Feeling good

De
Publié par

Jeune femme moderne, libre et fière d'être indépendante, Sarah Jones, 28 ans, mène sa vie comme elle l'entend. Elle manifeste ouvertement ses revendications féministes et, forte de son nouveau mantra : " Je suis célibataire, je suis sexy et je peux me faire un coup d'un soir ", elle se laisse embarquer par ses amis dans un pari.


Un pari qui va la conduire tout droit dans les bras d'un inconnu taciturne au regard froid et distant. Malgré ses convictions et ses belles paroles, elle va rapidement perdre le contrôle de la situation et se retrouver face à un homme aussi passionné que mystérieux.


Entre découverte de sa sensualité et situations dangereusement sexy, elle en oubliera qu'elle ne se résume pas à ses pulsions. Sandro pourrait bien être celui qui chamboulera la détermination de Mademoiselle Jones...


Une comédie sentimentale d'une grande sensualité sur les désirs d'une jeune femme partagée entre sa soif de liberté et de plaisirs et la recherche de l'amour.


Une écriture moderne, vive et incandescente qui fait de Feeling Good le roman d'amour d'une génération.



Publié le : jeudi 12 mai 2016
Lecture(s) : 9
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782846286886
Nombre de pages : 280
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
pagetitre

Mantra 1

Je ne boirai plus une goutte d’alcool


– Non, je suis désolée, mais non ! C’est un mythe, cette histoire !

Bastien nous regarde tour à tour. Isabelle fronce les sourcils, Mélodie affiche un air satisfait et moi, je ne la ramène pas trop. Il cherche des yeux l’appui d’Olivier, mais ce dernier, prudent, garde le silence en attendant de voir ce que donne la suite. Isabelle, notre Carrie Bradshaw à nous, reprend la parole :

– Une femme est tout aussi capable de draguer qu’un homme. De la même façon que nous pouvons également coucher sans avoir besoin de sentiments.

Bastien balaye cette dernière affirmation d’un geste méprisant de la main avant de terminer sa bière. Je sirote mon monaco sans chercher à m’en mêler.

N’ayant pas de vie sentimentale ni sexuelle d’ailleurs depuis plus de six mois, je n’ai pas grand-chose à dire sur le sujet. J’ai l’impression que tout cet aspect de ma vie n’est qu’un vieux souvenir poussiéreux… Oui, je dramatise toujours un peu.

Olivier repose sa bière et hausse les épaules :

– Ne vous vexez pas, les filles, mais c’est un fait. Tout le monde le sait. Si c’était une légende, on n’en parlerait pas autant. Pour vous, le sexe et l’amour, c’est lié. Alors que pour nous…

– Oui ? Pour vous ?

Mélodie le fusille du regard. J’en connais un qui va passer la nuit sur le canapé… Il pose sa main sur le bras de mon amie qui le repousse sans ménagement.

– Mélo, avec toi c’est différent ! Je t’aime, ça change tout !

– Bien tenté, répond-elle en le toisant.

Isabelle interrompt la querelle d’amoureux pour se concentrer sur le sujet houleux :

– Vous êtes deux machos réacs !

Ce qui est plutôt bien résumé.

Bastien et elle sont en couple depuis plusieurs années. Pourtant, chaque samedi soir, je les observe se disputer pour des bêtises de ce genre. Comme s’ils se donnaient pour mission d’animer nos soirées, sait-on jamais qu’on vienne à s’ennuyer.

J’ai eu une semaine épuisante au boulot et j’ai surtout envie de me détendre. Ce qui est sans compter sur mes amies qui cherchent un soutien en ma personne. Consciente de devoir me manifester au nom de la solidarité féminine, je soupire, vaincue, avant de me joindre à la conversation :

– Les femmes ont aussi des besoins physiques, les gars. On le sait mieux que vous, je pense. En fait, je me pose même en chef de file du mouvement de libération du vagin !

