La loi des deux, Un maître et un apprenti

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La loi des deux, Un maître et un apprenti

Jordan Béranger
Roman de 308 000 caractères, 55 000 mots.
Filipe va avoir 18 ans. Sa vie paisible de lycéen s'articule autour de sa copine Elsa, de son meilleur pote Nathan et de ses frères jumeaux passionnés de handball. Tout irait pour le mieux si Filipe ne se découvrait pas une attirance inexplicable pour Axel, le plus proche ami de ses frangins et capitaine charismatique de l'équipe de hand.

Déterminé à conquérir l'objet de ses fantasmes, Filipe semble prêt à tout pour faire tomber les résistances d'Axel. Y compris accepter un pacte aussi surprenant que risqué qui repoussera ses limites et le transformera à tout jamais...
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Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9791029401459
Nombre de pages : non-communiqué
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La loi des deux

 

Un maître et un apprenti

 

 

Jordan Béranger

 

 

 

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– 1 –

 

 

Je rêvais de ne plus être puceau depuis bientôt quatre ans. Le désir s’était accentué davantage au cours des derniers mois. Je sentais que le grand jour était enfin arrivé. Ce soir, j’allais pouvoir me regarder fièrement dans un miroir et me dire que j’avais perdu ma virginité.

Nous n’étions jamais allés aussi loin. Je ne voyais donc pas ce qui pouvait m’empêcher de lui faire l’amour. Pour la toute première fois.

 

Je me suis rapproché de son corps. Je l’ai serré fort contre moi. Le contact est devenu électrique. Peau contre peau. Mes lèvres se sont posées sur les siennes. Ma langue s’est insinuée dans sa bouche. Le baiser a été intense, comme à chaque fois. Nos salives se sont mélangées dans une incroyable valse buccale. J’ai senti son souffle court, sa volonté de ne pas céder à l’envie, la tentation de me résister une nouvelle fois.

Dans mon boxer, ma queue était tendue. Je m’efforçais de la lui faire sentir. Je me collais un peu plus, laissant mes mains parcourir son corps sans desserrer mon étreinte. Les siennes ont glissé dans mon boxer pour agripper mes fesses. J’ai poussé un gémissement de plaisir. Enivré par cette initiative j’ai baissé mon sous-vêtement dans lequel je me sentais à l’étroit. J’étais à présent totalement nu. Et là, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer sa réaction, de lire la stupeur sur son visage.

— Ça ne va pas ? lui ai-je demandé avec inquiétude.

— Si, si… Tout va bien. Enfin, je crois.

— Ne t’en fais pas. On peut y aller doucement.

Je me suis lancé dans une nouvelle étreinte en devinant que mon sexe était à l’origine de son trouble. C’était certes la première fois qu’elle le voyait pour de vrai, mais elle l’avait déjà senti contre elle. Elle avait même attrapé mon paquet à plusieurs reprises. Il n’y avait donc aucune raison de feindre une telle surprise.

Même si je n’avais pas énormément d’éléments de comparaison, j’étais conscient que mon sexe était un peu hors-norme. J’avais déjà aperçu mes frères jumeaux nus, au repos. À part les acteurs de films pornos, le seul que j’avais déjà vu en train de bander était Nathan, mon meilleur ami. Je devais bien reconnaître que j’avais une verge plus longue que la sienne. Plus épaisse aussi. Mais pas au point de la considérer comme effrayante.

 

J’ai à mon tour glissé ma main dans sa culotte. Son pubis était lisse, fraichement rasé. Mon majeur a poursuivi sa descente. Il a contourné ses lèvres humides et s’est frayé un chemin dans sa chatte, lui arrachant un cri de plaisir. Submergée par les sensations, elle m’a supplié de ralentir un peu. Je lui ai enlevé sa culotte et me suis allongé sur le ventre entre ses jambes. Sa chatte épilée se trouvait à quelques centimètres de mon nez. Je me suis approché. J’ai sorti ma langue. Elsa s’est cambrée sur le lit, ses seins pointant vers le plafond. J’en ai saisi un avec la main alors que je poursuivais mon cunnilingus. Elle était en transe. Nous ne nous étions jamais retrouvés nus ainsi dans une telle étreinte sexuelle. Ma langue s’enfonçait dans son intimité et je percevais le plaisir qui parcourait son corps. Si je ne détestais pas ce que j’étais en train de lui faire, je n’en raffolais pas non plus. Je tentais de reproduire ce que j’avais vu dans des films pornos. C’était une sensation étrange, inhabituelle.

