Le lapin de la chance.

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Estéban est un petit garçon de six ans, c'est un petit garçon plutôt intelligent, calme et gentil. Souvent dans la lune, c’est ce que ses parents m'ont dit, mais par contre très attentionné. Estéban a une petite sœur Gabrielle, qui elle vient d'avoir trois ans, il l’adore, et ne peut s'empêcher d'être toujours avec elle pour la surveiller. Aujourd'hui c'est dimanche, mais pas un dimanche comme tous les autres, c'est le fameux dimanche de Pâques, où les gens du village organisent une gigantesque chasse au trésor. Partout dans la prairie, dans les jardins des maisons, des œufs, des poules, lapins et autres chocolats sont cachés, et parmi eux un trésor, un objet exceptionnel. Au moment où les cloches sonnent, tous les enfants sortent de leur maison et commencent la fameuse chasse, celui qui ramènera l'objet précieux, emportera le lapin de la chance, qu'il conservera dans sa maison jusqu'aux prochaines Pâques. On dit que ce lapin serait magique, qu'il porterait bonheur, et que parfois même il exaucerait des vœux. Tous les enfants commencent par leur propre jardin , puis ils partent tous en direction de la prairie , certains se bousculent, d'autres usent d'astuces pour évincer d'autres enfants qu'ils jugent comme adversaires, d'autres encore pillent leur camarade usant de leur forces ...
Publié le : lundi 16 septembre 2013
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Estéban est un petit garçon de six ans, c'est un petit garçon plutôt intelligent, calme et gentil. Souvent dans la lune, c’est ce que ses parents m'ont dit, mais par contre très attentionné. Estéban a une petite sœur Gabrielle, qui elle vient d'avoir trois ans, il l’adore, et ne peut s'empêcher d'être toujours avec elle pour la surveiller. Aujourd'hui c'est dimanche, mais pas un dimanche comme tous les autres, c'est le fameux dimanche de Pâques, où les gens du village organisent une gigantesque chasse au trésor. Partout dans la prairie, dans les jardins des maisons, des œufs, des poules, lapins et autres chocolats sont cachés, et parmi eux un trésor, un objet exceptionnel. Au moment où les cloches sonnent, tous les enfants sortent de leur maison et commencent la fameuse chasse, celui qui ramènera l'objet précieux, emportera le lapin de la chance, qu'il conservera dans sa maison jusqu'aux prochaines Pâques. On dit que ce lapin serait magique, qu'il porterait bonheur, et que parfois même il exaucerait des vœux.
Tous les enfants commencent par leur propre jardin , puis ils partent tous en direction de la prairie , certains se bousculent, d'autres usent d'astuces pour évincer d'autres enfants qu'ils jugent comme adversaires, d'autres encore pillent leur camarade usant de leur forces ... Estéban , lui ne voulant exposer sa petite sœur à une telle agressivité , préfère emprunter le sentier derrière la maison que personne ne prend parce qu'il est beaucoup trop long pour parvenir à la prairie,
mais Estéban se dit qu'il est plus sécurisant pour Gabrielle.
Alors qu’ils avancent sur le sentier, Estéban et Gabrielle regardent dans tous les coins pour voir si quelques chocolats n’auraient pas été tout de même cachés par-ci, par-là. Estéban le sait qu’il a peu de chance de trouver le lapin de la chance en passant par-là, mais il se dit que le plus important, c’est que sa petite sœur soit en sécurité et qu’elle puisse se régaler de son butin une fois rentrer ce soir. Soudain Gabrielle aperçoit quelque chose de très brillant, elle se baisse alors pour le ramasser, mais ne parvient pas à l’attraper, elle appelle Estéban, pour qu’il vienne l’aider. Il se penche tire sur l’objet argenté, mais rien y fait, il se penche un peu plus et soudain réalise que dans le bas du tronc de l’arbre est sculptée une porte, et que l’objet sur lequel il tire ressemble tout simplement à une poignée. Il n’en croit pas ses yeux, il regarde la porte, puis regarde Gabrielle, et lui dit : « tu vois ? » Gabrielle répond : « la porte ».
