Le Journal d'Alain

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Le Journal d'Alain

Andrej Koymasky
Roman de 74 700 mots, 400 900 caractères
Sur quelques années, Alain confie à son journal intime sa vie au jour le jour, ses déboires et ses espoirs.

Entre les épreuves de la vie, les évènements graves ou futiles du jour et les nombreuses rencontres qui se succèdent au fil des pages, comme un portrait impressionniste, le journal rend compte des questions existentielles de la jeunesse, de ses doutes, mais aussi de son optimisme têtu.

Mais volonté et patience l'aident à surmonter les coups du sort dans sa quête de l'amour.
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Publié le : vendredi 25 septembre 2015
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EAN13 : 9791029400933
Nombre de pages : non-communiqué
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Traduit par Christophe Partie 1 Partie 2 Partie 3 Partie 4 Partie 5
Partie 6 Partie 7 Partie 8 Partie 9 Partie 10 Partie 11 Partie 12 Partie 13 Partie 14
Le Journal d’Alain
Andrej Koymasky
Partie 1 CE JOURNAL EST À ALAIN Samedi 17 avril 1971 C'est mon seizième anniversaire. Ce journal, c'est le cadeau de Babette et Corinne. Elles l'ont acheté avec leurs économies et Babette a fait la couverture en tissu. Papa m'a offert une lampe-torche, et Maman la paire de jeans que je voulais. Didier est trop petit pour me faire un cadeau, mais il a mangé le gâteau avec nous. Il était tout joyeux, comme toujours. Mais qu'est-ce qu'on doit écrire dans un journal ? Bof… Aujourd’hui, c'est mon anniversaire, mais je l'ai déjà dit. Et dans un journal, il ne faut jamais rien effacer, c'est Babette qui me l'a expliqué, alors il faudra que je fasse plus attention à ce que j'écris. Il est onze heures du soir, les gamins dorment, je peux entendre Maman dans la cuisine, elle est encore en train de nettoyer. Papa est à la mine, mais il est revenu déjeuner pour mon anniversaire. Il a demandé à changer de poste juste pour aujourd'hui. Je me sers de la lampe qu'il m'a donnée pour voir ce que j'écris. Ça serait plus facile d'allumer la lampe, plus confortable, et dans la chambre il n'y a que Didier qui dort et même un coup de canon ne le réveillerait pas. Mais c'est plus amusant d'écrire comme ça, comme un genre de conspiration ou un espion. Seulement, je ne sais pas quoi écrire d'autre. Je vais dormir. Bonne nuit Mardi 20 avril 1971 Papa est bizarre depuis quelques jours, il ne dit jamais rien. Dans la maison, ils sont tous nerveux. Quand c'est comme ça, Maman se tait aussi et ne parle presque plus. Il n'y a que Didier qui n'a pas l'air de s'en apercevoir et qui met la foire comme d'habitude. Quand c'est comme ça, je voudrais être ailleurs pour respirer plus facilement. Peut-être que je suis égoïste, mais ces moments sont vraiment pénibles pour moi, ça me rend anxieux. Si je suis joyeux, j'ai l'impression que ça les embête, comme si je me fichais d'eux. Et si je suis sérieux, ça à l'air d'aggraver la situation, de la rendre encore plus difficile. La seule solution, c'est de lire ou de faire mes devoirs, comme ça, c'est comme si j'étais ailleurs, loin, absent, même si je suis là. Quand Papa est de bonne humeur, la maison a l'air pleine de soleil. Tout se passe bien. Mais ça n'arrive pas souvent. Demain, j'aurai peut-être une interrogation d'histoire et après-demain une interrogation écrite de math. Je devrais réviser un peu plus, mais lorsque les choses vont mal à la maison, je ne peux presque pas travailler. Je dois faire attention avec l'histoire parce que je ne suis pas assez bon. C'est difficile de se rappeler correctement toutes ces dates et ces noms. Mais la prof d'histoire est si tatillonne que deux fois moins serait encore trop ! Faudrait que je demande à Papa une nouvelle paire de chaussures parce que les miennes sont presque mortes. Mais ce n'est peut-être pas le bon moment, pas seulement parce qu'il n'est pas de bonne humeur, mais aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de fric. C'est peut-être à cause de ça que Papa est bizarre. Il faudrait que je lui demande pour les chaussures quand il aura touché sa quinzaine, ça sera plus simple. Pour le moment, j'essaie de continuer comme d'habitude, j'espère seulement qu'elles ne vont pas craquer quand je serai à l'école ou en ville, ça serait gênant. Solange m'a invité à réviser chez elle, mais il faudrait que je reste à Saint-Étienne. Faudra que je demande à Maman si je peux. Solange est jolie et gentille, et aussi tellement élégante. Son père est pharmacien, et ils n'ont pas de problème de fric. En plus elle travaille bien à