J’ai fait durer les préliminaires pour la satisfaire avant de me redresser et de me mettre à genoux. J’ai brandi ma queue en direction de son visage. Et là, elle lui a fait un bisou. Un bisou ! J’étais à des années-lumière de m’attendre à une réaction pareille. J’ai failli éclater de rire. C’était pourtant la dernière chose à faire. Par chance, sa langue est légèrement sortie pour lécher mon gland. J’ai retrouvé ma concentration. Mais Elsa ne semblait pas prête à me rendre la faveur que je lui avais accordée. C’était mort pour une pipe. Je me suis allongé sur elle en posant ma queue sur son sexe. Je l’ai embrassée dans le cou.

— J’ai des préservatifs. Ils sont dans…

Elle m’a arrêté net en posant son index sur ma bouche.

— Je ne suis pas prête, Filipe. Je suis désolée.

J’ai roulé sur le côté, incapable de cacher ma déception. J’avais vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je m’étais réjoui un peu trop vite à l’idée de perdre ma virginité.

— C’est pas grave. Je comprends, ai-je menti pour tenter de faire bonne figure.

— Non, je vois bien que ça te contrarie, a-t-elle repris en enfilant sa culotte.

— Un peu. Je me demande juste quand tu seras prête. On sort ensemble depuis bientôt deux ans. Je ne veux ni te forcer, ni te mettre la pression, mais ça fait deux ans qu’on… Ben qu’on s’embrasse.

J’ai remis mon boxer et j’ai commencé à me rhabiller. Je n’avais aucune envie de finir la journée avec ma copine.

— Je ne peux pas te dire quand je serai prête. Tu sais que je veux me préserver pour le mariage et ce ne sera pas avant la fin de mes études.

— OK, donc si je calcule bien, on passe le BAC dans quelques jours. Tu vas faire un cycle long, tout comme moi. Donc si tout va bien, on se mariera dans cinq ans. Disons six pour nous laisser le temps de nous installer. C’est bien cela ?

— À peu près, oui, a-t-elle répondu en baissant les yeux.

— Je ne sais pas quoi te dire. Tous nos amis en couple ont déjà fait l’amour et nous... on s’embrasse. J’ai besoin de plus, Elsa.

— Je voulais te faire une fellation aujourd’hui, je te le promets. Mais je ne m’attendais pas à ce que ton sexe soit comme ça, a-t-elle lancé en évitant d’utiliser des qualificatifs trop précis, vexants. J’ai eu peur.

— Je vais retourner réviser, ai-je conclu en levant les yeux au ciel. On s’appelle ce soir.

Elle s’est levée avant que je m’échappe pour me demander si je ne lui en voulais pas trop. Ma frustration m’empêchait de la rassurer. Pourtant, j’aurais été le premier à traiter de connard le premier mec qui se serait comporté ainsi avec une fille. Mais là, ma queue prenait le contrôle de mon cerveau et de mes sentiments. Et je savais tout au fond de moi que j’étais incapable d’attendre six ans. J’étais surtout déterminé à perdre ma virginité avant ma majorité, dans quelques semaines.

 

J’ai enfourché mon vélo, mais j’étais bien trop énervé pour rentrer chez moi et me remettre à réviser. J’ai fait un détour pour aller voir Nathan. J’avais la ferme intention de lui faire part de mon désarroi. Il m’entendait me plaindre du refus systématique de ma copine d’avoir des rapports sexuels depuis des mois, mais il savait toujours trouver les bons mots pour m’apaiser.

J’ai sonné à la porte de la villa de ses parents. Au bout de quelques secondes, j’ai entendu sa voix dans l’interphone :

— C’est qui ?

— C’est Filipe. Ouvre.

Il a déverrouillé le portail pour me laisser pénétrer dans le jardin. Il a ouvert la porte vêtu d’un simple boxer qui lui faisait un paquet impossible à ignorer.

— Tu foutais quoi ? lui ai-je demandé.

— Je me tapais une queue.

— Je ne sais pas pourquoi, je m’en doutais.

Nathan avait un appétit sexuel incroyable, même pour un adolescent de notre âge. Il se masturbait entre trois et cinq fois par jour. Je le taquinais souvent en lui disant que la branlette était son passe-temps préféré, chose qu’il ne niait pas.

