Clefs et bouquet de crevettes

De
Publié par

Clefs et bouquet de crevettes
A l’ homme que j’ai aimé et avec qui je ne suis plus.
Toujours un choc de me dire que je suis passée de tout à rien en un instant, c’est un peu comme
l’iceberg et le Titanic, dans le film romantique que toutes les filles aiment bien. Un grand boum et
rien pour colmater, tout plonge et coule et il gèle en plein été. On était sur le pont tous les deux,
on s’aimait, je croyais que tu étais mon amoureux et puis non. T’étais plus beau que Di Caprio
mais on était pas acteurs, nous c’était pour de vrai qu’on a coulé.
Je suis passée de tout à rien, de l’amour au chagrin, et de « aucun amour et tout plein de chagrin
, tout en un.
Une rubrique : ce que vous auriez voulu dire à votre ex.
C’est une chouette idée de rubrique.
Une boîte à petits mots pour dire ce que « l’autre « ne veut pas entendre. Un endroit pour alléger
son cœur, une consigne à fardeaux , à souvenirs qui font plus que faire pleurer, à mots pour ne
rien dire puisque » le amoureux » il n’est pas là pour répondre, y a même pas d’écho.
Je ne te considère pas comme mon ex, je ne t’appelerai jamais mon ex, ça n’a pas duré assez
longtemps et pour avoir une histoire il faut être 2, j’étais seule. Je t’ai tellement entendu parler de
ton « ex » que je ne peux plus prononcer ce mot je crois. Je ne l’ai jamais utilisé d’ailleurs. Quel
bonheur de ne plus avoir cela à supporter.
Pas d’ex, mais un chagrin et un grand, un vrai, pas un qui fait semblant.
Alors comment commencer et à ...
Publié le : mardi 12 avril 2011
Lecture(s) : 295
Nombre de pages : 3
Voir plus Voir moins
Clefs et bouquet de crevettes
A l’ homme que j’ai aimé et avec qui je ne suis plus.
Toujours un choc de me dire que je suis passée de tout à rien en un instant, c’est un peu comme
l’iceberg et le Titanic, dans le film romantique que toutes les filles aiment bien. Un grand boum et
rien pour colmater, tout plonge et coule et il gèle en plein été. On était sur le pont tous les deux,
on s’aimait, je croyais que tu étais mon amoureux et puis non. T’étais plus beau que Di Caprio
mais on était pas acteurs, nous c’était pour de vrai qu’on a coulé.
Je suis passée de tout à rien, de l’amour au chagrin, et de « aucun amour et tout plein de chagrin
, tout en un.
Une rubrique : ce que vous auriez voulu dire à votre ex.
C’est une chouette idée de rubrique.
Une boîte à petits mots pour dire ce que « l’autre « ne veut pas entendre. Un endroit pour alléger
son cœur, une consigne à fardeaux , à souvenirs qui font plus que faire pleurer, à mots pour ne
rien dire puisque » le amoureux » il n’est pas là pour répondre, y a même pas d’écho.
Je ne te considère pas comme mon ex, je ne t’appelerai jamais mon ex, ça n’a pas duré assez
longtemps et pour avoir une histoire il faut être 2, j’étais seule. Je t’ai tellement entendu parler de
ton « ex » que je ne peux plus prononcer ce mot je crois. Je ne l’ai jamais utilisé d’ailleurs. Quel
bonheur de ne plus avoir cela à supporter.
Pas d’ex, mais un chagrin et un grand, un vrai, pas un qui fait semblant.
Alors comment commencer et à qui l’adresser cette lettre?
Aujourd’hui plus rien entre nous, rien, c’est comme ça qu’on dit.
J’ai beau mélanger toutes les lettres ça forme toujours nire, enir , enir de plaisir ? non, je enir.
Comment ça va nous deux ? Ben, rien.
J’adresse ma lettre à « Cher rien » ?
Ca ne va pas, tu n’es ni cher , ni rien.
« Rer chien «, ça ne va pas non plus, ça ne fait pas sérieux.
« Tête de chagrin »non plus
