Amour ou Passion ?

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Amour ou Passion ?

Serge Bacchus
Roman de 183 000 caractères, 32 300 mots.

I
l était une fois deux regards qui se croisèrent lors d'un dîner entre amis, et qui ne se sont plus lâchés, jusqu’au bout de la soirée. Les 2 garçons étant accompagnés, il ne leur fut permis de se retrouver, et il fallut attendre que l'un rompe pour que l'autre s'empresse de le recontacter. Ils se sont alors rencontrés et en l'espace d'une soirée, ils ont réalisé qu'ils vivaient un merveilleux moment dont il fallait pleinement profiter. L'un est plein de charme et l'autre est jeune et beau, les deux étant enfin libérés, ils ont maintenant tout leur temps pour se retrouver.
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Publié le : vendredi 6 mai 2016
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EAN13 : 9791029401497
Nombre de pages : non-communiqué
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Amour ou Passion ?

 

 

Serge Bacchus

 

 

 

Chapitre 1 – Un soir, la rencontre

Chapitre 2 - Le premier rendez-vous

Chapitre 3 – Départ pour Madrid

Chapitre 4 – Le lendemain

Chapitre 5 – Deuxième phase

 

 

 

 

Chapitre 1 – Un soir, la rencontre

 

 

Nous sommes sept, attablés, au Pied de Chameau, et voici près d’une heure que cinq tagines ont été commandés. Il est bientôt vingt-trois heures, et la faim se fait sérieusement ressentir chez certains. Deux couscous ont néanmoins déjà été servis, dont le mien, alors tant pis, je commence, car je n’en peux plus, et je n’aime pas dîner froid. Nous sommes assis autour d’une table ronde dans ce grand restaurant des Halles, baignés dans un style oriental des plus traditionnel. La décoration est digne de l’univers d’Aladin, et la musique, qui nous berce, nous égare lentement vers un ailleurs aux senteurs pimentées, et où la brise douce qui nous frôle, n’est rien d’autre que les ventilateurs qui brasse l’air avarié de tabac, et d’huile remontant des cuisines. Nous sommes sept, plongés dans la semi-obscurité, dont quelques lueurs de bougies éparses sur la table nous permettent à peine de nous distinguer. L’atmosphère est à la chaleur, à la légèreté, et chacun de nous, heureux de nous retrouver, ne demande qu’à jouir de ce bon moment en perspective. Patrick est une personnalité étonnante, c’est un quadra hors norme, et il adore ce genre de soirée pendant laquelle, il va pouvoir, malgré l’obscurité, briller de sa personne. Son égocentrisme le fait rayonner. Il adore nous compter ses exploits de conquêtes de jeunes éphèbes masculins. Ses aventures qui s’enchainent, et dont la durée de vie n’excède guère quelques jours, voir quelques semaines quand tout va pour le mieux, en font rêver ou fantasmer plus d’un. Patrick a une réserve de récits, impressionnante. C’est tout simple, il ne s’arrête jamais. Il parle, il mime, il décrit, il se fait même rigoler tout seul ! Ces aventures permettront en tout cas aux affamés du tagine de pouvoir patienter, et surtout de bien rigoler. Car dans toutes ces affabulations, on ne sait plus véritablement où se trouve la limite de la réalité, mais cela n’a pas vraiment d’importance, notre sérieux a été laissé au vestiaire.

Tandis que Patrick s’écoute parler, notre petit David vient d’avoir trente et un ans. Il est habitué des élucubrations de son bon ami Patrick, qu’il n’écoute quasiment plus. C’est donc sans scrupule, qu’il savoure sa dernière rencontre, un bel Irlandais venu tout spécialement de son beau pays, pour passer avec lui ce week-end. Ils ont la ferme intention de bien s’amuser, et de découvrir ce Paris, plein de surprises. Ils se regardent, se caressent gentiment, tentent de se comprendre dans la langue de Shakespeare. Mais entre le brouhaha de ce restaurant, nos rires, la musique, seuls les gestes que nous devinons sous la table leur permettent de réellement bien communiquer. David attendait ce week-end depuis fort longtemps, ce genre d’expérience ne lui arrivant qu’exceptionnellement.

