Compter jusqu'à dix - Hypnose

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Compter jusqu'à dix - Hypnose

Andrej Koymaski
Roman de 100 500 caractères, 17 600 mots.
Fasciné par les prouesses d'un fameux illusionniste, Nando obtient de cet artiste peu scrupuleux qu'il lui enseigne les secrets de l'hypnose en échanges de faveurs intimes.

Mais c'est le garçon d'ascenseur, Tadeo, qui attire vraiment son regard. Pourrait-il profiter de ce nouveau don pour arriver à ses fins avec le jeune employé ?

Les séances d'hypnose se succèdent, chaque fois plus prometteuses...
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Publié le : vendredi 13 mai 2016
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EAN13 : 9791029401503
Nombre de pages : non-communiqué
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Compter jusqu’à dix

 

Hypnose

 

 

Andrej Koymasky

 

 

Traduit par Christophe

 

 

 

 

 

Chapitre 1 : Le grand Ken Williams

Chapitre 2 : Nando, apprenti de Ken

Chapitre 3 : Leçons d'hypnose

Chapitre 4 : Taddeo réagit bien

Chapitre 5 : Taddeo se donne à Nando

Chapitre 6 : La découverte de Taddeo

Chapitre 7 : Le grand Taddeo

 

 

 

 

Chapitre 1 : Le grand Ken Williams

 

 

Quand le téléphone sonna, il venait juste de sortir de la douche. Il se frotta les cheveux avec sa serviette et prit le combiné.

— Allo ?

— Salut, Nando. Qu'est-ce que tu fais ?

— Oh, Marco, salut. Je sors tout juste de la douche.

— Tout seul ?

— Et avec qui ? Tu sais bien que je n'ai personne, pour l'instant ! Je n'ai pas ta chance. Comment va Piero ?

— Bien. Il vient de partir…

— Il a passé la nuit avec toi ?

— Oui. Écoute, je téléphone parce qu'il m'a donné une invitation pour deux au spectacle de ce soir et je voulais savoir si tu voudrais y venir avec moi.

— Un spectacle ? Où ?

— Cet hypnotiseur dont je t'avais parlé. À l'Odéon. J'ai deux billets, tu veux venir ? C'est à neuf heures. On pourrait commencer par diner ensemble et y aller ensuite.

— Piero ne vient pas ?

— Non, il est pris, il ne peut pas. Il a des prises en nocturne. Tu viens, alors ?

— Ben, je n'ai rien d'autre à faire. On se retrouve où ?

— Sept heures trente à la pizzeria Salerne ?

— D'accord. J'y serai. Tu as vu Danilo ?

— Il te plaît, hein ?

— C'est un type intéressant…

— Pourquoi ne le lui dis-tu pas ?

— Non… Tu sais bien que je ne peux pas ! Plus les gens me plaisent et plus je deviens timide. Je ne suis pas comme toi, moi.

— Mais comme ça, tu ne trouveras jamais personne. Tu ne mets pas les pieds dans les bars gays, tu ne vas pas danser. Et ensuite tu pleures parce que tu es seul. Tu veux un copain ou pas ?

— Bien sûr que je veux, mais…

— Et bien, qu'attends-tu ? Qu'il te tombe du ciel ? Tu as déjà vingt-quatre ans, qu'est-ce qui t'empêche de foncer ?

— Mais… peut-être à cause de toutes ces déceptions… Je n'ai pas envie de recommencer.

— Qui ne risque rien n'a rien, mon cher. Tu crois que moi, je n'ai pas eu de déceptions ? Avec Piero, pour le moment, ça va, mais pour combien de temps ? Hein ! Mais tant pis… Bon, on se retrouve à sept heures et demie à la pizzeria, d'accord ?

— Oui, Marco, à tout à l'heure.