Je recommence « Cher en foiré »
Non, ça ne sonne pas comme il faut, toujours la même chose, pas de cher, puisque tu ne l’es
plus mais ce n’est pas si simple car « Quand on a aimé, on ne peut désaimer » et je rajouterai «
quoi qu’il se soit passé » pour ma part. Je n’arrive pas à t’en vouloir, et pourtant si tu avais fait
cela à une amie ou à quelqu’un que j’aime je serais venu te mettre mon poing dans la figure et te
dire ce que je pense. Mais je n’y arrive pas, pas pour moi, je suis une dinde.
Revenons à « enfoiré », c’est un trop joli terme, « enfoiré » c’est Coluche et toi que j’ai aimé, tu
étais au restaurant des cœurs, tu te rendais service, ce n’est pas le même concept.
La vie c’était comme à la « cafèt », y avait qu’à attendre que la dinde soit prête et tu te servais et
la dinde cette fois ci , c’était moi. J’ai une affection particulière pour ces volatiles depuis lors.
Bon « Cher enfoiré » ça ne va pas non plus, « Chergrin d’amour «, non plus, il y a le mot amour.
Je l’adresserai donc tout simplement à « l’homme que j’ai aimé »ça reflète tout à fait ce que je
ressens et c’est assez généraliste et objectif.
Je te donne de mes nouvelles après 4 mois puisque tu ne m’en as jamais demandé.
Tes bottes sont toujours à la cave, elles sont bien utiles pour les amis qui passent quand nous
allons à la pêche aux moules. Ton polaire que tu n’aimais pas me tient bien chaud quand nous
allons faire de grandes ballades au bord de la mer, tu n’as pas eu le temps d’essayer ton maillot
de bain, pourtant en léopard tu aurais fait sensation avec ta crinière.
A part ça, je vais mal mais de plus en plus bien.
J’ai compris que pour ne plus souffrir, il faut accepter, accepter les choses telles qu’elles sont
puisque je ne peux les changer, j’ai fais un stage de magie et un stage de clown mais le magicien
m’a dit que j’avais coupé la dame en 3 et qu’on ne pouvait plus la recoller et j’ai fais pleurer tous
les participants au stage de clown en plus, j’ai paumé tous leur nez.
Je ne regrette rien, ni ce que j’ai vécu, j’ai toujours été sincère, ni d’avoir arrêté.
J’ai jeté tes clefs, côté anglais .Quelque part dans la manche ou dans l’estomac d’un phoque il y
a tes clefs qui flottent et tintinabullotent au milieu d’un bouquet de crevettes polyglottes.
Si je ne l’avais pas fait, si je ne t’avais pas quitté, jusqu’où serais tu allé ? Tu aurais inventé un
nouveau pays, au pays de …
Tu étais tellement soulagé, tu n’as même pas osé m’appeler quand tu as su que je ne venais
pas, c’était l’émotion qui t’étreignait ?
J’ai acheté un stock de cierges pour arrêter de pleurer et ça semble marcher, j’en ai recommandé
parce que je préfère prévenir les restes d’amour qui ont du mal à partir.
Mettre un terme à une histoire d’amour à laquelle on croit c’est difficile tu sais, ça demande du
courage et je sais qu’il t’en manquait, c’est pour ça que tu laissais cela à tes amoureuses, je dois
reconnaître ici ta grande générosité. J’ai mis du temps à comprendre.
Mettre un terme à une histoire d’amour c’est savoir que l’on va souffrir mais on ne sait jamais à
quel point. On découvre tout petit à petit, on soulève des rideaux comme au théatre sauf que là
c’est pour de vrai, on se dit « c’est ça que j’ai vécu » et on se retrouve perdue, on était seule à
deux et on se retrouve seule à une à regarder défiler des images, à entendre des dialogues
d’une histoire que l’on comprend enfin. Ce n’est pas merveilleux comme un Lelouch, ça fait mal,
tellement mal. Il manque les chabadas, les fondus sur la plage. Toi c’était le refrain des blas blas,
