D'une vie à l'autre

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Dès que la sonnerie annonçant la fin du dernier cours retentit, Karine mit pêle-mêle son livre de math, son classeur et sa trousse dans son sac à dos. Elle enfila sa veste en jean, refit rapidement sa queue de cheval et se précipita hors de la classe. Il était 17h, elle n’avait pas une minute à perdre si elle voulait prendre le train de 17h52. Tout avait été planifié : prendre le bus de 17h07 devant le lycée, la correspondance pour la gare à l’arrêt Chalois, arrivée prévue pour 17h40. Ce qui lui donnait largement le temps de poinçonner son billet et de s’installer dans le train à destination de Salon de Provence.
Publié le : lundi 22 juin 2015
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D’une vie à l’autre
 Dès que la sonnerie annonçant la fin du dernier cours retentit, Karine mit pêle-mêle
son livre de math, son classeur et sa trousse dans son sac à dos. Elle enfila sa veste
en jean, refit rapidement sa queue de cheval et se précipita hors de la classe. Il était
17h, elle n’avait pas une minute à perdre si elle voulait prendre le train de 17h52.
Tout avait été planifié : prendre le bus de 17h07 devant le lycée, la correspondance
pour la gare à l’arrêt Chalois, arrivée prévue pour 17h40. Ce qui lui donnait
largement le temps de poinçonner son billet et de s’installer dans le train à
destination de Salon de Provence.
Elle évita de courir dans les couloirs mais bouscula quand même quelques lycéens
dans sa précipitation. Les protestations ne la firent cependant pas ralentir. Lâchant
de vagues excuses, elle restait concentrée sur son objectif. Sa réputation n’allait pas
s’améliorer mais cela lui était égal. Du moins aujourd’hui.
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 Arrivée deux mois plus tôt dans cette ville inconnue, dans ce lycée inconnu, elle
avait du mal à s’intégrer. Sa mère et plusieurs professeurs s’en étant inquiétés, elle
avait été priée de s’entretenir avec la psychologue de l’établissement. Karine avait
fait de son mieux pour coopérer lors de l’entretien, racontant certaines des difficultés
quotidiennes dues à la nouveauté de son environnement. Bref, des choses anodines.
Elle avait aussi brièvement parlé du décès de son père, survenu quelques mois plus
tôt. La psychologue avait conclu que Karine était tout à fait équilibrée étant données
les circonstances. Et comme elle maintenait un bon niveau scolaire, à par les maths,
tout le monde fut rassuré et Karine n’entendit plus parler de rendez vous avec la
psychologue. De fait, elle n’avait pas vraiment d’amis ici, préférant manger seule en
écoutant de la musique ou en révisant. Elle ne s’attardait pas non plus après les
cours pour prendre un café ou faire du shopping. Pour tout le monde, elle était la
nouvelle, un peu bizarre.
 Karine regarda sa montre pour la dixième fois en 5 minutes. Elle était dans les
temps mais cela la rassurait. Plus qu’un arrêt. Enfin elle entra dans la gare, vérifia le
quai et l’heure de départ. Pas de retard. Bien. Alors seulement, elle commença à se
détendre et se rendit compte que les jointures de ses doigts étaient blanches d’avoir
serré trop fort son sac. Elle ferma les yeux, prit quelques respirations et d’un pas plus
souple elle se dirigea vers son train.
Quand le départ du train fut annoncé, elle constata avec soulagement que le siège
d’à coté et les deux d’en face étaient toujours libres. Elle préférait. Elle n’avait pas
envie de tomber sur un de ces voyageurs qui tienne absolument à discuter ou encore
un gamin turbulent dont aucun adulte présent n’ait l’air responsable. Le train
s'ébranla enfin, elle étendit ses jambes. Dans 3 heures elle serait à Salon. Son
ancienne ville.