J’ai encore trop bu et tous mes efforts pour rester en dehors du conflit sont annihilés dès l’instant où j’ouvre la bouche pour faire autre chose que boire. Certains ont l’alcool triste, d’autres l’ont euphorique. En ce qui me concerne, la boisson donne lieu à une logorrhée abrutissante pour tout le monde, y compris pour moi. Surtout que les connexions neurologiques censées imposer la censure à la parole sont en train de cuver dans l’obscure arrière-salle de mon cerveau, juste à côté de ma responsabilité. Isabelle et Mélodie lèvent leur verre en signe d’encouragement pour que je ne m’arrête pas en si bon chemin. Il ne m’en faut malheureusement pas plus pour continuer. Je retire ce que j’ai dit sur ma volonté de ne pas me mêler à la conversation, j’en suis vraisemblablement incapable.

– Est-ce que vous pensez vraiment que vous avez le monopole de la baise de complaisance ? Non, Messieurs ! Je l’affirme haut et fort (et je hausse la voix pour appuyer mes propos) : les femmes aussi aiment la baise pour la baise, la baise bestiale et sans votre numéro de téléphone à la fin, s’il vous plaît !

Applaudissements de mes complices, mais aussi de la table d’à côté. Oups, peut-être que ça serait bien que quelqu’un me dise de la fermer maintenant, non ? Un volontaire ? Mes amis ? Personne ?

Damned, foutue solidarité unilatérale !

Une fois les applaudissements taris, Bastien reprend la parole, visiblement agacé par mon succès :

– Vous parlez beaucoup, vous, les femmes. Mais quand il faut agir, il y a moins de volontaires. Toujours de la théorie, hein ? Mais l’action, c’est quand ?

– Tu es en train de me pousser à te tromper pour te prouver notre point de vue ? lui demande Isabelle sur un ton qui me laisse à penser qu’Olivier ne sera pas le seul à dormir sur le canapé…

– Sarah.

Tout le monde me regarde. Quoi, Sarah ? Quoi ? Qu’est-ce qu’ils me veulent, tous ? J’ai un bout de salade entre les dents ? Oh mince, à voir l’expression de Bastien, je sens les ennuis arriver à grands pas. Je prends une gorgée de bière et attends qu’il se décide à s’exprimer. Après une profonde inspiration, il joint les mains, coudes posés sur la table, et se penche un peu en avant. Nous l’imitons, attendant la confidence qu’il s’apprête à partager. Nous avons l’air d’un groupe de conspirateurs pendant la guerre. Des conspirateurs bourrés, certes, c’est l’intention qui compte. Il parcourt l’assemblée du regard et Isabelle, dont la patience n’est pas le fort, lui envoie un coup de poing dans l’épaule qui lui fait perdre l’équilibre.

– T’as pas fini avec ton suspense à deux balles ? Accouche !

– OK, les filles. Sarah est la seule célibataire de notre groupe. Elle est, selon ses propres paroles, sexuellement en manque.

Je ponctue sa phrase d’un « alléluia » sonore, imputable à la boisson alcoolisée, cela va de soi.

– Je propose donc qu’elle nous démontre la première partie de la théorie. À savoir : est-elle capable de draguer ?

– Hé ! Bien sûr que je sais draguer, tu me prends pour qui ?

Je le suis. C’est évident. Enfin, je crois…

– Attends un peu, ma cocotte (c’est moi la cocotte ?), je parle de vraiment draguer. Aller voir un type qui te plaît, mais qui ne manifeste aucun intérêt pour toi. Ça, c’est un challenge.

Mélodie et Isabelle tapent dans leurs mains, façon « à nous la victoire ! » Merci, mais c’est un peu de moi qu’on cause, là, non ?

Isabelle affronte son compagnon du regard, plus déterminée que jamais. Et je me sens plus manipulée que jamais, aussi.

– Corsons le tout avec un pari…

Je tente d’interférer, sans succès.

– Heu, les gars, j’aimerais bien pouvoir…

– Un pari, parfait ! me coupe Bastien. Mais soyons téméraires : on n’annonce pas l’enjeu avant de savoir qui a gagné ! continue-t-il sur un ton de défi mêlé d’excitation.

