas que l'on peut prévenir tous les ennuis, mais il faut mettre le maximum de chances de son côté)
Levertige,uncurieuxphénomène-Lapeur,facteurderisquemaximal
 Supposons que vous marchiez sur une bordure de trottoir, vous gardez sans difficulté votre équilibre. Supposons maintenant que l’on abaisse de 3 ou 4 mètres le niveau de la rue, la vue de ce vide provoque la peur et vous tombez : c’est la peur de tomber qui vous fait tomber ! C’est tout à fait paradoxal et pourtant tout à fait réel, et courant. Et bien, je suis convaincu qu’un phénomène comparable fonctionne dans le déclenchement des maladies : la peur de la maladie peut provoquer le déclenchement de la maladie.  Voici un exemple tout à fait caractéristique : j’ai été piqué à plusieurs reprises par une guêpe ou une abeille et maintenant lorsque j’entends un de ces insectes s’approcher de moi, je ressens dans tout le corps une espèce de picotement comme si mon corps anticipait la piqûre : la peur de la piqûre me fait éprouver les effets de la piqûre ! Et ce qui est vrai pour un cas aussi bénin l’est encore plus pour une maladie plus sérieuse.  Je suis également convaincu que la peur augmente la douleur et peut-être même la crée, autrement dit que sans la peur, la douleur est moindre voire nulle. Je suis frappé par le fait qu’à chaque
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fois que j’ai subi une intervention chirurgicale (certes pas très lourde : genou ou sinus), une infirmière est venue me demander le soir si je voulais un médicament contre la douleur pour dormir et je répondais non car je ne ressentais absolument rien : sans doute n’est-ce pas sans rapport avec le fait que dans une telle situation, je suis complètement relâché, je « lâche prise », selon l’expression des profs de yoga. D’une certaine manière, on peut dire quepour vivre en bonne santé, il ne faut pas avoir peur de la mort.  Voilà pourquoi il faut travailler à se libérer de tout ce qui est blocage ou peur en nous. Comment peut-on affronter sereinement une maladie si l’on a déjà peur d’une araignée, ou si l’on n’est pas capable de surmonter son aversion pour la salade ou autre chose ! La maladie est un ennemi qu’il faut affronter avec le maximum de sang-froid. C’est bien sûr beaucoup plus facile à dire qu’à faire, mais il faut y travailler. Et tous les efforts que l’on fait pour contrôler quelque chose en soi limitent au fil du temps le risque que quoi que ce soit de grave se détraque.  Travailler à se libérer de toutes les peurs : peur des souris, peur de la maladie, peur du lendemain, peur de l'étranger, peur de la mort, peur de la souffrance, peur des acariens, peur de la poussière, peur des microbes, peur des ondes, peur du gluten, peur du mauvais sort, peur des signes, peur des chiffres (le chiffre 13, par exemple), peur des prédictions ...
Lalimentation
 S’il y a une catégorie professionnelle qui ne devrait pas exister, c’est celle des nutritionnistes, car il n’y a rien de plus simple que de s’alimenter correctement : il suffit de manger de tout, en évitant de consommer trop de sucre, de sel, de sauces et d’alcool . (plus l’alimentation est diversifiée, moins il y a de risque qu’elle soit excédentaire ou déficitaire en quoi que ce soit). Manger assis, en prenant le temps (au moins le plus souvent possible). Manger 3 ou 4 fois par jour à des heures assez régulières, manger lentement, mastiquer beaucoup et prendre plaisir à manger. Et ne rien manger entre les repas. Boire aussi beaucoup, y compris de l’alcool (mais en quantité raisonnable, et pas avant de conduire !) : il est absurde de diaboliser l’alcool ; l’alcool n’est pas un poison s’il est consommé en quantité raisonnable, il est même plutôt bon pour le moral, donc pour la santé.  Il est de la responsabilité des parents d’apprendre à leurs enfants à s’alimenter correctement et en particulier à manger de tout.