l'école, et ses notes sont bonnes. Peut-être qu'elle m'aime bien, qui sait, et je pourrais essayer de la draguer. Peut-être après quelque temps qu'on se rencontrera pour travailler. Mais maintenant, ça serait mieux que je commence à étudier. Mardi 27 avril 1971 Cette semaine, je n'ai pas écrit parce que j'avais beaucoup de devoirs. Avant-hier, j'ai entendu Papa et Maman parler. Comme ils n'ont pas assez d'argent, elle dit que je devrais commencer à travailler. Papa ne veut pas en entendre parler. Il dit que je dois étudier à tout prix, même s'ils doivent se serrer la ceinture, parce qu'il ne veut pas que je finisse comme lui. Ça ne me déplaît pas d'étudier, mais pas non plus de commencer à travailler. Mais ils ne m'ont pas demandé mon avis, alors… Ils en ont parlé la nuit dans leur chambre, ils pensaient probablement que je dormais et que je ne pourrais pas les entendre, je ne sais pas. Mes chaussures tiennent encore, alors je continue à les mettre et je n'ai pas demandé une nouvelle paire, au moins pas jusqu'à maintenant. Ma mère m'a donné la permission, alors je pourrai m'arrêter pour travailler chez Solange et ils me feront manger avec eux. La nourriture est bonne et Maman économise l'argent d'un repas. Mais sa mère est chiante. Elle veut qu'on étudie dans le salon pendant qu'elle tricote et comme ça elle peut nous surveiller. Solange dit que c'est parce qu'un garçon et une fille de notre âge, seuls, c'est dangereux. En fait, sa mère a peur qu'on fasse l'amour. Je n'y avais même pas pensé, mais maintenant que Solange me l'a fait remarquer, j'aimerais bien faire l'amour avec elle. Le problème, c'est que je ne l'ai encore fait avec aucune fille, et j'ai peur de merder. Mais en fait, je pense qu'il n'y a pas de problème puisque Solange ne m'a pas demandé de le faire avec elle. Vendredi 30 avril 1971 Aujourd'hui, en rentrant dans le bus, un truc bizarre est arrivé. Comme d'habitude, c'était bondé et j'étais debout, on était serrés comme des sardines. Juste en face de moi, il y avait une fille qui devait avoir dans les dix-neuf ans, ni belle ni moche, avec une robe à la mode. Genre qui se montre. Je la voyais de profil. Derrière elle, petit à petit, un type dans les quarante ans, élégant, mais strict, genre employé de banque, juste pour le décrire, est venu derrière elle. Je l'ai vu bouger comme s'il devait descendre au prochain arrêt, mais à la place, il est venu dans le dos de la fille. Le type a commencé à frotter son truc contre ses petites fesses. Je souriais en attendant sa réaction. En fait, elle s'est retournée avec un regard assassin, le regardant dans les yeux. Il faisait semblant de rien, et je pensais qu'elle allait partir ou lui dire quelque chose. Eh ben merde ! Elle s'est retournée de nouveau comme si de rien n'était et je l'ai vue tortiller son petit cul ! C'est sûr qu'elle aime ce type ! Ou ce qu'il lui faisait sentir. Ils ont continué comme ça un moment et je me suis demandé comment ils avaient l'aplomb de faire ça devant tout le monde. Si je le voyais, d'autres gens pouvaient le voir aussi. Et puis, elle est descendue du bus. J'aurais parié qu'il la suivrait et qu'il descendrait avec elle. Mais non, le type est resté dans le bus. J'étais un peu déçu, mais c'est leurs oignons après tout, j'ai pensé. Et puis après un moment le type a changé de place, passant comme une anguille entre les gens tassés. Je pensais qu'il avait repéré une autre nana, avec laquelle il pourrait jouer à son jeu secret. En fait, le type petit à petit est venu derrière moi et il a commencé à pousser contre mon cul ! D'abord, j'ai senti comme une chaleur, et puis j'ai bien senti son affaire toute dure pousser contre moi. J'étais stupéfait et embarrassé, et je ne savais pas quoi faire, mais le truc bizarre, c'est que ça me plaisait, cette chaleur et le truc dur contre mes fesses et alors le mien aussi a commencé à devenir de plus en plus dur. Et puis il est descendu du bus. Je n'aurais jamais pensé que la sensation qu'il était excité pourrait aussi m'exciter. C'est peut-être pour ça que la fille n'a pas bougé et qu'elle était d'accord. Ça a peut-être eu le même effet sur elle que sur