On est montés dans sa chambre. Le porno qu’il devait regarder juste avant mon arrivée était encore en train de tourner sur l’écran de son ordinateur.

— Je vais me finir. Tu te joins à moi ? m’a-t-il demandé en connaissant parfaitement ma réponse.

— Ouais, si tu veux. Ça me changera les idées.

— Des soucis avec Elsa ?

— T’as tout compris.

— Bon, fous-toi à poil, on se tape une queue et on parle de tout ça après.

Nathan a baissé son boxer et s’est jeté sur le lit pour revigorer sa bite qui avait légèrement débandé. Je me suis déshabillé à mon tour afin de le rejoindre.

 

Je connaissais Nathan depuis que j’étais tout petit. Nous allions à l’école ensemble et étions très vite devenus les meilleurs amis du monde. Nous ne nous étions jamais quittés, passant le collège et le lycée dans la même classe, pratiquant le tennis dans le même club. C’est d’ailleurs au sport que notre relation a pris une tournure différente.

Un soir, après un entraînement prolongé, nous avions regagné les vestiaires pour prendre une douche. L'ambiance était un peu électrique. Il y régnait cette odeur si particulière, ce mélange de transpiration, de gel douche et de testostérone. Il faisait incroyablement chaud aussi. L’endroit était désert. Une seule cabine de douche était disponible. Une affiche collée sur les autres portes indiquait qu’un traitement antifongique était en cours. La question de savoir lequel de nous deux allait se doucher en premier s’était posée. Nous nous étions chamaillés. J’avais finalement proposé d’y aller ensemble. Je n’avais jamais eu le moindre problème avec la nudité ou avec mon corps. Avec deux grands frères à la maison, la pudeur était un mot qui ne figurait pas dans mon vocabulaire. Nathan avait été surpris par ma suggestion :

— À poil ou en slip ? m’avait-il demandé pour être certain.

— Moi à poil. Toi, tu fais comme tu le sens, lui avais-je répondu pour le mettre à l’aise.

— Alors ce sera à poil aussi, avait-il conclu en bombant le torse.

Nous nous étions donc retrouvés tous les deux nus dans cette cabine de douche beaucoup trop étroite. Nous nous étions savonnés, chacun de son côté en nous regardant à peine. Nos corps s’étaient frôlés. La promiscuité ne permettait pas d’éviter les contacts. Je m’étais retourné en lui demandant :

— Tu veux bien me savonner le dos, s’il te plaît ?

— Si tu veux, m’avait-il répondu timidement.

Je l’avais entendu déboucher le gel douche avant de sentir ses mains se poser sur mes épaules. J’avais trouvé la sensation agréable. La situation m’avait semblé tout à fait normale. Nathan était mon meilleur ami après tout. Aussi, j’avais été pris de panique en sentant venir une érection. Je ne voyais pas comment la lui cacher.

— Voilà, c’est bon, avait-il annoncé en ôtant ses mains de mon corps. À toi maintenant.

J’avais pivoté légèrement la tête pour m’assurer qu’il s’était retourné et je m’étais mis en position pour lui savonner le dos. Ma queue était devenue raide, dure comme de l’acier. Je ne savais vraiment pas comment j’allais me sortir de cette situation. Et dire que c’était moi qui avais proposé de faire douche commune. Je m’en étais mordu les doigts. J’avais fait durer la situation le plus possible, espérant retarder le moment où nous nous ferions face, espérant aussi que je finirais par perdre cette satanée érection. Mais j’avais vite compris que c’était peine perdue.

— C’est bon aussi, lui avais-je annoncé en me mettant légèrement de côté pour me cacher.

Il ne s’était pas retourné tout de suite, mais au moment fatidique, j’avais été incapable de dévier le regard de sa queue qui pointait vers le ciel, tendue comme un arc.

— Je suis désolé, m’avait-il dit en rougissant. C’est ton massage qui m’a fait bander.

— Le tien aussi, lui avais-je avoué en me retournant pour lui dévoiler ma propre érection.

On avait éclaté de rire, simultanément.

— J’ai eu peur d’avoir un problème ou de ne pas être normal…

— Normal ?

— Ben oui, on est deux mecs… Enfin bon tu vois ce que je veux dire.