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Elle se pencha pour attraper dans son sac le dernier livre qu’elle s’était offert : « Si je
reste ». Et même si sa situation n’avait rien à voir avec celle de Mia, elle comprenait
son questionnement, ses doutes. Elle les comprenait dans son cœur et dans ses
tripes. Quand elle se redressa, elle se figea un instant. Un homme se débarassait de
son pardessus. Son attaché-case était déjà posé sur le siège lui faisant face.
Apparemment elle ne serait pas seule. Elle marmonna un rapide « bonjour » et se
plongea dans sa lecture. L’homme lui retourna son bonjour et s’installa. Karine revint
à Mia et à sa douleur.
 Quelques minutes plus tard, l'inconnu s'adressa à elle. Elle leva les yeux sur lui et
devant son regard interrogatif, il réitéra, apparemment, sa question :
— J’ai acheté une tablette de chocolat avant de partir mais je ne vais sûrement pas
tout manger. En voulez-vous ?
Elle observa alors la main lui tendant le chocolat et eut un mouvement de recul. Une
autre image venait de se superposer :celle de la main de son père lui tendant du
chocolat.
— Tu ne prends qu’une barre et une seule.
Ce à quoi elle répondait invariablement :
— Oui papa.
Et tout deux souriaient car ils savaient pertinemment qu’elle en prendrait deux, et lui
aussi.
 Ses yeux s’embuèrent et une larme coula sur sa joue. Elle restait là, immobile, le
regard fixé sur cette main, incapable de prononcer le moindre mot. Puis soudain elle
se ressaisit et refusa poliment l’offre de l’homme. Il sortit un mouchoir de son
attaché-case et le lui tendit.
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— C’est bien la première fois que je fais pleurer quelqu’un en lui proposant du
chocolat dit-il un peu soucieux.
— Je suis désolée, Monsieur. C’est juste que …enfin ce n’est rien. Excusez-moi, j’ai
eu une journée difficile au lycée aujourd’hui.
— Pas de problème, je ne vous reproche rien. Les mauvaises journées, ça arrive à
tout le monde. Et n’hésitez pas à vous servir si l’envie vous en prend dit-il en lui
indiquant de la main la tablette à présent posée sur sa mallette.
— Merci. Finalement, je crois qu’un peu de chocolat me fera du bien.
Après avoir savouré le premier carré, sans trop savoir pourquoi, elle se remit à
parler.
— Mon père avait l’habitude de dire qu’il n’y a que les gens coincés et étroits d’esprit
qui interdisent le chocolat et qu’un tel plaisir, bon marché et en vente libre, ça ne
devrait pas se refuser.
L’homme éclata de rire.
— J’avoue que je suis assez d’accord avec lui. Il avait l’air d’être un homme sensé
— Oui il l’était. Puis elle se tut.
Le silence se fit, chacun dégustant son chocolat, chacun dans ses pensées.
— Que lisez-vous ?
La bouche pleine, Karine se contenta de tendre son livre. Il lut le résumé et le lui
rendit.
— Vous l’appréciez ?
— Oui, il me plaît beaucoup.
— Le thème n'en est pas gai pourtant.
— C’est vrai. Je ne sais pas bien pourquoi, mais il me plaît.
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— Peut être parce qu’il vous interpelle, vous interroge, sur le sens de la vie, ses
valeurs.
Karine se tortilla dans son siège. Elle ne tenait pas à parler de ces sujets là, de ces
questions qu’effectivement elle se posait. Mais il continua :
— J’ai remarqué que vous parliez de votre père au passé. Cela a-t-il un rapport ?
Karine ouvrit la bouche pour protester, puis la referma. Elle était surprise de la
perspicacité de l’homme. Son attitude, le ton de sa voix montraient un réel intérêt.