moi. En plus, pendant tout le temps où le type la pressait contre moi, j'avais très envie d'y mettre la main pour la tâter et mieux sentir la forme et la consistance, mais je n'ai pas osé. Mais juste à la sentir comme je l'ai fait, il devait être drôlement bien monté. Évidemment, pour ce type, un cul est un cul, que ça soit un garçon ou une fille. er Samedi 1 mai 1971 Quand ça me prend de me branler, généralement je ne pense à rien de spécial. Juste à profiter du plaisir que je ressens, jusqu'à ce que ça sorte. Mais la nuit dernière, pendant que je m'astiquais, je me suis rappelé de ce gars dans le bus, et j'ai imaginé qu'il se frottait encore contre moi, et c'était plus excitant que d'habitude. Et même maintenant, rien qu'à l'écrire, ça me fait bander. Dans un moment, il faudra que je prenne le bus pour aller chez ma tante lui porter des choses de la part de Maman. Si un truc comme ça pouvait encore m'arriver… J'aimerais vraiment. La chatte du voisin a eu des petits. Qu'est-ce qu'ils sont mignons ! J'en voudrais bien un, mais je ne demanderai même pas à Maman. Elle répondrait (et elle aurait raison) qu'on a déjà à peine assez pour se nourrir alors ajouter un chat ! Dimanche 16 mai 1971 Maman est encore enceinte. Je n'arrive pas à savoir s'ils sont contents ou pas. Ce qui est sûr, c'est que nourrir une bouche de plus, ça va pas être facile. Papa a dit qu'il allait demander au patron de la mine de faire plus d'heures supplémentaires. On ne le voit déjà pas beaucoup, on ne le verra presque plus du tout. Le curé de la paroisse nous a donné des vêtements, de seconde main, mais en très bon état. Il y a aussi une belle paire de chaussures, juste ma pointure, et elles ont l'air presque neuves, alors ça règle mon problème de chaussures. Ce sont des mocassins noirs, le genre avec des petits glands en cuir, j'aime bien ça. Maintenant, il faut que je retourne travailler. J'ai pas vraiment envie, mais je dois faire attention, l'année scolaire approche de la fin et je dois passer dans la suivante. Je m'inquiète juste un peu pour l'histoire et les sciences. Pour le reste, il n'y a pas de problème. Babette marche très bien à l'école. Elle est vraiment bonne en classe. Sa tête en vaut deux ! Elle pousse vraiment bien, ma petite sœur. Corinne aussi est bonne, mais elle est encore en primaire et moi aussi j'étais bon quand j'y étais. Qui sait si ça sera une autre fille ou un garçon ? Je ne saurais pas quoi espérer, comme on est déjà deux et deux. Mais de toute façon, ça dépend pas de moi. Lundi 21 juin 1971 J'ai été reçu ! Comme ça, l'année prochaine, je passerai en première et encore une de plus et ça sera fini. Et puis j'ai trouvé un travail provisoire à Saint-Étienne pour les mois d'été, comme ça je pourrai aider à la maison avec un peu d'argent. Je serai coursier et porteur dans une usine, quelque chose comme un aide, si j'ai bien compris. Comme je ne commence pas avant lundi, j'ai une semaine de vacances et je pourrai m'en servir pour repeindre les chambres de la maison. Au fait, Babette et Corinne ont aussi été reçues. Mais ça leur posait pas de problème, on s'y attendait. J'ai relu le journal jusqu'à aujourd'hui. Au sujet de ce qui m'est arrivé dans le bus il y a environ deux mois, il ne s'est plus rien passé, mais juste avant la fin de l'école, dans le gymnase de l'école, il s'est passé autre chose que je vais écrire maintenant. On s'était déjà changés après la classe d'éducation physique, et on rentrait en classe, quand j'ai réalisé que j'avais oublié mes lunettes dans le vestiaire. Alors j'ai donné mes livres à un camarade et je suis retourné chercher mes lunettes. Dans le vestiaire j'ai entendu le bruit de