— Je pense que c’est tout ce qu’il y a de plus normal, lui avais-je rétorqué en improvisant. On est deux mecs, on a quinze ans, on est gavés d’hormones… Se mettre à bander parce qu’on est à poil avec son meilleur pote dans une cabine de douche minuscule me semble tout ce qu’il y a de plus banal.

—Oui tu as raison. Je n’avais pas vu ça sous cet angle. Et on fait quoi maintenant ? On se rince et on sort ?

— Tu veux qu’on se branle ?

— Je sais pas. Tu crois ?

— Moi j’ai envie en tout cas.

— Moi aussi. Tu te branles souvent ?

— Une à deux fois par jour. Et toi ?

— Entre trois et cinq.

— Ah oui, carrément. Bon on y va.

— OK. Fais-moi passer le gel douche.

Je lui avais tendu la bouteille qu’il avait ouverte pour laisser couler une grosse quantité de liquide sur sa queue tendue.

— Tu en veux aussi ? m’avait-il demandé.

— Ouais. Vas-y. Verse-le directement sur ma queue.

J’avais étalé le gel sur ma bite et commencé à me branler. Nathan s’était déjà mis au boulot et s’astiquait avec méthode sans forcément faire attention à moi.

— C’est marrant… On a des queues avec des formes totalement opposées. Tu bandes vers le haut et moi vers le bas, lui avais-je lancé pour rompre un silence que je commençais à trouver trop pesant.

— Moi en tout cas je n’avais jamais vu des queues comme la tienne.

— T’es le premier mec que je vois bander. En vrai. J’en ai déjà vu dans des films pornos. Et ils avaient des queues à peu près comme la tienne.

— Oui, moi aussi, c’est ce que je voulais dire. Et dans tous les films que j’ai regardés je n’ai jamais vu de mec avec une queue courbée vers le bas. C’est vraiment bizarre.

— Tu veux la toucher ? lui avais-je proposé le plus naturellement du monde.

— T’es sûr ? Je… Je peux ?

— Puisque je te le dis.

Il avait attrapé ma queue en la serrant fermement et m’avait masturbé pendant quelques secondes avant d’arrêter.

— Tu peux toucher la mienne aussi si tu veux.

Je l’avais branlé à mon tour. Comme je l’aurais fait pour moi. J’avais trouvé normal cet échange de bons procédés.

— Je m’étais toujours demandé ce que ça faisait de se faire astiquer par quelqu’un d’autre. J’ai la réponse maintenant, avait-il commenté en appuyant son dos contre la paroi.

— Moi j’ai bien aimé quand tu me l’as fait.

— Tu veux que je recommence ?

— On n’a qu’à se branler mutuellement.

— D’accord.

Chacun de nous avait saisi la bite de l’autre. Les sensations étaient décuplées par la lubrification du gel douche. Le plaisir que nous ressentions était insoutenable. De temps en temps on se regardait en souriant.

— Putain, Fil, si tu continues comme ça, tu vas me faire jouir.

— Je suis pas loin de venir non plus. On jouit où ?

— Trop tard…

Effectivement, Nathan était en train de m’éjaculer dessus. Son sperme avait jailli de sa bite tendue pour atterrir sur mon torse et couler sur mon pubis.

— Putain, mais tu m’as arrosé de foutre. J’y crois pas… T’abuses carrém…

J’avais senti l’orgasme monter. Incapable de finir ma phrase j’avais giclé à mon tour. Sur ses jambes et ses pieds. Nous nous étions effondrés l’un sur l’autre, sans lâcher nos bites encore gonflées, laissant l’eau couler sur nos corps encore parcourus de spasmes.

— C’était…

— Intense, a-t-il poursuivi.

— Voilà. Je crois qu’on en avait besoin.

— Désolé de t’avoir éjaculé dessus.

— C’est pas grave. Je t’ai joui dessus moi aussi. On va dire que c’était un baptême.

Nous nous étions rincés une dernière fois avant de rejoindre les vestiaires pour nous sécher. Nathan m’avait proposé de me sécher le dos, balayant ainsi la crainte d’un malaise que je redoutais.

— Ça reste entre nous, hein ? lui avais-je demandé en lui claquant son cul nu avec ma serviette.

— Évidemment ! Y’a intérêt.

