Home Sweet Love

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Une ambiance feutrée, un diner concocté avec amour, une lingerie affriolante pour une nuit enivrante. Tels sont les ingrédients savamment préparés par Nathalie, pour sa soirée romantique avec son compagnon. Mais lorsque ce dernier fait preuve de mépris, en ignorant leur rendez-vous, c’est la fois de trop. La jeune femme décide alors de lui donner une petite leçon, qu’elle espère mémorable.
Publié le : jeudi 23 juin 2016
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Home Sweet Love Mariam Catche Copyrith 2016 Mariam Catche
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Chapitre 1
Nathalie poussa un soupir excédé, en regardant une énième fois l'horloge du salon. Erik, son compagnon depuis un an, était en retard pour le dîner, malgré le message de rappel qu'elle lui avait envoyé en fin d'après-midi. La jeune femme s'avança vers le téléphone, et décrocha vivement le combiné, quand son geste fut interrompu par lesouvenir d’une triste réalité.Pour avoir vécue cette scène un nombre incalculable de fois, au cours de ses six derniers mois, Nathalie savait exactement ce qui allait se passer. De brèves excuses, suivie d'une promesse qui irait rejoindre toutes les autres en attente d'être réalisées. Depuis son accession à la direction de l’entreprise, son compagnon délaissait leur vie de couple, au profit de son travail. Erik passait quasiment toutes ses soirées, weekends compris, au bureau, à travailler jusqu'à des heures très tardives. A peine un an qu’ils vivaient ensemble,et la jeune femme avait déjà le sentiment d'être une mégère, qui harcelait son homme, afin qu'il lui accorde un peu d'attention. Affligée par cette situation, Nathalie reposa le combiné du téléphone en expirant profondément. Elle appuya ensuite sur l’interrupteur, et le lustre illumina le séjour au détriment de l’ambiancefeutrée et romantique dans laquelle la pièce était plongée. Juste une soirée, murmura-t-elle en lançant un regard dépité à la table spécialement dressée pour l'occasion. Après plusieurs semaines de relances, et de petits chantages affectifs, Erik avait fini par céder. Ils avaient convenu d’une date en fonctionde leur planning respectif, et elles’était chargée de tout organiser.Le dîner était prêt. La décoration de la table, chic et élégante. Nathalie avait pris un jour de congé, afin de se consacrer entièrement à la préparation de cette soirée. Chaque élément avait été pensé, puis disposédans l’unique but de rendre les prochaines heures mémorables, et raviver ainsi la passion qui sommeillait depuis bien trop longtemps à son goût,dans le cœur de son compagnon.Nathalie laissa ses pas la guider jusqu’à la salle à manger, puiss’empara avec délicatesse dun des plats en porcelaine posé sur la table. Du bout du doigt, elle suivit la courbe du dessin peint à la main. Il représentait la silhouette nue d’une femme, à la lisière d’un cours d’eau. La qualité du dessinavait tout à envier à ceux des meilleurs artisans peintres de la cour de la dynastie Han, mais elle ne l’aurait échangé pour rien au monde, car cetteœuvre avait été réalisée par Erik, lors de leur tout premier voyage romantique. C’était dans un petit village situé sur la rive de la rivière Jia Ling, dans les lointaines contrées de la Chine. Ils avaient passé deux semaines dans ce lieu féerique, où la plupart des maisons constituaientde véritables chefs d’œuvres architecturaux de bois et de bambous. Ci Qi Kou la renommée était aussi appelé
la citée de la porcelaine. Les habitants de cette contrée particulière, artisans pour lagrande majorité, pérennisaient l’art et les techniques séculaires de confection de porcelaines rarement égalés jusqu’ici; et ceci à traversdes œuvres d’une beauté édénique. Le couple avait séjourné dans la maison d’hôtes d’un artisan peintre, à l’écart du village. Ce dernier, flatté par l’intérêt qu’Erik portait à son art, lui avait proposé de lui enseigner quelques techniques de base, pendant que sa compagne se délectait des bienfaits des massages et des soins du corps traditionnels prodigué par son épouse. Dans une petite échoppe du village, Nathalie s’était offert un service de table en porcelaine fine exempt de toute décoration,et l’avait confié à leur hôte. Le vieil homme avait alors exprimé son talent avec une précision et une finesse extraordinaire. En quelques jours seulement, les différentes pièces du service s’étaient métamorphosées. D’une allure très basic et épurée, ellesresplendissaient dorénavant d’élégance tels des mannequins revêtus de hautes coutures. Toutefois, en dépit de leur beauté, ce ne fut pas ses magnifiques