Fantasmes

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Ce recueil de nouvelles à saveur érotique entraîne le lecteur dans des univers variés où la description de scènes coquines favorise l’émergence d’images liées à divers fantasmes.


Publié le : jeudi 19 mai 2016
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EAN13 : 9782334153218
Nombre de pages : 124
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-15319-5

 

© Edilivre, 2016

Un employé modèle

– Nous avons très bien travaillé ! Je pense sérieusement qu’il nous faut maintenant relaxer. Qu’en penses-tu, Sébastien ?

– Oui, je crois que nous avons bien travaillé.

– Ce n’est pas sur travailler que portait ma question, mais bien sur relaxer.

– Oh !… Oui… je suis bien d’accord…

– Hé ! Bien ! Sers-nous un verre ! Dans l’armoire du fond, tu trouveras ce qu’il faut.

Sébastien trouve bien particulier le fait que, le plus souvent, sa patronne lui donne davantage des ordres qu’elle ne lui demande un service. Refoulant cette pensée, il se rend à l’armoire en question. En l’ouvrant, il constate qu’en effet de nombreuses bouteilles et une belle variété de coupes de cristal garnissent le bar et le mini-frigo qui y est camouflé.

– Qu’est-ce que je vous sers, madame ?

– Ah ! Je t’en prie ! Laisse tomber le « madame » ! Appelle-moi tout simplement Aline !

– Parfait, mada… je veux dire Aline !

– Verse-nous une flûte de Champagne !

Sébastien se sent bien soulagé par cette invitation à relaxer. Tous deux travaillent sur le même fichu dossier depuis déjà quelques semaines et l’issue ne lui semble pas évidente. Par contre, il constate que sa nouvelle patronne est une travailleuse acharnée, très efficace, énergique, déterminée et qu’elle semble complètement investie dans tout ce qu’elle entreprend. Et de plus, ce qui ne nuit pas, il la trouve assez séduisante.

Il y a à peine un mois qu’il a postulé pour cet emploi et, depuis, il n’a pas eu beaucoup de répit. Après son engagement, sa patronne lui a mentionné qu’elle avait de très beaux projets pour lui : il deviendrait son adjoint administratif. Mais cette promotion a un prix : il doit travailler avec elle sur certains dossiers, souvent au-delà des heures régulières de travail, et participer à de multiples sessions de formation, toutes offertes durant des week-ends.

Tout en préparant les flûtes de Champagne, du coin de l’œil, il voit sa patronne qui s’adonne à une curieuse manœuvre : elle entre sa main sous sa blouse, semble enfiler un élastique sous son coude puis elle en ressort son soutien-gorge.

– Tiens, Sébastien ! Dépose ça sur le bureau ! lui demande-t-elle en lui présentant à bout de bras son soutien-gorge.

– …

– Je veux que tu déposes ça sur mon bureau, dit-elle en le fixant d’un œil rieur qui attend sa réaction.

Sébastien, un peu perplexe, s’approche d’elle. Il échange une flûte de Champagne contre le soutien-gorge qu’elle lui tend. Il se sent rougir comme un adolescent, d’autant plus que sa patronne, au moment de lâcher le sous-vêtement en question, tout de fines dentelles, lui lance un regard intense, qu’il aurait dit affamé.

Sébastien soutient son regard inquisiteur et son imagination le devance quant aux suites possibles que pourrait avoir cette invitation à relaxer. Mais il se reprend en se disant qu’il doit rester à sa place ; elle est tout de même sa patronne.

Lui, du haut de ses vingt-cinq ans, n’est qu’un nouvel employé qui ne peut prétendre avoir cumulé de nombreuses expériences avec la gent féminine. Elle, à l’aube de la quarantaine, a su se conserver à l’abri des effets du temps. De sa silhouette svelte émane une aura envoûtante.

En observant bien le soutien-gorge qu’il dépose délicatement sur le bureau, il obtient la confirmation que les seins d’Aline ne sont pas très volumineux. Et à quarante ans, se surprend-il à penser, de quoi peuvent-ils avoir l’air ?

Lorsqu’il se retourne, il constate qu’Aline continue de se dévêtir. Debout, elle déboutonne son chemisier et laisse choir sa jupe. Elle lui apparaît la poitrine offerte et le bas du corps couvert d’un simple string. Sébastien a peine à avaler sa gorgée de Champagne, figé sur place et n’osant anticiper ce qu’il pense que sa patronne attend exactement de lui.

