Le Marchand de Venise

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Le Marchand de Venise

Andrej Koymasky
Roman long de 737 000 caractères.
Dans une sorte de conte des mille et une nuits, Lorenzo, un riche marchand de Venise à l'époque des Doges, raconte à Poletto, son page, sa longue vie d'amour et d'aventures. Et après chaque histoire, le jeune page très amoureux rejoue avec son maître les passages les plus chauds de l'épisode du jour.

Parti de Venise jusqu'en Chine, à travers la Perse, l'Inde et le Siam, Maître Lorenzo découvre et décrit des paysages grandioses, des aventures fascinantes et des amants magnifiques qui laissent le jeune Poletto muet d'admiration, mais très excité...
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Publié le : vendredi 10 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791029400513
Nombre de pages : non-communiqué
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Le Marchand de Venise

 

 

 

Andrej Koymasky

 

 

 

 

 

 

Traduit par Christophe

 

 

 

Introduction

 

 

Poletto se tourna vers Lorenzo et le regarda en silence pendant quelques instants puis demanda :

— Maître, quel âge avez-vous ?

— Oh, très, très vieux, mais finalement pas tant que ça.

— Mais je pense que vous êtes encore un jeune homme.

— Allons, allons ! Ne me flattes-tu pas parce que je suis ton maître ? Ou parce que tu espères que je vais t'appeler à mes côtés ?

— Pas du tout, Maître. C’est-à-dire… oui, cela me rendrait évidemment heureux que vous continuiez à me faire venir, ce serait pour moi un grand honneur d'attirer votre attention…

— Ah oui ? Mais j'espérais que ce soit plus un plaisir qu'un honneur pour toi. Cela ne t'a pas plu ?

— Bien sûr que si, Maître, cela a été réellement un plaisir. Et je ne pensais pas que cela puisse être aussi bon. Ce que j'ai fait avec Florindo en était loin… Vous, Maître, êtes… bien meilleur.

— Eh bien, ça vaut la peine d'être aussi vieux et avoir pu le faire avec des hommes à la peau claire, foncée, jaune…

— Vraiment ? Est-ce si différent ?

— Oui et non. Chaque homme est différent et ils sont tous les mêmes. Si tu sais les prendre, alors tu auras le meilleur dans ta vie.

— Ouais… mais vous Maître êtes un seigneur, pas du tout un pauvre garçon comme moi. Vous avez toujours reçu le meilleur dans votre existence.

— Maintenant, oui, je dois l'admettre, mais soit sûr que je suis aussi passé par le meilleur et par le pire. En plus d'avoir été un pauvre garçon comme toi, je suis passé par la prison, j'ai été un fugitif à de nombreuses reprises, j'ai été battu, j'ai même dû demander la charité. Mais j'ai aussi eu de merveilleuses expériences, comme lorsque j'étais à la cour du Calife ou du Maharadjah. Que de souvenirs ! Il a fallu que je m'adapte, que j'attende le bon moment… et que je me lance. Pas du tout comme vous, les jeunes de maintenant, qui veulent tout et tout de suite, mais restent sur leur faim. Je ne suis pas aussi beau que toi, mais j'ai su faire perdre la tête à tant d'hommes.

— Mais vous êtes bel homme, Monseigneur. Et je dois avouer que vous m'éblouissez. Votre corps est harmonieux, puissant, bien proportionné. Et votre vêture ne le met pas suffisamment en valeur. Qui peut dire combien de femmes ont perdu la tête pour vous ?

— C'est possible, mais je n'ai jamais perdu la mienne pour une d'entre elles, seulement pour de beaux jeunes hommes. Et puis…

Lorenzo s'arrêta, absorbé par de lointains souvenirs.

Finissant de s'habiller, Poletto le regardait. Après quelques instants il lui demanda :

— Mais vous, Monseigneur, vous ne m'avez pas dit votre âge…

— Tu es aussi curieux qu'une pie ! Je suis né voilà trente-sept ans.

— Vraiment ? Je vous aurais donné dix ans de moins, Maître.

— Flatteur !

— Mais non. Et… est-il irrespectueux de vous demander quand vous l'avez fait pour la première fois ?

Lorenzo éclata de rire, amusé, et répondit :

— Quand j'ai fait l'amour ? J'avais quatorze ans… Il y a vingt-trois ans.

— Bon sang ! Vous étiez précoce, Maître.

— Et toi ?

— Moi ? La première fois, c'était il y a trois mois avec Monsieur Florindo. Je n'ai commencé que trois bonnes années après vous, Maître.

— Mieux vaut tard que jamais. Et les femmes, en as-tu déjà embrassé une ? As-tu déjà été avec dans un lit ?

— Non, mon Maître. Je suis gêné avec les femmes. Elles ne m'excitent pas du tout !

— Ah, tu es donc une âme en peine comme moi. Et à part Florindo, l'as-tu fait avec d'autres ?

— Seulement avec Monsieur Florindo et vous. Mais quelques fois, la vue d'autres hommes m'a fait monter le désir à la tête, mais je n'aurais pu aller les voir et dire, « Voulez-vous le faire avec moi, Monsieur ? » Alors, même si j'aurais aimé, je n'ai pas eu d'autres occasions.

Lorenzo rit encore, et donna au garçon une petite claque badine.

— Il n'est pas nécessaire d'aller dire, « Voulez-vous venir avec moi, Monsieur ? » Il y a mille façons de réussir. Mais je te l'ai déjà dit, cela réclame de la patience, de la persévérance et de la finesse et… si tu ne réussis pas, hausse les épaules et regarde ailleurs.