pièces qui firent chavirer le cœur de la belle, mais la petite surprise apprêté parson amoureux. En effet, Erik avait acheté, à son insu, un autre service de porcelaine, et s’était inspiré de leur idylle pour réaliser ses esquisses. Des orchidées offert à leur tout premier rendez-vous, aux courbes gracieuses de son corps, près de la source d’eau chaude, qui bordait leur chambre d’hôte, son homme lui avait fait la plus belle des déclarations à travers son œuvre. A cette époque son compagnon était extrêmement attentionné. Il ne manquait jamais une occasion de lui prouver son amour. Etant un jeune couple sansenfant, ni responsabilité d’aucune sorte, Nathalie avait eu la naïveté de penser qu’ils profiteraient au maximum l’un de l’autre, avant de fonder une famille. Mais c’était sans compter sur le caractère impétueux de son compagnon. A peine avait-il trouvé un nouveau challenge, qu’elle s’était vue reléguerau second plan. Non loin des meubles qui enjolivaient leur appartement. En proie à une vive irritation, Nathalie reposa abruptement le plat sur la table, puis saisit le chandelier à trois branches argentées pour éteindre les flammes. L’une des bougies vacilla et la cire chaude luibrulala main. L’intensité de la douleur raviva aussitôt le souvenir de celle qu’elle avait endurée plus tôt dans la matinée, lorsque son esthéticienne lui avait fait une épilation intégrale du maillot à la cire; ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. L’amante passionnée et sensuelle que Nathalie peinait à retenirau fond d’elle-même depuis plusieurs semaines, explosa de rage. Quatre mois, bordel ! Quatre mois qu'elle avait recours à des jouets sexuels pour calmer sa libido, parce que monsieur n’avait plus de temps à lui consacrer.
Non, tu ne t'en tireras pas comme ça cette fois, marmonna la jeune femme en se précipitant à nouveau vers le téléphone. Elle décrocha le combiné, prête à lui déverser sa rage et sa frustration, quand soudain une idée germa dans son esprit. Le doigt en suspens au-dessus du clavier du téléphone, Nathalie laissa les rouages de son cerveau se mettre en place. Ils s'emparèrent de cette idée afin d’enexplorer la possibilité, peaufiner les détails, et mettre en place un plan d'exécution. Sa colère retomba progressivement, cédant la place à un sourire empreint de malice. Cette fois, elle agirait différemment. Il n’y aura aucune scène, ni esclandre, juste de la douceur et de la sensualité. Oui, songea-t-elle en reposant le combiné sur son socle. Une énorme dose de sensualité. **** Nathalie se rua dans sa chambre, et fonça tout droit vers le dressing. Dans le tiroir réservé à sa lingerie, elle sortit une boite rectangulaire en satin noir, d’apparence simple, sans aucune fioriture, mais recelant un trésor. Depuis qu’elle l’avait récupéré chez sa styliste, c’était la première fois que la jeune femme en faisait usage. Un doux frisson anima langoureusement son échine, alors qu’elle imaginait la réaction d’Erik à lavue de cette petite merveille. Elle ouvrit délicatement la boite, et sortit de son emballage un magnifique ensemble de lingerie, composé d’un corset en soie grège légèrement texturé de couleur ivoire, accompagné d’un petit tablier de soubrette transparent en mousseline noire. Les bordures du tablier étaient agrémentées d’une dentelle douce, donc la teinte était équivalente à celle du corset. Et pour finir, une paire de bas de soie noire, assortie à une jarretière de la même nuance sombre. Cet ensemble, hors de prix dans une boutique spécialisée, lui avait couté beaucoup moins en réalité. Durant leur séjour à Ci Qi Kou, Nathalie s’était procuré différents types de soie à un prix dérisoire dans un atelier de tissage artisanal, et une fois de retour à leur domicile, elle l’avait apporté à sa styliste madame Vernes. Amie et ancienne voisine de palier, madame Vernes avait travaillé pendant de longues années, dans une maison de haute couture de la capitale. Actuellement à la retraite, elle arrondissait ses fins de mois en confectionnant de temps à autre de ravissantes tenues pour des particuliers. Nathalie se déshabilla entièrement avant d'enfiler le corset. Puis ce fut au tour du tablier, dont elle noua les cordes dans le dos. Elle glissa ensuite ses longues jambes fines dans les bas, et ajusta la jarretière avant de retourner dans son placard à la recherche de chaussures. Après un courtinstant d’hésitation, son choix se porta sur des escarpins à hauts talons en satin rouge. Une petite inspection devant le miroir, lui permit d’ajuster son corset en le resserrant d’une taille, de manière à accentuer un peu plus ses courbes. Satisfaite de l’image que lui renvoyait son reflet, elle s’attaqua à son chignon en ôtant les