Valentin est assis à ma gauche, et il essaie de suivre les conversations tant bien que mal. Son esprit est souvent ailleurs, surtout après avoir bu quelques verres de vin qui le rendent soit euphorique, soit triste, c’est selon le jour ! Valentin et moi sommes amis et amants depuis six ans, mais nos conditions de vie respectives sont très différentes. Il est marié (à une femme) et a deux enfants. J’ai moi-même été marié treize ans (à une femme) et deux enfants sont nés de cette union. J’ai divorcé il y a huit ans. Autrement dit, nous ne partageons que les bons moments, chacun de nous étant lié à une vie très différente. Notre relation a ses limites, et ce mode de vie ne me convient plus depuis environ six mois. J’attends en fait le bon moment pour y mettre un terme, mais je redoute sa fragilité affective, et ses répercussions éventuelles.

Et puis il y a le cousin de Patrick et son amie, qui doivent se demander pourquoi ont-ils atterri dans cet endroit avec ces excentriques. Bien qu’étant sages, ils participent à la rigolade, et essaient de suivre Patrick vers ces oasis de rêve, et ses successions de mirages.

Patrick a tout d’une star ! Il nous a annoncé une surprise en fin de soirée, car il souhaite nous présenter sa dernière conquête qui est, paraît-il, superbe ! Il en jubile d’avance et lui a réservé une place à sa gauche. Cet espace libre se situe juste en face de moi et dans l’axe de l’entrée du restaurant. Ce qui me permet d’avoir une vue sur les nouveaux arrivants, cela peut faire aussi partie du spectacle !

Il est environ vingt-trois heures, quand les tagines sont enfin servis. Les affamés se ruent sur ce plat brûlant, qui s’avère être finalement décevant. En effet, le contenu est une bouillie indescriptible, et finalement peu appétissante. Mais après avoir attendu une heure, la place n’est plus à la fine bouche. Valentin, qui avait déjà ingurgité un tiers de mon couscous, a finalement trouvé ce tagine plutôt à son goût. Il faut bien avouer que ce n’est pas un garçon difficile, et que les quelques verres de vin consommés y sont sûrement pour quelque chose !

Un restaurant oriental de ce type se serait être digne de cette appellation, s’il ne nous imposait pas ces reines du déhanchement, particulièrement appréciés par la clientèle du tout venant, et plus communément appelée la danseuse du ventre. Le spectacle ayant commencé, nous allons sûrement faire l’objet du rituel, consistant à venir nous allécher, table par table, par leurs ondulations du ventre et des hanches dodues. La pauvre, si elle savait !

Elles n’auront réussi qu’à obtenir un sourire courtois de notre part. Il est évident que le spectacle du Banana Café, nous aurait sensibilisé dans une autre mesure !

Sans grande motivation pour ce genre de spectacle, vu et revu, mes yeux s’égarent dans la salle, puis vers l’entrée, me demandant qui pourrait encore bien arriver, à cette heure-ci, pour dîner.

Puis une silhouette de grande taille, d’allure jeune et mince, se présenta à l’hôtesse. Mon regard resta fixé sur cet homme, et je devinais, dans la pénombre, des yeux clairs, un visage très fin orné d’une jolie barbe de quelques jours particulièrement bien taillée. Ses cheveux courts étaient châtain clair, et il était vêtu d’un blouson de motard en cuir. Une apparence très hétéro, me suis-je dit en soupirant !

Ma réaction n’a néanmoins pas tardée, et je me suis empressé de mobiliser l’attention du tour de table, pour leur signaler l’arrivée d’un beau jeune homme. Patrick cessa alors son monologue, se retourna vers l’entrée, et appela le jeune homme par son prénom, James.

Il l’invita à se joindre à nous, pour occuper cette huitième place, face à moi.

« Je vous présente James », nous dit fièrement Patrick. C’est vrai que Patrick avait de quoi être fier. Ce garçon était tout simplement magnifique. La beauté de ses traits et de ses yeux verts clairs était amplifiée par l’obscurité relative du lieu. Un long silence se fit autour de la table, ce qui en disait long sur l’effet de James sur nous tous. Cette situation mit assurément Patrick dans un état d’extrême jouissance. Lui, qui avait tant besoin de briller et de se faire admirer, il devait être, à cet instant, particulièrement comblé.

