LES CHEMINS DE LA PUISSANCE : LES ETATS-UNIS

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LES CHEMINS DE LA PUISSANCE : LES ETATS-UNIS Document 4 : Discours prononcé par Ronald Reagan, à Orlando [Floride] devant la 1 Convention annuelle de l'Association nationale des Evangélistes, le 8 mars 1983 « [Lesdirigeants soviétiques] doivent comprendre que nous ne ferons jamais de compromis sur nos principes et nos critères moraux. Nous n'abdiquerons jamais notre liberté. Nous n'abandonnerons jamais notre foi en Dieu. Et nous ne cesserons jamais de rechercher une paix véritable. Mais nous ne pourrons défendre aucune de ces idées chères à l'Amérique par ces prétendues solutions de gel nucléaire prônées par certains. La vérité est qu'un tel gel aujourd'hui serait une tromperie dangereuse, car il ne s'agirait que de l'illusion de la paix. La vérité, c'est que nous devons obtenir la paix par la force [...] En conséquence, je vous encourage à vous élever contre ceux qui chercheraient à placer les Etats-Unis en position d'infériorité militaire et morale. [...] Et, lorsque vous débattrez des propositions de gel nucléaire, je vous exhorte à vous défier de la tentation de l'orgueil, de cette tentation de vous croire joyeusement au-dessus de tout cela et penser que les deux camps sont également coupables, d'ignorer les faits de l'Histoire et les pulsions agressives d'un empire du Mal, de vous contenter de dire que la course aux armements n'est qu'un vaste malentendu et par là même à vous soustraire au combat entre le juste et le faux, le bien et le mal. [...
Publié le : vendredi 30 octobre 2015
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LES CHEMINS DE LA PUISSANCE : LES ETATS-UNIS
Document 4 : Discours prononcé par Ronald Reagan, à Orlando [Floride] devant la 1 Convention annuelle de l'Association nationale des Evangélistes , le 8 mars 1983
« [Les dirigeants soviétiques] doivent comprendre que nous ne ferons jamais de compromis sur nos principes et nos critères moraux. Nous n'abdiquerons jamais notre liberté. Nous n'abandonnerons jamais notre foi en Dieu. Et nous ne cesserons jamais de rechercher une paix véritable. Mais nous ne pourrons défendre aucune de ces idées chères à l'Amérique par ces prétendues solutions de gel nucléaire prônées par certains. La vérité est qu'un tel gel aujourd'hui serait une tromperie dangereuse, car il ne s'agirait que de l'illusion de la paix. La vérité, c'est que nous devons obtenir la paix par la force [...] En conséquence, je vous encourage à vous élever contre ceux qui chercheraient à placer les Etats-Unis en position d'infériorité militaire et morale. [...] Et, lorsque vous débattrez des propositions de gel nucléaire, je vous exhorte à vous défier de la tentation de l'orgueil, de cette tentation de vous croire joyeusement au-dessus de tout cela et penser que les deux camps sont également coupables, d'ignorer les faits de l'Histoire et les pulsions agressives d'un empire du Mal, de vous contenter de dire que la course aux armements n'est qu'un vaste malentendu et par là même à vous soustraire au combat entre le juste et le faux, le bien et le mal. [...] Je crois que nous relèverons le défi. [...] Je crois que le communisme n'est qu'un nouveau chapitre, triste et bizarre, de notre Histoire dont les dernières pages sont en train de s'écrire sous nos yeux. »
Ronald Reagan,Une vie américaine. Mémoires,Jean-Claude Lattes, 1990. 1 L'association nationale des Evangélistes est une des Eglises protestantes américaines
Document 5 : L’hyperpuissance américaine
Le premier grand problème concerne en premier lieu le rôle et la place des États-Unis et leurs relations avec l'Europe. Pour ma part, j'estime que depuis 1992 le terme de "superpuissance" ne suffit plus pour décrire les États-Unis. Terme trop connoté à la guerre froide et trop exclusivement militaire, alors que la suprématie américaine d'aujourd’hui s'exerce aussi bien sur l'économie, la monnaie, la technologie, les domaines militaires que sur les modes de vie, la langue et les produits culturels de masse qui submergent le monde, modelant les pensées fascinant jusqu'aux adversaires des États-Unis. C'est pourquoi j'emploie le terme d'"hyperpuissance.
Hubert Védrine, Ministre des affaires étrangères français, 1999.