l'eau qui coulait dans la douche, et j'ai pensé que quelqu'un l'avait oubliée, et à qui il s'en prend, après, le prof ? Et puis il y a eu un autre bruit. Alors, au lieu d'ouvrir la porte, je suis grimpé sur un banc et j'ai regardé par la petite fenêtre au-dessus la porte. Il y avait le prof de gym qui se lavait. D'abord, je l'ai vu de dos, mais il s'est tourné et ce que j'ai vu pendre entre ses jambes m'a presque fait tomber du banc. Il avait un beau et gros machin qui se balançait à chaque mouvement. Et puis il l'a savonné et je l'ai vu grossir et devenir dur, se lever tout droit. Je n'arrivais pas à le quitter des yeux. Quel spectacle ! Et puis j'ai eu peur que quelqu'un vienne et me trouve, alors je suis sorti en silence, mais cette vision m'a fait aussi bander. J'ai trouvé mes lunettes et je suis retourné en classe. C'est la première fois que je vois une bite d'homme adulte. La mienne n'est qu'un jouet, comparée à la sienne. C'est vrai que je dois encore grandir ou plutôt que je suis en train de grandir. Qui sait si mes camarades ont des plus grosses bites que moi ? J'ai aucun moyen de le savoir. Il y a trois ans, l'école avait des douches communes, on pouvait se voir les uns les autres, et parfois se toucher. Mais maintenant, ils ont construit de nouvelles douches individuelles, et on a tous grandi, et c'est plus possible de les voir. Je dois dire que celle du prof de gym, en plus d'être grosse, était belle quand elle était dure. Mais même quand elle pendait et qu'elle était molle, elle était déjà grosse. Comment est celle de Papa ? Peut-être que je pourrais mater par le trou de la serrure quand il va dans la salle de bain… mais c'est trop dangereux, qu'est-ce que diraient les autres s'ils me trouvaient en train de mater. De toute façon, avec tous les gamins qu'il a faits, elle doit être pas mal du tout. Mais est-ce qu'il y a un rapport entre la taille et le nombre de gamins qu'on peut faire ? Je ne pense pas. Je voudrais avoir une vision à rayon X comme Superman pour voir dans les pantalons des hommes pour voir s’ils sont bien montés. Ça serait super ! Samedi 3 juillet 1971 La première semaine au boulot est finie. C'est crevant ! Alain par-ci, Alain par-là, fais ci, fais ça. Avance, dépêche-toi, vite… alors je n'ai pas arrêté de toute la journée. Je suis le plus jeune. Mais à la vérité, ils sont tous assez jeunes, sauf le chef qui doit avoir un peu plus de quarante ans et Roland qui en a trente-quatre. Tous les autres ont la vingtaine. Roland est gros, laid, mais il est gentil. Le chef est sévère, et il ne parle pas beaucoup. Il y a un truc qui me plaît dans mon nouveau boulot, ce sont les toilettes. Oui, vraiment. Dans cette usine, il y a une cuvette émaillée longue de trois mètres contre un mur, et les urinoirs ne sont pas séparés par une plaque comme à l'école et il y a un long tuyau avec plein de petits trous d'où l'eau gicle vers le bas. Alors, quand je vais pisser, s'il en a d'autres, je peux la voir quand ils la sortent pour pisser ou quand ils la secouent avant de la rentrer dans le pantalon. Je fais semblant de regarder devant moi, le mur, mais je peux voir des choses. Bien sûr, je ne peux pas les regarder comme je voudrais. J'ai déjà vu trois ou quatre de celles des copains. Roland en a une plus petite que moi. Mais Jean en a une presque aussi grosse que celle du prof de gym. Il y en a qui la sortent déjà dure, d'autres molle. Quand je les mate, j'ai le cœur qui bat parce que j'ai peur de me faire prendre. Imagine la honte ! Mais ils regardent tous droit devant eux, sans tourner la tête vers les voisins. Alors je crois pas qu'ils puissent voir mes coups d'œil. Mais j'ai noté que quand il y en a déjà un là et qu'un autre arrive, presque toujours il choisit la place la plus loin, et même si c'est deux amis, ils restent assez loin les uns des autres. J'aimerais bien être l'homme invisible pour regarder plus facilement quand ils se déboutonnent, rentrent leurs doigts à l'intérieur de la braguette ouverte et la sortent. Je voudrais bien voir comment est celle de Thibaud, mais je ne l'ai jamais vu dans les toilettes. Thibaud a vingt-quatre ans, et à ce qu'on peut en voir, il doit avoir un beau corps. Il a aussi une très belle figure. Et des belles mains, on dirait celles d'un pianiste, même s'il est magasinier. Thibaud, c'est son prénom, pas son nom comme je croyais. Il vit à Saint-Étienne, tout près de l'usine, seul.
