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PHILIPPE CEBEILLAC URBANITES ILLUSTREES CONTES, HISTORIETTES ET SKETCHES ILLUSTRES. Illustrations : photographies de l’auteur et sites internet. probikeshop.fr Concept : Philippe CEBEILLAC BIOGRAPHIE: Philippe Cébeillac, né en 1957 dans les Charentes-Maritimes. Ecrivain, chercheur, artiste peintre, photographe, créateur référencé. Pluridisciplinaire. Profession : soutien scolaire à domicile en mathématiques et méthodologie. Etudes en Sciences Politiques, Lettres Modernes, Psychologie, Informatique et Multimédia. Dés 1979 a commencé sa carrière dans le monde de la presse en participant à la création d’un hebdomadaire, puis s'oriente vers la rédaction de romans, nouvelles, recherches et poèmes. En parallèle il mène à partir de 1980 une carrière de plasticien et invente le concept de tableau variant et d’espace interactif. Réalise plusieurs expositions sur Toulouse et sa périphérie, participe à plusieurs concours, conçoit en collaboration avec diverses instances et institutions publiques et privées des espaces-œuvres. Crée sur Galerie Création et Culture Inside deux sites d’expositions de ses œuvres picturales et photographiques. Elabore en 2007 un site Educatif sur Internet. - 2 - PREFACE Contes qui n’en sont pas tout à fait puisque le lecteur pourra trouver dans chacun d’eux des éléments qui les relient les uns aux autres ce qui en fait un tout.
Publié le : lundi 9 juin 2014
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PHILIPPE CEBEILLAC
URBANITES ILLUSTREES
CONTES, HISTORIETTES ET SKETCHES ILLUSTRES.
Illustrations: photographies de l’auteur et sites internet.
probikeshop.frConcept : Philippe CEBEILLAC
BIOGRAPHIE: Philippe Cébeillac, né en 1957 dans les CharentesMaritimes. Ecrivain, chercheur, artiste peintre, photographe, créateur référencé. Pluridisciplinaire. Profession : soutien scolaire à domicile en mathématiques et méthodologie. Etudes en Sciences Politiques, Lettres Modernes, Psychologie, Informatique etMultimédia. Dés 1979 a commencé sa carrière dans le monde de la presse enparticipant à la création d’un hebdomadaire, puis s'oriente vers la rédaction de romans, nouvelles, recherches et poèmes. En parallèle il mène à partir de 1980 une carrière de plasticien et invente le concept de tableau variant et d’espace interactif.plusieurs expositions sur Toulouse et sa périphérie, participe à plusieurs Réalise concours, conçoit en collaboration avec diverses instances et institutions publiques et privées des espacesœuvres.Crée sur Galerie Création et Culture Inside deux sites d’expositions de ses œuvres picturales et photographiques. Elabore en 2007 un site Educatif sur Internet.  2 
PREFACE Contes quin’en sont pas tout à fait puisque le lecteur pourra trouver dans chacun d’eux deséléments qui les relient les uns aux autres ce qui en fait un tout. Contes qui parlent de fragments de la vie, d’instantanées de la vie quotidienne dans nos cités urbaines et nos vies de citadins. Contes ou scénarios cinématographiques parce qu’avec un peu d’imagination on pourraitvoir et rêver de films. Contes qui font appel à l’imaginaire et au surréalisme et qui invitent à la réflexionou à l’amusementsur notre monde et notre vie. Historiettes amusantes qui jouent sur les mots et les situations. Sketches ou brèves pièces de théâtre en un acte et une scène : dialogues surréalistes, ubuesques, philosophiques. Salade de mots et prose poétique pour le plaisir de lire des mots qui font de la poésie qui n’est pas que de la poésie, des mots qui font de la musique et du sens. P.CEBEILLAC.
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CONTES ILLUSTRES
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seulavecvous.blogspot.com
DIXNEUF HEURES EXACTEMENT.