Contrairement à sa mère qui, à la vue de ce livre, l’avait réprimandée :
— Tu ne devrais pas lire ce genre de chose, Karine. Le décès de ton père est
récent. Tu es encore fragile et cette lecture ne va pas t’aider à aller mieux. Tu
devrais plutôt t’intéresser à des livres de ton âge. Tu sais ceux avec les vampires,
les loups-garous. Mais pas un livre parlant de la mort de toute une famille
Karine avait ravalé ls colère. Sa mère ne comprenait pas que justement elle voulait
parler, lire sur ce sujet là précisément. Mais à la maison on n’en parlait pas. On ne
parlait pas de la souffrance, de la douleur viscérale provoquée par ce vide. Son père
était mort et elle avait mal.
— Oui maman. Tu as peut-être raison réussit-elle à dire malgré tout.
Un silence pesant avait suivi. Karine, les yeux rivés sur la table de la cuisine. Sa
mère se frottant les mains compulsivement et regardant dehors, à travers la fenêtre.
— Bon j’ai encore quelques courses à faire. Je ne serai pas longue.
— OK. Je vais dans ma chambre. J’ai des devoirs à finir.
Karine tritura machinalement son livre et finit pas répondre :
— Oui, je crois. Mon père est décédé il y a 4 mois. Un accident de voiture.
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Contrairement à la plupart des gens qu’elle avait croisés, il ne se précipita pas pour
présenter de vagues condoléances, paniqué à l’idée de ne savoir quoi faire, quoi lui
dire.
— A la façon dont vous en avez parlé tout a l’heure, vous semblez avoir eu
beaucoup d’affection pour lui.
Une simple constatation, faite avec ce sérieux qui donnait l’impression à Karine que
ce qu’elle disait était important. Cela lui permit de se détendre un peu et de se laisser
aller à sourire.
— Oh, oui. On s’entendait très bien. Maman râlait souvent en disant qu’elle avait
deux ados à la maison. Le dimanches après-midi quand elle voulait voir son téléfilm
tranquille elle nous envoyait dehors et on se précipitait d'obéir. On allait marcher
dans les bois ou on s’occupait du jardin. Quand il pleuvait, on allait chez nos voisins
faire des parties de fléchettes dans leur garage. Je me rappelle le jour où ils ont eu la
wii. On a joué sans se rendre compte du temps qui passait et maman a téléphoné à
20h, inquiète de ne pas nous voir revenir.
— Et maintenait tu ne vas plus chez tes voisins ?
— Nous avons déménagé il y a deux mois. Maman ne voulait plus vivre dans la
maison. Elle a eu une opportunité de travail ailleurs. Alors on est partie.
— Tu n’as gardé aucun contact avec les amis de ton ancien lycée ou de ton ancien
quartier ?
— Si, avec mes deux meilleures amies. Mais c’est différent maintenant. Dans mon
nouveau lycée je n’ai pas cherché à connaître les autres. Du coup je n’ai rien à leur
raconter. Et elles, elles me parlent de personnes que je ne reverrai sans doute pas.
— Tu as donc pris tes distances. Avec qui parles-tu de ton père, en ce cas ?
— Avec vous, se surprit-elle à répondre.
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Elle n’avait jamais vraiment parlé de son père. Des changements dans sa vie depuis
son décès, oui, elle en avait parlé avec la psychologue du lycée. Mais parler de ce
qu’ils faisaient ensemble, de leur vie d’alors. Non.
— J’ai l’impression que maman ne veut pas que j’en parle devant elle. Depuis le
déménagement, elle me répète sans cesse que l’on ne peut pas vivre en se
retournant toujours sur le passé. Qu’il faut continuer à avancer.
— Et toi qu’est ce que tu en penses ?
— Elle a raison. On ne peut pas passer son temps à pleurer ou à regretter le passé.
Cela ne changerait pas la situation présente. Mais se remémorer certains
événements ou ne pas chercher à chasser à tout prix les souvenirs quand ils refont
surfaces, je ne pense pas que ça me fasse du mal. Et puis c’est comme si il était
encore un peu avec moi.