Nando posa le téléphone. Marco lui plaisait et l'attirait aussi physiquement, mais Marco préférait les hommes plus vieux que lui, comme Piero, qui avait dix-huit ans de plus que son ami. Il n'avait fait l'amour avec Marco qu'à l'époque de leur rencontre, deux ans avant. Ils s'étaient trouvés à devoir partager le même lit dans la maison d'un ami commun chez qui ils passaient des vacances et Nando, excité, après avoir éprouvé une forte attraction pour lui toute la journée, quand ils furent ensemble dans le lit, lumières éteintes, avait tendu la main et caressé Marco intimement. Celui-ci l'avait laissé faire, sans dire rien et lorsque Nando, en sentant que l'autre était excité, lui avait ôté son pantalon de pyjama, Marco avait à son tour ôté son pyjama à Nando, s'était glissé entre ses jambes pour le sucer puis il s'était retourné et s'était offert. Surexcité, Nando l'avait pénétré. Aucun des deux n'avait dit un mot.

Marco s'était couché sur le ventre, les jambes écartées, et Nando s'était étendu sur lui. Marco aimait la façon qu'avait eue Nando de le pénétrer. Il lui avait glissé les mains sous la poitrine et lui excitait les tétons, mordillait sa nuque sans cesser de le pistonner. Marco aimait l'impétueuse énergie avec laquelle il le prenait. Il le sentit s'arrêter, légèrement essoufflé et comprit qu'il était proche de l'orgasme et s'était arrêté pour ne pas jouir trop vite. Lui aussi désirait que ça dure longtemps. Au bout d'un moment, Nando se remit à bouger en lui, de haut en bas. Marco tourna la tête autant qu'il put et les deux garçons s'embrassèrent pendant que Nando continuait joyeusement à le prendre.

Après avoir longuement fait l'amour, ils s'étaient séparés et s'étaient endormis, encore nus, sans rien dire.

Le matin suivant Nando s'était réveillé le premier et avait regardé le corps nu de son compagnon et s'était senti encore plus attiré par Marco que le soir précédent. Il l'avait réveillé par des caresses légères sur tout le corps.

— As-tu bien dormi ? lui avait-il demandé lorsque l'autre avait ouvert les yeux.

— Oui, très bien, merci.

— Marco… je… voudrais que tu deviennes mon copain… J'ai beaucoup aimé cette nuit…

— Moi aussi, mais tu n'as que trois ans de plus que moi. Je préfère les hommes mûrs pour une relation. Désolé.

— Mais tu me plais beaucoup.

— Tu es sympathique, et j'ai aimé cette nuit, mais…

— Tu as déjà un amant ?

— Non, mais même si j'ai aimé cette nuit, restons seulement amis, d'accord ? avait répété Marco avec douceur.

Nando n'avait pu qu'accepter. Et c'étaient à présent de vrais amis. Même si Nando continuait à éprouver de l'attirance pour Marco. Peut-être juste parce qu'ils avaient fait l'amour, même une seule fois, il existait une intimité entre eux et ils se racontaient tout. Ainsi, il avait su quand Marco avait connu Piero, un réalisateur télé de trente-neuf ans, à une fête, et comment Marco s'était pris d'affection pour cet homme. Marco était allé chez Piero et lui avait dit qu'il était amoureux de lui et lui avait demandé de faire l'amour. Au début, Piero ne l'avait pas pris au sérieux. Un beau garçon s'offrait et ça ne lui déplaisait pas. Et puis peu à peu Piero aussi était tombé amoureux de Marco et ils filaient à présent le parfait amour. Ils formaient vraiment un beau couple.

Nando avait l'impression d'être le seul à ne pas avoir d'amant. Il savait que ce n'était pas vrai, mais… Il avait rencontré Danilo chez Piero, quand celui-ci avait fait une fête pour le premier anniversaire avec Marco. Danilo avait vingt-sept ans. Il était chef-opérateur au théâtre de l'Opéra. C'était un beau garçon, au corps athlétique et son sourire avait vite conquis Nando. Mais c'était justement parce qu'il l'attirait terriblement que Nando n'était pas capable de faire comprendre à Danilo combien il l'intéressait. Il se sentait stupide, mais c'était ainsi, plus il se sentait attiré par quelqu'un, plus il était bloqué dans la manifestation de ses sentiments. Et Danilo ne faisait rien pour faire comprendre à Nando s'il l'intéressait ou non. De toute façon Danilo n'avait pas d'amant.