coiffes qui retenaient prisonnière sa longue chevelure noire, et les ébouriffa légèrement pour leur redonna un peu de volume. Dans l’un des tiroirs de la table de chevet, la jeune femme récupéra son appareil photo numérique. Elle régla le retardateur pour une série de plusieurs clichés consécutifs, puis le positionna sur la commode, avant de s'installer sur le banc de lit dans une pose extrêmement provocante. La photo la mieux réussie de la série, fut ensuite transférée dans son téléphone portable, etelle l’envoya à son compagnon avec une petite légende. « Le dîner est servi » La réponse ne se fit pas attendre « Cinq minutes ! Je pars tout de suite » Nathalie sourit. Lorsque le trafic était fluide, Erik mettait en général une bonne demi-heure pour regagner leur domicile. Même sous la casquette d'un champion de rallye automobile, cinq minutes était une mission impossible. Elle consulta sa montre et s'empressa de se changer. La première partie de son plan était une réussite, mais il lui restait encore des détails à régler. Une fois rhabillée, Nathalie se précipita hors de l'appartement, et emprunta l'ascenseur pour se rendre deux étages au-dessus, là où vivait sa meilleure amie Jessica. La suite de son plan dépendait en partie de la disponibilité de cette dernière. Arrivée à l’étage, elle se dirigeaversla porte de l’appartement de son amie, et appuya plusieurs fois sur la sonnette, en remerciant la providence de les avoir rapprochées.Le couple qui occupait précédemment les lieux, l’avait mis en vente lorsque le médecin leur avait annoncé qu’il attendait des triplés. Déjà parents de deux enfants, la nécessité d’un espace plus grand était devenu une priorité. Ce fut donc une excellente opportunité pour Jessica et son mari Stefan, qui cherchaient désespérément un logement depuis leur arrivée en ville. Tu es seule ? S’empressa de demander Nathalie, la porte à peine entrouverte.Quelque peu surprise par l’attitude de son amie, Jessica la dévisagea un instant. Non, répondit-elle finalement. Je suis avec tante Caroline. Elle est arrivée en ville cet après-midi, pour son check-up à l’hôpital. Pourquoi? Nathalie connaissait bien la tante du mari de Jessica. C’était une septuagénaire très charmante et affectueuse. Grande admiratrice d’animaux et de soap-opera, elle ne manquait jamais une occasion de partager ses passions, au risque de se montrer quelquefois légèrement agaçante. Parfait, dit la compagne d’Erik en se frottant les mains. Vous avez quelque chose de prévu ce soir ? Continua-t-elle en éludant la question de son amie. Jessica s'adossa contre le chambranle de la porte, les bras croisés sous sa poitrine, en haussant un sourcil. Toi, tu mijotes quelque chose. Qui, moi ? Répliqua Nathalie en écarquillant innocemment les yeux.
Jessica hocha la tête, tandisqu’unsourire amusé s’étirait sur ses lèvres. La petite lueur à l’intérieur du regard de Nathalie ne lui laissait aucun doute. La diablotine cachée sous ce faux air innocent était bel et bien à l’œuvre. Plutôt que d’infirmer les soupçons de son amie, Nathaliese contenta de lui rendre son sourire, en joignant sagement les mains derrière son dos. Je sens que je vais passer une soirée très divertissante, lança Jessica en se redressant pour la laisser entrer dans l'appartement. ****
Chapitre 2
C’est avec une impatience soutenue, qu’Erik referma la porte d’entrée de l’appartement. Sa concentration avait définitivement pris le large, dès l’instant où son regard s’était posé sur le contenu du message de sa compagne. La voir dans cette tenue si provocante et sexy, avait éveillé en lui un désir bien trop violent pour être maitrisé. Il s’était alors empressé de quitter la séance de travail improvisé, avec leurs nouveaux partenaires et investisseurs, balayant ainsid’un geste tout ce pourquoi il s’étaitbattu durant ses derniers mois. Nul doute sur l’importance deleur apport financier dans l’entreprise, mais là, c’était tout bonnement impossible. Il ne pouvait, ni ne voulait rester une minute de plus dans cette salle de réunion. A ce stade des négociations, son équipe était parfaitement capable de prendre la relève. Erik posa ses clés, ainsi que son attaché-case sur la petite console, contre le mur du vestibule et s’arrêta un instant sur le reflet de son visage, dans le miroir suspendu au-dessus du meuble. Il avait les traits tirés, le teint plus pâle qu’à l’accoutumé. Sa vie s’était transformée en un véritable cauchemar, lorsqu’il avait accédé à la direction de la société plusieurs mois auparavant. La promotion qu’il pensait avoir obtenue à force de travail, n’était en réalité