c’est moins joli et puis surtout ça ne résiste pas à l’amour.
J’ai compris que quoi que l’on fasse, qui que l’on soit on ne peut rien , on ne peut amener
personne à aimer. C’est terrible quand on aime très fort de voir que l’autre n’en a rien à faire,
mais que ça l’amuse , si on n’a pas de bol, alors pour passer le temps il va nous faire danser,
regarder jusqu’où l’on va, ça se noie ces p’tites bêtes ou ça flotte ? Ca a une tête ? Est-ce que ça
réagit si on appuie trop fort ? Ca sait dire non ?
J’ai compris que nous n’étions pas au même endroit dans nos vies, dans nos désirs, dans nos
envies, j’ai compris que tu ne partagerais rien, j’ai mis du temps, 9 mois, 9 mois pour me rendre
compte que j’avais à faire à un expert, tout était calculé.
Tu as perdu le verbe Aimer.
J’ai compris que le chagrin que je vis va rester là longtemps, je ressens de la colère qui me
donne envie de hurler quand je repense à tout ce que tu as fait, tout ce que tu as dit, lorsque je
vois jusqu ‘à quel point tu as été capable d’aller en sachant très bien ce que tu faisais.
Garder le beau rôle, se faire plaindre, jouer les malheureux une fois que l’avion s’est écrasé.
« Les femmes moi ? Je ne les largue jamais, c’est elles qui me quittent »
Je pense souvent à tes filles, mais tu n’es pas capable de le comprendre, quand on est pas la
maman et qu’une histoire se termine, les enfants on nous impose de les oublier, on est obligé de
retrouver le silence, d’effacer deux prénoms, parce que ça dérange, on n’a plus aucune place, on
devient rien ,ce fameux rien qui revient comme un refrain, parce qu’il faut se taire, ne pas faire de
bruit.
Alors, je ne te souhaite rien.
Suite logique du programme :
« Dessinez votre rien et découvrez si vous avez gagné un élevage de dindes dans le Loiret »
Je ne te souhaite ni d’être heureux, ni d’être malheureux.
J’ai décidé d’arrêter de parler de toi. J’espère y arriver.
Ca m’est venu comme ça ce weekend.
Mes enfants m’ont beaucoup pris dans leurs bras et mes amis aussi, c’était tellement bon, je me
suis dit que c’était ça l’amour, la bienveillance et que c’était cette voie là qu’il fallait emprunter, ce
chemin.
Arrêter d’avoir du chagrin. Si c’était si simple.
J’ai décidé de continuer de croire en l’épanouissement de la dinde en milieu marin.
J’ai compris que l’on peut choisir l’amour, la joie, ou le chagrin et qu’avoir du chagrin pour un
homme comme toi c’était vraiment se faire du mal pour rien, tu m’as pris déjà tellement de joie.
Je sais que j’aurai encore des moments difficiles parfois mais j’y arriverai.
Je n’ai rien à regretter puisque rien n’a existé.
L’amour que j’avais pour toi il est toujours là, différent, mais tu n’es pas capable de le
comprendre non plus. Si je le rejetais cet amour, je me renierai.
Au tout début de notre rencontre, tu m’as écrit cette phrase.
« L’arbre donnait son ombre sans y penser, pensera t’il à donner ses fruits. »
L’arbre savait très bien ce qu’il faisait, il savait très bien ce qu’il était capable, désireux d’offrir, de
donner ou pas mais il n’a rien dit, il n’a rien dit, il a fait semblant et un jour,
Le Petit Prince est passé par là.
« On ne voit bien qu’avec le coeur. »
Les commentaires (1)
Écrire un nouveau message

17/1000 caractères maximum.

mediter

Tes textes sont touchants, j'aime cette écriture faussement naïve.

vendredi 3 juin 2011 - 07:44

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Tu me hurles

de juliasmile1

2 avril 2011

de juliasmile1

suivant