 Sixcoups de cloche, la cloche de l'église vient de donner son heure en pâture aux oreilles des habitants de la ville d'Arras. Temps d'automne, temps de brouillard. Les rues ne sont pas encore éclairées et les principales artères bruissent d'une activité de fin de journée. Les ruelles et les venelles sont calmes, trop calmes... Le brouillard ronge tout, lentement, surement ; ronge les poteaux, les arêtes des murs, les angles des toits, les êtres, les sons, les gestes... et la nuit commençante l'aide dans sa tâche destructrice et une fine bruine mouille les vêtements et les corps. Dixhuit heures... rien ne bouge ou presque, dans cette rue. Un ou deux magasins sont encore éclairés d'une lueur blafarde. Une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre pour clore ses volets et laisse s'échapper une bouffée de musique, de paroles, d'odeurs et de chaleur... Quelqu'un tousse au loin... Un chien aboie... une voiture passe, sucée, matière et son par le brouillard mouillant ....
 seourroma n.canaog.com
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Dixhuit heures cinq. Véronique, douze ans, saute du marche pied du car qui la ramène du lycée, et se met en route vers son domicile, il lui reste à peu prés une demiheure de marche à faire. Elle est vêtue, comme à l'accoutumée, de son anorak rouge et de son jean bleu et porte aux pieds de ces chaussures de cuir bon marché que les mères achètent à leurs enfants pour le temps d'une saison. Plusieurs rues à parcourir dans le brouillard et la nuit... Le quart vient de sonner. Seul bruit. Seul signe que quelque chose bouge dans cette rue, dans cette ville engloutie. Encore un quart d'heure et elle retrouvera l'immeuble de ses parents, le perron aux trois marches de marbre gris, le hall aux multiples boites aux lettres de bois brun, l'ascenseur aux
 plus.google.com parois couvertes de graffitiset de traits de craie que le petit Pierre, son voisin du dessus, s’amuse à faire et l'appartement douillet où sa mère prépare le souper. C'est la première fois qu'elle fait seule ce trajet. D’habitude, Laurence, sa petite sœur, l'accompagnait mais elle est chez elle, au lit, malade...Deux ilotiers passent sur leurs vélomoteurs blancs. Ils regardent un instant cette petite fille puis fixent la ligne blanche peinte sur le sol goudronnée qui leur permet de se guider. Elle relève la
cocolejour.blogspot.com manche de son anorak et regarde sa montre : dixhuit heures vingt. Au coin de la rue, à cinquante mètres l'immeuble avec à sa droite le terrain vague: mélange de terre et d'ordures qui bientôt verra se dresser desbâtisses identiques à celle où elle habite. La construction a été arrêtée par manque de crédits, et les machines bâchées, les mandrins, les grilles d'acier, les sacs de ciment et les monticules de gravier gris et de sable brun attendent... attendent... Il
 photostp.free.frfait froid, il fait nuit. Les nappes de brouillard circulent, fantômes blêmes, dans ces cadavres de matière inerte. Elle regarde sa montre, hésite un instant, puis comme elle le fait à chaque fois qu'elle  6 
prend une décision: plisse à demi ses yeux bleus et lancent en arrière ses tresses blondes. Elle fait quelques pas, et s'arrête devant la vitrine du marchand de cadeaux qui vient de disposer les premiers jouets, bibelots, joujoux, cadeaux de Noël... Noël! Elle regarde, émerveillée ces rêves éclairés...
