Contribution des grands classiques au développement de la langue et de la littérature roumaine

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CONTRIBUTION DES GRANDS CLASSIQUES AU DEVELOPPEMENT DE LA LANGUE ET DE LA LITTERATURE ROUMAINE „L’époque qui se poursuit, celle d’Eminescu, de Caragiale et d’autres, mène le culte de la forme jusquà l’exagération” ... G. Ibrăileanu Au cours de son évolution, la littérature roumaine a connu une série d’étapes fondamentales, à commencer par la littérature populaire, l’apogée de ce développement étant marqué par l’époque des grands classiques où apparaissent de nombreuses personnalités sur la scène de la vie culturelle (T. Maiorescu, M. Eminescu, I.L. Caragiale, I. Slavici, I. Creanga). Les nombreuses transformations politiques et socio-économiques inscrites par l’Union des Principautés de 1859 influencent aussi le développement de la culture, de notre littérature. La stabilité politique, le développement des relations capitalistes, l’obtention de l’indépendance d’état rendent manifeste l’une des plus brillantes étapes de notre culture. Titu Maiorescu justifie un intérêt extraordinaire pour la culture et la civilisation roumaine à travers ses écrits et bien plus encore, ceux de M. Eminescu, d’I. Creanga, d’I.L. Caragiale et de I. Slavici manifestent la perennité de cette époque, autant en ce qui concerne la littérature que l’existence d’une langue nationale consolidée et moderne. L’écriture de T. Maiorescu comme aussi celle des grands auteurs est d’une limpidité, d’une robustesse, d’une élévation, d’une clarté qui leur confère sa consécration.
Publié le : lundi 11 novembre 2013
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CONTRIBUTION DES GRANDS CLASSIQUES AU DEVELOPPEMENT DE LA
LANGUE ET DE LA LITTERATURE ROUMAINE
„L’époque qui se poursuit, celle d’Eminescu, de Caragiale et d’autres, mène le culte de la
forme jusquà l’exagération” ...
G. Ibrăileanu
Au cours de son évolution, la littérature roumaine a connu une série d’étapes fondamentales, à
commencer par la littérature populaire, l’apogée de ce développement étant marqué par
l’époque des grands classiques où apparaissent de nombreuses personnalités sur la scène de la
vie culturelle (T. Maiorescu, M. Eminescu, I.L. Caragiale, I. Slavici, I. Creanga).
Les nombreuses transformations politiques et socio-économiques inscrites par l’Union des
Principautés de 1859 influencent aussi le développement de la culture, de notre littérature. La
stabilité politique, le développement des relations capitalistes, l’obtention de l’indépendance
d’état rendent manifeste l’une des plus brillantes étapes de notre culture.
Titu Maiorescu justifie un intérêt extraordinaire pour la culture et la civilisation roumaine à
travers ses écrits et bien plus encore, ceux de M. Eminescu, d’I. Creanga, d’I.L. Caragiale et
de I. Slavici manifestent la perennité de cette époque, autant en ce qui concerne la littérature
que l’existence d’une langue nationale consolidée et moderne. L’écriture de T. Maiorescu
comme aussi celle des grands auteurs est d’une limpidité, d’une robustesse, d’une élévation,
d’une clarté qui leur confère sa consécration.
On connaît ses textes de critique littéraire, de linguistique ou de polémique de renommée dans
les Volumes de La Critique: „Sur l’écriture de la langue roumaine” (1866) ; „Recherche  
critique sur la poésie depuis 1867” ; „La langue roumaine dans les journaux d’Autriche”
(1868) ; „Sur la poésie populaire” (1868) ; „Ivresse des mots” (1873) ; „Poètes et critiques”
(1886) ; „Orateurs, rhéteurs et linguistes” (1902) etc.
„Mis à part l’éclat de son talent d’orateur, M. Maiorescu est un grand littéraire, un homme
doté d’un intellectuel qui le place au-delà de tout concours” (I.L. Caragiale).
„La critique roumaine trouve sa première existence à travers T. Maiorescu. Elle a été
transfigurée,sereine, insufflée de l’amour pour l’esthétique, illuminée des principes
philosophiques généraux. Ici, la vérité, le beau se tenaient sur leur chaire de pierre comme des
dieux ...” (N. Iorga).
Autour des années 1861-1863, quelques jeunes savants reviennent de leurs études dans les
pays occidentaux (Allemagne, France, Autriche) avec le désir d’apporter des changements
dans la culture roumaine quarante-huitarde. Il s’agit de T. Maiorescu, I. Negruzzi, T. Rosetti,
P. Carp et V. Pogor. Ils posent les bases d’une société culturelle et littéraire à laquelle ils ont
donné le nom de Junimea. Dans la maison de V. Pogor, ces cinq jeunes avec d’autres poètes et
auteurs de Iasi se rencontraient une fois par semaine et portaient leurs discussions sur des
thèmes culturels, ils lisaient des fragmets d’oeuvres qu’ils discutaient ensuite avec beaucoup
de sérieux.