Elle avale une gorgée de Champagne puis, tout en regardant Sébastien, lui fait signe de s’approcher. Il fixe intensément ses seins qui le soufflent complètement. Contrairement à ses attentes car, pour des seins d’une femme de quarante ans, bien que pas vraiment volumineux, ils se dressent fièrement. Même un peu retroussés de la pointe et bien galbés du bas, ils présentent de belles auréoles brunes qui l’attirent et neutralisent sa volonté.

– Approche ! Viens relaxer ! Tu vas apprendre à mieux me connaître…

Sébastien lève sa coupe et boit son Champagne d’un trait puis il la dépose tout à côté du soutien-gorge. Il s’avance vers Aline avec l’intention de… relaxer, sans précipitation.

Tout près d’elle, il lui sourit, pose ses mains autour de sa taille et, lentement, la serre contre son corps. Leurs visages se frôlent, leurs souffles s’entremêlent, leurs lèvres se touchent puis, langoureusement Sébastien tente quelques touches et des lèvres et du bout de la langue. À sa grande surprise, Aline lui empoigne la tête et presse sa bouche contre la sienne pour que leurs langues se caressent avec vigueur et intensité pendant de longues minutes.

Lorsqu’il reprend son souffle, Sébastien enfouit ses deux mains sous sa blouse ouverte. Il apprécie la chaleur, la douceur et la rondeur de ses petits seins qu’il masse doucement, langoureusement. Sébastien est encore surpris par la réaction d’Aline qui lui enserre la tête et presse sa bouche contre un de ses seins en lui disant :

– Mords-les ! Donne-moi du plaisir !

Sébastien s’active comme il le peut lorsqu’il réalise qu’Aline défait son pantalon pour empoigner son sexe qui manifestait déjà une belle excitation.

Du buste, Sébastien descend ses mains vers le string d’Aline qu’il fait sauter comme un expert pendant que sa propre chemise vole sur la table de travail et son pantalon glisse au sol. Aline guide sa main vers son entre-jambe.

– Frotte mon bouton rose ! Il est déjà tout mouillé ! Je veux que tu me fasses hurler de plaisir !

Pendant que Sébastien suit la consigne reçue, elle lui caresse vigoureusement le sexe, de telle façon que Sébastien craint d’exploser. Il approche son bassin plus près du sien pour calmer le rythme, mais voilà qu’Aline enserre son cou et saute agilement vers lui en levant et en écartant les jambes, si bien qu’elle s’empale sur son sexe bien gonflé comme un félin affamé se jetterait sur un morceau de viande fraîche.

– Vas-y, Sébastien ! Fais-moi jouir !

Sébastien suit la cadence qu’elle lui impose par ses mouvements de bassin. Le souffle saccadé d’Aline se métamorphose progressivement en gémissements puissants qui le surprennent et l’impressionnent. Ils s’intensifient au même rythme que s’élève leur niveau d’excitation. Puis, un hurlement commun annonce l’orgasme.

En sueur, les corps s’immobilisent. Un silence envahit la pièce, permettant à Sébastien de tenter de clarifier dans son esprit ce qui vient de se produire : a-t-il baisé sa patronne ou est-ce sa patronne qui vient de le baiser ?

– C’est bien, Sébastien ! Je trouve que de prendre un bon coup de sexe est un des meilleurs moyens pour relaxer. Et sache que j’aime bien relaxer après chaque séance de travail.

– Je trouve en effet que c’est une bonne façon d’oublier les dossiers…

– Nous reprendrons nos dossiers demain et nous devrons encore y investir du temps. Aussi, on se reverra en fin d’après-midi, comme aujourd’hui.

– C’est d’accord, mad…, Aline ! Je viendrai te rejoindre ici… pour reprendre le travail sur les dossiers.

– Il y a cependant un point important : je ne veux en aucun cas, et je dis bien en aucun cas, que nos moments… de relaxation ne s’ébruitent. Si cela venait à se savoir, auprès des employés de l’entreprise ou surtout auprès des membres de ma famille, tu serais congédié sur le champ ! C’est bien compris ?

– Parfaitement !

Un temps de… relaxation suit immanquablement chaque séance de travail subséquente. Leurs ébats énergiques évoluent sur des variantes agréables : l’élan final s’effectue tantôt sur le bord du bureau, tantôt sur le tapis devant la bibliothèque ou encore debout près du bar.

*
*       *

De son bureau, à la dérobée, comme presque chaque jour, Sébastien observe Nadine, sa secrétaire. Elle a un physique qui lui plaît à un haut niveau, mais il n’a pas encore osé provoquer de rapprochements.