Étant particulièrement sensible aux visages racés, je tentais à la lueur des bougies de découvrir un peu mieux le visage de James. Ce garçon dégageait un je ne sais quoi, qui me mit un peu mal à l’aise, lorsqu’il s’est assis à cette huitième place, face à moi. Il avait une façon déconcertante de fixer sur chacun de nous son regard brillant et doux. Puis la discussion a repris de plus belle. Patrick était suralimenté d’une énergie à laquelle, le vin, la musique orientale, et sans aucun doute, le jeune James, ne devaient pas être étranger. James avait par contre l’air très calme, et plutôt observateur. Il échangeait avec Patrick des caresses furtives, accompagnées de petits bisous. Ils avaient l’air de bien s’apprécier, et formaient un couple magnifique.

Patrick est beau garçon également, sans égaler James bien sûr. Son narcissisme particulièrement développé fait que son esthétique est entretenue dans les moindres détails. En les observant bien, mon intuition me laissa à penser qu’ils avaient néanmoins l’air d’être très différents l’un de l’autre.

Entre gorgées de vin, éclats de rire, et discussions avec mes voisins immédiats, j’observais discrètement le regard intrigant de James, qui se promenait lentement autour de la table. Sa façon de fixer le regard était particulièrement intense, et franchement curieuse. Je me demandais à quoi pouvait-il bien penser par moment. Parfois, il donnait vraiment l’impression d’être ailleurs. Nous avons échangé occasionnellement quelques mots, mais vu notre situation à l’opposé l’un de l’autre, il n’était pas très facile de s’entendre.

Dans cette euphorie générale, Valentin commença à imiter Dalida, ce qui est une situation très symptomatique du taux d’alcool qui grimpe dans son sang, et qu’il supporte mal. Cette situation m’énervait terriblement, car il avait tendance à devenir ridicule et perdre tout contrôle. Aussi, je lui demandais de se calmer, ce qu’il fit à contrecœur.

David, d’un naturel plutôt réservé, avait l’air perdu dans ce brouhaha. Ce qui ne l’empêcha pas de continuer à s’occuper de son Irlandais. Tandis que Patrick, imperturbable, continuait ses élucubrations dans une extravagance qui le rendait fatigant, mais paradoxalement bien sympathique. Un vrai clown, mais un clown qui se prenait au sérieux.

Je m’aperçus soudain que le regard de James s’était fixé sur moi, et pendant de longues secondes, nos yeux se sont fixés. Il m’a semblé que ce regard clair et envoûtant voulait me dire quelque chose ! Surpris et quelque peu perturbé, je me suis d’abord assuré que tout le monde continuait à discuter. Cette situation me mit mal à l’aise vis-à-vis de Valentin, qui est quelqu’un d’extrêmement jaloux. Vu son état, il aurait été capable de me faire une scène devant tout le monde.

Je restai quelques instants silencieux, en ayant qu’une envie, retrouver ce regard, et essayer d’évaluer si celui-ci signifiait véritablement quelque chose. Peut-être était-ce sa façon de regarder les gens après tout ! Il avait sûrement bu quelques verres avant de nous rejoindre, ce qui expliquerait cet air un peu évasif. Peut-être ne me faisais-je que des idées finalement, j’ai parfois tendance à m’enflammer rapidement.

Cette situation est pour le moins cocasse, me disais-je. Le nouveau petit ami de Patrick a réussi à me perturber en moins d’une heure, alors qu’ils sont toujours assis côte à côte, à se caresser tendrement, et à s’échanger des petits câlins. « Calme-toi », me suis-je dit, et arrête de boire, toi aussi !

Au cours de regards furtifs dans sa direction, je m’aperçus que ses yeux, d’une douceur déconcertante, restaient fixés dans ma direction. De plus en plus troublé, mille choses ont commencé à me passer par la tête. J’étais très mal à l’aise, en réalisant le côté surréaliste de la situation. Que recherche-t-il ? Où veut-il en venir ? Tout cela est tellement troublant ! Néanmoins, cette situation, plutôt perverse, m’excita énormément. Valentin commença à s’apercevoir de ce petit jeu, et montra aussitôt quelques signes d’impatience à mon égard. Je le rassurai sans tarder, mais je commençais à bouillir d’inquiétude.