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Document 6 : Le nouvel ordre mondial
Nous sommes réunis ce soir, témoins dans le golfe Persique d’évènements aussi significatifs qu’ils sont tragiques. Aux premières heures du 2 août, à la suite de négociations et après que le dictateur irakien Saddam Hussein eut promis de ne pas recourir à la force, une puissante armée irakienne envahit son voisin nullement méfiant et beaucoup plus faible, le Koweït. En l’espace de trois jours, cent vingt mille soldats irakiens et huit cent cinquante chars avaient déferlé sur le Koweït, et marchaient vers le sud pour menacer l’Arabie Saoudite. C’est à ce moment-là que je décidai de contrecarrer l’agression. […] Ce soir, je veux vous parler de ce qui est en jeu, de ce que nous devons faire ensemble pour défendre partout les valeurs du monde civilisé et pour maintenir la force économique de notre pays. […] Ces objectifs ne sont pas seulement les nôtres. Ils ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies à cinq reprises ces cinq dernières semaines. La plupart des pays partagent notre volonté de faire respecter les principes. Et un grand nombre d’entre eux ont intérêt à ce que la stabilité règne dans le golfe Persique. Ce n’est pas, comme Saddam Hussein le prétend, les Etats-Unis contre l’Irak. C’est l’Irak contre le monde. Comme vous le savez, je viens d’avoir un entretien très fructueux avec le président de l’URSS, M. Mikhaïl Gorbatchev. […]Il est clair qu’aucun dictateur ne peut plus compter sur l’affrontement Est-Ouest pour bloquer l’action de l’ONU contre toute agression. Un nouveau partenariat des nations a vu le jour. Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations ont cherché cette voie insaisissable qui mène à la paix, tandis qu’un millier de guerres ont fait rage à travers l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les Etats reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles.
Discours du président américain George Bush au Congrès (11 septembre 1990)
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Document 7 : hard power et soft power Selon moi, si les Etats-Unis veulent rester forts, il leur faut aussi prêter attention à leur « puissance douce » (soft power). Qu’entends-je par là exactement ? La puissance militaire et la puissance économique sont deux exemples de « puissance dure » (hard power) dont il est possible d’user pour amener les autres acteurs à modifier leur position : leur exercice repose alors soit sur l’incitation (la carotte), soit sur la menace (le bâton). Mais il existe aussi une manière indirecte d’exercer sa puissance : un pays peut obtenir le résultat souhaité sur la scène mondiale simplement parce que les autres pays veulent le suivre, qu’ils admirent ses valeurs, suivent son exemple, aspirent à son niveau de prospérité et d’ouverture. (…) C’est à cet aspect de la puissance - obtenir des autres qu’ils veuillent faire ce que l’on veut qu’ils fassent – que j’appelle puissance douce. En somme, il s’agit de convaincre plutôt que de contraindre. (…) Joseph Nye, the Paradox of American power, 2002
Document 8 : l’axe du mal
Alors que nous sommes réunis ici ce soir, notre pays est en guerre, notre économie est en récession, et le monde civilisé doit faire face à des dangers sans précédent. Et pourtant, notre Union n’a jamais été aussi solide. Lors de notre dernière réunion, nous étions sous le choc et en proie à la souffrance. En quatre mois à peine, notre pays a réconforté les victimes, commencé à reconstruire New York et le Pentagone, formé une grande coalition, capturé, arrêté et mis hors d’état de nuire des milliers de terroristes, détruit des camps d’entraînement de terroristes en Afghanistan, sauvé un peuple de la famine et libéré un pays d’une oppression brutale. (…)
Il reste des dizaines de milliers de terroristes bien entraînés. Ces ennemis assimilent le monde entier à un champ de bataille, et nous devons les pourchasser, où qu’ils se trouvent. Tant qu’il restera des camps d’entraînement, tant que des États donneront asile aux terroristes, la liberté sera compromise ; cela, les États-Unis et leurs alliés ne doivent pas le tolérer, et ils ne le toléreront pas. Les États-Unis poursuivront deux grands objectifs sans relâche et patiemment. (…)
Notre second objectif consiste à empêcher les gouvernements qui parrainent le terrorisme de menacer les États-Unis et leurs amis au moyen d’armes de destruction massive. Certains de ces gouvernements se tiennent tranquilles depuis le 11 septembre. Mais nous connaissons leur véritable caractère. La Corée du Nord a un gouvernement qui s’équipe de missiles et d’armes de destruction massive tout en affamant sa population. L’Iran s’emploie activement à fabriquer de telles armes et exporte le terrorisme tandis qu’une minorité non élue étouffe l’espoir de liberté du peuple iranien. L’Irak continue à afficher son hostilité envers les États-Unis et à soutenir le terrorisme. (…) De tels États constituent, avec leurs alliés terroristes, un axe maléfique et s’arment pour menacer la paix mondiale. En cherchant à acquérir des armes de destruction massive, ils posent un danger dont la gravité ne fait que croître.
(…) Nous mettrons au point et déploierons une défense antimissile pour protéger les États-Unis et leurs alliés d’une attaque surprise. Et tous les pays devraient savoir que
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les États-Unis prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de notre nation. (…) L’Amérique sera le champion de la défense de la liberté et de la justice, parce que ces principes sont justes, vrais et inaliénables pour tous les peuples du monde.
Discours de George W. Bush sur l’état de l’Union, 29 janvier 2002
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