Au dire de mes aïeux

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Dans ce livre, l'auteur rapporte des faits racontés par ses aïeux sur le passé ancestral. Il nous fait partager quelques idées bien arrêtées que les anciens avaient sur la société, leurs rêves, leur manière d'interpréter les cris d'animaux, de considérer la femme, etc. Il porte un regard acerbe sur certains maux de la société, sous le couvert d'une tradition quelque peu dévoyée, à travers les déboires d'un nommé Asticot et la vie d'une grand-mère victime de son dévouement.
Publié le : mardi 2 décembre 2014
Lecture(s) : 18
EAN13 : 9782336362670
Nombre de pages : 136
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Casimir Alain Ndhong MbaAu dire de mes aïeux
Une facette du passé des Fang du Gabon
Au dire
Dans ce livre, l’auteur rapporte des faits racontés par ses aïeux sur le
passé ancestral, tels que la lutte qu’ils avaient menée contre les Mvele,
un groupe d’hommes hostiles, ou bien l’existence d’une femme de mes aïeux
exceptionnelle aux premiers âges de leur histoire. Il nous fait partager
quelques idées bien arrêtées que les anciens avaient sur la société, leurs
rêves, leur manière d’interpréter les cris d’animaux, de considérer la Une facette du passé des Fang du Gabon
femme, etc. Il nous fait vivre la mésaventure d’un homme victime
de son honnêteté. Il porte un regard acerbe sur certains maux de la
société, sous le couvert d’une tradition quelque peu dévoyée, à travers
les déboires d’un nommé Asticot et la vie d’une grand-mère victime
de son dévouement. Il raconte l’évasion d’un léopard en captivité et les
péripéties d’un safari au bord d’un feuve. Le mérite de cet ouvrage est
de traiter de sujets variés et peu ou pas du tout connus.
Casimir Alain Ndhong Mba est né à Oyem au
Gabon. Licencié en sociologie, docteur en sciences
économiques et ancien directeur à la Banque des
États de l’Afrique Centrale, cet administrateur civil
est l’auteur de plusieurs ouvrages s’ inspirant des récits
de ses aïeux et résultant de ses propres recherches.
Ses écrits font volontiers dire de lui que c’est un passeur de mémoire
et traduisent sa volonté de nous faire partager des évènements d’un
passé méconnu.
Préface de Christophe Ozomo
Illustration de couverture : Arbalète et lance :
deux des armes de chasse et de guerre des Fang d’antan.
Source : collection personnelle de l’auteur
Ecrire l’Afrique
ISBN : 978-2-343-04267-1
Ecrire l’Afrique14 e
Au dire de mes aïeux Casimir Alain Ndhong Mba




AU DIRE DE MES AÏEUX
Une facette du passé des Fang du Gabon
Écrire l’Afrique
Collection dirigée par Denis Pryen

Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques,
cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des
Africains.


Dernières parutions

Darouiche CHAM et Jean EYOUM, Mon continent À Fric, Un
essai à deux voix sur l'attractivité du continent Africain et de sa
jeunesse, 2014.
Marie-Françoise MOULADY-IBOVI, Étonnant ! Kokamwa !, 2014.
Réjean CÔTÉ, Un sorcier africain à Saint-Pie-de-Guire, 2014.
Mamadou DIOP, Rahma, l’école d’une vie, 2014.
Simon DIASOLUA, Entre ciel et terre, Les confidences d’un
pilote de ligne congolais, 2014.
Kasoum HAMANI, Niamey cour commune, 2014.
Roger KAFFO FOKOU, Les cendres du temps, 2014.
Pierre FREHA, Chez les Sénégaulois, 2014.
Patrick BRETON, Cotonou, chien et loup, 2014.
Cikuru BATUMIKE, L’homme qui courait devant sa
culpabilité, et autres nouvelles, 2014.
Mahmoud Bensaïd BAH, Les défis de la démocratie en Guinée,
2014.
Georges ROUARD, Nuit noire à Dôko, 2014.
O. TITY FAYE, La chute de la Révolution. Les derniers
complots. La tourmente, livre III, 2014.
O. TITY FAYE, Prêt pour la Révolution ? De l’emprise du
parti unique à la marque du fouet rouge : la révolte. La
tourmente, livre II, 2014.
O. TITY FAYE, Selon la Révolution ! La randonnée de
l’étudiant guinéen sous la Révolution. La tourmente, livre I,
2014.
Karamoko KOUROUMA, Poste 5 ou l’incroyable aventure de
Togba, 2014.
Bakonko Maramany CISSÉ, Émigrer à tout prix. L’Amérique,
l’Europe ou la mort, 2014.
Bakonko Maramany CISSÉ, Tombe interdite. Histoire de
l’enfant prodige, 2014.
Casimir Alain NDHONG MBA








