Avec ou sans uniforme…

De
Publié par

Jessie Callahan vient de passer une nuit inoubliable aux côtés des deux détectives qui flirtent délicieusement avec elle depuis quelques semaines. Colin Daniels, lui, joue les gardes du corps auprès de la sublime Sophia, l’épouse d’un chef de la Mafia, qui le détourne du droit chemin. Quant à la belle Layla Creed, elle a trois jours pour se rendre à San Diego, escortée par Brian Simmons, un ténébreux Shadow Stalker. Lorsque des hommes en uniforme croisent le regard de femmes sensuelles, tout n’est que tentation, caresses et promesse de ténébreux abîmes…
Publié le : mercredi 7 octobre 2015
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290094891
Nombre de pages : 448
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
MAYA
BANKS
KARIN
TABKE
SYLVIA
DAY

Avec ou sans
uniforme…

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Cécile Beck

image
Présentation de l’éditeur :
Jessie Callahan vient de passer une nuit inoubliable aux côtés des deux détectives qui flirtent délicieusement avec elle depuis quelques semaines. Colin Daniels, lui, joue les gardes du corps auprès de la sublime Sophia, l’épouse d’un chef de la Mafia, qui le détourne du droit chemin. Quant à la belle Layla Creed, elle a trois jours pour se rendre à San Diego, escortée par Brian Simmons, un ténébreux Shadow Stalker.
Lorsque des hommes en uniforme croisent le regard de femmes sensuelles, tout n’est que tentation, caresses et promesse de ténébreux abîmes…
Biographie de l’auteur :
Trois nouvelles voluptueuses auprès d’hommes en uniforme, écrites par les plus grands auteurs de la romance. Des instants de sensualité garantis.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

Maya BANKS

Dans la collection Aventures et Passions

LES MCCABE

1 – Dans le lit du Highlander, N° 10167

2 – La séduction du Highlander, N° 10262

3 – Le Highlander qui ne voulait plus aimer, N° 10410

LES MONTGOMERY ET LES ARMSTRONG

1 – Au-delà des mots, N° 10774

2 – La force d’aimer, N° 10874

Dans la collection Passion intense

HOUSTON, FORCES SPÉCIALES

1 – Douce reddition, N° 10263

2 – Douce persuasion, N° 10512

3 – Douce séduction, N° 10606

4 – Douce obsession, N° 10695

Sylvia DAY

Semi-poche

LA SÉRIE CROSSFIRE

1 – Dévoile-moi

2 – Regarde-moi

3 – Enlace-moi

4 – Fascine-moi

LA SÉRIE GEORGIAN

1 – Si vous le demandez

2 – Si vous aimez jouer

3 – Si vous m’embrassez

4 – Si vous me provoquez

Mariée à un inconnu

Poche et numérique

Sept ans de désir, N° 11145

LES ANGES RENÉGATS

0.5 – Sombre baiser, Numérique

1 – Une note de pourpre, N° 10888

2 – Désir sauvage, N° 10930

LES SHADOW STALKERS

1 – Absolument toi, Numérique

2 – Pas sans toi, Numérique

3 – Toi ou rien, Numérique

4 – Juste pour toi, Numérique

Rejoins-moi à Vegas, Numérique

MAYA BANKS
Trio de charme1

À mon agent Kim Whalen,

une femme fantasque et merveilleuse,

qui tenait absolument à apparaître

dans l’un de mes livres

sous les traits d’une tueuse en série.

 

À Kirsten,

une lectrice fabuleuse

qui tient un rôle incroyable dans cette histoire.

 

À Vicki Lane et Laurie Kap,

deux femmes géniales

que j’ai la chance d’avoir pour amies.

Merci d’être vous-mêmes, tout simplement.

 

1

— Cette enquête me rend fou, marmonna Rick.

Il saisit sa bouteille et avala une longue gorgée de bière.

Truitt, son coéquipier, grimaça et l’imita, portant sa propre boisson à ses lèvres tout en jetant un coup d’œil à l’autre bout de la salle. Rick savait vers qui se dirigeait son regard. Depuis plusieurs semaines, ils avaient pris l’habitude de venir flâner dans ce bar spécialement pour la voir.

Jessie Callahan. Une superbe poupée arborant le sourire le plus adorable qui soit. Le visage auréolé d’épaisses boucles blondes comme le miel et serti d’yeux couleur chocolat.

