Je me souviens*

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Je me souviens de ce jour comme si c'était hier, je me souviens de ton corps allongé sur ce lit et sous ces draps dont tu étais recouvert, je me de tes mains attachées, enlacées par ce fil plastique blanc, tes doigts entrelacés. Je me souviens de ton visage pâle, je me souviens que sur ce visage se dessinait un sourire, c'était comme si tu étais enfin heureux, heureux d'être délivré de cette maladie, qui t'as consumé jusqu'à ton dernier souffle, qui t'a enlevé loin de moi, loin de nous, ne me laissant pas le temps de te dire au revoir. Je me souviens de ton visage encore, de la lumière à tes cotés, de ce foulard posé dessus pour la rendre plus douce, plus chaleureuse, mais que peut-il se trouver chaleureux dans ces instants, ces instants où les volets sont fermés, où les murs de la chambre ne vivent plus, où tout est mort autour, pleurant ton absence. La porte fermée qu'on osait à peine regarder, l'on savait tous que tu y étais, dans cette pièce, parti. Je me souviens ne pas avoir voulu te voir, je me souviens avoir pensé que ce serait trop douloureux. Et je me souviens avoir voulu te voir, pour une dernière fois. Je me souviens quand j'ai franchi le seuil de cette chambre, je me souviens quand j'ai vu ton corps, inerte, perdu, sans vie. Je me souviens ne pas avoir voulu y croire. Croire que tu étais envolé définitivement. Je me que je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi tu ne te réveillais pas.
Publié le : jeudi 19 septembre 2013
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Je m souviens de ce ou comme si c'était hier, e me souviens de to cor s allongé su ce li et sous ces dra s don t étais recouvert, e me souviens de tes mains attachées, enlacées a ce fil lasti ue blanc, tes doi ts entrelacés. J me souviens de to visa e âle, e me souviens ue su ce visa e se dessinait un sourire, c'était comme si t étais enfin heureux, heureu d'être délivré de cette maladie, u t'as consum us u'à to dernie souffle, ui t' enlev loi d moi, loin de nous, n me laissan as l tem s de te dir a revoir. Je me souviens de to visa e encore, de la lumière tes cotés, de ce foular osé dessus ou l rendre lus douce, lus chaleureuse, mais u euti se trouve chaleureu dans ces instants, ces instants où les volets son fermés, o les murs de l chambre ne viven lus, o tout es mort autour, leuran to absence. L orte fermée u'o osai eine re arder, l'o savait tous ue t étais, dans cette ièce, arti. Je me souviens ne as avoi voul t voir, e me souviens avoi ensé ue ce serait tro douloureux. E e m souviens avoir voul te voir, ou une dernièr fois. Je me souviens uan 'a franchi le seuil de cette chambre, me souviens uan 'ai v to cor s, inerte, erdu, sans vie. Je me souviens n as avoi voul croire. Croire ue t étais envolé définitivement. Je me souviens u e ne com renais as. Je ne com renais as our uoi t ne te réveillais as. Je ne com renais as our uo t ne ré ondais as. Pour uoi tes eu ne s'ouvraient as. Pour uoi t ne les laissais as s'ouvri encore ou nous voir. Pour uoi ne nous ast as fai rofite d ble de tes eu une dernière fois. Dismoi our uoi to t cro ais e Dieu, lu ui t'arrach nous. Qui ne nous as laissé t résence encore. E cette croi dans cette chambre, a dessus de cett orte, cette croi ui n voulai lus rie dire. Je déteste l reli ion, e déteste ce fout dieu ou t'avoir re ris, ou nous avoi sé arés, ou t'avoi fai d mal, ou t'avoi fait ce mal. Je me souviens encore dans cette voiture, o e rentrais de l'école, tou le monde savait, exce té moi. Je me souviens d l'annonce de t mor dans l voiture, les mots récis ne me reviennen as, tro douloureu e crois ue 'ai référ les effacer. Je me souviens être descendue de cette voiture, des bras ui s son osés sur mo é aule, ui m'on câliné, e m souviens d'avoi leurer, d'avoi re retter de ne as t'avoir di a revoir, e ces bras su mes é aules ui leuraien aussi. J me souviens avoi v l maison, le ortail, l orte d'entrée, les murs, les fenêtres, les ortes, les marches de l orte d'entrée, tou ç étai lourd, fané, en deuil, ç criai sur l vie. Je me souviens d'avoi ouver l orte, e d'avoi re le cou de massue sur moi, e moi. Je me ra elle ces visa es tournés vers Nous, l tête baissée, les eux tristes, rou es, l'ambiance étai elle aussi morte, lus rien n'avai l'ai de tourner. La terre s'étai arrêtée. Je me souviens être tombée dans des bras. Tout le monde ensait toi. Tou le monde venait, leurait. Tou le mond t'aimait.Je me souviens des larmes de tous. Celles parce que c'étai trop dur,quand on t'a dit au revoir en te prenant la main et en quittant la chambre, on portait à présent le poids de la terre sur nos épaules, sachant que ce fut le dernier instant avec toi. Je me souviens avoir marché derrière ton cercueil, je me souviens l'avoir touché, je me souviens de cette lettre que je t'ai écrite, que l'on a mis dans ta veste, pour quetu partes avec une partie de nous. Je me souviens de mes cauchemars, de celui où
tu étais encore vivant dans ton esprit, que je criais qu'ils ne t'emportent pas, mais personne ne me croyais. Je me souviens de toi encore vivant, de cette image où tu étais perdu, quand tu marchais, tu ne comprenais pas où tu étais. Ce soir là je me souviens avoir marqué une phrase sur Internet,«Voir quelqu'un s'éteindre devant nos yeux, la pire des souffrances». Il me semble que ce fut le lundi soir, la dernière fois où je t'ai vu vivant. Le mercredi, tu partais. J'espère au moins que tu es apaisé, que tu as rejoins ta famille, que tu te sens mieux. J'espère que tu me vois, que tu nous vois. J'espère que tu es fière de moi, toi qui n'a jamais douté de moi, toi qui croyais en moi, un des seuls. Je t'aimais tellement, je t'aime toujours autant, et même s'il y a un an passé, ton visage reste au fond de moi. La petite flamme de tes yeux n'est plus avec nous mais il y a toujours celle en nous qui ne cesse de nous rappeler que tu es toujours là.