 laparisienneetsesphotos.eklablog.comDixhuit heures vingtcinq, rien... une rue déserte, pas un passant, pas une voiture, pas un bruit... rien... La nuit, le brouillard, la bruine et une vitrine éclairée pour une petite fille en anorak rouge et un jean bleu... Personne, personne ne l'a vu surgir du coin de la rue, cet homme qui marche lentement les deux mains dans les poches de son manteau beige. Il jette un coup d'œil à droite, puis à gauche,
 canstockphoto.fravance, quand il la voit il accélère le pas, à quelques mètres d'elle il stoppe et la fixe. Véronique les yeux écarquillés, ne le voit pas, ne l'entend pas, elle vagabonde de rêve, en rêve, de désirs en souhaits, d'une poupée gigantesque à la robe éclatante à un nounours minuscule aux poils angora. Un pas, puis deux... il s'immobilise, regarde quelques instants à terre. Une voiture tous phares allumés passe, il
 fr.123rf.comdétourne son visage, masquant de sa main gauche ses yeux bleus. Il se tourne, regarde la rue, sombre et opaque, silencieuse et ouatée... Il fixe la petite fille, et sur son visage barré d'une moustache épaisse et brune se dessine un sourire. Sa main droite commence à s'agiter dans la poche de son manteau, puis il ne fait plus aucun mouvement et sort lentement un canif aumanche de bois ocre. Il quitte la petite fille des yeux et regarde l'objet qu'il tient dans sa main. Il ôte ses gants et de ses ongles longs et parfaitement limés de l'index et du pouce de la main droite il extirpe la lame avec précaution de son fourreau. Lame qui luit quelques secondes lorsqu'il la présente à la lumière de la vitrine, produite par  7 
les guirlandes électriques qui jettent par intermittence des lumières multicolores: rouge, jaune, vert, bleu... bleu! Comme la lame bleutée de son canif! Il sourit, et tout en plissant ses lèvres, caresse légèrement le fil tranchant. Il regarde sa montre. Dixhuit heures vingt huit. Pas un bruit... pas un mouvement... les lampadaires dressés dans la masse laiteuse du brouillard ne sont toujours pas allumés, et la nuit s'avance reine de son temps. Au loin, quelqu'un appelle quelqu'un. Il sursaute. Rien.
 jardinscosmopolites.blogspot.comTrois fois par saccades il fait jouer le canif entre ses mains gantées de cuir fauve. Trois fois... puis il glisse sa main gauche dans la poche de son manteau et en sort ... La cloche de l'église sonne la demie, un son, un bruit, soudain... Puis le silence... l'ouate du brouillard qui suce et ronge tout. Et la nuit qui noie les choses... Il plonge sa main dans sa poche gauche et en sort une pomme golden jaune qu'il épluche de la lame bleue de son canif au manche ocre. L'épluchure en spirale chute à terre et d'un rapide mouvement de son pied il la jette dans le caniveau parmi quelques mégots et papiers froissés. Il mange lentement ne laissant rien, pas même les pépins qu'il fait craquer sous ses molaires, il porte un à un les morceaux de chair jaune jusqu'à sa bouche à l'aide de la lame effilée de son canif. Il contemple la petite fille en mâchant, il sourit. Dernière bouchée. Dernier morceau. Il essuie la lame du couteau, en vérifie le tranchant, regarde sa montre, dixhuit heures quarante cinq. On l'entend murmurer : « il est temps...» Alors il lève sa main droite et tenant son canif de la main gauche il pose sa main sur l'épaule de Véronique et dit: « et bien choupette! Faudrait peut être songer à rentrer... ». Elle sursaute, se retourne et se jette dans les bras de son père. —papa! Papa!... t'es là! Ça fait combien de temps! J’t’ai pas entendu arriver...Le père riant, couverts de baisers et bisous, a juste le temps de rentrer la lame de son canif pour ne pas blesser sa fille, qu'elle lance ses bras autour de son cou et ses jambes autour de son torse. dis donc! Ça fait un petit moment que je te regarde faire, t'y penses déjà à Noël! Coquine va!T’as vul'heure qu'il est? ... presque sept heures!... allez on rentre... sinon maman va se faire du souci... Toujours la portant, ils se dirigent vers leur immeuble, et ne prête pas attention aux éclats de voix et à la lumière qui vient de surgir de la pièce durezdechaussée de la petite maison bourgeoise située au N° I3. Les lampadaires viennent de s'allumer peu à peu comme se passant un relais invisible. Dans l'espace laiteux, les rayons maladifs aspirés par le brouillard n'éclairent rien et  8 
nimbent tout. N° 13, Mr DUMAS, Agent de change. La plaque dorée de cuivre, nettoyée récemment brille tristement sur le pilier de gauche qui soutient le portail de fer forgé ouvragé d'entrelacs de feuilles et fleurs qui donne accès au petit pavillon.
