Amazing Texas

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Amazing Texas

NM Mass

Roman de 340 500 caractères, 60 900 mots.
Texas est un rockeur célèbre. Arrogant, voire caractériel, il ne respecte personne. Seul lui importe son succès.

Stone est un chanteur de country sage et discret, avec une véritable empathie pour les autres. Il partage sa vie avec sa meilleure amie dans sa grande maison dans laquelle il a créé son studio. Sa passion : les voitures de sport.

Deux univers en totale opposition. Pourtant, un projet de duo improbable va les réunir dans un choc frontal, un choc de titan.

L’un est rébarbatif, l’autre est enthousiaste, le résultat sera-t-il détonant ou catastrophique ?
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Publié le : jeudi 30 juin 2016
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EAN13 : 9791029401589
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé
Remerciements
Première partie
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Deuxième partie
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Amazing Texas
Le cri du rock
NM Mass
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Troisième partie
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Stone
Texas
Dan, Crissie, Chase
Stone
Texas
Épilogue
Stone
Texas
Playlist
Résumé L’un est un rockeur de renommée, arrogant, provocateur, excessif, sûr de lui, caractériel à souhait, exigeant, autoritaire et capricieux. Il ne respecte rien ni personne. Il a tout ce qu’il pourrait espérer et aime se pavaner sous les feux de son succès. L’autre est un chanteur de country, sage, discret, empathique. Il partage sa vie avec sa meilleure amie dans sa grande maison, crée dans son studio personnel et se passionne pour les voitures de sport. Deux univers en totale opposition, à mille lieues l’un de l’autre. Un projet de duo improbable, impossible, va les réunir dans un choc frontal, un choc de titan. L’un est rébarbatif, l’autre est enthousiaste, le résultat sera-t-il détonant ou catastrophique ?
Remerciements Cette histoire à vu le jour un soir où j’écoutais de la musique, alors tout d’abord merci à tous ces artistes qui ravissent mes oreilles et m’apportent du plaisir à les écouter (playlist à la fin). Je l’ai écrite en étroite collaboration avec ma Plum d’amour, mille mercis à toi ma chérie pour ton amitié tout d’abord, ton soutien, ton aide précieuse, tes conseils, tes idées, ton enthousiasme, ta cohérence, tes efforts, ton imperturbable patience, ta bonne humeur et ton incroyable gentillesse, sans oublier tes superbes bannières ! C’est NOTRE bébé ! er La couverture a été réalisée avec l’aide de plusieurs personnes fantastiques, en 1 lieu avec mes deux modèles Nico mon « joli cœur » et Franck mon « darling » qui se sont pliés à mes désirs pour un duo photographique sous l’œil de mon objo. Beaucoup de fous-rires hein les mecs ? Ensuite ma Plum (encore) qui a trouvé le fond et le titre (purée ! on a ramé !) et Eridine la magicienne, qui nous a concocté un montage d’enfer pour un résultat superbe en accord avec mes attentes. Des milliers de mercis à vous 4 pour cela, vous êtes sensationnels ! Merci à mes fidèles bêtas pour leur lecture et corrections, Plum (toujours !) fidèle et inconditionnelle et Margot ! Ah Margot ! Un grand feeling, un brin de sérieux, une grosse pincée d’humour, un soupçon de folie, et du professionnalisme ! Merci de votre « œil » de lynx, de votre objectivité et votre franchise ! Je vous aime fort mes petites mains de l’ombre ! Merci à Pédro pour sa confiance, sa patience et son incroyable gentillesse, sans lui je n’en serais pas là. Merci aussi à mes enfants, ma compagne, mes amis, qui me soutiennent chaque jour et surtout me supportent ! Et merci à toutes et tous, lectrices et lecteurs qui me suivent et me lisent. En souhaitant que ce nouveau roman vous transporte et vous apporte beaucoup de plaisir… NM MASS
Première partie