Nando se prépara pour sortir et se rendit au rendez-vous avec Marco. Ils dinèrent ensemble. Marco, grâce à Piero, avait souvent des billets gratuits pour des spectacles. Ce Ken Williams avait fait parler de lui. Télévisions et journaux l'avaient présenté comme le plus grand hypnotiseur de tous les temps. Le théâtre était plein, les billets de Marco étaient aux meilleures places et ils purent assister confortablement à tout le spectacle.

Nando en fut impressionné, ce Williams semblait vraiment exceptionnel. Il faisait faire des choses incroyables à son « cobaye » volontaire. Il lui faisait boire de l'eau et le type était convaincu que c'était le meilleur whisky et se retrouvait saoul. Il lui faisait mettre des lunettes et le type croyait pouvoir voir les gens nus. Il donna à un fumeur invétéré le dégoût de l'odeur du tabac, mais celui-ci, lorsqu'il chercha à jeter sa cigarette, n'y parvint pas. Il donnait à son cobaye une telle impression de chaleur qu'il se déshabillait sur scène, convaincu d'être à la plage, et restait là en caleçon comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il faisait croire qu'un des spectateurs était une star et les cobayes allaient lui demander un autographe, l'embrasser et le toucher. Mais la chose qui intéressa le plus Nando fut l'épisode où il fit croire à deux garçons qu'ils étaient des femmes et à deux autres garçons que ces deux « filles » étaient leurs fiancées et les deux couples de garçons s'enlacèrent et s'embrassèrent sur scène, convaincus qu'ils étaient dans un jardin, le soir, seuls. Tous riaient, mais Nando eut un frisson. Avec un tel pouvoir, il aurait pu faire l'amour avec le premier qui lui plairait. Il suffisait de faire croire au mec qu'il était une femme et amoureux de lui. C'était fantastique !

Le spectacle fut un véritable triomphe. Nando, à la fin du spectacle, demanda à Marco s'il était possible de rencontrer ce Williams, de lui parler.

— Il te plaît ? lui demanda son ami d'un ton malicieux.

— Non, il m'intéresse. Ce n'est pas mon type. J'aimerais juste savoir comment il fait, comment on peut faire les choses extraordinaires qu'il fait. J'aimerais lui parler, tout simplement.

— Williams reste un mois ici. Je ne sais pas si Piero est vraiment son ami, mais il le connaît. Je peux lui demander s'il peut te mettre en relation avec Williams. Mais je ne sais pas si…

— Oui, je t'en prie, j'aimerais vraiment pouvoir le rencontrer.

— Tu dis qu'il n'est pas ton genre, mais je ne t'ai jamais vu aussi intéressé par quelqu'un. Même pas par Danilo.

— C'est différent. Je me demande comment il fait. J'aimerais bien apprendre.

— Ah, je comprends, maintenant ! Tu sais que tu es un petit coquin ! Mais je ne sais pas si ça marche. Il arrête toujours avant que… Et puis je ne sais pas ce qui se passerait après, s'il n'arrêtait pas. Je crois que le subconscient reste actif et que personne ne peut être forcé à faire sous hypnose ce qu'il ne ferait pas normalement…

— Je voudrais justement comprendre.

— Et le faire, éventuellement. Mais même si tu pouvais comme ça mettre quelqu'un qui te plaît dans ton lit, quel plaisir trouverais-tu avec quelqu'un qui te suit avec un autre dans l'idée ? Ça serait comme le faire avec un robot, non ?

— Et qui te dit qu'il ne soit pas agréable de le faire avec un robot ? demanda Nando avec un sourire et il haussa les épaules.

— Tu n'aurais pas en tête de le tenter sur moi, par hasard, ensuite ? demanda Marco d'un air moqueur en le regardant dans les yeux.

— Tu viens de me dire que personne ne le...

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