C’est ainsi que notre relation a pris une tournure différente. Nous nous branlions ensemble régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine. Soit chacun de son côté, soit mutuellement. Nous n’étions jamais allés plus loin dans nos jeux sexuels. Cela ne nous avait sans doute jamais traversé l’esprit. En fait, nous trouvions plus simple de pouvoir nous déshabiller ensemble sans devoir nous cacher et de passer des journées à poil au bord de sa piscine ou de la mienne. Le climat de la Côte d’Azur où nous résidions était propice à ce genre de choses. Pouvoir nous branler quand nous le souhaitions était également un avantage considérable compte tenu de notre libido. Un de nous était toujours prêt à se taper une queue et l’autre ne refusait jamais de lui tenir compagnie.

 

C’est donc sans surprise que j’ai accepté de me joindre à Nathan pour une branlette de fin de journée après ma visite chez Elsa. Je connaissais déjà le film qu’il avait lancé. Par chance ma scène préférée était sur le point de commencer. Une jeune femme se faisait limer par un mec qui devait avoir à peine la vingtaine. Il était maladroit et appliqué, mais les plans rapprochés sur sa queue et la chatte de la nana étaient des plus excitants.

Je me suis allongé à côté de mon ami avec un bon début d’érection. J’ai commencé à me branler en jetant un coup d’œil à Nathan qui bandait déjà fermement et s’astiquait en se concentrant sur le film. Mon comportement était mécanique. Je bandais parce que j’étais excité par la vidéo, mais au fond je n’avais pas la tête à ça. J’ai fini par lâcher mon sexe :

— Je peux te poser une question ?

— Là, maintenant ? Tout de suite ?

— Ben oui.

— Tu fais chier, Filipe. J’allais juter. Bon, pose-la ta question.

— Est-ce que j’ai une grosse queue ?

Il s’est tourné pour me regarder droit dans les yeux :

— Tu plaisantes, j’espère ?

— Non, je suis sérieux. Je te demande si j’ai une grosse queue.

Nathan a attrapé ma bite avec sa main gauche et a commencé à me branler. Je l’ai laissé faire.

— Fil, tu n’as pas une grosse queue. Tu as LA plus grosse queue qu’il m’ait été donné de voir. Les acteurs des films pornos sont recrutés parce qu’ils sont bien membrés. On est d’accord ?

— Euh, oui.

— Et tu n’as jamais remarqué que ta bite était bien plus grosse que la leur ? De très loin, même…

— Non. Enfin, si. Je sais pas. À l’écran c’est pas facile de comparer.

— Regarde. Ma main arrive tout juste à faire le tour de ton manche. Tu te souviens la fois où on les a mesurées ?

— Oui, vaguement.

— Ben moi, je m’en souviens très bien. Et je croyais qu’on avait déjà fait le tour de la question. Ta queue fait vingt-trois centimètres de long pour six de diamètre. Tu te souviens des mensurations de le mienne ?

— Dix-huit par cinq, c’est ça ?

— Exactement. Et je ne me considère pas comme étant mal doté par la nature. Donc oui, tu peux dire que tu en as une grosse.

— Alors Elsa a raison.

— Raison sur quoi ?

— Elle m’a vu à poil tout à l’heure. Elle a eu peur de ma bite.

— Filipe, arrête s’il te plaît. La taille de ta bite n’est qu’un prétexte. Tu le sais très bien. Elsa est une petite catho coincée, juste bonne à monter à Paris pour défiler avec les guignols de La Manif Pour Tous. Je ne comprends même pas comment tu fais pour la supporter avec ses valeurs du siècle dernier. Le seul point sur lequel elle est honnête c’est quand elle adopte sa posture "pas de sexe avant le mariage". Le reste c’est du vent. Elle t’a sucé ?

— Non, elle m’a juste branlé un peu.

— Ah, tu vois, j’avais raison. Et encore, je suis persuadé qu’elle t’a moins bien branlé que moi.

— Carrément, ai-je avoué en éclatant de rire. Tu imagines que je fais davantage de sexe avec toi qu’avec ma copine. C’est totalement improbable.

— Oui enfin nous c’est juste quelques branlettes. Avec elles t’es supposé faire l’amour.

— Je sais, mais ça reste tout de même improbable. Et tu me conseilles quoi du coup ?

— De ne pas trop te focaliser sur Elsa. Surtout si à la rentrée prochaine vous n’étudiez pas dans la même ville. Et accessoirement, de me branler aussi pour qu’on se finisse enfin.