Texas — QUOI ?! Je regarde mon agent comme s’il venait de m’annoncer que les ours polaires arboreraient dorénavant un pelage rose fluo suite à des manipulations génétiques de la part de savants fous ou même encore qu’après des recherches longues et difficiles, il allait être possible de faire carburer nos voitures avec du lait de vache. Bref, des choses tout à fait improbables tout comme l’annonce complètement insensée qu’il vient de me faire. — C’est en faveur d’une cause tout à fait honorable Texas et ça ne manquera pas de faire monter en flèche ta cote de popularité, argumente Tim avec une grimace. — Ma putain de popularité se porte très bien merci et n’a pas besoin d’un duo de merde qui sera nul à chier ! je rétorque en passant une main agacée dans mes cheveux. — Beaucoup d’artistes ont accepté la proposition, comme Start Up, Urban Gloss ou encore Claudie Giant et Rostany, continue mon agent enthousiaste, j’ai trouvé l’idée géniale ! — Ah ouais ? Parce que coupler des chanteurs complètement opposés, et leur faire écrire un duo afin de les pousser dans une compétition ridicule à « jouer à qui sera le meilleur » genre « la mienne est plus grosse que la tienne » tu trouves ça génial ? Mon cul oui ! — Ne me dis pas que la cause ne te touche pas Texas, tu mentirais, je te connais depuis tout ce temps. — Ce n’est pas cette putain de cause ! C’est LE putain de chanteur ! je m’exclame en dépliant mes jambes pour sortir de mon fauteuil. Avec des gestes rapides et nerveux, je me sers un Bourbon dans le bar de mon salon et je l’avale d’un trait, l’alcool me brûle la gorge et me rappelle qu’il y a longtemps que je n’ai pas pris une bonne murge à être complètement dépouillé. C’est la meilleure du jour ! Tim ne m’avait encore jamais pondu un truc pareil ! — Je ne ferai pas ce truc débile ! Et encore moins avec ce type ! C’est clair ? je m’entête en me servant un deuxième verre que j’avale tout aussi rapidement que le premier. Comme si l’alcool allait m’être d’une aide quelconque, ben voyons ! Je grimace à la sensation de brûlure et foudroie mon agent du regard comme si j’avais le pouvoir de le désagréger rien qu’en le zieutant. L’image de Superman et de son rayon rouge s’imposent dans mon cerveau. — Oh si tu vas le faire et tu sais pourquoi ? — Pourquoi ? je grogne contrarié. Tim me lance un de ces plus beaux sourires commerciaux et jette : — Parce que tu vas prendre ça comme un défi à relever, parce que de toute façon j’ai déjà signé le contrat, et parce que cet après-midi, le concours sera annoncé sur toutes les radios et télévisions ! — Putain de merde ! C’est le plus gros coup de pute que tu ne m’as jamais fait ! — Ça va rapporter un max Texas ! Et j’ai une si grande confiance en toi que je suis certain que vous allez nous sortir un truc d’enfer qui va révolutionner la musique ! — De la merde oui ! Rien que d’y penser j’ai envie de gerber ! Putain ! Fait chier ! Lorsque Tim a quitté ma maison après son annonce génialissime, j’étais dans une rage noire. Et je me demande encore ce qui m’a retenu de ne pas l’étrangler après lui avoir fait bouffer son contrat de chiotte ! Un duo, un putain de saloperie de duo ! Moi ! Mais c’était complètement inimaginable ! Depuis 18 ans, je menais ma carrière en solo, une carrière de rockeur. Je l’avais fait avec mon cœur, mes tripes, mon excentricité, ma provocation, mon genre de musique. J’avais créé mon style comme un couturier crée sa griffe. Il m’était propre, et si certains avaient essayé de m’imiter, personne n’avait pu copier mon univers, et j’étais fier et plein d’orgueil d’avoir pu imposer ma musicalité et en avoir un succès mondial. Mon image, je l’avais savamment travaillée, et ma réputation légendaire de macho-
provocateur-tatoué me précédait partout. J’avais le tempérament pour, j’aimais la gloire, et tout ce que ça apportait, le fric, les belles bagnoles, les femmes, les soirées déjantées, l’alcool et j’en passe. Je pouvais tout me permettre parce que mes fans me le pardonnaient et encensaient mon génie musical. Je m’étais fait tout seul, au fond d’un garage dépouillé, entre les hurlements de mes parents, rébarbatifs à ma passion pour les guitares électriques et ce rythme absolument impossible qu’ils ne toléraient pas. Je ne sais pas s’ils supportaient quoi que ce soit d’ailleurs, puisque tout était sujet à engueulades qui se finissaient fatalement par des coups. Ils se battaient comme des chiffonniers, c’était tout à fait le