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Lediscoursdelamédecine
 Il y a une chose qu’il faut comprendre au sujet du discours de la médecine : c’est qu’il est fondé sur des statistiques (et c’est normal). Mais les statistiques ne présentent de véritable intérêt que pour un organisme gestionnaire (la sécu, par exemple), pour pouvoir faire des prévisions. Les statistiques ne concernent pas l’individu, personne n’est obligé de se conformer aux statistiques. Je dirai même que les statistiques nous montrent plutôt ce qu’il ne faut pas faire ; par exemple, si les statistiques disent que la tendance au tabagisme est d’origine génétique (je n’y crois pas un instant !), prenez prétexte de cette statistique pour décider de ne pas reproduire les erreurs de vos parents et renoncez à fumer !  Je vais raconter une autre anecdote personnelle : lorsque j’avais 20 ans, mon système digestif était complètement détraqué, sûrement parce qu’à l’adolescence j’ai eu un appétit terrible et que ma fonction digestive avait été soumise à rude épreuve. Je suis allé consulter un gastro-entérologue qui m’a dit, après examen : « vous avez une colite ». Je me souviens parfaitement de ce qu’il a ajouté : « vous ne pourrez pas en guérir, tout ce que vous pouvez espérer, c’est, en prenant des médicaments toute votre vie, éviter que cela s’aggrave ». Ces propos étaient sans doute vrais du point de vue des statistiques, mais à 20 ans, c’est dur à avaler ! Je lui ai demandé s’il pouvait me donner des conseils sur mes habitudes alimentaires et il m’a dit de manger lentement, de ne pas abuser de l’alcool, du sel, des sauces et des aliments gras. J’ai donc pris le médicament qu’il m’avais prescrit (dont j’ai appris par la suite qu’il était cancérigène!) mais j’ai surtout changé radicalement ma façon de m’alimenter : je me suis mis à manger lentement, à mastiquer beaucoup (je comptais systématiquement 45 mastications avant d’avaler !), et à consommer modérément ce dont j’ai parlé plus haut (et dont je n’avais d’ailleurs jamais abusé). Au bout de 6 mois, j’ai cessé de prendre le médicament et au bout de 5 ans, il n’y avait plus la moindre trace de colite et ma digestion était revenue au top. Si par contre je m’étais contenté de prendre des médicaments, j’aurais
probablement toujours ma colite et les médicaments m’auraient détraqué autre chose de plus grave encore !  Ce qu’il faut bien comprendre également, c’est que tout ce que dit la médecine est vrai depuis le moment où elle le dit jusqu’au moment où elle démontre que c’est faux ! Regardez par exemple tout ce qu’elle nous a dit sur l’alimentation à propos du cholestérol ou de la prévention du cancer, le discours change tous les 6 mois ou presque. Le cancérologue David Servan-Schreiber vient d’écrire un livre dans lequel il dit à peu près le contraire de tout ce que l’on a entendu : les légumes ne protègent pas du cancer, les poissons riches en oméga 3 n’apportent rien, la viande rouge ne provoque pas le cancer du colon, le vin n’est pas mauvais.... Ne tenez donc aucun compte de ce que dit la médecine à ce sujet, elle a définitivement démontré qu’elle n’a rien d’important à en dire puisqu’elle n’arrête pas de se contredire. Reportez-vous à ce que j’ai écrit plus haut et n’oubliez pas qu’il n’y a qu’une vérité : connais toi toi-même.  Il faut être tout à fait conscient que bien des discours sur la santé sont conditionnés par les intérêts de laboratoires pharmaceutiques pour qui notre santé compte infiniment moins que leurs profits : n’oubliez jamais l’exemple du médiator et de Servier (qu’est-ce qu’on attend pour le mettre en prison, celui-là ?).