— T’es incorrigible. Tu ne changeras jamais.

— Jamais ! Allez, au boulot.

J’ai saisi la queue de Nathan pour le masturber. De son côté il astiquait ma bite à la perfection. J’ai délaissé le film porno pour me concentrer sur le plaisir que je ressentais et sur les mouvements de poignets que j’imprégnais à la queue de Nathan. Je me suis laissé aller, en relâchant toute la tension que j’avais accumulée à cause d’Elsa, en poussant de légers gémissements. Depuis que nous nous connaissions, et même si la masturbation mutuelle n’était pas si fréquente entre nous, Nathan savait parfaitement comment me faire cracher. Il me branlait parfois mieux que moi-même.

— Je vais jouir, Fil.

— Moi aussi, lui ai-je répondu.

— Je sais… a-t-il conclu avec un sourire complice.

Ma queue s’est tendue pour relâcher de puissants jets de sperme sur mon torse. Au cinquième, alors que je me contorsionnais de plaisir sur le lit en m’efforçant de continuer à le branler, j’ai jeté un œil sur Nathan qui jouissait à son tour, sa crème épaisse coulant le long de sa tige et de ma main.

— Oh putain, ça va mieux. J’en avais besoin, m’a-t-il confié.

— Et moi donc. J’en pouvais plus.

J’ai essuyé le foutre de mon ami sur mes poils.

— On saute sous la douche vite fait et tu me racontes ta journée en détail ?

— Ouais, faisons ça. Je suis couvert de sperme.

 

Alors que nous nous savonnions, j’essayais de rassembler mes idées et de faire le point sur mes sentiments. Je faisais le constat amer que ma relation avec Elsa ne m’apportait que déceptions et contrariétés. A contrario, la simple présence de Nathan m’apaisait et me faisait oublier tout le reste. J’ai repensé à ce qu’avait dit un jour un de nos camarades de classe : "On est à l’âge où les potes passent avant les putes." Sur le coup j’avais trouvé ça vulgaire. Mais je comprenais désormais le sens global de cette phrase. J’étais effectivement à un âge où mon meilleur ami passait avant ma petite amie. Et je n’en éprouvais pas le moindre regret.

 

 

 

– 2 –

 

 

J’avais prévu de passer l’après-midi de mercredi chez Elsa après mon cours de tennis. Ma mère était d’accord à la condition que je rejoigne mes frères à la fin de leur entraînement de handball pour qu’ils me raccompagnent à la maison. Elle en avait ras-le-bol de jouer les taxis.

Le baccalauréat était désormais derrière moi. Je n’attendais plus que les résultats. Elsa et moi avions commencé à nous embrasser. La température avait grimpé. Trop dangereusement pour elle. Nous avions fini par nous engueuler copieusement. J’étais parti en claquant la porte, triste de constater que les sentiments ne suffisaient pas dans une relation. Que le sexe ou plutôt l’absence de sexe pouvait tout remettre en question et faire voler en éclat un jeune couple comme le nôtre.

 

Je suis donc arrivé au gymnase en avance, quelques minutes à peine après le début de l’entraînement. Ce n’était pas très grave : j’allais pouvoir regarder mes frères jouer et admirer Axel, un de leurs meilleurs amis et capitaine de l’équipe. Je crois bien que j’ai toujours connu Axel. Je veux dire par là qu’il avait toujours fait partie du décor, invité à venir passer des week-ends, à partir en vacances avec nous. Il était pour les jumeaux ce que Nathan était pour moi.

Depuis quelques années, Axel avait radicalement changé. Du petit gringalet à l’appareil dentaire disgracieux, il était devenu un jeune homme au sourire impeccable et au corps parfaitement dessiné. Son charisme naturel et l’excellent niveau qu’il avait atteint en handball le rendaient fascinant. Ses entraineurs lui avaient prédit un avenir brillant au niveau national, mais Axel n’avait jamais voulu s’orienter vers cette voie et avait préféré se lancer dans des études de commerce qui lui avaient plutôt réussi.

 

Je me suis installé dans les gradins et j’ai regardé mes frères s’entraîner. Damien était gardien, David attaquant. Ce n’est pas parce qu’il s’agissait de mes frères, mais excepté Axel, je les trouvais plus doués que leurs coéquipiers. David avait une capacité d’extension surprenante. Son agilité trompait d’ailleurs régulièrement l’attention de Damien.