genre « je t’aime moi non plus », incapables de vivre ensemble comme inaptes à vivre séparés. Et entre mes études de médecine que j’avais fini par laisser tomber à la sortie de mon premier single. J’aurais sans doute fait un bon toubib… J’avais de grandes capacités intellectuelles que j’avais laissées de côté pour me noyer dans la musique qui me servait d’exutoire. C’était un très bon moyen de fuir cette ambiance familiale qui me déplaisait, de toute façon, en dehors de leurs disputes incessantes et de leurs réconciliations sur l’oreiller, mes parents n’en avaient rien à foutre du reste. Ni de moi. J’aurais pu devenir une petite frappe, un repris de justice, un assassin, que ça ne les aurait pas touchés plus que ça. Il leur arrivait de temps à autre, après avoir trop bu, ou parce qu’ils n’avaient pas pu se défouler sur l’autre, de me balancer quelques taloches. Je me réfugiais alors dans le garage, derrière ma guitare et je n’oubliais pas de m’y enfermer à double tour. Le garage ? C’était mon univers, l’endroit où je pouvais laisser libre cours à ma passion pour la musique. De toute façon, ils n’avaient même pas une voiture à mettre à l’abri à l’intérieur… Heureusement, malgré mes antécédents familiaux, je n’ai pas si mal tourné que ça… Bon, j’admets, je suis un rockeur et je véhicule une image forgée de toute pièce, parce que c’est cela qui plaît à mes fans et qui fait parler de moi. Et je crois bien que le personnage que j’ai créé avec ma musique a complètement absorbé ma véritable identité… Mais ce personnage me plait, je suis adulé, demandé, chéri, adoré et je peux tout me permettre. Tim avait raison sur un truc, la cause de ce concours, la moitié des gains seraient reversée au bénéfice de l’association « Life Children » qui militait et récoltait des fonds en faveur d’enfants défavorisés de notre beau pays. Tim avait touché la corde sensible, il connaissait tout de mon passé et savait pertinemment que le sujet allait me toucher. Participer à des concerts où plusieurs groupes montent sur scène, je l’avais déjà fait, et ce à de multiples occasions. Chanter avec un autre ou une autre, jamais ! Parce que je m’y étais toujours opposé, et je n’en avais rien à secouer si l’on me traitait de gros con personnel et égoïste qui ne voulait rien partager avec les autres artistes. Mais écrire une chanson avec lui et la chanter avec lui ! Oh putain ! L’horreur absolue ! Je crois que j’aurais encore préféré me faire écorcher et brûler vif en place publique par des bigotes déchainées me traitant de suppôt de Satan. Et je serai revenu à la vie comme le Phoenix renait de ses cendres, adulé par un public déchainé et des fans en folie. Rien que d’évoquer son nom, je sentais mes boyaux se tordre de dégoût. Pour échapper à ça, je pourrais peut-être prétexter une maladie orpheline virulente et contagieuse qui m’aurait frappé subitement. Ou je pourrais disparaître en faisant courir le bruit que des extraterrestres fanatiques m’avaient enlevé pour un concert intergalactique d’une durée de cent ans sur leur planète tellement éloignée de notre système solaire que je n’en reviendrais jamais. Ou alors… Je pourrais peut-être payer un tueur à gages et le faire assassiner, on ne retrouverait jamais sa dépouille abandonnée au fond d’un ravin des rocheuses. J’aurais pu faire ce putain de satané duo de merde avec n’importe qui, n’importe qui ! Mais pas lui ! Surtout pas lui ! Un tirage au sort… Mon cul oui ! Tim m’avait dit cela pour minimiser le truc, je suis persuadé que c’était une de ses idées saugrenues et radicalement désaxées de me faire chanter avec… Stone Samrys ! Et que c’est lui et seulement lui qui avait proposé ce partenaire ridicule complètement à l’ouest de mon univers ! Ouais, c’était la faute à Tim !
Stone Samrys ! Avec ses chemises à carreaux, ses jeans de cow-boy, son stetson, ses santiags et son sourire Ultra Brite, ses chansons country dégueulant d’amour et surtout, surtout ! Son… homosexualité ! Et maintenant que le contrat est signé, je ne peux plus faire marche arrière, je hais Tim ! Je hais ce concours débile ! Je hais la country ! Je hais Stone Samrys ! Et je ne veux strictement rien avoir à faire avec ce type !