Estéban réfléchit, il aimerait bien savoir ce qu’il se cache derrière cette porte, mais en même temps comment savoir si cela n’est pas dangereux ? Il regarde à nouveau Gabrielle et lui demande : « tu veux voir toi aussi ? », et Gabrielle lui répond « oui ». Ils s’allongent alors tous les deux, le visage face à la petite porte et tapent à la porte, mais rien , aucune réponse, alors Estéban recommence et demande « y’a quelqu’un ? »…    
Quand soudain la porte s’ouvre doucement, une douce odeur de pain d’épice en sort, Estéban essayant de voir ce qu’il y a à l’intérieur, se retrouve d’un coup transporter de l’autre côté, il se met à crier « Gabrielle ». Mais Gabrielle ne vient pas. Estéban commence à paniquer, il se met à crier plus fort Gabriellllllle, m’entends-tu ? » Mais rien aucune réponse, alors il se met à hurler, « surtout ne bouge pas j’arrive ! ». « Comment vais-je faire ? » sans même réfléchir, il regarde en direction de la porte par laquelle il est arrivé, mais celle-ci est fermée, il essaie de l’ouvrir, mais rien n’y fait, elle demeure close. Il frappe à la porte, pensant que quelqu’un lui ouvrirait… Mais malheureusement pour Estéban, personne ne lui ouvre cette porte. Il s’assied, la tête dans les genoux et commence à se mettre à pleurer. Quand soudain, une toute petite voix se fait entendre : « Pourquoi pleures-tu, petit garçon ? » Sans même lever la tête, Estéban répond : « parce que ma petite sœur est toute seule, de l’autre côté, je ne peux plus la protéger » « Es-tu sûr que c’est parce qu’elle est seule ou parce que tu es seul ? De qui veux-tu la protéger ? » Reprend la petite-voix. Interloqué, Estéban regarde autour de lui, et là il aperçoit une petite fée assise près d’un champignon recouvert d’une rose magnifique. Estéban n’en croit pas ses yeux, il admire la petite fée, elle est si belle, elle a des ailes d’une blancheur immaculée, des cheveux châtains décorés d’un joli diadème blanc, de jambes fines lacée d’un ruban venant de ses nus pieds.
Elle le regarde, lui sourit et il lui dit : tu ne m’as pas répondu ? Pourquoi as-tu « peur pour elle ? De qui veux-tu la protéger ? » « Parce qu’elle est toute petite, qu’elle est seule, qu’elle va avoir peur, et que c’est mon rôle de la protéger ! » répond Estéban « Tu sais ce que dit notre roi ? » dit la fée « Non que dit-il ? » Demande Estéban « Que bien souvent on veut protéger les autres de nos propres peurs ! » dit la petite fée. « Mais je n’ai pas peur d’être seul, moi, c’est ridicule. »reprend Estéban un peu agacé. « D’accord, suis-moi » dit la petite fée. « Où allons-nous ? » Demande Estéban. « Je t’emmène dans la forêt de Chibamax, notre roi va pouvoir t’aider ! » répond la petite fée.
Estéban et la petite fée s’enfoncent dans la forêt, Estéban regarde autour de lui, c’est magnifique, des papillons de toutes les couleurs volent, des fleurs partout, des arbres verdoyants, c’est un spectacle magnifique. Soudain la petite fée s’arrête devant un énorme champignon, se retourne vers Estéban et lui dit : « Voilà nous sommes arrivés ! » Elle frappe à la porte de cet énorme champignon qui est en fait la maison du roi des fées de la forêt, le roi Pixguerra.
« Oui qui est-ce ? » résonne une grosse voix à travers la porte. « C’est l’enfant, il est arrivé ! » répond la petite fée. La porte s’ouvre alors, et un homme avec de grandes ailes blanches et bleues apparait, il a les cheveux d’un blanc si pur, une longue barbe et des yeux aussi verts que le vert des feuilles du grand saule pleureur. Il sourit et dit : « Bienvenu parmi nous, Estéban ! » Estéban, étonné d’entendre que le roi Pixguerra, connaissait son prénom répond en balbutiant : « Mer... merci votre majesté ! »  Le roi se met à rire fortement et lui dit : « appelle moi tout simplement Pixguerra, ici dans notre royaume, les classes ont peu d’importance, et même si je suis le roi, je considère que tous les êtres de cette forêt sont comme moi. Ils ont tous une qualité ou des qualités majestueuses, tous œuvrent à quelque chose d’important dans la vie de tous les jours. Et nous sommes là pour nous entraider. Et si tu es là aujourd’hui, c’est justement parce que toi tu as compris cette valeur importante, l’aide et le partage ! Tu n’as de cesse de donner aux autres, à ta famille, à ta petite sœur sur qui tu veilles sans cesse. Pour elle, tu serais prêt à tout, quitte à laisser échapper ton propre bonheur. » « Mais moi je suis heureux, si elle est heureuse ! » répond Estéban. « Et en ce moment je suis très inquiet pour elle, parce que je ne sais si elle va bien. » reprend-il. « Alors rassure toi, écoute et regarde ! » réplique le roi.