 123RF Ils arrivent à leur immeuble, leur hall, leur ascenseur, et enfin leur appartement. Une bonne soupe les attend, haricots et lardons, salade frisée et fromage affiné. La télé allumée attrape leurs regards et ils écoutent avec un intérêt passager les actualités télévisés de la région il est dixneuf heures exactement.
 jasonarnopp.blogspot.com
LE POINT ZERO
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 23/01/2014le cauchemar continue, des millions de chômeurs sont jetés à la rue en regardant leurs entreprises détruites inlassablement par le système vampirique international du capitalisme tentaculaire qui a envahi notre planète mais mieux vaut vingt millions de chômeurs que de morts. La série « V » américaine est enfin réalisée, les hommes serpents règnent partout, les humains restants tentent de résister mais leur nombre se réduit de jour en jour.
 offensivesocialiste.wordpress.com Deux virus hautement destructeurs pulvérisent toutes les décisions. L’un se nomme « Veto», l’autre «Lecon ». Maurice Leglu, modeste étudiant en informatique dans sa jeunesse devenu chef de projet dans une entreprise de soustraitance d’une grande multinationale pharmaceutique qui a été viré, fait partie de ceuxlà (des résistants et des nouveaux chômeurs). Il fulmine, il rumine, il enrage, il peste! Il arrive en fin de droits! Il ne percevra plus ses 600€ d’indemnités, la faillite le menace; sa femme, devenue cadre dans une entreprise de confection, est aux abois: doitelle chercher un autre mari? Doitelle chercher un autre chômeur qui aurait encore droit à ses droits ?... Doiventils abandonner leurs enfants alors que l’un, le fils,est dans une école de commerce à 6000€ par an, auquel s’ajoute un loyer de 400€et la voiture qu’ils luiont offert pour ses dixhuit ans à 5 990€,offre promotionnelle de l’année 2013 qu’ils avaient obtenu enbénéficiant de la prime à la casse de la voiture de Marine la femme chériequi se retrouve sans voiture mais qui a su profiter d’une occasion de son mari et en acquérir une presque neuve à 5000€ avec un crédit sur les deux de 275€ mensuels. La situation est insupportable. Et ils ne peuvent rien dire: que diraient les voisins?!!! Hein!: que diraient les voisins?!!!Surtout Mr Duchaussoit le voisin d’à coté qui fait que les fliquer…
 huffingtonpost.fr La jeune sœur poursuit ses études mais veut rentrer dans un lycée privée qui est aussi payant. Les charges s’accumulent etils ne peuvent rien faire... et ils gémissent quand ils voient ces footballeurs s’en foutre plein lespoches alors qu’eux envisagent de retourner chez leurs parents réciproques plutôt que de sombrer dans l’alcoolisme, la drogue, la délinquance, la rue, la mendicité!  10 
La vengeance! Soudain! Parcoure son esprit : non! Il ne se laissera pas faire! Il luttera! Il ne retournera pas chez ses parents! Il!  Desjours et des nuits durant il travaille solitairement sur ses ordinateurs (achetés à crédit) complotant secrètement contre le monde environnant! Et en plus il venait juste de faire installer une pompe à chaleur pour la somme modique de 21000€ en bénéficiant de l’aide de l’état contre le gaspillage énergétique! Les menaces s’accumulent! Il œuvre! Il travaille! Il calcule! Il essaie! Il tente! Ilréfléchit! L’aisje trouvéepense t’il! Aisje trouvé la vengeance totale?!!!  MauriceLeglu, si tendre, si calme, si bon employé est devenu un monstre. Il vient d’inventer le virus zéro, le virus qui une fois envoyé par mail détruit tous les programmes, toutes les informations, tous les systèmes mémoires et rend inutile tous les ordinateurs ! Il est là dans son atelier fou de joie et de rage: «J’ai trouvé! J’ai trouvé!Un éclair de lucidité éclaire son visage: «» .je vais l’essayer tout de suite!...». Et il s’envoie un mail.
 journaldunet.com
LE RAVISSEUR
Un lapin, du thym, de la farine, des œufs... ah! Il ne faut pas que j'oublie d'acheter de la levure...Hélène sort de sa voiture, regarde autour d'elle cherchant sur le parking un chariot, elle en  11 
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