StonE Je suis désolé Stone, il est ponctuel d’habitude. Je tourne la tête vers Tim Mc Flac et lui adresse un sourire pour que sa mine désespérée disparaisse de son visage. Il a vraiment l’air embarrassé. — Pas grave Tim, j’ai tout mon temps. — Ça ne m’étonne pas du tout, bougonne Kendall mon agent, ta star a toujours été imprévisible Tim. Il ne peut s’empêcher de se faire désirer, c’est tout lui ça. — Il… Il n’a pas trop apprécié l’idée de ce duo, avoue Tim avec une grimace, il est… un peu… non réceptif au concept, mais ce n’est pas dirigé contre vous, c’est juste sa façon de me faire comprendre que je l’ai contrarié. — En ayant deux heures de retard ? Merde ! Il se comporte comme une gamine capricieuse, et… — Kendall, j’interviens d’une voix calme, s’énerver ne changera pas la situation, ça arrive à tout le monde d’avoir du retard. Je me trouve dans le salon privé d’un restaurant trois étoiles, ou quatre, je ne sais plus, en compagnie de Tim et Kendall, assis confortablement dans un fauteuil en cuir, autour d’une table sur laquelle trône une bouteille de champagne et quatre flûtes. La mienne est vide, j’ai préféré une bière et j’ai bien vu, à la mine courroucée du barman, que ce n’était pas une boisson régulièrement servie dans cet établissement. L’endroit est exagérément luxueux et splendide, pas du tout le genre de lieux auquel je suis habitué, du moins que je ne fréquente que très peu. Je préfère et de loin, un petit bar rustique, où les clients y partagent une bière en discutant du temps qu’il a fait la veille ou du dernier match des « Eagles », et où l’on peut s’encanailler dans une partie de fléchettes infernale en se donnant de grandes claques dans le dos et même encore, se perdre au fond de la salle enfumée autour d’un billard à disputer une partie en faisant des paris. Je suis un chanteur connu avec un succès qui ne m’est pas monté à la tête, je suis resté humble, refusant de tomber dans l’image stéréotypée de tous ces artistes qui perdent leur identité et brûlent leur vie par les deux bouts. Je suis resté moi même et je suis assez fier du résultat. La musique m’a toujours attiré et j’ai eu ma première guitare à six ans. Mais je n’ai décidé de me lancer qu’il y a dix ans, juste après une déception. Je remercie le type qui m’a brisé le cœur un jour de Saint-Valentin, sans lui, je serais sans doute encore à gratouiller et chanter au fond de mon salon… Je regarde Tim qui, pour la dixième fois au moins, prend son portable et le colle à son oreille. Il est tendu, agacé, sans doute par l’impolitesse de son artiste. Je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’il s’exclame quand il a obtenu son interlocuteur : — Bordel Texas, qu’est ce que tu fous ?… OK, on t’attend !... Il arrive, ajoute-t-il à mon intention en raccrochant. — Pas trop tôt ! jette Kendall en s’agitant nerveusement, ça promet si ça commence comme ça, merde. — Ça va s’arranger, dis-je gentiment, il y avait surement de la circulation, surtout à cette heure, les rues de New York sont généralement embouteillées… Kendall lève les yeux au ciel, et Tim m’adresse un sourire compatissant. Et si ces deux-là semblent si mal à l’aise, c’est qu’il y a une bonne raison. Plusieurs pour être tout à fait juste. Quand Kendall, qui s’occupe de moi depuis mes débuts, m’a proposé de participer à un concours au profit de mômes en détresse, j’ai immédiatement accepté. J’ai trouvé l’idée sympa, et le défi intéressant. Écrire une chanson et la chanter en duo ? Pourquoi pas ? Et me retrouver en face d’un chanteur en totale opposition à mon monde ? Encore mieux ! Les duos des artistes participants se sont faits par tirage au sort. Et Kendall n’a pu s’empêcher de grincer des dents en découvrant avec qui j’allais faire ce duo. Texas Sheridan ! Le rockeur !
L’improbabilité ultime ! Les raisons qui gênent les deux agents, qui se regardent presque en chiens de faïence, ne me perturbent pas plus que ça. La principale est que Texas et moi, n’avons pas du tout le même univers musical, et c’est ce que, justement, je trouve attrayant. Ensuite, nos personnalités ne peuvent pas être plus éloignées l’une de l’autre, ça, c’est on ne peut plus vrai. Je suis plutôt discret, secret, j’ai du succès, mais je n’en fais pas une tonne, lui fait partie des excentriques qui se montrent et en profitent. Et puis… la dernière raison et non la moindre, peut être celle que je préfère, je suis gay et Texas est hétéro… Et je me suis laissé dire qu’il n’était pas particulièrement enchanté d’avoir des homos dans son entourage… Mais bon, ce que racontent les médias, il faut en prendre et en laisser, ils sont plutôt doués pour « broder » et en rajouter, juste dans le but de faire vendre leurs torchons. Quoiqu’il en soit, et même si nous sommes complètement incompatibles à tous les points, je suis prêt à tout donner pour relever ce challenge et en faire quelque chose d’inoubliable. Ne dit-on pas à cœur vaillant, rien d’impossible ?
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