qu’un magnifique cadeau empoisonné. L’entreprise était au bord de la faillite. Les créanciers et les huissiers, tous prêts à entrer en scène. La pilule avait été doublement plus amère, quand il s’était penché sur les comptes de la société. Non content de lui avoir refilé une entreprise au bord du gouffre, son ancien patron et mentor avait entièrement vidé les caisses de leurs derniers deniers, avant de prendre la fuite vers une destination inconnue. Face à cette situation et contre l’avis de son avocat, Erik avait pris la décision de se battre poursauver leurs emplois. Plus qu’un choix, c’était une responsabilité qu’il devait désormais assumer en tant que directeur. Abandonner n’était pas une option. Du moins, pas tant qu’il n’aurait épuisé toutes les solutions. Le bien-être de nombreuses familles, y compris la sienne, dépendaient de la survie de cette entreprise. C’est ainsi qu’assisté d’une équipe composée de membres les plus expérimentés de la société, le jeune homme avait livré un combat acharné, visant à obtenir de nouvelles échéances auprès des créanciers, et à trouver des financements pour relancer leurs activités. Malheureusement cette bataille l’avait contraint à délaisser sa vie privée.Erik était conscient de la tension qui régnait au sein son couple. Cette situation le frustrait d’autant plus qu’il ne pouvait pas révéler la vérité à sa compagne. Comment aurait-il pu avouer à la femme qui lui avait fait confiance, au point de lier sa destinée à la sienne, qu’il s’était fait avoir comme un bleu, et avait assombri leur avenir d’un nuage d’incertitude ? Son ambition et la confiance aveugle qu’il vouait à son mentor,l’avait précipité tout droit dans un piège.Le
contrat avait été signé sans aucun audit préalable,et c’était entièrement de sa faute. En aucune façon sa compagne ne devait endurer le poids de ses erreurs. Nathalie était l’amour de sa vie, la personne qu’il s’était juré de protéger de tous les dangers. Surtout ceux résultants de ses mauvaises décisions. Erik refoula sa frustration, et tous les sentiments négatifs dans un coin de son esprit. Il touchait bientôt au but. Si tout se déroulait comme prévu dans les semaines à venir, cette histoire ne serait plus qu’un mauvais souvenir.Le jeune homme ôta sa veste,et desserra son nœud de cravate, tout en progressant dans le couloir qui communiquait avec les différentes pièces de l'appartement. De doux arômes d’épices s’échappant de la cuisine, lui chatouillèrent les narines. Sa compagne était dotée d'un talent culinaire remarquable, mais dansl’immédiat il n’en avait cure. Son unique envie était de la plaquer contre le mur le plus proche, pour ensuite glisser profondément dans son intimité avec toute la force et la puissance dont il était capable. Mais pour commencer, il allait d’abord libérersa poitrine de ce satané corset. Nul besoin de le défaire. Une simple pression des doigts sous la courbe opulente de ses seins, suffirait à faire jaillir ses délicats boutons roses de leur décolleté. Un long frisson parcourut son corps alors qu’il visualisait les mouvements frénétiques de ses merveilles de Venus, pendant qu’il la besognait avec vigueur. Son sexe se gorgea d’un plaisir intense, et poussa furieusement contre sa braguette. Il avait hâte de se fondre dans le tendre fourreau de sa délicieuse moitié. Envahi par des séquences érotiques aussi obscènes les unes que les autres, le cerveau d’Erik ne prit conscience qu’une seconde trop tard, de la silhouette qui surgissait de la cuisine et la percuta au passage. Oh, seigneur ! S'écria tante Caroline. Leplateau d’amuse-bouche qu’elle tenait entre ses mains, s'inclinait dangereusement, lorsque Jessica surgit derrière elle, et le saisit in extremis, avant qu’il n’achèvesa course sur le parquet. Je le tiens. Est-ce que ça va ? C'est plutôt à lui qu'il faut poser la question, lui répondit tante Caroline en désignant Erik d’un mouvement de menton. Jessica se tourna alorsvers le compagnon de son amie, en s’efforçant de conserver son sérieux, face à l’expression totalement déconcerté qu’affichaitce dernier. Le regard stupéfaitd’Erikallait de l'une à l'autre, comme pour s'assurer qu'il n'était sujet à aucune quelconque hallucination. Tu crois qu'il va bien ? Demanda tante Caroline à la femme de son neveu. Jessica se pencha vers l'avant, en allongeant son couen direction d’Erik. Du haut de ses un mètre soixante, elle lui arrivait à peine à la poitrine. Le jeune homme cligna des yeux et marqua un mouvement de recul. Je crois qu'il a besoin d'un petit remontant, conclut Jessica en se redressant. Erik, qui semblait enfin sortir de son état de stupéfaction, réagit avec véhémence.