Jeudi 8 juillet 1971 J'ai arrêté hier en parlant de Thibaud et je recommence aujourd'hui en parlant encore de lui. J'ai enfin vu sa bite ! En fait, ce matin, j'étais au milieu, tout seul. Il s'est mis à ma droite, à environ un mètre. Il l'a sortie. C'est vrai qu'elle est belle, bien faite, douce, droite et longue. Après qu'il l'ait sortie, j'ai vu du coin de l'œil qu'il regardait à droite, c'est à dire loin de moi, alors j'étais sûr qu'il ne pouvait pas me voir. Alors j'ai un peu tourné la tête vers lui et je pouvais la regarder plus facilement. Il est vraiment bien monté. À un moment, j'ai même été tenté de me rapprocher de lui, de tendre la main et de la toucher pour sentir si elle était dure. Mais je n'ai pas osé. À la voir, elle était à mi-chemin entre dure et molle. Puis il l'a secouée et alors j'ai rentré la mienne et on est sortis ensemble en discutant. Mais en regardant son pantalon, de toute façon, on ne dirait pas qu'il en a une si belle entre les jambes. Je voudrais bien, rien qu'une fois, le voir à poil, mais ici, il n'y a pas de douches. Il doit être vachement bien foutu. Mardi 13 juillet 1971 Aujourd'hui, au boulot, Thibaud avait la chemise ouverte, et rien dessous. Il a un beau torse, ferme et musclé, avec une touffe de poils au milieu, mais pas très épais. Et son ventre est plat et lisse. Et puis j'ai remarqué quelque chose. Quand je vais aux toilettes, depuis deux ou trois jours, après un petit moment, Thibaud arrive et se met toujours entre moi et le mur et il regarde dans l'autre direction. C'est presque comme s'il me disait, « Regarde tant que tu veux, je ne te regarde pas ». Mais je pense que c'est juste un de mes phantasmes. Des fois, quand je me branle dans mon lit ou dans les toilettes à la maison, je me rappelle de l'instrument de Thibaud et j'essaye de l'imaginer nu, en train de se branler, juste à côté de moi. Corinne vient de rentrer et elle m'a demandé ce que j'écrivais dans mon journal. Je n'aimerais pas, curieuse comme elle est, qu'elle ou quelqu'un d'autre trouve ce journal et le lise. C'est vrai qu'il est fermé par une petite clef, mais il ne serait pas très difficile à ouvrir si on le voulait. Il faut que je trouve une cachette sûre pour le planquer. Bien sûr, si quelqu'un trouve ce journal, je ne sais pas ce qu'il ou elle va penser, parce que ça ne parle que de bites. C'est pas que je ne suis intéressé que par ça. Peut-être qu'en le lisant, on pourrait avoir l'idée que je suis une pédale, mais c'est pas ça. C'est vrai que je ne suis pas très attiré par les filles, mais ça ne me gênerait pas d'essayer avec une. Mais pour les hommes, c'est juste de la curiosité, rien de plus. Bien sûr, à écouter mes camarades, à l'école ou ici au travail, ils ne causent que de craquettes. On dirait qu'ils n'ont que ça dans la tête. Sport et craquettes, bagnoles et craquettes, disques et craquettes… Même Thibaud parle souvent de sa copine, et de ce qu'il fait avec elle. Ce qu'il raconte m'excite, honnêtement, mais plus parce que je l'imagine, lui, qu'elle, aussi parce qu'elle, je ne l'ai jamais rencontrée. Mais je ne pense pas que ça soit parce que je suis anormal, homo. Mais il faudrait peut-être que j'essaye d'aller avec une fille pour voir si j'aime ça et si mon truc marche bien. Mais où je pourrais en trouver une ? Peut-être avec Solange, si j'avais essayé, j'aurais pu l'avoir. Elle a l'air disponible. Je ne dis pas qu'elle soit pas sérieuse, mais peut-être que je lui plaisais et qu'elle aurait pu même vouloir essayer avec moi. Mais maintenant, elle est à la plage avec sa mère. Et puis j'aurais honte de le faire la première fois avec une fille que je connais. J'aurais peur de pas le faire correctement et qu'elle se foute de moi. Mais d'ailleurs, si c'était une que je ne connais pas, comment puis-je faire pour aller dans son lit ? Peut-être que je devrais chercher une prostituée, mais je ne sais même pas où aller. Il y a des filles qui ressemblent à des putes à la façon qu'elles ont de bouger et de s'habiller, mais on ne peut quand même pas aller leur demander… Vendredi 23 juillet 1971
