Esteban

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Esteban

Armand Magister
Roman de 111 700 car., 19 600 mots
Le maître est frappé par la beauté du soumis. Il ne l'avait vu qu'en photo. Il découvre la brillance de ses cheveux, la couleur, le grain de sa peau. C'est un garçon masculin, viril, il a une barbe de trois jours, il est poilu. Longiligne et racé, avec des yeux émeraudes : il ressemble à une panthère sauvage. Mais les regards de ce félin sont dénués de cruauté... Au contraire, ils sont doux et caressants. Sa bouche est bien dessinée, elle est fermée, elle est sage. Esteban n'est pas un prédateur, c'est une proie. Il est silencieux mais ses yeux parlent pour lui, ils disent qu'il sera un soumis obéissant, ils assurent de son allégeance.
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Publié le : vendredi 5 février 2016
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EAN13 : 9791029401268
Nombre de pages : non-communiqué
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Esteban1 Le soumis a laissé sa porte entrebâillée. Le maître la pousse et entre. Il referme la porte sans prendre la peine de donner un tour de clef. Par ce geste, il prend possession du temps qui va suivre, mais il ne le verrouille pas… Il commet peut-être l'erreur de laisser à Esteban la possibilité de s'échapper. Ne devrait-il pas fermer la porte à double tour ? Cadenasser la liberté du jeune homme pour qu'il rampe devant lui ? Il est trop tard pour y penser : la porte est fermée, mais pas à clef. C'est ainsi, seul l'avenir pourra dire si l’emprise exercée sur Esteban correspond bien à ce qu’il recherche. Le soumis est là, dans la chambre. Conformément à ce qu'il a annoncé, il porte son costume de lope. Jambes nues, bras nus, le reste de son corps est gainé dans une chemise et dans un short noirs qui forment un seul vêtement taillé dans un tissu assez vaporeux pour révéler sa peau. Sur la poitrine, une fermeture à glissière est remontée jusqu'au cou. Une autre fermeture sert de braguette et peut permettre à Esteban de sortir sa queue et de la branler sans qu'il n'ait à se déshabiller. Le maître est frappé par la beauté du soumis. Il ne l'avait vu qu'en photo. Il découvre la brillance de ses cheveux, la couleur, le grain de sa peau. C'est un garçon masculin, viril, il a une barbe de trois jours, il est poilu. Longiligne et racé, avec des yeux émeraude : il ressemble à une panthère sauvage. Mais les regards de ce félin sont dénués de cruauté… Au contraire, ils sont doux et caressants. Sa bouche est bien dessinée, elle est fermée, elle est sage. Esteban n'est pas un prédateur, c'est une proie. Il est silencieux, mais ses yeux parlent pour lui, ils disent qu'il sera un soumis obéissant, ils assurent de son allégeance. Le maître bande dans son pantalon. Le regard d'Esteban se perd dans son entrejambe. L'homme est en jean et sa chemise blanche est ouverte sur son torse velu. Il porte des bottes en cuir noir dont le bout est ferré. Il bande parce qu'Esteban le reconnaît comme son maître, il bande parce qu'il a devant lui un soumis qui va se plier à ses désirs. Le soumis bande lui aussi. Il bande parce que son maître accepte sa soumission, il bande parce qu'il va devoir lui procurer du plaisir, il bande parce qu'il va pomper un mâle… Les deux hommes bandent, chacun à un bout d'une laisse invisible. Ils éprouvent tous les deux un même plaisir pourtant issu d'un désir diamétralement opposé : l'un veut posséder, l'autre veut qu'on le possède. Le soumis sent qu’il va être examiné. Il est mis à quatre pattes, humilié dans une position dégradante pour un homme, infamante pour un mâle. Mais si le garçon est viril et masculin, il n'en est pas moins une lope. Il doit faire son travail : se mettre à disposition… Il devine le regard du maître qui s'attarde sur sa nuque, sur son dos, sur son cul. Il pense que bientôt il aura une queue dans la bouche, dans la gueule. Il désire ce membre, il veut le sentir s’enfoncer dans sa gorge… Le maître n'en est pas encore là, il veut voir le cul de son soumis et il lui demande de se déshabiller. Esteban s'exécute. Il enlève sa chemise et baisse son short. Il exhibe son cul en sachant qu'il ne sera pas pénétré. Il a prévenu : « Je pompe, mais je ne fais pas d’anal. » On pourrait croire qu'Esteban dicte ses conditions… Et que le maître y consent…
