Les Lumières de la Ville

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Elia Wood Les Lumières de la ville. Seul à la fenêtre je contemple la ville. Tous les hauts buildings. Et je pense. A toi. Hier nous avons oublié les règles, toi et moi. On a couru dans les rues, on a ri aux éclats.

Publié le : dimanche 26 août 2012
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Elia Wood
Les Lumières de la ville.
Seul à la fenêtre je contemple la ville.
Tous les hauts buildings. Et je pense. A toi. Hier nous avons oublié les règles, toi et moi. On a couru dans les rues, on a ri aux éclats. On n’est pas rentrés chez nous .Enfin tu n'es pas rentré chez toi .Moi je n'ai pas vraiment de chez moi. Je t'ai acheté une glace à la fraise, ton parfum préféré .Tu t'en est mise sur le nez, on a ri de plus belle.
C’était une belle nuit, une folle nuit .Dans les rues, le cœur battant, toi et moi. On a oublié les règles. Ma vie est dure, mais seulement le jour, la nuit me ravit mes problèmes. Le plus beau cadeau qu'elle m’a fait, c'est cette nuit-là .Cette nuit, la vie m'a dit :" Ce soir on fait une trêve".
Que la paix est douce .J'ai dix-sept ans, toi un peu moins .Dans dix-sept ans, je m'en souviendrais encore .De cette lueur dans tes yeux, des battements de mon cœur, de ton rire et du mien mêlés .On a pris un escalier de secours, tu m'as toujours dit que la vie était plus belle vue d'en haut .Tu avais raison .On a gravit les 23 étages, comme si on courait après nos rêves, ensemble. Arrivés sur le toit on était essoufflés d'avoir courus et trop rit.
Puis je les ai vus, toutes ces lumières, tous ces fragments de vie, j'ai pris conscience du monde .Une conscience aiguë, nouvelle, urbaine. Tu t’es blottie contre moi, tes cheveux sentaient bon.
Et tes yeux.
Tes yeux, les plus beaux du monde .De tous les mondes.
On est restés là, silencieux, nulbesoin de mots pour meubler l'amour, on se disait déjà tout sans même ouvrir la bouche.
Et la vie en dessous de nous était là, grouillante, prête à exploser de tous les sentiments humains, de tous les destins étroitement liés.
Toute la nuit jusqu'au matin, on est restés sur ce toit à observer le monde .Je l'ai vu éclore, s’éveiller, sortir de l’ombre, toi à mes côtés.
Avec le jour, vinrent les conséquences.
J'allais retourner dans la rue, dealer, survivre.
Toi tu allais rentrer chez toi, essayer d'expliquer à tes parents ce que tu faisais toute la nuit sur un toit avec un voyou.
Mais cette nuit-là, elle restera gravée en nous, comme écrite à l'encre de feu.
Tu avais raison, la vie est plus belle vu d'en haut, par-delà les lumières de la ville.
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