Mais, qu'est-ce que vous fich... Bonsoir chéri,l’interrompitNathalie en haussant la voix depuis la cuisine. Le repas sera prêt dans une minute. Erik fronça les sourcils, puis fit mine d'avancer entre les deux femmes pour rejoindre sa compagne de l’autre côté, mais elles ne lui cédèrentpas le passage. Et avant qu'il n’eut le temps de prononcerun mot, tante Caroline l'empoigna par le bras. Venez mon garçon, allons donc prendre ce verre, pendant qu'elles s'occupent de tout. Le jeune homme lui lança un regard perplexe, les jambes figées sur place. Allez, venez… insista la vielle dame en tirant sur son bras avecun peu plus de force. Erik porta de nouveau son regard vers la cuisine, et hésita un instant, avant de se laisser finalement entraîner vers le salon. Son cerveau n’arrivait pasencore à comprendre comment en l’espace d’une seconde, il était passé d’un état d’excitation extrême, à celui d’unpèlerin au nord du Groenland. ****
Chapitre 3
Alors ? S’enquit Nathalie une fois que son amie eut regagné la cuisine.Quand il prendra conscience de ce que tu as fait, tu vas t'en mordre les doigts. Nathalie leva les mains du plat qu’elle apprêtait, et bougea ses doigts. Ouh là là, j'ai peur. Comment je suis ? Enchaîna-t-elle ensuite en se tournant vers Jessica. De retour à son appartement la jeune femme s’était une fois de plus changée. Elle avait troqué sa robe contre une ravissante tunique en sari de couleur corail, brodé aux petits motifs floraux. Le vêtement était accompagné d’une ceinture tressée en suédine, qui soulignait sa taille et mettait ses courbes en valeurs. Je crois qu’il te manque un pantalon.Je n’ai pas réussi à mettre la main dessus, expliqua la compagne d’Erik en ôtant une poussière imaginaire sur le bas de sa tunique. C’est vraiment dommage hein ? Oui, vraiment dommage, ironisa gentiment Jessica.Je suppose qu’un autre pantalon auraitgâché la beauté du vêtement ? Tout à fait, affirma Nathalie avec un large sourire. Puis elle se retourna, et saisit le moulin à poivre, pour assaisonnerles plats d’entrées destinés à sesinvitées de dernières minutes. Evite juste de te pencher devant tante Caroline, l’avertit Jessicaen se dirigeant vers le réfrigérateur, où elle rangea le plateau d’amuse-bouche. Oui, mam. Et devant Erik, je peux, dis ? Sa meilleure amie leva les yeux au ciel. Tu devrais qu’en même y aller doucement, lui conseilla-t-elle un brin sérieux. Connaissant le tempérament d’Erik, Jessica se doutait bien que ce dernier n’allait pas laisser sa compagne s’amuser à ses dépens durant toute la soirée sans réagir. Régale-toi de surgelés pendant quatre mois, alors que le must de la gastronomie se pavane juste sous ton nez, et on en reparlera ok ? répliqua Nathalie irritée. Elle s’empara des assiettes, et se tourna vers Jessica.Tu trouves ça juste, ce qu’il me fait subirdepuis tout ce temps ? Non, mais peut-être que si vous en par... Et que penses-tu que j’ai essayé de faire, durant ses dernières semaines ? S’énerva Nathalie en la fusillant du regard. Jessica se mordit la lèvre. Ok, un point pour toi. Mais…Nathalie ne lui laissa pas le temps d’achever sa phrase, et sortit de lapièce. Jessica poussa un soupir en s’avançant vers l’ilot au centre de la cuisine. Elle ne comprenait que trop bien la frustration de son amie. Depuis que son mari avait trouvé un travail qui allait de pair avec sa passion, elle pouvait compter sur les
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