Esteban2 Lemaître pose sa main sur le cul du soumis. Esteban se demande si cette main va se contenter de rester sur ses fesses, si elle va caresser sa raie qui, forcément, est ouverte puisqu'il est en levrette. Il s’interroge. Et si ces doigts inquisiteurs voulaient tester l’élasticité de son anus ? Et si ce majeur cherchait à s’y introduire ? À esquisser un va-et-vient dans son cul ? Le soumis a prévenu : il ne veut pas qu'on l’encule… Mais il ne l'a pas formellement interdit. Peut-il faire confiance à un inconnu qui ne lui a même pas donné sa parole de ne pas aller contre sa volonté ? Qui peut lui assurer que la queue de son maître ne va pas pénétrer son cul avant sa bouche, qu'elle ne va pas, au moins, tenter de le faire ? Comment un soumis en levrette pourrait-il dire non ? Comment une lope pourrait-elle refuser de se faire baiser ? Mais le maître ne touche pas au cul d'Esteban. Il va se placer devant son visage, il défait sa ceinture, ouvre sa braguette et sort sa queue sous le nez de son soumis. « Tu veux me pomper ? » Le soumis lève les yeux vers celui qui le domine, qui le prend par le menton et qui répète sa question sur le ton de l'affirmation : « Tu veux me pomper ! » Esteban répond « Oui maître ! » La queue pénètre lentement dans la bouche du soumis qui peut enfin en prendre la mesure. La lope évalue la longueur, l’épaisseur du membre, elle le goûte, elle teste sa rigidité, elle ferme les yeux pour se concentrer sur son plaisir. Elle s'est mise à genoux pour mieux sucer, pour mieux engloutir, pour sentir la lourde paire de couilles frapper contre son menton. Le soumis bande. Il ouvre la fermeture Éclair de son short, sort sa bite et la branle. « Qui t'a permis de te toucher ? » Dis le maître. Esteban s'excuse du regard et arrête de se branler. Mais il reçoit bientôt l’autorisation de reprendre sa queue en main. Sa verge est large, peut-être davantage encore que celle du maître, mais l’homme n'en est pas certain, il ne l’a pas touchée. Il s'assoit sur le lit et ordonne au soumis de lui tirer ses bottes, puis de lui enlever ses chaussettes. Le soumis s'exécute. Tout naturellement, les pieds nus du maître se posent sur le visage d'Esteban. Ils caressent ses joues et se rapprochent de sa bouche. Esteban commence à sucer les orteils sans qu'on ne l’exige de lui… Est-ce que cette prise d’initiative va être appréciée ? L’homme se laisse lécher les pieds par un garçon masculin, viril, plus grand que lui, avec une queue plus épaisse… Sa position de mâle dominant s'en trouve renforcée. Esteban est sa chose, sa lope. Mais, pour l'heure, ce ne sont pas ses pieds qu’il veut voir dans la bouche de son soumis, c'est sa queue. Il se lève et place son membre contre les lèvres d’Esteban. Il n'a pas besoin de réclamer, la bouche s'ouvre toute seule. Sa queue glisse entre la langue et le palais du jeune homme. Le maître confie ce qu'il a de plus précieux à son soumis. En lui donnant sa queue à sucer, il le rend légitime. Du pied, l'homme touche les couilles et la bite d'Esteban puis il le laisse bientôt libre de se branler à nouveau. Esteban se branle et suce. Le maître caresse ses cheveux qui sont trop courts pour qu'il ne les lui tire, il bloque son visage dans sa main, il appuie sur le sommet de son crâne, sur sa nuque, il le force à avaler sa queue le plus profondément possible, jusque dans la gorge. Esteban est un instrument de plaisir. Il lèche, il salive, il engloutit la queue d'un mâle inconnu qui est venu jusqu'à chez lui, qui est venu pour lui, qui est venu pour se taper une lope. Le soumis s'applique à bien sucer et il sait qu'il pompe bien, la tonicité de la queue qui le pénètre le lui prouve…