Nadine travaille pour la firme depuis quelques années. Il lui trouve un air un peu blasé. Chaque tâche à accomplir semble lui peser lourd et elle passe la plus grande part de son temps pendue au téléphone à jacasser avec on ne sait qui. Pourtant, cela ne l’empêche pas d’écrire les lettres demandées, de photocopier les documents apportés, en somme, d’effectuer correctement son travail.

Mais ce qui plaide le plus en sa faveur dans les sentiments que Sébastien éprouve pour elle, est qu’elle possède un corps à le faire rêver, ce que Sébastien ne se prive pas de faire d’ailleurs. En effet, il rêve d’embrasser sa bouche aux lèvres pulpeuses, de caresser son visage harmonieux, toujours bien maquillé et qui va de pair avec ses courbes de déesse. Il rêve de cajoler et d’embrasser ses lourds seins toujours bien en montre et qui laissent une étrange persistance rétinienne à qui les fixent.

Elle lui a déjà confié, qu’à dix-neuf ans, elle a épousé un garagiste mordu de moteurs. Il ne parle que d’autos et n’occupe ses loisirs qu’en buvant de la bière et en regardant avec les copains des matchs sportifs diffusés à la télé. Elle croit qu’il ignore même la signification du mot romantisme. Les soupers en tête à tête, la musique d’ambiance, les fleurs, les baisers langoureux, les longues caresses, rien de tout cela ne l’allume. Son slogan semble être : « J’ai le goût de baiser, je baise, à la prochaine ! »

Sébastien a eu connaissance que sa patronne rendait souvent visite à sa secrétaire et la dernière lui a paru passablement tumultueuse. Les éclats de voix lui rappelaient le bruit d’un pop-corn qui éclate. Et en sortant, Aline lui avait dit clairement et distinctement : « Et tu n’en parles à personne ! C’est bien compris ? »

En observant Nadine et en repensant aux moments de relaxation qu’il vit depuis quelques semaines avec sa patronne, une idée germe dans son esprit et il s’enhardit.

– Nadine, pourrais-tu venir dans mon bureau quelques minutes ?

Sébastien lui admet sans détour qu’il a une proposition à lui faire, étant bien conscient qu’un refus de sa part pourrait avoir de lourdes conséquences pour la suite de sa carrière. Avec précaution, il fait une allusion directe aux confidences qu’elle lui a faites au sujet de sa situation matrimoniale et il lui offre de l’accompagner lors de ses séances de formation qui ont lieu durant les week-ends. Il lui fait miroiter le confort qu’offrent les belles chambres d’hôtel, les bons repas bien arrosés et les longues soirées en tête-à-tête ; en somme, il insiste sur tous les moments romantiques qui font tant défaut à sa vie de couple.

La voyant souriante et songeuse, il s’enhardit en lui avouant qu’il la trouve séduisante et tellement désirable qu’il adorerait prendre tout son temps avec elle pour des moments de rapprochements tendres et doux.

Après lui avoir avoué qu’elle éprouve la même attirance et qu’elle apprécierait assurément passer de bons moments avec lui, elle ajoute :

– Et mon mari… comment crois-tu qu’il va réagir à mes absences ?

Sébastien lui suggère de lui dire simplement que ce sera du temps supplémentaire et qu’elle sera dédommagée pour ce… travail.

*
*       *

Après une troisième session de formation accompagnée de sa secrétaire Nadine, qui n’a eu aucune difficulté à berner son mécanicien de mari en lui expliquant qu’elle voulait simplement se faire un peu d’argent tout en rendant service à son patron, Sébastien peut affirmer que, côté ébats amoureux, sa secrétaire se trouve à l’opposé de sa patronne. Aline aime vraiment prendre l’initiative du contact sexuel et gérer son plaisir. Nadine, elle, a moins d’initiative ; elle préfère goûter chaque caresse qui lui est prodiguée. En somme, Aline aime le sexe, Nadine aime la tendresse.

Comme lors des sessions de formation précédentes, sitôt libéré, Sébastien se précipite à son hôtel pour rejoindre Nadine avec qui il passe chaque fois des instants sublimes car, elle et lui, s’abandonnent totalement l’un à l’autre dans des moments d’un romantisme tel que, devant eux, pâlissent leurs rêves les plus fous.

Cette fois-ci, Sébastien a réservé une table au restaurant de l’hôtel. Avec Nadine, ils optent pour un repas gastronomique avec chandelles et vin. Après des mots tendres, des sourires et des rires sincères, des regards complices et prometteurs de folles étreintes, ils montent à leur chambre.