Au bout d’une vingtaine de minutes, le coach a demandé aux joueurs de constituer deux équipes de six. Mes frangins et Axel se sont retrouvés dans la même. Ils ont commencé un match amical. Ce n’était pas la configuration idéale, mais il n’y avait pas assez d’inscrits pour former deux équipes de sept. Durant la partie, un des équipiers de mes frères a voulu passer en force, mais s’est heurté à Armand, un défenseur antipathique que je n’avais jamais apprécié. En voulant se rétablir, il a pivoté maladroitement sur son pied gauche qui n’a pas tenu le choc. Il s’est écroulé au sol en se tenant la cheville et en hurlant. Le coach s’est précipité. Verdict : entorse sévère. Le gars m’a rejoint sur les gradins en boitant. L’entrainement était terminé pour lui. J’ai vu Axel se diriger vers leur entraîneur :

— Coach, coach ! Vous n’allez pas nous laisser jouer à cinq contre six, ce n’est pas équitable.

— Bien sûr que si. Comment veux-tu que je fasse ? Je ne vais pas vous sortir un remplaçant de mon survêtement, hein.

— Vous n’avez qu’à demander à leur frère, a-t-il lancé en me désignant du doigt. Il doit avoir ses affaires de sport. Il peut jouer.

— Il peut ou il sait ? Il a déjà joué au hand au moins ?

— Pas en club, mais il joue parfois avec nous. Il n’a pas notre niveau, mais ce serait mieux que de jouer en infériorité numérique.

Le coach s’est tourné vers moi et m’a sifflé :

— Hey, petit. Viens ici. Ça te dit de jouer un peu ?

Pendant cinq secondes j’ai été vexé qu’il m’appelle petit. Puis j’ai réfléchi. Je me suis dit que c’était une occasion unique de partager quelque chose avec David et Damien. Et de jouer aux côtés d’Axel. Alors j’ai répondu avec nonchalance :

— Ouais, ouais... Pourquoi pas. Si ça peut vous dépanner, pas de souci.

J’ai attrapé mon sac et j’ai couru en direction des vestiaires pour me changer. Cinq minutes plus tard, j’étais sur le terrain, accueilli par une accolade chaleureuse d’Axel.

 

Je crois que tout le monde m’a sous-estimé. Mes frères en premier. Je n’avais jamais voulu m’inscrire au handball, car dans mon esprit c’était leur sport. Une discipline faite pour eux, pas pour moi. Je m’étais convaincu que mon truc à moi c’était le tennis. Alors je m’étais contenté de les regarder jouer, d’assister à tous leurs matchs, de m’amuser parfois avec eux à l’arrière de la maison. Je n’avais jamais réalisé que je m’étais imprégné de ce sport comme personne et que même si je manquais de pratique, je taquinais pas mal le ballon.

Il a fallu que je marque mon premier but en esquivant la défense d’Armand pour que tout le monde comprenne que la famille comptait non pas deux, mais trois joueurs de handball. À cet instant, Axel a poussé un cri de victoire et m’a pris dans ses bras. Mes frères et les deux autres membres de l’équipe m’ont ébouriffé les cheveux et donné des claques d’encouragement dans le dos. Seul Armand fulminait qu’un petit mec sans expérience et de six ans son cadet lui fasse subir un tel affront. Nous avons gagné le match.

 

Nous avons rejoint les vestiaires pour prendre une douche. Les mecs se déshabillaient les uns après les autres et ne gardaient pas leurs sous-vêtements. Il y avait des sexes de toutes les tailles avec toutes sortes de pilosités. Un des joueurs avait une toute petite bite qui se perdait dans un buisson touffu. Un autre en avait une lourde et veineuse mise en valeur par un pubis rasé à blanc. Mes frangins avaient le sexe que je leur avais toujours connu. Et Axel… J’ai été pris de panique en me disant que je n’allais pas réussir à contenir mon érection si j’observais Axel se savonner. Je ne comprenais pas pourquoi il me fascinait autant et avait un tel effet sur moi. C’était tout simplement inexplicable.