Il semble que mes phantasmes se réalisent ! Hier, Thibaud m'a demandé si j'avais une copine. Je lui ai dit que non, mais que j'aimerais bien, alors il m'a demandé si j'avais déjà baisé et je lui ai encore dit non. Alors il m'a demandé si je voudrais essayer et m'a proposé de m'emmener au bordel avec lui. Je lui ai dit que je n'avais pas d'argent parce que je devais aider à la maison. Alors il sourit et il a dit : « Je te paye ta première baise ». Alors, hier soir, après le boulot, on est allés chez lui, il s'est changé, et avec sa moto on a été dans un endroit où il va quelques fois. On est entrés et il a parlé avec la patronne et il lui a expliqué que j'étais encore puceau et que donc elle devait me donner la plus jeune et la plus jolie des filles pour me dépuceler. J'avais honte. Thibaud a choisi une fille qu'il connaissait déjà et ils sont allés dans une chambre. Et puis une des filles du bordel, à peu près dix-neuf ans est venue et elle m'a pris avec elle dans une chambre. Elle m'a déshabillé, mais je ne pouvais pas bander. J'étais tellement gêné. Alors, elle a commencé à s'en occuper avec la bouche et la langue et quand elle a réussi à m'exciter, elle m'est montée dessus, la mettant toute à l'intérieur de son truc. C'est elle qui a tout fait jusqu'à ce que je jouisse. Bon, c'est mieux qu'une branlette tout seul, j'ai jamais eu autant de sensations avant, mais c'est pas aussi terrible que tout le monde le dit. Je m'attendais à quelque chose de mieux. Quand on est sorti, Thibaud m'a demandé si j'avais aimé, et j'ai répondu oui. Il a souri, content, et il a dit qu'il en était sûr. Je lui ai demandé s'il venait souvent là et il a dit, « Non, parce que j'ai ma copine et que normalement je le fais avec elle ». Mais il a ajouté que sa copine n'aime pas faire certaines choses que lui aime et que donc, des fois, il va dans cette maison. Alors je lui ai demandé ce que c'était et il m'a dit, « Par exemple, la sucer et la mettre dans son petit cul ». Sa copine n'aime faire l'amour que de manière traditionnelle, avec lui dessus et elle en dessous et c'est tout. Et elle ne le veut que dans la craquette. Alors il va là, parce que ces filles, pour de l'argent, font tout ce dont il a envie. Jeudi 27 juillet 1971 Depuis qu'il m'a emmené pour ma première baise, Thibaud est devenu beaucoup plus ouvert avec moi. Maintenant, des fois, quand il va pisser, il me la montre et me dit de regarder comme elle est dure, parce qu'il a besoin d'une fille. Ou comme ce matin, dans la réserve, quand on était seuls, il a pris ma main et il l'a mise entre ses jambes, il m'a dit qu'il voulait encore, parce que sa copine était en vacances pour trois jours et que donc, ça faisait quatre jours qu'il n'avait pas pu baiser. Il m'a demandé si je voulais encore aller au bordel, mais j'ai inventé une excuse, parce que je ne veux pas qu'il paye pour moi à chaque fois, et que je ne peux pas dépenser d'argent pour ça. Quand il m'a fait le toucher entre les jambes, mais à travers son pantalon, je me suis senti rougir de honte, mais j'ai bien aimé, aussi. Je me demande comment ça fait de la toucher sans rien dessus. Mais dans les toilettes, il ne me laisse que la regarder. Ce qui est sûr, c'est que, quand il bande, elle doit être longue au moins vingt centimètres, peut-être quatre ou cinq de diamètre. Quand une des filles le prend dans sa bouche, il faut vraiment qu'elle l'ouvre en grand ou elle ne doit pouvoir en entrer que la moitié, je pense. Quel effet ça peut leur faire ? Cette fille, elle a léché la mienne pendant un moment, et puis elle l'a prise entre les lèvres par le côté et sur