Depuis le premier soir, ils flirtaient avec elle. Et même si elle se laissait volontiers prendre au jeu, elle n’avait jamais cédé à leurs avances.

Jessie ne paraissait pas plus choquée que cela que les hommes lui proposent un plan à trois. Ses joues prenaient une nuance rose adorable chaque fois qu’ils lui faisaient miroiter une nuit mémorable. En fait, elle paraissait vraiment intéressée, raison pour laquelle ils ne lâchaient pas l’affaire. Elle allait forcément finir par céder. Rick et Truitt en auraient mis leur main au feu. En attendant, ils s’amusaient à faire monter la tension au fil des soirs.

— Tôt ou tard, ce salopard finira bien par commettre une bourde, répliqua Truitt, détournant le regard de la serveuse pour le reporter sur son coéquipier. Il faut être sacrément tordu pour aimer torturer des femmes, les lâcher dans les bois et ensuite les traquer comme des animaux. Je crève d’envie de coincer ce fils de pute. Rien ne me ferait plus plaisir.

Rick acquiesça d’un hochement de tête. Les images des victimes étaient imprimées dans sa tête. Les entailles, les ecchymoses, le sang… Beaucoup de sang. Des corps couverts de boue et d’égratignures. Les victimes s’étaient toutes enfuies à travers la forêt jusqu’à ce que ce monstre achève sa traque en les abattant d’une balle de fusil de chasse.

Les femmes étaient condamnées d’avance. Leur sort était scellé à partir du moment où il les avait kidnappées. Pourtant, il leur redonnait de l’espoir en les abandonnant dans les forêts après les avoir torturées pendant des heures, voire des jours. Nues comme des vers et mutilées, elles couraient à en perdre haleine.

La police n’avait pas réussi à établir de lien entre les différentes victimes. Pas le moindre point commun. Le bourreau semblait choisir ses proies au petit bonheur la chance, ce qui faisait enrager Rick, Truitt et leur service. Car l’enquête piétinait.

Les médias avaient surnommé cet enfoiré « le Meurtrier des Bois ». Pas très original mais approprié. La police n’avait pas une seule piste. Les médecins légistes se trouvaient dans une impasse. Ce salopard était soit très méticuleux, soit très chanceux.

Et la seule raison pour laquelle on retrouvait les dépouilles, c’était parce que ce monstre passait un coup de fil aux autorités juste après chacun de ses crimes pour leur indiquer où trouver les corps de ses victimes.

Combien de femmes ce psychopathe avait-il assassinées avant de se faire connaître ? Sur combien de personnes s’était-il fait la main avant de contacter la police pour la défier ?

Rick finit sa bière et la reposa brutalement sur la table. C’était leur première soirée de repos depuis plusieurs jours. Les dossiers s’accumulaient au bureau et ils faisaient chou blanc sur l’affaire du tueur en série. Ils allaient se tourner les pouces jusqu’à ce que ce salaud frappe de nouveau. Rick ne supportait pas cette idée. Combien d’innocentes allaient encore perdre la vie avant qu’ils ne coincent ce malade ?

— Oublie ça, mec, dit Truitt, interrompant le fil de ses pensées. Au moins ce soir.

Rick leva la tête et fouilla la salle du regard à la recherche de Jessie. Les tocards de clients avaient tendance à la chahuter. Rick aimait bien veiller sur elle quand Truitt et lui étaient dans les parages. Il aurait voulu venir plus souvent, mais ces derniers temps leurs soirs de congé se faisaient de plus en plus rares.

C’était une créature sublime et, en plus de sa plastique, elle avait une personnalité lumineuse qui réchauffait le cœur. Lorsqu’elle souriait… Seigneur, son sourire lui faisait un drôle d’effet dans la poitrine et dans d’autres parties du corps.

Il ne la trouva pas. Peut-être était-elle partie chercher quelque chose dans la réserve.

— Ce soir, on la ramène à la maison, déclara Rick.

Truitt haussa les sourcils.

— Tu t’impatientes ? Et si elle n’est pas prête ?

— Elle l’est. Ça fait des semaines qu’elle flirte avec nous. Sa timidité est craquante, mais on l’intéresse, c’est évident. Elle nous observe autant qu’on la contemple. À mon avis, il faut juste qu’on se montre un tout petit peu plus insistants. J’en ai marre d’attendre les bras croisés. Nous ne sommes pas les seuls à venir ici pour la mater. Et si on ne prend pas l’initiative, on nous devancera et elle s’en ira au bras d’un autre.