En tant que comédien amateur, je suis très sensible aux scènes, où les regards ont toute leur importance. Il y a dans ce type d’échange, les plus belles choses que deux êtres peuvent se dire. C’est une forme de langage universel, rendant compréhensible, nos intentions et nos émotions. C’est la magie de la toute puissante imagination.

Mais dans cette situation là, il ne s’agissait pas de théâtre, mais bel et bien d’une réalité impossible. En tout cas, je ne devais montrer à quiconque ce qui se passait en moi, à ce moment précis. Et puis les questions arrivèrent à mon esprit. Pourquoi moi ? James, un garçon si beau, à qui l’on oserait à peine demander l’heure, dans la rue !

Le dîner touchait à sa fin, et nous devions décider de ce que nous allions faire ensuite. « Pourvu que la soirée continue quelque part » me suis-je dit, et que tout cela ne s’arrête pas, déjà ! J’ai donc proposé que nous allions terminer la soirée au Tango, bien connu de tous, ce qui fit l’unanimité. Le cousin de Patrick et son amie ont préféré nous abandonner. Nous avions à marcher environ dix minutes pour nous y rendre. Le froid vif de la mi-février me glaça, ce dont j’avais horreur, mais vu mon état d’excitation, cela n’avait plus aucune importance.

Pendant que nous marchions, la conversation avec James s’est engagée. Nous étions côte à côte, sous le regard bienveillant de Valentin, qui, s’étant mis légèrement à l’écart, n’avait pas l’air d’apprécier la situation ! Mais après tout, que faisions de mal ? James me posait des questions sur mon travail, mes occupations, il semblait très à l’écoute. Finalement, ces échanges semblaient cordiaux, et j’en ai aussi profité pour en savoir un peu plus sur cet étrange personnage. Ma seule envie du moment consistait à continuer cette discussion, seul à seul, avec lui, et c’est ce que nous avons fait jusqu’à notre arrivée au Tango. Je sentis que Valentin montrait des signes sérieux d’impatience. Il semblait avoir du mal à surmonter ses manifestations de jalousie permanentes. Pendant que nous étions dans la file d’attente d’entrée au club, James me demanda mon âge, ce dont j’ai horreur ! Et devant mon manque de spontanéité volontaire ! Il me suggéra que je devais avoir environ la quarantaine, ce qui me fit très plaisir bien sûr, alors que mes 47 ans avaient déjà bien sonné. Lui en avait tout juste 31. C’est alors que j’entendis la voix de Valentin s’interposer, et avec plein de dédain, il prononça le chiffre, 47, suffisamment fort, pour que toute la rue puisse l’entendre. « Le pourri ! », me suis-je dit, « mais de quoi se mêle-t-il celui-là ? », je lui règlerai son compte plus tard. J’aurais préféré laisser le doute planer bien sûr ! Qui a envie d’exhiber son âge déjà avancé, en présence d’un jeune homme si mignon, si séduisant, et qui en plus, a l’air de s’intéresser à vous !

Nous voici à l’intérieur du club, et après être passés aux vestiaires, nous allons tous nous assoir un peu à l’écart, dans un endroit sombre. Deux des couples profitent rapidement de la convivialité et de l’obscurité des lieux pour se câliner et s’embrasser. La musique couvrait largement le son de nos voix, et par conséquent il n’était quasiment plus possible de continuer nos discussions, à mon grand regret. J’avais très envie de continuer à explorer le personnage de James, mais l’atmosphère ne s’y prêtait plus, et ce fut l’occasion pour Patrick de reprendre la main pour profiter pleinement de cette intimité. Un peu déçu, je me suis alors dirigé vers le bar, pour m’y faire servir un verre. Un de plus.

