La mendiante

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En traitant de thèmes aussi variés que le mariage forcé, la sorcellerie, la mendicité, l'intolérance religieuse, le paranormal, la légèreté des moeurs et le clientélisme dans le domaine politique africain, La mendiante se veut un recueil de nouvelles peint avec réalisme qui font pénétrer dans les tréfonds d'une Afrique mystérieuse...
Publié le : dimanche 5 octobre 2014
Lecture(s) : 20
EAN13 : 9782336359120
Nombre de pages : 160
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Wendyam Salifou OuédraogoLa mendiante
Nouvelles
La mendiante…! Un livre aux tournures et aux descriptions
poétiques qui font pénétrer dans les tréfonds d’une Afrique
mystérieuse où le mysticisme rime avec la diversité des
croyances. En traitant de thèmes aussi variés que le mariage La mendiante
forcé, la sorcellerie et ses pratiques assimilées, la mendicité,
l’intolérance religieuse, le paranormal, la légèreté des mœurs
Nouvelleset le clientélisme dans le domaine politique africain…, La
mendiante se veut un recueil de nouvelles qui peint avec un
réalisme phénoménal, certains recoins de notre vécu. Avec
une transversalité voilée, de sombres réalités qui font entrave
au vivre-ensemble, à la sécurité individuelle et collective sont
passées en revue pour décrire non seulement les travers des
hommes, mais aussi pour établir une posture existentielle de
l’homme avec le monde. Ce livre ébranle inéluctablement la
sensibilité et réaffirme une éthique éditoriale d’une plume
singulière : L’Odyssée sur les eaux âcres de la condition
sociale !
Poète, romancier, nouvelliste…, Wendyam Salifou Ouédraogo
est un écrivain à la plume alerte et généreuse. Né le 08 décembre
1976 à Ouahigouya (nord du Burkina Faso), il obtient la Licence
ès Lettres à l’université de Ouagadougou en 2003. Ancien élève
de l’école normale supérieure, Wendyam est enseignant certifié
de français depuis 2006. Il est présentement en poste au lycée Yamwaya de
Ouahigouya (Burkina Faso).

Ecrire l’AfriqueISBN : 978-2-343-04518-4
16,50 € Ecrire l’Afrique
ECRIRE_AFRIQUE_OUEDRAOGO_12_LA-MENDIANTE.indd 1 30/09/14 14:18:40
La mendiante Wendyam Salifou Ouédraogo
Wendyam Salifou OUEDRAOGO






La mendiante

Nouvelles








L’Harmattan


Wendyam Salifou Ouedraogo







La mendiante

Nouvelles







L’Harmattan

Du même auteur

- L’Ombre des jours, Paris, l’Harmattan, 2013 (poésie).
- L’être et le monde, Paris, l’Harmattan, 2013 (poésie).
- On ne recommence pas la Vie, Jetro SA, Ouagadougou
2014 (roman).











© L'Harmattan, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04518-4
EAN : 9782343045184




Avertissement

Les textes de cet ouvrage sont purement nés de
l’imaginaire et toute ressemblance avec des lieux, des
personnes physiques ou morales ne serait que de la
pure coïncidence.





Préface

a sensibilité de l’âme poétique alliée à la L prodigalité de l’esprit prosaïque donne au
recueil de nouvelles de Wendyam une dimension hors
du commun. L’on a coutume d’entendre dire que
l’œuvre littéraire est le fruit d’un imaginaire
généreux, sans prise aucune avec la réalité ambiante.
L’Albatros de Baudelaire en est une parfaite
illustration, car le poète ou l’écrivain dont l’œuvre ne
prendrait pas ancrage dans le réel, ne se comporte pas,
selon bien d’esprits retors, en preux chevalier de la
cause sociale.

Parce qu’elle est le reflet de la vie et de
l’intelligence humaine, l’écriture au sens stendhalien
est le miroir de nos ambitions comme de nos
désillusions.


La plume de Wendyam plonge le lecteur dans les
reflets du réalisme social quoique l’auteur s’en
défende lui-même. Le titre éponyme « La mendiante »
a été judicieusement choisi, traduisant de façon
transversale une éthique éditoriale qui donne à son
œuvre toute sa plénitude et sa cohérence.

Mendiants d’amour impossible est le dessein de
Joséphine, la fille du pasteur, et Alioun, le fils de
l’imam. Les Saintes Écritures ont un seul et unique
auteur, Dieu, que l’on retrouve dans toutes les
cultures. Pourtant, les humains auront une tout autre
interprétation de la vérité divine. Cela n’est pas sans
conséquence sur la vie en société.

Mendiante au gré du destin l’est devenue Mariama ,
cette jeune fille peulh qui a commis l’outrecuidance
de ne pas se conformer aux lois désuètes de la
tradition fulbé.

Mendiantes, le seront par la force des choses Yaaba
et Fatim sa petite-fille, arpentant l’asphalte chaud de

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cette agglomération impersonnelle, où l’égoïsme est
la chose la mieux partagée.
Mendiant d’amour absolu, l’est ce jeune enseignant
Solo, éperdument épris de Randa la mystérieuse
passante qui disparait et réapparait comme le cycle
journalier de l’astre flamboyant.

Mendiant, l’est Modou le talibé qui, à peine arraché
du sein de sa mère, est confié à un maître marabout.
Sa joie de vivre dans la mendicité et le libertinage
fiévreux de la rue seront de très courte durée.

Enfin, l’exception qui confirme bien la règle est
Laura, la prétentieuse secrétaire qui n’hésite pas à
monnayer son corps pour parvenir à ses fins.

Dans la transversalité, mendier apparaît dans
l’œuvre de Wendyam comme le rapport de l’homme
au monde, une forme de quête existentielle en vue
d’un mieux-être. Pour peu qu’elle traduise l’humaine
condition, cette quête se révèle inaccomplie…


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Des descriptions aux tournures poétiques font
pénétrer dans les réserves d’une Afrique mystérieuse
où le mysticisme le dispute à diverses croyances.

Eh, oui ! C’est bien cela les reflets d’une Afrique pure
dans son essence, profonde dans son existence, et
féconde dans sa magnificence.

Dr. Dramane Konaté
Sémio-universaliste
Spécialiste littérature, culture et civilisations
Président de la Société des auteurs, des gens de
l’écrit et des savoirs (SAGES)





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Dédicace

Aux vieilles femmes
du Centre Delwendé de Tanghin




















Avant-propos

e ne voudrais pas à travers les lignes suivantes J faire le procès d’une personnalité, morale,
physique, individuelle ou collective. Ce que j’ai
entrepris est une peinture de certains recoins des
nombreux couloirs de notre quotidien, nous autres,
prétendument hommes. Oui ! Parce que nous sommes
homme, notre action se résume particulièrement à ce
que nous pensons être le bien. C’est de là que naît une
interrogation constante : « qu’est – ce que donc le
bien ? »
C’est de là aussi que tous les maux, tous les crimes
prennent naissance !

Les hommes ont souvent et aveuglement foi à ce
qu’ils pensent être une norme morale ou sociale et
ainsi, ils s’adjugent le droit de faire impunément du
tort, du mal et pire, briser de pauvres vies au nom

d’une quelconque croyance, d’un petit orgueil et
même au nom de Dieu. La justice prend alors un
visage cynique et inhumain, brisant le faible sous la
puissance aveugle de la société et de ces lois
religieuses, culturelles et que sais-je encore ? Sur le
grand boulevard de notre marche commune, une
parole renverse une autre ; un dieu tue un autre en
disant fièrement au monde : « je suis la vérité », « je
suis la force. »

Ainsi, tout converge vers la grande nuit – notre
nuit noire ! Ce qui aurait pu être lumière et augure
pour notre bien-être commun est lâchement
emprisonné ou volé par notre propre ignorance, notre
méchanceté – le crime !

Déjà sur les rives primaires des odyssées, l’homme
a été déchu de sa divinité pour embrasser l’ombre et
le crime. La souffrance et autres forfaits sont au
sommet de notre quotidien appelant ainsi notre
conscience humaine à plus d’humanité. Dans notre
soif désespérée du monde, il y a souvent quelque

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chose que nous ignorons. Le bonheur est tout simple.
Il tient à l’acceptation de nos différences, au respect
des valeurs et tout simplement à la vie – à la
tolérance !

Cet humble ouvrage ne s’entiche d’aucun
didactisme sectaire ou partial. Il peint la vie pour
nourrir un espoir en un homme nouveau avec bien sûr
une nouvelle posture face à son semblable. C’est
pourquoi il puise abondamment dans un lyrisme non
transfigurant, mais réel.

Aussi, j’ai placé, au centre de cette écriture deux
réalités majeures : l’enfant et la femme dans la mesure
où ils sont l’espoir du monde et dans la mesure où, de
leur être, dépend en grande partie le bien-être de la
société.
Qu’ils trouvent dans ce modeste livre empreint
d’humanisme, un grand hommage à eux rendu et
surtout l’espérance d’un monde qui leur accorderait
considération et amour.
L’auteur

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