Il se met à siffler et toutes les fées de la forêt se réunissent autour du grand saule. Elles se mettent à danser autour de l’arbre et à chanter en chœur : « Quand tu as peur, quand tu as froid, écoute ton cœur il te réchauffera. Quand tu es triste et ue tu te sens seul, écoute la voix au fond de toi. »
Pixguerra fait signe à Estéban de venir s’asseoir sous le grand Saule et il lui dit : « Quand tu crois que tu te perds, assieds-toi là et écoute un peu. Le grand saule te guidera, les oiseaux t’indiqueront le chemin et nous, nous te donneront la main. » Le vent se met alors à souffler, des feuilles mortes se mettent à virevolter devant les yeux d’Estéban, et les branches du grand saule pleureur lui caressent le visage. Tout paraît si léger, si doux, la mélodieuse voix des petites fées, la délicatesse de la valse des feuilles au vent, et la douceur des branches. Tout devient quiétude, sérénité. Estéban s’endort.
Estéban se met à rêver, il voit sa petite sœur Gabrielle, elle est là, contre un arbre, elle dort paisiblement. Elle tient entre ses mains un petit lapin. Cette image réveille soudain Estéban. Le roi, debout devant lui, lui demande : « alors mon enfant qu’as-tu vu ? » « J’ai vu Gabrielle, elle dort et elle a un lapin dans les mains, je crois que c’est le lapin de la chance ! » dit Estéban. « Oui mon garçon c’est bien ça ! Donc ne t’inquiète pas, tu vois qu’elle est en sécurité ! » Reprend Pixguerra. « Lorsque tu es passé par le sentier, les petites fées m’ont expliqué ce que tu faisais, à la différence des autres enfants qui se battaient pour avoir ce petit
lapin, toi tu as préféré protéger ta petite sœur. Alors nous voulions te féliciter et te remercier de tout ça. C’est ainsi que ce fameux lapin de la chance nous l’avons offert à ta petite sœur pour la protéger et toi nous t’avons fait venir ici, pour te montrer que toi non plus, tu n’es pas seul. Tu es un enfant exceptionnel et je veux que tu continues ainsi, alors n’oublie jamais ton intention et ne quitte jamais ton chemin. Dès que tu as peur, que tu te sens seul, va t’asseoir près d’un arbre, ferme tes yeux et pense fortement à nous. Nous serons là. Dès que tu auras des choix à faire, que tu douteras, tu penseras à ce que tu auras vu et vécu aujourd’hui, et tu sauras. Maintenant il est l’heure pour toi de retrouver ta sœur. Garde toujours ton grand cœur, écoute toujours ce qu’il te dit. Maintenant, ferme tes yeux et écoute ! » Ordonne alors le roi. Les petites fées se remettent à danser, à chanter à nouveau autour de l’arbre, le vent souffle et le saule reprend de nouveau ses caresses. Estéban s’endort à nouveau. Quand il se réveille, il se retrouve à côté de Gabrielle, qui dort profondément. Délicatement, il lui souffle sur le visage pour la réveiller en douceur, Gabrielle s’éveille. Il la regarde, lui sourit, ils se lèvent tous les deux, Gabrielle garde précieusement son lapin dans les bras, puis ils repartent sur le sentier pour atteindre la prairie. Sur le chemin, ils trouvent une grande quantité de chocolats, de quoi en donner à toute la famille.
Ils retournent ainsi à la maison, tous les deux ravis, à la fois par leur butin mais aussi par la surprise qu’ils ont eu chacun. Gabrielle garde son lapin près d’elle à chaque instant, et Estéban lui son merveilleux secret.
Quand vous vous sentez seuls, posez-vous, fermez les yeux et écoutez ! Christy.
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