— C’est sûr que vu comme ça… répliqua Truitt d’une voix traînante. Je ne veux pas lui faire peur, mais j’ai encore moins envie qu’elle finisse dans le lit d’un autre.

Rick fronça les sourcils. Il venait de la repérer.

— Elle a l’air chamboulée. Commandons une autre tournée. Je tiens à m’assurer que tout va bien. Et puis, on va essayer de savoir à quelle heure elle termine son service.

À son tour, Truitt repéra la jeune femme. Il croisa son regard et lui fit signe d’approcher de l’index.

 

 

Furieuse, Jessie était sortie en trombe du bureau de Merriam, sa patronne. Cette chienne avait eu le culot de l’accuser de voler dans la caisse ; puis elle l’avait renvoyée. Jessie aurait aimé lui arracher les yeux.

Cerise sur le gâteau, Merriam lui avait « généreusement » proposé de terminer son service avant de débarrasser le plancher. Si Jessie n’avait pas été aux abois, elle aurait dit à sa patronne d’aller se faire voir.

Et dire qu’elle n’avait jamais approché la caisse ! Comment aurait-elle pu y piquer de l’argent ? Denise, la barmaid, montait la garde devant comme une maîtresse jalouse, fusillant du regard tous ceux qui avaient le malheur de se trouver dans un rayon de trois mètres.

Mais voilà, quelques centaines de dollars s’étaient mystérieusement volatilisées. Et il fallait bien que quelqu’un porte le chapeau. En l’occurrence, Jessie.

La jeune femme était tellement à cran qu’elle aurait volontiers saisi une chaise pour la balancer à l’autre bout de la salle. Jessie n’était pas une personne vindicative. Mais ce soir, Merriam ne perdait rien pour attendre ; d’ailleurs elle ne s’était pas gênée pour le lui faire savoir.

Sa supérieure était un tyran, une femme acariâtre et coincée, un monstre qui lui faisait vivre un enfer au boulot. Malgré tout, elle lui versait un salaire convenable et Jessie amassait de bons pourboires dans ce pub très fréquenté. Ses clients étaient généreux et l’argent qu’elle récoltait lui permettait de fermer les yeux sur tous les inconvénients du métier.

Ses épaules s’affaissèrent subitement. Elle avait encore les mains tremblantes suite à sa confrontation avec Merriam. Le pub était déjà à court de personnel. Jessie n’avait qu’une envie, tous les envoyer promener, prendre ses cliques et ses claques et dire adieu à ce capharnaüm, ce qui obligerait Merriam à aller tenir le bar elle-même. Or sa patronne détestait devoir sortir de son bureau pour quelque raison que ce soit.

Jessie lui avait dit le fond de sa pensée, ce qui ne la soulageait à vrai dire que moyennement. Avant de claquer la porte, elle lui avait souhaité de se faire renverser par un bus. D’accord, ce n’était sans doute pas la sortie la plus élégante mais, franchement, à quoi cela lui servirait-il de jouer Miss Bonnes Manières ? Ce n’était pas comme s’il lui suffisait d’être polie pour récupérer son poste.

— Il y a un problème, Jessie ? aboya Denise, derrière le bar. Tu as des clients qui attendent d’être servis. Bouge-toi un peu les fesses.

— Va te faire foutre, rétorqua Jessie.

Bon sang, comme ça faisait du bien ! Elle faillit éclater de rire en voyant la surprise se peindre sur le visage de la barmaid.

Lorsqu’elle se retourna, elle vit que Truitt Cavanaugh lui signifiait de leur apporter une autre bière. La jeune femme se décomposa, prenant conscience que ce serait la dernière fois qu’elle servirait ses deux inspecteurs favoris. Leur jeu de séduction allait lui manquer, de même que les regards enflammés qu’ils lui lançaient quand ils pensaient qu’elle ne les voyait pas.

Cela faisait des semaines qu’ils tâchaient de la convaincre de coucher avec eux, mais elle avait toujours refusé. Même si l’idée d’un plan à trois était excitante, elle n’avait jamais eu le cran de sauter le pas.

Jessie n’était plus vierge, mais c’était une fille sage et rangée ; autant dire qu’elle n’avait pas une grande pratique sexuelle. À l’inverse, ces deux hommes étaient l’image même de bad boys. Ils avaient sans doute beaucoup plus d’expérience qu’elle. Du coup, elle craignait de ne pas être à la hauteur.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi