Le Téléphone

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Le Téléphone est une comédie en cinq actes qui relate avec humour les débâcles d'un journaliste et écrivain quadragénaire, qui frôle le désespoir et l'échec, mais un jour qu'il reçoit un coup...de téléphone, la voix féminine au bout du fil ne le laisse pas indifférent. Elle fait naître en lui une nouvelle pulsion et relance sa vie professionnelle et affective.
Publié le : mercredi 7 janvier 2015
Lecture(s) : 47
EAN13 : 9782336366203
Nombre de pages : 142
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Fadi A. Azar
LE TÉLÉPHONE
Comédie
Le Téléphone est une comédie en cinq actes qui relate
avec humour les débâcles d’un journaliste et écrivain
quadragénaire, qui frôle le désespoir et l’échec, mais LE TÉLÉPHONE
un jour qu’il reçoit un coup… de téléphone, la voix
féminine au bout du fi l ne le laisse pas indifférent,
Comédieelle fait naître en lui une nouvelle pulsion, s’avère
être de bon augure, et relance systématiquement et
plaisamment sa vie professionnelle et affective sur
plus d’un plan, d’une façon presque fulgurante.
Fadi A. Azar, diplômé en Études Supérieures
de Génie Civil, option Architecture, a
quitté le Liban en 1976 suite à la guerre
civile, pour travailler dans les Pays
Arabes et en Afrique. Il est rentré fi n 1985 au
décès de son père pour s’y installer défi nitivement.
Il rencontre Antoinette Fahed qui en 1988 accepte
d’être sa femme. Elle lui donnera deux garçons, Daniel
et Alain.
357
ISBN : 978-2-343-05240-3
14
LE TÉLÉPHONE
Fadi A. Azar
Comédie© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-05240-3
EAN : 9782343052403Le Téléphone Théâtre des 5 Continents
Collection dirigée par
Robert Poudérou et Fanette Vendeville
Dernières parutions
356 – Olivier DEMIGNE, Un diner, rue Göring, 2014.
355 – Lou FERREIRA, Les invités du diable, 2014.
354 – Alexandre NIKOLAÏEVITCH OSTROVSKI, Le mariage de
Balzaminov, 2014.
353 – Pierre-Alexandre BOURGINE, Le repentir des Ménines, 2014.
352 – Pierre TAMINIAUX, La faille, 2014
351 – Michel VIVIER, Le bout du monde, 2014
350 – Jo PAPINI, Nous on vit là, 2014.
349 – Catherine C. LAURENT, Les jours perdus, 2014.
348 – Emmanuel LAMBERT – Bulles de Zinc, Match retour, 2014.
347 – Jean-Paul INISAN, Ecrans et miroirs, 2014.
346 – Claude MILON, Un magicien nommé Mozart. Évocation
dramatique en 33 tableaux, 2014.
345 – Laurence HUARD, Et le jour..., 2014.
344 – Laetitia BOQUI-QUENI, Le grand Malbar, 2014.
343 – François AURORE, Je voudrais mourir en pleurant ,2014.
342 – Henri FABRE, L’héritière ,2014.
341 – Henri FABRE, Le maître et le marteau ,2014.
340 – Florestan VERHAEGEN, Un incroyable bijou ,2014.
339 – Hélène VRIGNAUD-MASUREL, La Pelle de la terre ,2014.
338 – Bernard FAIDUTTI, 39-45… Décisions nucléaires, 2014.
337 – Monique LANCEL, La tentation du capitaine Lacuzon, 2014.
336 – Marie-Aimée LEBRETON, Au fil des jours, 2014.
335 – Richard TSOGANG FOSSI, Le gibier humain, 2014.
334 – Ivan GAVRILOFF, La dernière pilule, 2014.
333 – Bernard MARTIN FARGIER, Bonheur voyage, 2014.
332 – Lou FERREIRA, Pour l’éternité, 2014.
331 – Jean-Luc TABARD, La truite aux amandes, 2014.
330 – Koshi AKOUBIA, Grinini, 2014.
329 – Nicky ATTIKI, Le sculpteur, 2014.
328 – Serge BOUCHET DE FAREINS, Avis de recherche, 2014.
327 – Juliette SPERANZA, Elektra La Rienne, 2014. Fadi A. Azar
Le Téléphone
Théâtre
Comédie
L’Harmattan A mon épouse Antoinette
Tout corps plongé dans un liquide
Reçoit un coup de téléphone

Maurice Roche Les personnages
Yves Trofort : Ecrivain et journaliste
Bernadette : Gouvernante
Rébecca : Jeune écrivaine débutante
Mr. Poulenc : Rédacteur en chef d’un journal
Mr. Baudin : Editeur
Mr. Persan : Représentant d’une compagnie
d’assurance
Deux portefaix
Le rideau se lève sur un salon formé d’une pièce, on voit
sur un côté un divan avec un fauteuil de part et d’autre d’une
table basse, de l’autre côté, une modeste table de salle à
manger avec quatre chaises autour, et au milieu, on voit de
trois quart une petite table de travail et un homme d’une
quarantaine d’années assis sur une chaise avec son
ordinateur portable en face de lui.
Tous ces meubles n’ont aucun style particulier et se
trouvent en état usagé, même l’ordinateur n’est pas du dernier
cri ! Le rideau tout en se levant, on entend sonner le
téléphone à cadran sur la table de travail. ACTE 1
Scène Première : Yves, Bernadette.
Yves décroche le récepteur.
Yves : Allô ! J’écoute !
Mais on entend un cliquetis, un gazouillement, un
sifflement et la tonalité revient. Bernadette, soixante-cinq ans,
des gants de nettoyage aux mains entre au salon en tenue de
ménage. Yves raccroche.
Bernadette : Qui c’était ?
Yves : Je ne sais pas ! De deux choses l’une, ou que c’est
quelqu’un qui s’est trompé de numéro d’appel et qui s’en
est rendu compte, ou alors quelqu’un qui n’a pas aimé ma
voix ! S’il a fait un faux numéro, l’affaire est close, mais
s’il n’a pas aimé ma voix de deux choses l’une, ou c’est
quelqu’un qui voulait m’annoncer une mauvaise nouvelle,
ou alors qui voulait parler à quelqu’un d’autre, en
l’occurrence à toi ! S’il avait une mauvaise nouvelle à m’annoncer,
c’est tout à fait normal avec les temps qui courent pour moi,
11mais s’il voulait te parler à toi de deux choses l’une, ou que
cette personne est une femme, ou que c’est un homme. Si
c’est une femme, aucun problème, mais si c’est un homme
de deux choses l’une, ou que c’est quelqu’un qui veut de
l’argent ou alors c’est un amant, un de tes soupirants
peutêtre…
Bernadette : Mais arrête tes plaisanteries ! Sois sérieux
pour une fois et regarde le problème de face ! Tu vois bien
où on en est, le réfrigérateur est vide, complètement vide et
depuis une semaine aucun sou n’est rentré. Sérieusement,
depuis le décès de ta pauvre mère, cela va de mal en pis, la
pauvre qu’est-ce qu’elle n’a pas enduré après que ton père
soit parti !
Yves : Berna, les pauvres c’est nous qui sommes restés, je
te donne ton salaire un mois sur deux tout au plus et comme
tu vois, les rentrées d’argent se font attendre ! C’est déjà
bien que tu restes avec moi pour t’occuper de tout !
Bernadette : Et où veux-tu que j’aille ? Je suis un peu
comme ta mère, je t’ai vu naître, et puis tes parents
m’avaient aidée, ils m’ont ramené du village où je n’avais
plus personne après la mort accidentelle de mes parents, le
prêtre avait ce jour-là demandé à tes parents de me prendre
pour aider au ménage pour ne pas que je tombe dans le
déshonneur d’un commerce charnel. Ta mère était une femme
merveilleuse, et ton père aussi, je les ai beaucoup aimés !
Yves : Et mon père a été sage avec toi, tu étais très belle, et
tu l’es encore !
Bernadette : Ton père me plaisait beaucoup, c’est le seul
homme que j’ai toujours admiré. S’il avait demandé quoi
que ce soit, je le lui aurais probablement donné mais il
12aimait ta mère sincèrement et elle le méritait ! Non, il n’y a
pas eu de dérapage et je n’ai pourtant pas aimé un autre que
lui !
Le téléphone se met à sonner, Yves décroche mais avant
qu’il ait pu répondre, on entend une voix féminine :
La voix : Je viens la semaine prochaine, attends-moi !
La communication est de nouveau coupée. Yves a toujours
le combiné en main et parait stupéfait.
Bernadette : Alors ?
Yves : Ce n’est pas un de tes soupirants ! C’était une voix
de femme et la communication était coupée !
Bernadette : Et qu’est-ce qu’elle a dit cette voix de femme ?
Yves : C’est certainement un faux numéro, elle a dit qu’elle
venait la semaine prochaine !
Bernadette : Très bien !
Yves : Qu’est-ce qui est très bien ? Tu attends quelqu’un ?
Bernadette : Moi ! Non ! Je voulais dire Ah ! Bon ! Je vais
aller continuer le ménage !
Yves : Et moi à écrire, mais je n’ai pas d’inspiration, je suis
à sec. Il faut pourtant que je trouve un sujet d’article pour le
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