·sieadaléentveinsm:  Il faut savoir que l'industrie pharmaceutique s'ingénie à inventer de nouvelles maladies pour vendre toujours plus de médicaments.  Par exemple : l'Association des Psychiatres Américains (très liée à l'industrie pharmaceutique) reconnaissait 60 pathologies en 1952 et 410 en 1994 !  Par exemple, on vient d' « inventer » le « syndrome du lundi matin » (ce n'est pas une blague) : lorsqu'un patient, qui a un peu trop fait la fête le week end, se présente chez son toubib, celui-ci peut diagnostiquer un syndrome du lundi matin et prescrire des « médicaments » prévus à cet effet. On voit que la poudre de perlin-pinpin a l'avenir devant elle !  Il faut savoir également que l'industrie pharmaceutique américaine dépense 2,5 fois plus d'argent au marketing qu'à la recherche ! C'est dire si elle se soucie de notre portefeuille bien plus que de notre santé !!!
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Quefairesilonvousdiagnostiqueunproblèmesérieux?
 Le médecin qui vous annonce que vous souffrez de quelque chose de grave va vous proposer un traitement ; si vous abordez la période qui s’ouvre devant vous en pensant que ce sont les médicaments qui vont, qui doivent vous guérir, vous avez peu de chance de vous en tirer : non seulement les médicaments ne vous guériront pas, mais ils vont vous déclencher d’autres mots, peut-être plus graves encore (le cas du Médiator est un cas extrême, mais c’est vrai dans tous les cas).  Prenez le traitement que l’on vous prescrit, il va peut-être vous apporter un soulagement, mais prenez-le en vous disant que c’est provisoire et que c’est vous qui devez vous guérir, en vous rééduquant, en changeant vos habitudes, en retrouvant la maîtrise de votre corps ; pour cela, pratiquez une discipline qui vous aide à remettre le corps et l’esprit en harmonie (le yoga, le taî-chi, le chant, la danse, un sport collectif…) et bougez, marchez, courrez, faites de l'exercice. Cherchez ce qui vous convient. Je viens de lire qu'il y a maintenant des médecins qui prescrivent à leurs malades de la marche à pied, de la natation ou d'autres activités physiques, plutôt que des médicaments : voilà des toubibs qui veulent vraiment du bien à leurs patients ! Mais il faut bien reconnaître à la décharge des médecins que la grande majorité des gens qui entrent dans leur cabinet n'attendent d'eux rien d'autre que la prescription de médicaments : ce n'est pas pour rien que les français sont les champions du monde de la consommation de médicaments. Lesallergies
 Les allergies sont une réalité incontestable, mais là où je ne suis pas d’accord, c’est lorsque le discours de la médecine laisse entendre, premièrement : qu’il n’y a rien à faire pour prévenir les allergies, deuxièmement : que lorsqu’un individu déclenche une allergie, il est victime d’un phénomène extérieur à lui (autrement dit : qu’il n’a pas de responsabilité dans le déclenchement de l’allergie),
troisièmement que le traitement de l’allergie relève exclusivement de la médecine et enfin que lorsque l’on est allergique, c’est définitif.  Je suis devenu très critique vis-à-vis de ce problème après que j’aie subi moi-même des tests d’allergies dans des circonstances qui méritent d’être racontées : à une époque où je souffrais de terribles insomnies et où j’étais prêt à tout essayer pour retrouver le sommeil, je parlai de mes difficultés à un collègue, qui me conseilla d’aller voir une homéopathe qu’il avait consultée pour ses enfants et dont il était très content. Je pris donc rendez-vous, j’expliquai à la médecin ce qui m’amenait et elle me répondit : « je suis homéopathe, certes, mais je ne suis pas spécialiste du sommeil, je suis allergologue ». Elle ne pouvait donc rien pour moi, mais comme cette dame n’avait pas envie de laisser partir un client sans lui faire payer une consultation, elle me proposa de me faire passer des tests d’allergie. J’acceptai, et à l’issue des tests, elle me déclara : « vous êtes allergique à la poussière et à la plume ». D’emblée, je fus très dubitatif au sujet de ma supposée allergie à la poussière : mon métier me mettait bien en contact avec cette poussière mais je n’avais pas moins de problèmes de sommeil pendant les vacances, loin de la poussière. Pour ce qui est de la plume, je dormais effectivement sur un oreiller en plume ; je le remplaçai donc par un oreiller en mousse hypoallergénique, mais au bout de quelques mois, je me rendis à l’évidence que cela n’avait rien changé pour moi.  Ma conclusion, catégorique, au sujet des tests d’allergies que l’on m’a fait passer, c’est que c’est du pipeau ! Et voilà comment je suis devenu allergique… aux tests d’allergies ! Si vous êtes en parfaite santé, et que vous allez voir un allergologue, il va à coup sûr vous trouver une (ou plusieurs) allergie(s). C’est l’application du principe du docteur Knock : « tout bien portant est un malade qui s’ignore ».