– Non, mais attendez, je…

– C’est d’accord.

Isabelle se tourne vers moi et m’observe de la tête aux pieds, avant de déclarer :

– Tu es canon, ce soir, aucun mec ne peut te résister.

Je souris bêtement en entendant son compliment. Oui, j’ai mis le paquet, comme tous les samedis soir. C’est mon mantra du moment : « je suis célibataire et je suis sexy ». Même si, pour soutenir plutôt la thèse de Bastien, je n’ai effectivement jamais vraiment dragué de ma vie. J’ai toujours eu tendance à laisser le mâle venir à moi. Ce qui peut être plus ou moins long, je l’accorde, mais ça lui donne l’impression qu’il maîtrise, domine, et c’est une technique qui a fait ses preuves. Vingt-huit ans me semblent cependant un âge tout à fait respectable pour tester une nouvelle stratégie. En revanche, je vais devoir faire preuve d’assurance pour réussir à tromper l’intuition de Bastien et Olivier. Ils me connaissent depuis des années et sont persuadés que je ne sais pas draguer. Et pour cause, ils m’ont déjà vue en situation à plusieurs reprises. J’ai souvent même beaucoup de mal à réaliser quand un type me fait du rentre-dedans… Ce qui me pousse à penser que mes amies sont aussi entamées que moi, sans quoi elles ne se lanceraient pas dans ce pari stupide qui repose sur mes épaules.

Pour me donner du courage, je commande un autre monaco que j’avale presque cul sec. Heureusement, je ne suis jamais malade avec l’alcool. Bourrée, bavarde, désinhibée, je récolte également une terrible migraine le lendemain : mais je ne fais jamais de coma éthylique et je ne vomis pas non plus. Ce qui évite à mon capital glamour de passer en négatif.

Mélodie se lève afin de capter l’attention du groupe :

– Allons en boîte, c’est le meilleur endroit pour que Sarah déniche sa proie.

Nous suivons le mouvement et, afin de booster ma motivation, je me répète inlassablement que je vais chasser. Je suis excitée comme une gamine jouant à Action ou Vérité. Dans un sombre recoin, je me dis que c’est l’alcool qui me rend si sûre de moi et que je vais probablement avoir des regrets demain matin. Mais c’est un recoin lugubre, sans intérêt ; je cesse aussitôt de lui porter de l’attention. Sarah Jones, spécialiste en politique de l’autruche, à votre service.

L’air frais et la marche m’ont un peu dégrisée, mais je suis encore euphorique en arrivant devant la boîte. Le videur nous reconnaît et nous fait entrer sans attendre. C’est l’avantage de sortir toutes les semaines avec les mêmes personnes, aux mêmes endroits. Bon, c’est surtout l’avantage de se pointer dans le seul club intéressant de notre petite ville où nous avons l’habitude de traîner. Enfin bref, on se prend un peu pour des VIP à force de venir ici. Mais c’est aussi le cas de tous les autres habitants… On se valorise comme on peut.

Olivier nous trouve une table contre un mur et nous commandons des cocktails. Comme si mon foie n’avait pas assez souffert ce soir ! Cela dit, je ne suis plus vraiment en état de m’imposer de limites. En plus, j’ai une mission à accomplir au nom de toutes les femmes libérées. Réflexion qui me met la chanson dans la tête et que je vais essayer de garder à cet endroit. J’ai comme dans l’idée que me mettre à chanter un vieux tube des années 1980 ne jouera pas en ma faveur pour mon objectif. Bastien me sort de ma rêverie musicale en reprenant son air de comploteur :

– Sarah, décris-nous un peu ton genre.

– Mâle alpha ! je couine comme une adolescente en rut.

J’ignore pourquoi je réponds ça, c’est complètement faux. Je n’ai pas de genre, à dire vrai. Ces derniers mois, je suis tellement frustrée sexuellement que mon genre, c’est à peu près tout ce qui a un joli p’tit cul musclé et un service trois-pièces pour aller avec. Et encore, je pense que j’arrive à un stade où je deviens de moins en moins exigeante.