— C’est bien de garder dans son cœur les moments que vous avez partagés. Car
de toute façon, tu n’oublieras jamais ton père. Mais ta mère et toi avez toutes les
deux une vie devant vous à parcourir. Elle sera différente de celle que vous avez
connue. Mais pas forcement malheureuse. Vous retrouverez le sourire, toutes les
deux. Peut être pas demain ni la semaine prochaine. Mais un jour.
Puis il se tut et ses yeux dérivèrent vers la fenêtre. Mais son regard et ses pensées
semblaient être partis bien au delà du paysage qui défilait.
Karine s’enfonça dans son siège, ferma les yeux et se laissa submerger par les
souvenirs. Avec, lui sembla-t-il, le cœur un peu plus léger.
 Elle se rappela alors la façon dont il regardait sa mère, dont il lui prenait la main
chaque fois qu’ils marchaient dans la rue. Elle aimait les voir discuter et plaisanter
ensemble. Lui, lui racontant des anecdotes du travail, elle riant aux éclats puis se
reprenant :
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— Non, ce n’est pas drôle ! Le pauvre, il a du être gêné.
— Bien sûr que si c’est drôle et tu le sais.
Et elle riait à nouveau, sans retenue.
Karine se rendit compte alors que son père n’était pas le seul à lui manquer. Sa
mère aussi. Elle ne l’entendait plus rire. Et quand elle souriait, ses yeux ne
renvoyaient que fatigue et lassitude.
Le flot de ses pensées fut interrompu :
— Pourquoi as-tu décidé de prendre ce train ? Tu retournes dans ton ancienne ville ?
 Karine fut alors gênée par toutes ces questions. Elle avait pris le train sans rien dire
à personne. Et elle tenait à son secret.
— J’avais besoin d’aller sur la tombe de mon père. Ma mère le sait.
Ce en quoi elle ne mentait pas. Elle avait juste omis de dire que sa mère avait
toujours refusé de l’y accompagner.Mais elle dut se trahir d’une manière ou d’une
autre car il lui fit un petit sourire de connivence en hochant imperceptiblement la tête.
— Mm, Mm. Si tu prends le train à cette heure là, en milieu de semaine, c’est que ça
doit être important pour toi. Car tu ne seras jamais revenu à temps pour aller en
cours demain matin.
Elle se racla la gorge
— Je… Oui ,vous avez raison. C’est important pour moi.
Elle n’en dit pas plus, il ne demanda rien et le silence se fit à nouveau.
— J’aurai aimé qu’elle vienne avec moi.
— Elle n’a pas voulu ?
— Non. Elle n’a jamais voulu y retourner depuis l’enterrement. Des fois j’ai
l’impression qu’elle veut juste tout oublier, effacer complètement papa de sa
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mémoire. Ne rien voir ou entendre qui puisse le lui rappeler, lui rappeler notre vie
d’avant.
— Peut-être est-elle en colère ?
— En colère, pourquoi le serait-elle ?
Oui, pourquoi la colère, cela n’avait pas de sens pour Karine. Mais elle devait
s’avouer qu’elle ne comprenait pas bien l’attitude de sa mère parfois. Elle avait tout
le temps les nerfs à fleur de peau. La semaine d’avant, elle avait fait tomber par
inadvertance le paquet de céréales dont le contenu s’était répandu sur le sol de la
cuisine. Et sa mère lui avait hurlé dessus.
— Merde, Karine! Tu peux pas ranger correctement. Tu vois bien qu’à cette place là,
c’était couru d’avance que le paquet tombe.
Karine en était restée figée. Sa mère ne hurlait pas et ne disait pas « merde ». Oh,
elle râlait bien, même souvent parce que le linge sale n’était pas dans la panière.
Parce que papa n’avait pas rangé le garage après avoir bricolé la tondeuse. Mais
elle gardait sa bonne humeur et passait à autre chose. Et son père rangeait le
garage et Karine rangeait son linge sale.
