Aube

De
Publié par

Ce recueil est l'oeuvre d'étudiants de niveau I de l'Université de Yaoundé-I s'initiant à l'écriture poétique en toute liberté, selon l'inspiration, dans le cadre du cours de création littéraire. Le résultat est étonnant de fraîcheur. Aube du devenir, les poèmes, dont certains sont en anglais, explorent, dans une juvénile recherche, l'histoire des hommes autant qu'ils engendrent l'avenir.
Publié le : vendredi 26 décembre 2014
Lecture(s) : 9
Tags :
EAN13 : 9782336367217
Nombre de pages : 100
Prix de location à la page : 0,0067€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

Faustin Mvogo (ed.)Aube
Le présent recueil de poèmes est l’œuvre des étudiants
de niveau I de l’université de Yaoundé-I, au cours d’un Aube
travail dirigé par une jeune enseignante, Patricia Eulalie
Essomba, dans le cadre du cours de création littéraire.
Il fallait s’initier à l’écriture poétique en produisant des Poèmes
textes, selon l’inspiration, en toute liberté.
Le résultat est étonnant de fraîcheur. Aube du devenir,
les poèmes, dont certains sont en anglais, explorent,
dans une juvénile recherche, l’histoire des hommes
autant qu’ils engendrent l’avenir. Ils n’ont pas été
réduits à la versification : c’est un lieu de dévoilement
de l’âme profondément africaine, dans ses dimensions
cosmogoniques de célébration, d’exploration de la nature,
et d’invention du monde.
Faustin Mvogo, HDR de littérature africaine, est chef du
département de littérature et civilisations africaines à l’université de
Yaoundé-I. Il coordonne le Cercle d’études des littératures du
Maghreb et d’Afrique noire (CELMA).
Photographie de couverture © Chris Eason.
12 € Voix & Sources
ISBN : 978-2-343-04998-4
H-CAMEROUN_PF_S_VOIX-ET-SOURCES_MVOGO_AUBE.indd 1 09/12/14 00:22
Aube
Faustin Mvogo (ed.)





Aube


Voix et sources
Collection créée et dirigée par Clément Dili Palaï
Cette collection s’intéresse à tous les domaines de la
littérature, de la culture et des sciences sociales en Afrique.
Y sont publiés des textes ayant pour socle la parole, source
créatrice et détentrice de savoirs : généalogies, biographies,
chroniques historiques, poésies, recueils de textes et résultats
de recherches en rapport avec l’oralité africaine, etc.


Déjà parus

Pierre HINIMBIO TAÏDA, Une facilité illusoire, 2014.
Esaïe MANDENG, Les folles de Ganda, 2014.
Jean Paul BALGA, Parcours d’un orphelin du Sahel, 2014.
Joseph DONG’AROGA, Étude littéraire de berceuses
camerounaises. Dors mon enfant…, 2013.
Philippe TCHISSAKBÉ, Récits sur mon village, 2013.
Clément DILI PALAÏ, Illusions, 2013.
Gabriel KUITCHE FONKOU, L’enfant de l’eau, 2013.
Daouda PARE, Accord perdu, 2013.
Dahirou YAYA, La force de la foi, 2011. Voix de femmes, 2010.

Faustin Mvogo (ed.)



Aube
Poèmes





















































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04998-4
EAN : 9782343049984
Avant-propos
On est résolument loin et très loin alors, de Du Bellay et
des poètes de la Pléiade, ces esthètes de la poésie qui avaient
en leur temps voulu renouer avec les origines du poème
antique.
Que de chemin parcouru lorsqu'on lit ce recueil de poèmes
écrits par des étudiants de niveau I de nos universités ! Que
de saveur aussi lorsque dans leur enthousiasme de néophyte,
ils se laissent guider par leur fantaisie personnelle, mettant à
disposition des sonorités nouvelles et entraînantes,
envoutantes et néanmoins révélatrices d'un génie à faire
éclore.
Dans la cinquantaine de poèmes écrits dans le cadre de
leur cours de création littéraire, les étudiants en littérature et
civilisations africaines ont rivalisé de rythmes strophiques et
mélodiques trahissant leur perception et leur compréhension
de ce qu'est un poème.
Poème en prose ou prose poétique? Peu importe la vision
qu'on en aura. Toujours est-il qu'on réalise que pour eux, un
poème n'est pas seulement d'inspiration divine, il est aussi le
lieu idéal pour susciter des sentiments, exprimer son moi
profond et caché au travers de la fabrication d'un langage
différent de celui de tous les jours, comme le leur apprend
Patricia Eulalie Essomba, leur enseignante. Les poètes en
herbe écartent alors les règles de la métrique et offrent des
vers libres qui n'enlèvent rien de leur dignité, libérés des
contraintes de la rime. La phrase gagne cependant en
nouvelles harmonies.
Dans leurs textes se mêlent sans retenue la mimétique, le
lyrique, le didactique, l'invention, la célébration ou
l'exploration, avec pour souci évident de dire autrement ce qui est à dire, tout en révélant le tréfonds humain de leur
jeune et déjà pétillante identité africaine. Celle-ci transparaît
dans le socle granitique qui moule l'amour du prochain,
l'attachement à la terre, le sens du sacré, l'au-delà comme fin
suprême, ou encore, dans un élan patriotique, le souvenir
douloureux de l'histoire coloniale.
On ne pouvait résister à la fraîcheur d'une écriture en
même temps naïve et cependant profondément humaine. On a
affaire à des fictions crédibles qui suscitent émotion et
captivent l'attention, lorsque les poèmes épousent les
convulsions du monde contemporain, explorent
l'environnement et prennent position. La jeunesse proclame
qu'il restera toujours le rêve pour réinventer le monde qu'on a
confisqué, ce fleuve qu'on a détourné.
C'est pourquoi le Département de Littérature et
Civilisations africaines a voulu publier ces « maladresses »,
au sens de balbutiements, l'aube d'un beau matin qui, un jour
sans doute, livrera des maturations parlantes, constructions de
notre société. Au-delà du souci de stimuler et d'encourager le
génie créateur, nous voulons aussi présenter l'âme de ces
jeunes, une âme résolument ouverte à la modernité certes,
mais profondément ancrée aussi dans l'Afrique ancestrale,
l'Afrique des valeurs premières que sont l'amour et la
solidarité.
Les poèmes sont regroupés en rubriques, allant des
pensées tournées vers la divinité créatrice, la nature, l'amour,
l'amour maternel, la société, vers la mort, en passant par
l'expression des souffrances humaines et l’actualité mondiale,
avec le rejet du phénomène de l'émigration qui transparaît
dans l'évocation du drame de Lampedusa d'octobre 2013. Si
le recueil se termine par l'amour maternel, c'est parce
qu'après l'évocation de la mort, on rentre dans un
ressourcement, une régénération productive qui fait du poème
un facteur de production de la société.
6 Ils sont écrits indifféremment en anglais ou en français,
selon la première langue officielle du jeune auteur, une autre
façon de spécifier l'identité particulière du Département qui a
fait le lit du bilinguisme du Cameroun.
Le lecteur ne manquera certainement pas de se dire que la
poésie reste finalement une attitude de vie si elle engendre à
la fois la musicalité et l'expression des idées, si elle se fait
forte de participer à la transformation du monde.
Publier ces textes d'étudiants est un acte pédagogique
d'importance.

7






L'ETERNEL

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.