Je t'aime.
11 septembre 2012
Deux ans plus tard, c'est toujours la même chose. Des noëls, des anniversaires, des repas de famille qui se font sans toi. Des sourires souffrants, des larmes intenables. Des moments de nostalgie, un deuil de fait. Mais toujours une incompréhension totale de la mort, un creux dans la poitrine et une interrogation énorme dans la tête. Ton corps inerte est la chose la plus incompréhensible que je n'ai jamais vu, ce rapprochement de la mort qui me fascine aujourd'hui. Je dois tenir de toi pour faire le métier que je m'apprête à faire. Quelque chose dont je n'ai plus peur maintenant, un corps inerte c'est juste le mystère de notre vie, celui qui nous attend tous. Je veux faire partie de cet univers parallèle qui m’apparaît aujourd'hui comme normal. Je veux rendre la mort des autres en un instant précieux, afin qu'ils fassent leur deuil comme j'ai fait le mien. Si je pouvais seulement changer les visages, les rendre beaux, doux, heureux, pour aider les Familles à accepter cette douleur, je le ferai. Volontiers. Aujourd'hui je n'ai plus peur d'en parler, de publier mes écrits sur toi, ou même d'en parler à voix haute. Au fond de moi je pense que c'est toi qui m'a conforté dans ce métier, si seulement j'avais pu à l'époque tenir ta main sans avoir peur.Je détesterai chaque mois de septembre de ma vie. Tu me manques.
De celles de Maman, uan elle t' di a revoi en te renan l mai eten quittan la chambre,De celles de Mami u ortai résent le oids de l terre sur sesé aules,De celles de Tata, u disai l veill de to enterremen il me semble,«et maintenan o ne le verr lus»,De celles d'Aurélie.De celles d Matthie endan la réunio avec le Curé,Suivan Pa ui étai sorti en leuran uel ues minutes avant.De celles d Mathild le ou de l'enterrement, u disai «J ne veux as u'ils l'emmène».Je me souviens avoi embrassé Mé ane e Laurie, ui leuraien aussi.Je me souviens avoi marché derrière to cercueil,Je me souviens l'avoi touché,Je me souviens d cette lettre ue e t'a écrite, ains ue Mathilde etAurélie, ue l'on mis dans t veste,Pou ue t artes avec une artie de nous.Je me souviens de mes cauchemars,De celui o t étais encore vivan dans to es rit,Que e criais, u'ils ne t'em orten as,Mais ersonne ne me cro ais.J me souviens de toi encore vivant,De cette ima e o t étais erdu,Quan t marchais, t ne com renais as o t étais.Ce soi l e me souviens avoi mar ué un hrase su Internet,«Voi uel u'u s'éteindre devant nos eux, l ire des souffrances».Il me semble ue ce fu le lundi soir,La dernière fois o e t'ai v vivant.Le mercredi, t artais.J'es ère a moins ue t es a aisé,Que t as re oins t famille,Que t te sens mieux.J'es ère ue t me vois, ue t nous vois.J'es ère ue t es fière de moi,To ui n' amais douté d moi,Toi ui cro ais e moi,T etit ue t aimais tant,Je t'aimais tellement,Je t'aime toujours autant,E même s'il a un a passé,Ton image reste a fon de moi,
E e ense très for toi.Au ourd'hui les larmes on coulé,T hoto contre moi,Sur des musi ues tristes, évo uant l mor d'u roche.Je assera te voir,Veille su nous, nous sommes tou rès de toi.T es tou ours tout rès de nous.L etite flamme de tes yeu n'es plus avec nous,Mais il toujours celle e nous,Qu nous fai penser toi
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