AU DIRE DE MES AÏEUX
Une facette du passé des Fang du Gabon




Préface de Christophe Ozomo










L’Harmattan
Du même auteur :
Casimir Alain Ndhong Mba : Sur la piste des Fang.
Racines, us et coutumes, L’Harmattan, collection « Etudes
africaines », 2012 ;
Casimir Alain Ndhong Mba : Histoires insolites en
pays Fang, L’Harmattan, collection « Ecrire l’Afrique »,
2013.DEDICACE
Je dédie cet ouvrage à la mémoire de mes parents qui
ont toujours voulu que leurs enfants se souviennent de
leurs racines et soient fiers de leurs origines. Je remercie
aussi tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à sa
réalisation. Ils m’ont permis de disposer de précieuses
informations et, sans eux, ce texte n’aurait sans doute
jamais vu le jour.
S’agissant d’un sujet sur lequel la documentation est
rare, pour ne pas dire inexistante, et d’événements dont
tous les témoins directs ont disparu, ce petit livre
constituera peut-être aussi, pour tous ceux qui s’intéressent
à l’histoire ancestrale et pour la postérité, une source de
connaissances sur le passé des Fang.
Je voudrais, enfin, solliciter l’indulgence des lecteurs
pour l’orthographe purement phonétique de certains mots
fang.PREFACE
Pour qui s’intéresse au passé ancestral, force est de
constater que la documentation est rare sur ce sujet, pour
ne pas dire totalement inexistante. Nous n’avons que très
peu de connaissances sur les luttes menées par nos
ancêtres, par exemple lors de leur cheminement migratoire
ou pendant l’occupation coloniale. Ce n’est qu’une
tautologie d’affirmer que nos aïeux ne nous ont pas laissé
de textes écrits. Seuls quelques livres et témoignages
d’explorateurs et divers documents du colonisateur
constituent l’essentiel des références historiques dont nous
pouvons disposer.
Mais l’écriture ne saurait être une panacée. Celui qui
est à la recherche d’informations sur la vie ancestrale peut
toujours exploiter les nombreux récits oraux que nous
avons hérités de nos anciens, allant des faits historiques
qu’ils ont eux-mêmes racontés aux contes et aux chants
traditionnels bien connus dans nos villages. On peut aussi
interpréter, comme le font de nombreux auteurs, les
mythes et légendes épiques du mvett pour se faire une idée
de ce qu’avait pu être la vie aux premiers âges de
l’Histoire. S’y ajoutent les usages coutumiers et les
principes issus de la vie traditionnelle, les rites et les
pratiques cultuelles qui ont survécu jusqu’à nos jours, les
proverbes, adages et maximes contenus dans la langue
maternelle ainsi que certains traits ataviques de nos
propres comportements innés et quasi immuables.
Il nous revient de les analyser et d’en interpréter le sens
pour en extirper la substance de la pensée de nos aïeux. La
connaissance de notre passé ne doit pas se limiter aux
9seuls textes restés figés dans les archives des anciens
colonisateurs et des étrangers et qui sont à l’origine de
préjugés tenaces qui, très souvent, dénaturent le passé de
nos ancêtres et faussent la réalité de ce qu’étaient les Fang
d’autrefois. En lisant ce livre, nous comprenons que leurs
conditions de vie ont pu être très différentes de celles que
certains écrits nous présentent sous un angle trop souvent
restrictif et négatif.
Grâce à la possession de sa langue maternelle, à
l’observation de son milieu et à plusieurs années de
recherches, l’auteur s’appuie sur les récits oraux transmis
de bouche à oreille depuis des générations et que ses aïeux
lui ont faits verbalement à leur tour pour perpétuer
l’histoire ancienne. Il s’attelle à décortiquer les souvenirs
d’autrefois pour retrouver et nous révéler des histoires
méconnues qui dormaient dans la mémoire des disparus.
On peut légitimement s’interroger sur l’attachement
que nous témoignons à l’histoire ancestrale. De son vivant,
notre grand-oncle se référait constamment aux ancêtres et
au passé lointain lorsqu’il racontait des faits de société de
son temps ou des évènements d’actualité. Pour cette
raison, nous le qualifiions de passeur de mémoire. Ses
références historiques nous renseignaient beaucoup sur la
vie d’autrefois et aiguisaient notre envie de connaître le
passé chaotique de nos aïeux. Nous éprouvons, nous aussi,
comme une sorte de mimétisme, ce besoin de parler du
peu que nous savons d’eux, et ressentons cela comme un
devoir de mémoire.
De la même façon que le fait d’appartenir à une famille
n’exclut pas le sentiment d’être un citoyen, originaire d’un
pays donné, s’intéresser à sa tribu semble tout à fait
légitime et ne peut constituer un renoncement à sa
nationalité. Parler de son ethnie ne peut pas non plus être
assimilé à un panégyrique ou à une apologie du tribalisme,
ces manipulations politiques d’un autre temps et ces
10rivalités interethniques rétrogrades qui minent les relations
sociopolitiques en Afrique et qui sont encouragées par
ceux qui veulent diviser les peuples pour mieux les
exploiter.
Il paraît nécessaire, au contraire, d’affermir la
connaissance de nos traditions afin de conserver celles qui
le méritent, telles que le respect de la vie et des opinions
des autres, la solidarité entre les hommes, l’hospitalité, la
collégialité dans la prise des décisions, toutes choses que
1prônaient nos anciens . N’ayant aucunement la prétention
de tout connaître, nous ne pouvons parler que de ce que
nous savons et que nous avons appris. L’auteur s’est
assurément placé dans cette optique en transcrivant tels
quels les renseignements que lui ont transmis ses aïeux.
Dans ce monde fait d’égoïsme et de divisions et où les
valeurs morales se perdent, il serait dommageable
d’ignorer ou d’oublier notre passé et de voir disparaître ce
qui nous unit et qui fonde notre fierté d’être nous-mêmes.
Signé : Christophe Ozomo, août 2014
________________________
1 Sur cette question, on peut lire le livre de Casimir Alain Ndhong
Mba : Sur la piste des Fang. Racines, us et coutume, L’Harmattan,
collection « Etudes africaines », 2012.
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