le bout, mais elle n’a pas fait comme Thibaud m'a dit, la glisser jusqu'au fond dans la gorge et puis sucer. Comment ça peut faire de prendre un machin pareil dans la bouche ? Ça plaît que au sucé ou aussi au suceur ? La prochaine fois qu'il en parle, il faudra que je lui demande. En plus, je me sens moins gêné avec Thibaud, maintenant. Mardi 3 août 1971 Thibaud est parti en vacances pour quinze jours, alors il ne sera pas de retour avant le 18 de ce mois. C'est son collègue Marc qui tient le magasin, mais je ne lui fais pas confiance. On se dit tu, on échange des blagues, mais ça s'arrête là. Ils partent en vacances à tour de rôle.
L'usine ne ferme jamais. C'est pour ça qu'ils m'ont pris, je suis une sorte de bouche-trou, en somme. Je commence à m'habituer à ce rythme et ça semble bizarre, mais je me sens moins fatigué que les premiers jours. Bien sûr, c'est des corvées toute la journée. Mais c'est meilleur que la gym, ici. Ça fait les muscles même si on n'en a pas envie. Jeudi 5 août 1971 Aujourd'hui, quand je suis arrivé aux toilettes, Jean était déjà là. J'ai commencé à pisser, et du coin de l'œil je l'ai regardé. Jean restait là, sans bouger, son truc tout dur et droit, et il ne pissait pas. Quand je suis reparti, il était toujours là, et toujours sans pisser. Qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ? J'ai pas compris. Il attendait peut-être que ça sorte. Des fois ça arrive, quand on bande vraiment, si on veut pisser, ça vient pas. Quand même, il en a une vraiment grosse, plus que Thibaud, mais elle est moins belle, pleine de poils et un peu tordue. Jean, je l'ai remarqué les autres fois, quand il la sort, il ouvre complètement sa braguette jusqu'en bas, il sort aussi les couilles. Chacun a son style personnel. Et puis il la garde posée sur la main. Roland, il la sort juste et il la tient du dessus, avec deux doigts. Il y en a qui la cachent avec la main, comme Lucien et d'autres qui l'attrapent comme une lance d'incendie, comme Marc. D'autres, au contraire, après l'avoir sortie, enlèvent leur main, comme Thibaud. Je peux toutes les décrire par cœur, la taille, comment ils la sortent, comment ils la tiennent et comment ils la secouent. Par exemple, Thibaud la secoue fort de haut en bas. Roland l'agite délicatement ici et là. Marc la pince comme pour la traire. Jean la pince entre deux doigts, en allant du début jusqu'au bout comme un tube de dentifrice. Philippe lui donne deux ou trois petites tapes. La plus belle de toutes, c'est sûr que c'est celle de Philippe. Après, sans aucun doute, c'est celle de Thibaud. Mais celle de Thibaud, j'ai pu la voir mieux que celle des autres. Mais même la mienne, elle est pas mal, elle est dans la moyenne ou même plus, même si je suis le plus jeune. J'ai pas vu celle du patron. Mais je pense qu'il utilise les toilettes des employés dans le bâtiment des bureaux. Mercredi 18 août 1971 Aujourd'hui, Thibaud est revenu au boulot. Il est tout bronzé, et ça rend jaloux rien qu'à le regarder. Il est allé sur la Côte d'Azur. Il m'a ramené comme souvenir un presse-papiers avec les armoiries de Cannes. Il m'a dit qu'il voulait m'envoyer une carte postale, mais qu'il n'avait pas mon adresse personnelle. Je lui ai demandé s’il avait eu des aventures salées sur la plage, mais il m'a dit qu'il avait pas été loin de le faire avec une jolie fille allemande, mais qu'elle l'avait planté là. J'aime bien Thibaud parce que c'est pas un vantard. Il a dit que la fille allemande avait des nichons gros comme ça en ouvrant grand les mains. Pour moi, les gros nichons des femmes, plutôt que de m'exciter, ça m'écœure. Thibaud, au contraire, a l'air de les aimer gros et fermes. Je lui ai demandé s'il avait pas baisé pendant deux semaines, mais il a souri et dit qu'il avait sauté une paire de fois la bonne de la pension. Mieux que rien, comme il a dit.