Doux baisers, étreintes langoureuses, quelques pas de danse avec une musique envoûtante, les vêtements commencent à s’éparpiller au sol. De longues caresses ponctuent le départ de chaque vêtement, si bien qu’ils se retrouvent complètement nus à s’embrasser et s’enlacer tendrement. Sébastien allonge Nadine sur le lit et s’émerveille encore devant un corps qui ne donne que l’envie de le couvrir de caresses et de baisers.

Il s’agenouille à ses côtés et passe son corps en revue du bout de ses lèvres, de sa langue et de ses mains douces. Nadine émet fréquemment de petits gémissements en guise d’approbation.

Puis les caresses s’intensifient. Sébastien badigeonne ses mamelons avec une gelée de fruits qu’il a dénichée dans le minibar de sa chambre. Puis il récupère cette gelée en la léchant lentement provoquant ainsi chez Nadine un état d’excitation inaccoutumé.

Sébastien s’empare d’un tube de crème hydratante et fait rouler Nadine sur le ventre. Il lui applique de la crème sur les jambes, qu’il frictionne doucement. Le massage s’étend vers les fesses, où il s’attarde, puis s’élève jusqu’aux épaules, puis la nuque. Nadine ronronne de plaisir et Sébastien sent le niveau de son désir à son comble.

Il retourne doucement Nadine sur le dos et recommence le massage des jambes jusqu’à l’entre-jambes. Le rythme du massage ralentit et, de ses doigts et de ses lèvres, il lui procure des sensations qui font presque suffoquer Nadine.

Sébastien appuie sur la télécommande et la musique passe à un air bien connu et sur lequel ils aiment bien terminer leurs ébats amoureux : Le boléro de Ravel. Nadine aime bien lorsque Sébastien la pénètre en suivant le rythme de la musique qui s’accélère, s’intensifie et s’achève dans l’apothéose coïncidant ainsi avec l’atteinte d’un intense orgasme partagé.

Après quelques moments de détente, ils décident d’aller sous la douche pour rafraîchir un peu leurs corps en sueur et qui ne demandent que de recommencer encore et encore les mêmes contacts langoureux.

*
*       *

Pendant ce court intermède, Aline se présente à la réception de l’hôtel. Elle sait que Sébastien y est descendu et elle a décidé de le surprendre et de se payer un peu de bon temps avec lui. Après tout, c’est sa compagnie qui lui paie son séjour.

Aline éprouve un peu de difficulté à obtenir la clé de la chambre, mais avec son charme et un peu d’argent, elle parvient à ses fins.

Elle monte à l’étage et s’infiltre discrètement dans la chambre. Personne en vue. Elle entend le bruit de la douche et comprend que Sébastien s’y prélasse. Elle décide de lui faire la surprise de sa présence et de lui faire comprendre ses intentions. Aussi, elle se dévêt totalement, replace quelques mèches de ses cheveux en s’admirant quelques instants dans un miroir accroché au mur, puis s’assoit sur le rebord du lit, s’amusant à imaginer la tête que fera Sébastien en l’apercevant nue, s’offrant totalement à lui.

Mais il n’y a pas que Sébastien qui a la surprise…

Avec l’idée évidente de revivre d’autres ébats, le jeune couple sort de la salle de bains, nus, se souriant et s’enlaçant la taille.

Aline qui entend des pas approcher s’étend de tout son long, sur le dos, en écartant ostensiblement les jambes de façon à lui lancer une invitation claire.

Inévitablement, tous se retrouvent face à face. C’est le silence le plus bruyant jamais entendu : Aline ouvre grand la bouche sans qu’aucun son n’en sorte ; Sébastien émet un petit cri de stupéfaction ; Nadine fige sur place, les yeux incrédules. Puis elle crie : « Maman ! Mais qu’est-ce que tu fous dans notre lit ? Et à poil ? »

Les éclats de silence continuent à se répandre. Puis, Aline se ressaisit. Sous le regard hébété du jeune couple, elle se lève, enfile rapidement ses vêtements, les fusillant du regard, et leur crie : « Vous êtes congédiés ! Tous les deux ! »

*
*       *

Nadine et Sébastien travaillent encore pour Aline qui, après quelques jours, les a repris dans sa compagnie. Elle aime bien travailler avec Sébastien qui l’aide réellement dans le traitement des dossiers complexes et la soutient grandement et consciencieusement pour relaxer après les longues journées de travail. C’est un « employémodèle », se plaît-elle à dire. Et qu’il s’envoie en l’air avec sa fille ne la dérange pas vraiment. Elle sait que celle-ci est plus heureuse en passant quelques week-ends dans les bras et le lit de Sébastien qu’avec son abruti de gendre.

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