– Donne-moi des détails, que je choisisse ta victime.

– Pourquoi ce n’est pas moi qui le sélectionne ?

– Où serait le challenge si tu pouvais décider de tout ? Déjà que je te demande ton type, histoire de ne pas t’envoyer dans les bras de Quasimodo…

– Tu es d’une générosité sans borne. Bon, d’accord, trouve-moi l’homme idéal. De toute façon, comme je l’ai dit, nous aussi nous avons des besoins et quand on est en manque comme moi… on ne fait pas la difficile. Choisis, mon grand, ça te donnera un petit avantage.

– Lui.

Il désigne un groupe à l’opposé de la boîte. Des jeunes de notre âge à peu près, un peu plus âgés peut-être. Ils sont une dizaine autour d’une table. Pourtant, je sais immédiatement lequel a fait l’objet du choix de Bastien. Il a les cheveux longs façon grunge, aspect dégueu… Brun, un jean noir troué, de grosses bottes avec des tas de chaînes et de clous, un t-shirt noir tout déformé. Mais surtout, en plus du look assez rebelle, Bastien m’a dégotté le plus taciturne. Le type a l’air de s’ennuyer ferme, limite de faire la tronche. Les gens discutent autour de lui, mais il répand une aura de « me faites pas chier » qui l’isole un peu des autres. Tout de suite, c’est tellement avenant… Je jette un regard noir à mon bourreau qui hausse les épaules en souriant, comme s’il était déjà sûr de gagner. Petit con prétentieux !

C’est ce qui me décide, ça, mais aussi le fait que je le trouve craquant, ce ténébreux qui fait la gueule à l’autre bout de la salle. Ah oui. L’autre bout. Détail important puisque je vais devoir m’y rendre sans trébucher ni me ridiculiser.

Mes amies m’encouragent et je me lève, me sentant aussi forte que Xena la guerrière. Le tour de poitrine en moins. Le fouet en moins, aussi. Je me penche vers Bastien :

– On est bien d’accord, je le drague et je gagne ?

– Si tu réussis à coucher avec lui sans lui demander son numéro ou lui donner le tien… tu gagnes un bonus, déclare-t-il avec son petit sourire moqueur même pas dissimulé.

– Un coup d’un soir, et je gagne ?

– Sur tous les plans, justement.

Arf, je reconnais bien là son humour moisi. Il m’adresse un clin d’œil, mais je le connais assez pour voir qu’il jubile et qu’en réalité, il se fout de moi. Il pense que je ne vais pas y arriver. Il va voir un peu ! Pour la peine, je descends la moitié de son cocktail et m’essuie la bouche sur la manche de sa veste pendue à sa chaise. Je suis en mode rébellion ! Ou juste en mode chieuse. Tout est question de point de vue, je pense.

Je me tourne vers les filles, mes fidèles alliées :

– J’ai l’air de quoi ?

Mélodie et Isabelle détaillent encore une fois ma tenue, à la recherche d’un élément à modifier. Minijupe et chemisier noir, bottes montantes, mais plates, ce qui est un bon point pour traverser la salle. Bourrée comme je le suis, avec des talons, ça aurait été mission impossible. Isabelle se lève et me fait face. Elle détache mes cheveux châtains à l’ondulation hésitante qui me tombent dans le bas du dos, ouvre un bouton de mon chemisier et brandit un pouce, me signifiant que je vais casser la baraque. Enfin, c’est ce que je traduis, pour me motiver. Encore une fois, tout est question de point de vue.

La traversée est laborieuse, en grande partie à cause des clients qui dansent. On n’a pas idée de gesticuler comme ça au beau milieu d’une pièce ! Mais je parviens de l’autre côté sans m’être vautrée une seule fois. Les murs tanguent un peu, certes. Le cocktail était bien plus corsé que je ne l’ai cru ! Je me retourne pour croiser le regard de mes amis qui ne perdent pas une miette de ma progression. Isabelle et Mélodie m’adressent encore des signes d’encouragement, ce qui suffit à m’aider à mettre un pied devant l’autre.