 Qu’est-ce qu’une allergie ? c’est une réaction excessive de l’organisme à une matière qui peut être chimique ( un polluant, un médicament, par exemple), mais aussi parfaitement naturelle : poussière, pollen, acariens…  Bien sûr, on ne contrôle jamais tout et on peut très bien se trouver un jour dans une position de faiblesse qui fait que votre organisme va réagir brutalement au contact avec une substance, surtout si celle-ci est totalement nouvelle pour lui (par exemple, un nouvel antibiotique), et dans ce cas, il est impossible de prévenir la réaction de l’organisme. Mais dans le cas de substances naturelles et courantes comme les pollens, les acariens, la poussière, le gluten,…, on doit normalement vivre avec et ne pas se laisser déstabiliser, je pense que c’est une question d’éducation, d’aptitude à s’adapter, à se rééduquer, à ne pas fermer de porte en soi (voir ce paragraphe)… Je crois que l’éducation que l’on a reçue pèse très lourd sur l’aptitude de chacun à s’adapter, mais en y travaillant on peut corriger ses effets. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais cela vaut le coup de faire cet effort.  Je soupçonne très fortement certaines mères d’être responsables des allergies de leurs enfants : si une mère dit régulièrement à son enfant « attention, chéri, il y a de la poussière, c’est dangereux », elle crée en lui une peur ; le simple fait d’entendre le mot « poussière » peut alors déclencher une allergie chez l’enfant.  Voici un texte du psy Serge Tisseron qui va tout à fait dans le sens de ce que je viens d’écrire :  « Bien plus que par le langage, nous communiquons à notre insu par des gestes, des mimiques, des intonations- beaucoup de travaux avec des enregistrements video corroborent cela. On parle de « symbolisation sensori-motrice ». C’est surtout vrai avec le tout-petit qui est une « éponge émotionnelle ». Dès qu’un mot est prononcé par le parent avec la moindre émotion, l’enfant capte ce mot. Si la mère a la larme à l’œil chaque fois qu’elle voit une voiture rouge- parce que la dernière fois qu’elle a vu son père avant un accident la voiture était rouge-, l’enfant va associer la voiture rouge à la tristesse. Quand il verra une voiture rouge, il sera triste sans savoir pourquoi. Cet enfant pourra développer une phobie du rouge. »
 Il faut donc apprendre à un enfant à s’adapter et à ne pas se laisser déstabiliser par les substances naturelles qui nous entourent et avec lesquelles il faut vivre. Je pense que l’éducation à l’alimentation joue un rôle : apprendre à un enfant à manger de tout, c’est aussi lui apprendre à s’adapter et à ne pas s’enfermer dans des peurs incontrôlées. Il y aurait tout un livre à écrire sur ce sujet , sur l’éducation par le repas : je considère que 95% de l’éducation que j’ai transmise à mes enfants l’a été autour de la table du repas. Laisser un enfant manger uniquement ce qu’il a envie de manger, c’est installer chez lui l’idée que le reste est mauvais pour lui, c’est restreindre la capacité de son organisme à s’adapter et donc augmenter le risque d’allergie.