Pourtant, je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas me dérober en jouant le mec pudique et garder mon sous-vêtement. Je n’osais pas imaginer la honte que j’allais me taper si je me mettais à bander devant mes frères et toute leur équipe. J’ai pris une profonde inspiration et j’ai baissé mon slip. Et là, il y a eu un gros silence. J’ai relevé la tête et je me suis aperçu que tout le monde m’observait en écarquillant les yeux. Seuls mes frères jouaient les indifférents.

C’est Axel qui a rompu le silence :

— Eh bien dis donc. Je crois que le petit ne s’est pas contenté de nous cacher ses talents de handballeur. C’est un sacré morceau qu’il planquait dans son pantalon.

Les autres ont éclaté de rire. Je n’avais pas réalisé qu’effectivement, j’avais de très loin la plus grosse bite de tous les mecs présents dans les vestiaires. J’ai levé les yeux au ciel en signe d’exaspération : sans le vouloir, l’équipe entière venait de donner raison à Elsa.

Nous sommes allés nous doucher. Je me suis mis dans un coin pour me savonner et éviter la tentation de regarder Axel qui s’était installé sous le jet juste à côté du mien.

Au début je n’ai pas fait attention. J’étais trop concentré à garder le contrôle de la situation. Puis les chuchotements se sont faits plus insistants. C’est quand j’ai entendu Armand s’adresser à mes frères que je me suis enfin retourné :

— David, Damien, vous sortez maintenant. Il vaut mieux que vous ne soyez pas là pour la suite.

— Vous n’allez pas lui faire ça ? Déconnez pas les mecs, il n’a même pas dix-huit ans et il a juste voulu nous rendre service, a protesté David.

— Ta gueule. Tu connais la tradition. Soit tu restes et tu participes, soit tu sors. La deuxième option serait préférable. Tu crois pas ?

— OK, OK… Mais allez-y mollo, hein…

David m’a fait un clin d’œil. Damien m’a juste dit :

— Désolé, frangin, mais on est tous passés par là à un moment ou à un autre. C’est la règle.

Ils ont pris leurs serviettes et sont sortis des douches. J’ai bien failli me sauver en leur emboitant le pas, mais deux gars de l’équipe m’ont barré la sortie. C’est là que la panique m’a envahi. J’avais dix mecs nus autour de moi. Certains avaient un début d’érection. D’autres bandaient même fermement. Je ne connaissais rien de leurs intentions. D’un autre côté j’espérais que mes frères ne m’auraient jamais laissé dans un tel endroit si j’avais risqué quelque chose de grave. Et surtout, je n’imaginais pas Axel me faire du mal.

— C’est très simple, mon petit Filipe, m’a dit Armand en s’approchant. Tu te mets au milieu, à genou, et tu ne bouges pas. Tu n’as rien d’autre à faire. Nous on va t’encercler, se branler et te gicler dessus. Tu as voulu jouer aux grands en faisant partie de l’équipe aujourd’hui, il faut à présent aller jusqu’au bout et respecter le bizutage : tout nouveau se fait doucher au sperme par les anciens. C’est compris ?

— Et si je refuse ? lui ai-je répondu en le défiant du regard…

— Ce ne serait pas vraiment dans ton intérêt. D’une part tu ne peux pas t’échapper. Et d’autre part si t’as l’intention de revenir un jour, c’est un passage obligé. Tout le monde dans l’équipe te le dira. Alors maintenant, petite pute, tu te mets à genou et tu laisses les grands te montrer ce dont ils sont capables.

— Doucement, Armand, est intervenu Axel. C’est le frère des jumeaux et c’est un peu mon petit frère aussi. Alors OK pour respecter nos traditions, en tant que capitaine de l’équipe j’en suis le garant, mais ça doit se faire dans la bonne humeur.

Le regard d’Armand s’est glacé. Il avait sans doute imaginé s’emparer du pouvoir, mais le capitaine venait de le rappeler à l’ordre.

Axel s’est approché, suffisamment pour que je sente la chaleur de son corps irradier sur ma peau, et m’a murmuré au creux de l’oreille :

— Filipe, fais-moi confiance et obéis. Tu n’es pas obligé de regarder. Ça va durer dix minutes au maximum et ce sera fini.

Il s’est reculé et a posé sa main sur ma joue au moment où je hochais la tête. Et je me suis mis à genou.

Les mecs ont resserré le cercle. Ils étaient collés les uns aux autres et se tenaient au maximum à soixante centimètres de moi. J’ai ouvert les yeux parce que je...

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