Nous sommes donc 3 couples qui se laissent peu à peu enivrer par l’alcool, heureux d’être là finalement, les rires reprenant le dessus, comme il se doit. La musique battant son plein, je décide d’aller sur la piste. J’adore danser et Valentin me rejoignit aussitôt, normal ! Il me suit partout, comme un petit chien. Il a une crainte permanente que je me fasse draguer et que je le quitte, cela fait 6 ans que ça dure ! Mais ce soir la situation est toute autre, c’est une première, et il est vrai que de rester à proximité de James et Patrick contribue à mettre Valentin plutôt mal à l’aise.

David, qui est un peu timide, tenta de s’isoler un peu, afin d’abuser davantage de son ami irlandais de passage. Le temps passe vite donc en l’espace d’un week-end, il lui faut en profiter. Pendant que nous dansions, j’aperçus au loin Patrick et son bel ami, qui avaient l’air de toujours s’apprécier puisqu’ils s’embrassaient à en perdre haleine.

La danse allait bon train et la soif aussi et nous nous sommes tous rejoints pour reprendre un verre. Rien de tel pour nous retrouver tous à nouveau. Nous voici au bar, plongé dans la lueur discrète des projecteurs. Cela ne m’empêcha pas de sentir à nouveau le regard soutenu de James. Ce regard insistant me troubla d’autant plus, vu leur attitude, il y a encore quelques minutes. Selon ma logique, ces deux personnages avaient l’air de bien s’entendre et de se désirer !

Nous avons échangé, avec James, quelques mots en nous regardant avec insistance. Ce regard pénétrant me fit l’effet d’un poignard. Je n’avais qu’une envie, me laisser tomber dans ses bras. Je me sentais attiré par lui, comme par le vide. J’avais peur. Une telle attirance en si peu de temps. Patrick, qui était dans une euphorie totale, n’était pas en état de se rendre compte de ce qui était en train de se passer. Patrick est une vraie Diva, et il suffit de le flatter quelque peu pour obtenir de lui tout ce que l’on souhaite. Il continuait à mobiliser la discussion. Soudain, je sentis une main me caresser doucement l’arrière jambe. Je tentai de rester immobile, mais il me fut difficile de contenir cette vibration, et cette émotion qui me traversa le corps de bas en haut. J’avais du mal à y croire et cette étape me confirma maintenant qu’il se passait quelque chose, et que tout cela n’était le fruit fantasmagorique de mon imagination, comme c’est parfois le cas. Ses yeux insistants tentaient de me dire quelque chose. Je ne savais plus ou j’en étais. Cette situation devenait insoutenable. Je n’avais jamais vécu pareille approche, et surtout en de telles circonstances.

Voici la série de slows qui démarre, et bien naturellement nous nous sommes tous dirigés sur la piste. Valentin était très content de reprendre la main et s’empressa de m’emprisonner dans ses bras. Comme j’enviais Patrick, et l’envie d’être à sa place s’amplifiait de minute en minute.

Nous nous balancions de gauche à droite sur ces rythmes lents, pendant lesquels nous sommes censés nous retrouver, et échanger ce qu’il y a de plus intime, que ce soit les mots, ou ce qui sert à les prononcer. Mon cavalier n’ayant pas trop le sens de la mesure, il devenait fastidieux de tourner avec fluidité. Un vrai débutant en la matière. Lui, qui avait tant l’expérience des Rallyes durant ses années de post adolescence ! Période qu’il n’a jamais quitté malheureusement. Peu passionné par ses étreintes, mon regard se mit à chercher celui de James. Je l’aperçus très vite, puisqu’il était tout juste à côté de nous, comme par hasard ! Il cherchait mon regard et nous nous sommes rapidement retrouvés. Ces échanges étaient si doux, pleins d’envie, et si intenses, que je le sentais, et j’imaginais qu’il était déjà dans mes bras. Tout mon corps commençait à le réclamer, et nous devions assurément ressentir la même chose. Ce supplice se transforma en un plaisir intense. Valentin essayait vainement de me faire suivre son rythme, et je restai finalement immobile en ondulant mon corps, mais sans bouger les pieds, afin de maintenir nos regards passionnés, confondus.

Nos regards sont restés soutenus pendant de longues minutes. James de son côté avait également...

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