Esteban3 La sonnerie du téléphone vint suspendre les pensées du chef du bureau. Il se saisit immédiatement du combiné. « Oui, oui Éléonore, faites-les entrer. » L’homme se leva, il bandait. Il se rapprocha de la porte en espérant que son pantalon à pinces camouflerait la protubérance qu’il sentait, énorme, le long de sa cuisse gauche. Déjà, Éléonore entrait dans le bureau suivie de deux hommes en costume. Elle portait une pile de parapheurs. « Monsieur Laval, si vous pouviez les signer toute de suite, c’est urgent, c’est pour… — Oui, Éléonore, oui, je sais, je les signe. Faites assoir ces messieurs. » Pendant que la secrétaire indiquait la petite table de réunion et que les hommes s’y installaient, Frédéric Laval apposa sa signature sur les courriers qui devaient partir sans tarder. Il sentait qu’il débandait… Le souvenir de sa queue dans la bouche d’Esteban se dissipait… Il rendit les parapheurs à la jeune femme et alla aussitôt s’assoir pour commencer sa réunion. « Merci d’être venus, il fallait effectivement trouver une solution rapidement… — Merci à vous de nous recevoir si vite M. Laval… » Dis le premier homme qui paraissait une bonne cinquantaine et dont le ventre bedonnant passait au-dessus de la ceinture. Le second se contenta d’acquiescer. Même s’il était plus svelte que son collègue, sa forte calvitie ne lui permettait pas de dissimuler son âge, lui aussi devait avoir environ cinquante ans. « Dire que j’ai le même âge qu’eux… », songea le chef de bureau. La conversation s’engagea rapidement, mais pendant que l’un des deux hommes rappelait avec force précisions l’ensemble des décrets et des arrêtés sur lesquels il comptait appuyer son argumentaire, Frédéric Laval songea à nouveau à sa rencontre avec Esteban… Ce n’était pourtant ni le lieu ni le moment. Ici, il n’était pas le maître, il était juste chef d’un bureau important et il avait des agents sous ses ordres, pas des soumis… Ici, personne n’aurait songé à lui sucer la queue, sauf, peut-être, Éléonore… L’idée que sa secrétaire se mette à genoux devant lui le fit sourire. Il tapota ses lèvres de ses doigts pour dissimuler le mouvement de sa bouche. Il ne tenait pas à ce que ses interlocuteurs puissent penser qu’il se moquait d’eux. Monsieur Laval devait reprendre son rôle et écouter l’exposé des circulaires et de la jurisprudence produites sur le sujet qui était sensé l’intéresser. Mais, très vite, Esteban recommença à accaparer son esprit… Même s’il était persuadé de ne pas faire son âge et d’être autrement plus désirable sexuellement parlant que les deux bonshommes imbaisables qui lui faisaient face, sa rencontre avec son soumis avait ravivé son amour-propre. Un beau garçon, jeune, qui n’avait pas trente ans et qui avait l’embarras du choix l’avait choisi, lui, pour être son maître. Le jeune homme lui avait ouvert sa porte, l’avait reçu à quatre pattes, avait pris sa queue dans sa bouche… Frédéric Laval recommença à bander. Heureusement il était assis et sa bite en érection était dissimulée par la table… Il devait revenir au présent. Il recouvra ses esprits et répondit avec professionnalisme aux questions qui lui étaient posées. Après une bonne demi-heure d’échanges, il finit par raccompagner les deux hommes jusqu’au seuil de son bureau puis il referma sa porte et vint se rassoir à sa table de travail. L’homme repensa à Esteban… Il ne l’avait vu que quelques heures. Mais ces heures, même si elles n’étaient qu’une parenthèse dans son quotidien, même si elles resteraient à jamais secrètes, ces heures étaient pour lui essentielles. Frédéric Laval recommença à bander.
Esteban4
Le maître regarde Esteban le pomper avec concupiscence, mais il faut qu'il pense à autre chose qu'à sa bite qui entre et qui sort de la bouche du jeune homme. Il ne veut pas jouir. Pas maintenant. Pas encore.
La chambre d'Esteban est mal rangée… Un soumis ne se doit-il pas de recevoir son hôte avec le maximum d'égards ? Le maître est...
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