Lundi 31 août 1971
Partie2
Aujourd'hui, juste après le déjeuner, je suis allé aux toilettes. Il n'y avait personne, alors je me suis mis au milieu, comme ça, si quelqu'un arrive il ne peut pas se mettre très loin de moi. Juste après, Philippe est arrivé et s'est mis à côté. Il l'a sortie, et au lieu de commencer à pisser, il a commencé à se caresser en regardant de l'autre côté. Je n'ai pas pu résister à la tentation et j'ai un peu tourné la tête pour le voir mieux, et je l'ai vu commencer à bander et se redresser petit à petit en battant. Et puis il a commencé à se branler doucement ! Là, sous mes yeux ! Devant la scène, j'ai bandé aussi. C'est peut-être qu'une idée, mais j'avais l'impression que Philippe voulait que je le voie en train de s'astiquer. J'avais la tête en feu. Oui, c'est sûr que Philippe a un beau manche. Et puis on a entendu quelqu'un arriver, alors Philippe a rangé son truc en vitesse dans son pantalon, et il s'est sauvé rapidement. C'était Marc. Alors juste le temps de jeter un coup d'œil à celle de Marc je suis parti aussi. Quand je suis passé devant Philippe, il a continué à travailler sans me regarder, indifférent. J'ai regardé sa braguette, mais son bleu de travail cache tout. Je peux me tromper, mais je pense que Philippe l'a fait exprès. Peut-être qu'il a remarqué que j'aime regarder ? Et aussi qu'il aime qu'on le regarde, parce qu'il a un beau morceau ? Pourquoi il s'est astiqué juste sous mes yeux ? Il espérait que je commence à me branler ? Mais il regardait loin de moi, il ne me regardait pas, alors il ne pouvait pas savoir si je le faisais. Et pourquoi il s'est sauvé quand il a entendu la porte s'ouvrir ? Peut-être que Philippe est un pédé ? Mais ça a pas l'air, en plus il s'est marié il y a un an. Je ne sais pas, je ne comprends pas.
Et puis, je me pose des questions, pourquoi ça me plaît autant de regarder des bites ? Et de les regarder, des fois, ça me donne envie de les toucher ? Spécialement celles de Thibaud et de Philippe. Est-ce que j'aimerais qu'ils touchent la mienne ? Je sais pas, mais je pense que oui. Juste à y penser, je bande encore. Maintenant je vais me pieuter et une petite branlette avant de dormir.
Samedi 11 septembre 1971
Ce matin, c'était mon dernier jour à l'usine. Tout le monde m'a salué et m'a donné ses meilleurs vœux. Il y a deux trucs qui sont arrivés et je ne m'y attendais pas.
La première, c'était vers 10 heures. Je vais aux toilettes et Michel est déjà là. Mon petit coup d'œil en coin habituel à sa bite, quand Philippe entre et se met entre Michel et moi. Et puis Michel s'en va et Philippe qui l'a sortie, commence tout de suite à se branler, mais, au lieu de regarder de côté, comme les deux ou trois fois d'avant, il me regarde et fait un clin d'œil. Je pense que j'ai rougi et j'ai regardé ailleurs. Mais il me murmure que je peux regarder, ça ne le gêne pas, et il me dit de me branler aussi. Je ne savais pas quoi faire. J'ai encore regardé sa bite et il s'est un peu tourné vers moi et m'a dit de la toucher. J'aurais bien voulu le faire, mais j'avais trop peur. Et puis on a entendu le bruit de la porte et j'ai juste eu le temps de la rentrer et de partir en silence, et à la porte, j'ai croisé Claude.
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