Arrivée devant la table de mon ténébreux taciturne, je m’appuie sur le rebord, tête en avant, prise d’un petit vertige. Je confirme : ce cocktail est vraiment mortel. Tout le monde se tait et, lorsque je lève les yeux vers eux, chaque personne autour de moi m’observe. Pourquoi ai-je la sensation d’être en terrain familier ?

– Sarah ?

– Heu…

– Lionel, du SAV.

C’est bien ma veine ! Ce trou du cul de Bastien m’a envoyée à la table de mes collègues ! Je suis sûre qu’il le savait ! C’est à moi de dire quelque chose, il me semble. Je n’ai rien préparé. J’ai du mal à connecter mes synapses qui macèrent dans l’alcool en chantant « Du rhum des femmes » au lieu de faire leur boulot. D’accord, je peux le faire…

Heureusement, Matthew Bellamy me sauve la mise dans les haut-parleurs de la boîte en démarrant « Feeling Good ». Parfait, je vais improviser. Je suis la reine de la drague et je vais gagner un pari qui me permettra d’emprunter le coupé Mercedes SLK de Bastien que je rêve de conduire ! Sentir mes cheveux dans le vent, ça va être le pied ! Voilà, c’est ça le gain que je réclamerai quand je serai victorieuse !

Quelqu’un tousse, et je reviens à l’instant présent. Je souris parce que mince, le cabriolet ! Et je remarque le silence embarrassant qui s’étire depuis que j’ai débarqué. Ça va jaser dans les couloirs, lundi matin. Tant pis, je suis là, j’assume !

Je me redresse, fixe mon attention sur le ténébreux et lui fais signe de me rejoindre en agitant mon index. Ses potes, dont certains sont mes collègues donc, émettent des sifflements, mais je ne le quitte pas des yeux. Les siens sont bleu très pâle. Je n’avais pas remarqué ça de loin et je bloque. Je vais finir par perdre mon assurance s’il ne réagit pas, genre maintenant ! Il lève un sourcil interrogateur, mais je lui réponds par un sourire que j’espère charmeur et pas psychopathe. Il bouge enfin et s’approche de moi. Je lui prends la main et l’entraîne sur la piste de danse. Je n’ai pas trouvé quoi faire d’autre et, surtout, j’ai peur de raconter n’importe quoi si je me mets à parler. Je me connais, je préfère être prudente.

La chanson, naturellement langoureuse, m’aide à relever mon challenge. Je l’attire contre moi pour un slow sensuel. Enfin, j’espère… Il me dépasse d’une bonne tête et, alors que je noue mes mains sur sa nuque, il m’oblige à lui faire face, d’un doigt sous mon menton. Je relève le visage vers lui et plonge dans ses yeux. Il a l’air aussi taciturne que tout à l’heure, mais je m’en fous pas mal étant donné qu’il est parfaitement à mon goût ! Mâchoire carrée, mais pas trop, lèvres qui me supplient de les embrasser, nez proportionné, peau un peu mate… Je suis futile et superficielle, mais un visage comme celui-ci, je suis incapable de ne pas réagir. Merci, Bastien, je retire le « trou du cul » !

Mon ténébreux m’observe sans ciller. Je me demande s’il y a un médecin dans la salle, au cas où je défaillirais. Je suis le rythme de la musique pour coller mes hanches aux siennes et il adopte le mouvement sans cesser de me fixer. Il passe une main dans mes cheveux et l’autre trouve sa place dans le bas de mon dos, légèrement sur mes fesses. Juste assez pour me rendre folle d’excitation. Je suis en réhabilitation sexuelle et le moindre contact charnel d’un beau mâle comme lui peut provoquer une overdose, j’en suis sûre. Je descends une main jusqu’à sa taille et me déhanche lascivement, oubliant que nous sommes dans un lieu public, mais ne perdant pas de vue ma mission. Je mets ma réaction provocante sur le dos du pari, de l’alcool, de la musique et, surtout, du beau gosse que je tiens dans mes bras. Mais certainement pas sur moi, je décline toute responsabilité !

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.