La société Junimea a été fondé le 1er mars 1863 et avait pour objectif : la culturalisation des
masses par une série de conférences intitulées „préleçons populaires”; ccs conférences étaient
soutenues par les membres fondateurs et détenaient différents thèmes: de religion,
d’astronomie, de folklore, de philosophie. Le but était encore de promouvoir une littérature
nationale de qualité, et d’élaborer une anthologie de la poésie et de la prose roumaine. Afin de
séparer la bonne littérature de celle médiocre, T. Maiorescu a élaboré le traité d’esthétique
nommé „Recherche critique sur la poésie depuis 1867”, qui comprenait deux chapires:
„Condition matérielle de la poésie” et „Condition idéale de la poésie”. La société Junimea
avait encore pour but d’introduire l’alphabet latin, l’écriture phonétique, l’enrichissement du
vocabulaire par les néologismes et d’intégrer la culture roumaine à la culture universelle. En
1867, la société publie la revue „Convorbiri literare”, un atelier tipographique et une librairie.
Les trois périodes de la société Junimea ont été:
1/ 1863-1874: le caractère déliberemment polémique se manifeste dans trois directions: la
langue, la littérature et la culture. Leur devise était: „qu’entre qui veut, que sorte qui le peut”.
2/ 1874-1885: les séances ont lieu une semaine à Bucarest, une semaine à Iasi, dans la maison
de V. Pogor. L’équilibre est modofié de par la mutation d’une partie de Junimea ; l’esprit
critique retombe. C’est la période la plus riche et la plus prolifique en publications des
chapitres de la littérature roumaine.
3/ 1885-1944: le caractère prépondérant de la revue perd de son autorité. On publie de plus en
plus de littérature scientifique que des belles-lettres ; l’esprit critique rechute pour ceser toute
activité en 1944. Maiorescu a élaboré l’étude d’esthétique et de critique littéraire concernant
la recherche de la critique sur la poésie depuis 1867 (à propos des deux chapitres „condition
matérielle”, „condition idéale” et question de l’art). Il démontre que la poésie peut rejoindre
des idées aux sentiments qu’il suscite chez son lecteur, que les mots s’allient en des figures de
style qui éveillent un sens spirituel existentiel (en l’âme des ses lecteurs).
  
Junimea, fondée par des jeunes intellectuels formés par leurs études à l’étranger, a entrepris
„cette fondation idéologique qui a pour point de départ les problèmes de langue littéraire et de
l’esthétique littéraire ...” (I. Negoiţescu). Notamment à travers la revue „Convorbiri literare”,
„la base la plus directe aux nouvelles directions de la poésie d’Eminescu, à laquelle s’est
ajouté par ailleurs, au fil du temps, la prose de Creangă et Slavici, les comédies de Caragiale,
et finalement, les romans de Duiliu Zamfirescu”.
T. Vianu a dénommé quelques traits distinctifs de la société Junimea: l’esprit philosophique et
oratoire; le goût pour le classique et l’académique ; l’ironie et l’esprit critique.
Ridiculisant la médiocrité et combattant les dangers d’une culture non-assimilée „Junimea a
apporté une atmosphère très sérieuses à l’avancement des choses. Le début des
fonctionnements rigoureux et de l’objet de l’esprit critique a pu être inscrit dans l’histoire de
la culture et de la littérature roumaine à travers elle. Elle a instauré un niveau d’exigence face
à l’intellectuel roumain, la victoire des idées de la valeur esthétique, le développement du
goût artistique, la stimulation de l’instinct créateur national”.
Par la suite T. Maiorescu est apparu comme un grand prosateur de la littérature classique.
Pour les sources philosophiques, Maiorescu s’est inspiré d’Aristote – le principe de la
purification par l’art ; d’Hegel – l’idée de beau ; de Kant – l’art est une finalité sans but ; de
Schopenhauer – la fonction morale de l’art.
En conclusion, T. Maiorescu est considéré comme „le Boileau des Roumains”, une
personnalité intègre, un fondateur de culture, qui a dépêché le processus d’intégration de la
culture roumaine dans la culture universelle.
Conteporain de Maiorescu, M. Eminescu (1850-1899) disait: „Le dieu de mon génie m’a
dégusté comme le soleil sirote un nuage d’or dans la mer d’amertume”. L’oeuvre du grand
poète (classique) furni l’expression monumentale du génie de création de son peuple, une
synthèse de l’esprit autochtone par :
1/ L’éloge constant des valeurs de l’histoire nationale
qui se forme dans un culte de l’histoire nationale
qui construit le projet d’une épopée nationale comprennant l’histoire sur toute sa
surface (voir la tragédie Dodecameron, qui débute avec Dragoş-Vodă)
qui parcourt la création eminescienne avec le sentiment pour le pays, un message
profondément et authentiquement patriotique
source: Momentul Eminescu în evoluţia limbii române literare, Gh. Bulgar
http://www.didactic.ro/
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