 Pour toute réponse, Karine avait pris sa veste et était sortir en marmonnant qu’elle
allait faire un tour. Sinon, elle aussi, aurait crié. Sinon, elle aurait pleuré. Quand une
heure plus tard elle était rentrée, sa mère n’était pas là. Elle avait laissé un mot
l'informant qu'elle était partie au pressing chercher un tailleur. Elles n’ont jamais
reparlé de l’incident.
— Des fois, elle s’énerve toute seule. Vous savez, quand par exemple elle ferme la
portière de la voiture et que la ceinture de sécurité reste coincée. Elle dit pas
forcement grand-chose mais elle a des gestes saccadés, rageurs. Elle ouvre à
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nouveau la portière et la referme brutalement. Mais la semaine dernière, elle m’a
hurlé dessus. Elle ne l’avait jamais fait avant.
— Vous vous êtes disputées ?
— Non, pas tout à fait. C’était pas grand-chose, juste un truc que j’avais pas rangé
correctement. Ma mère est assez maniaque en fait.
Karine avait parlé les yeux rivés au plancher, les mains triturant son livre. Elle leva la
tête et le regarda droit dans les yeux.
— Pourquoi est-elle en colère ?
— Tes parents formaient visiblement en couple heureux. Peut être est elle en colère
contre lui, pour l’avoir laissée seule.
Karine s’indigna
— Mais il n’y est pour rien s'il est mort ! C’est l’autre conducteur qui a grillé un feu
rouge. C’est pas comme si il avait voulu partir. Et puis elle n’est pas seule. Je suis là,
moi. Non ce que vous me dites n’a pas de sens, ce n’est pas logique.
— Je n’ai pas dit que c’était logique. Et ça n’a peut être pas de sens pour toi, mais ça
en a pour ta mère. Vois-tu, tu as perdu un père et elle, elle a perdu un mari. Quand je
dis qu’elle est seule, c’est en tant que femme.
 Karine se calma un peu.
— Je peux comprendre. Mais je ne vois pas pourquoi elle serait en colère contre
moi.
— Je ne pense pas que ta mère soit en colère contre toi. Et sa colère contre ton père
sert surtout à masquer sa souffrance. Elle a très mal. Tout comme toi. Seulement
vous le montrez ou plutôt vous le cachez différemment, chacune de votre côté. As-tu
toi aussi changé d’attitude envers ta mère ?
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Karine pris le temps de réfléchir car elle sentait que c’était important pour elle, et
pour sa mère.
— Je n’ai jamais été aussi proche de ma mère que je l’ai été de mon père. Je
passais pratiquement tout mon temps libre avec lui. Mes amies l’aimaient beaucoup
aussi. Petite, c’était lui qui m’aidait à faire mes devoirs, qui m’accompagnait aux
anniversaires.
— As-tu déjà partagé une activité avec ta mère, juste toute les deux?
— Elle a bien essayé de m’apprendre à cuisiner mais a vite abandonné. Je trouvais
ça compliqué et contrairement à elle je n’y prenais aucun plaisir. Elle adorait essayer
de nouveaux plats, inventer des recettes. Papa et moi, on servait de cobayes. Mais
on n’a jamais eu à le regretter. C’est une excellente cuisinière. Même si aujourd’hui
elle est plutôt plat à emporter et pizza livrée à domicile.
Le sourire qu’elle avait eu en évoquant ces souvenirs disparut devant ce constat.
— Elle ne venait pas avec nous chez les voisins jouer à la wii. Elle disait que tous
ces jeux virtuels ne l’intéressaient pas, qu’elle préférerait une vraie partie de bowling
par exemple. Mais on ne l’a pas fait.
Puis Karine revint dans le présent, dans le train, face à lui.
— Comment ce fait-il que je vous raconte tout cela. Je ne connais même pas votre
nom, ni vous le mien d’ailleurs. Et comment savez-vous ce que ma mère peut
éprouver ?
L’homme eu un petit sourire.
— Cela fait beaucoup de questions, Karine.
— Mais comment pouvez vous savoir …
 Il ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase.
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