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Lesmédicamentshoméopathiques
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 Les médicaments homéopathiques ont sur les médicaments allopathiques un avantage indéniable : ils n’ont pas d’effets secondaires.  En bon pragmatique, j’ai évidemment essayé les médicaments homéopathiques et je dois dire qu’ils ne m’ont jamais rien apporté. Les adeptes de l’homéopathie sont convaincus que ces médicaments les guérissent. Pourtant, à ce jour, la science n’a jamais pu établir de différence d’efficacité entre les médicaments homéopathiques et les placebos : cela veut donc dire que l’on peut obtenir le même résultat qu’avec un médicament homéopathique, mais sans le prendre ; c’est ce que je fais : je pratique l’homéopathie, mais sans prendre de granule !  Ce que je viens d’écrire agace forcément les convaincus de l’homéopathie ; en fin de compte, la chose importante que je veux dire sur ce sujet sensible, c’est ceci : du point de vue du principe, il n’y a pas de différence entre les 2 catégories de médicaments( homéopathiques et allopathiques) ; tant que vous prenez des médicaments de façon ponctuelle, qu’ils soient homéopathiques ou non, il ne vous feront pas de mal; par contre, si vous prenez des médicaments pour un oui ou pour un non, qu’ils soient homéopathiques ou autre, ça ne va plus car cela signifie que vous reportez sur un produit chimique le souci de régler vos problèmes de santé. Or, pour être en bonne santé, c’est ce que je cherche à montrer dans tous ces propos, il faut avant tout chercher, chercher à se connaître soi-même, chercher à comprendre ce qui se passe en soi, se remettre en question, changer ses mauvaises habitudes et se rééduquer. Je me souviens parfaitement de ma première séance de yoga : à la fin du cours, j’ai compris que jusque là j’avais tout faux et qu’il fallait que je me rééduque de A à Z ; c’est ce que je fais depuis plus de vingt ans et ma santé ne cesse de s’améliorer.
Lasanté,unétatdéquilibre
 J’ai entendu un jour à la radio un professeur de médecine expliquer qu’il est beaucoup plus facile de définir la maladie que la santé et il concluait qu’en définitive, être en bonne santé résulte d’un état d’équilibre de toutes nos fonctions. Rester en bonne santé, c’est donc apprendre à garder son équilibre. Tout équilibre est instable ; un équilibre ne va jamais de soi, il demande à être ajusté à tout instant, à être pensé. Apprendre à garder son équilibre, cela ne se fait pas avec des médicaments, il faut de l’entraînement, apprendre à ne pas se laisser déstabiliser par les évènements extérieurs. De grands yogis sont capables d’avaler une dose de poison pouvant tuer un boeuf et de ne pas en subir les effets. Sans aller jusque là, on peut apprendre à ne pas (trop) se laisser déstabiliser par notre environnement, la pollution ,le stress…C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, c’est un travail de longue haleine, mais qui porte des fruits à coup sûr. Une discipline comme le yoga aide grandement à trouver cet équilibre.
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Lamultiplicationdecertainesmaladies
On constate une multiplication de certaines maladies (cancer, allergies…) et l’on accuse souvent la pollution d’en être responsable. Dans certains cas, le lien pollution-cancer paraît évident : on n’a pas de mal à croire par exemple que les agriculteurs qui ont respiré beaucoup de leurs pesticides développent des cancers qui en sont la conséquence. Mais il ne faut pas exagérer l'importance de la pollution : nous ne sommes pas à Tchernobyl ! Si la pollution était si grave, comment expliquer que notre espérance de vie ne cesse d'augmenter et de plus en plus vite ?  Je pense qu’il y a d’autres causes possibles : Causes possibles (à développer): la peur (comme je l’ai écrit plus haut), le confort (qui anesthésie notre capacité à nous adapter) et le laisser-aller, le fait de tout attendre de l’état (en particulier la santé), le développement des jeux d’argent et de hasard (on ne construit pas sa santé en misant sur le hasard), la démagogie qui sévit dans l’éducation nationale,
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La démagogie qui sévit dans l’éducation nationale et qui fait croire aux jeunes que l’on obtient tout sans effort, ne va pas les aider à construire leur santé ; elle n’est pas pour rien non plus dans leur consommation d’alcool et de drogues.
Unecomparaisonquivautcequellevaut
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