— À vous écouter, Monseigneur, cela semble tellement facile.

— C'est y penser qui rend les choses difficiles, Poletto. Mais si tu essayes, c'est souvent facile, bien plus que tu ne peux l'imaginer… même si parfois ça rate.

— Mais n'est-il pas risqué d'essayer ?

— Bien sûr, mais qui ne risque rien n'a rien. Qui ne travaille pas ne mange pas et qui n'avance pas recule.

— Maître, j'aimerais que vous me racontiez vos histoires. Qui sait si je n'en tirerais pas d'utiles leçons ?

— Pas maintenant, je n'ai pas assez de temps. J'ai sous peu une audience avec le secrétaire du Doge à propos d'une question importante. Mais ce soir, si tu viens dans mon lit je te raconterai une de mes aventures.

— Je ne la manquerai pas, Monseigneur, soyez-en sûr !

Lorenzo finit de se préparer pendant que Poletto faisait préparer la gondole pour lui puis il prit la route du palais Ducal.

Le garçon retourna dans la chambre du Maître pour la ranger. Il était en train de terminer quand la porte s'ouvrit et Florindo passa la tête dans l'ouverture.

— Poletto, le Maître est-il mécontent ?

Le garçon rit tout doucement.

— Non pas avec moi, je suis seulement un jeune garçon… Il m'a pardonné. Mais vous, par contre… il est très fâché contre vous pour m'avoir enseigné ces pratiques perverses. Le Maître ne vous a-t-il rien dit ?

— Pas encore. J'espère qu'il ne va pas me renvoyer. On aurait dû verrouiller la porte ou le faire ailleurs…

— Vous en êtes resté ahuri, hein ! Vous étiez aussi blanc qu'un linge. Vous m'arriviez même pas à fermer votre pantalon, rigola le garçon.

— Tu peux rire, petit démon !

— Vous ne me traitiez pas de démon quand vous vouliez que je m'occupe de vous de cette façon que vous appréciez tant. Alors, j'étais votre ange, votre gentil, c'était les yeux doux, et des paroles si suaves et caressantes.

— Tu sais pourtant que je t'apprécie, Poletto. Quand je te regarde, j'en suis tout troublé, et tu fais agiter mon cœur…

— Ah, vous l'appelez cœur ? Il me semble que je fais s'agiter autre chose, un peu en dessous du cœur.

— Vas-y, rigole bien, mais même maintenant, mon cœur est sens dessus dessous à cause de toi…

— Ah oui ? Je ne vois rien de tel entre vos jambes… répondit le garçon, toujours riant tout en haussant les épaules.

— Allez, viens ! Je voudrais finir ce que le patron a interrompu. Il est parti, maintenant. On ne risque rien…

— Pas question, Monsieur ! Et pas ici, dans la chambre du Maître !

— Mais il n'est pas là. Allez…

— Non, non. Oubliez-moi. Le Maître m'a pardonné, mais seulement à condition que je ne recommence plus, mentit le garçon.

— Allez, je ne peux plus résister…

— Il va bien falloir. Si vous ne pouvez pas vous retenir, Monsieur le Secrétaire, au moins cherchez quelqu'un d'autre à l'extérieur de cette honorable maison, répliqua Poletto, en s'écartant vivement et en sortant rapidement de la chambre.

Florindo le suivit dans le couloir, et le rattrapant le saisit par le bras.

— Allez, viens, entre dans ma chambre. Je verrouillerai la porte et on va bien s'amuser, Allez…

— Laissez-moi tranquille ou je vais crier et les autres vont venir. Je vous l'ai dit, je ne veux plus jamais faire ces choses moches avec vous !

— Tu ne disais pas comme ça, avant. Toi aussi, tu aimais bien ça !

— Parce que j'étais un pauvre garçon naïf. Mais le Maître m'a tout expliqué et m'a demandé de ne plus recommencer. Laissez-moi partir, Monsieur le Secrétaire. Ne savez-vous pas qu'à Venise le châtiment est la mort pour les hommes pris à faire ces choses ? Le Maître m'a pardonné parce que je suis un enfant sans expérience. Mais vous, un homme mûr, voulez-vous que le Maître vous dénonce ?

— Ainsi Poletto, tu me dénoncerais au Maître, alors ?

— Si vous essayez encore, je jure que je le ferai !

— Tu es si cruel ! s'exclama Florindo, mais il laissa aller le garçon. Poletto s'éloigna rapidement avant d'éclater de rire.

La façon dont le patron les avait découverts lui revint en mémoire, Florindo, le pantalon défait, appuyé en arrière contre la table du cabinet de travail, et lui, Poletto, accroupi devant lui, qui le suçait avidement tout en s'astiquant.

Lorsque le Maître était entré, Florindo était devenu aussi blanc qu'une chandelle neuve, et tâchant de fermer son pantalon avait marmonné d'une voix faible : « Le Maître, le Maître ».

Poletto était tombé sur le sol, fixant le Maître avec des yeux écarquillés. Il avait rougi, comme la braise.

Le Maître avait juste dit :

— Monsieur Florindo, reprenez-vous et sortez d'ici. Et toi, garçon, suis-moi.

Consterné et le cœur en déroute, Poletto avait suivi le Maître.

Ils se dirigèrent vers la chambre, et dès qu'il entrèrent, le Maître lui demanda :

— Alors Poletto, es-tu l'amant de Florindo ?

— Non, mon Seigneur et Maître. Pardonnez-moi, ne me jetez pas dehors !

— Te jeter dehors ? Je n'y pense absolument pas. Écoute, tu ne dois pas avoir peur. Moi aussi j'aime les hommes alors je te comprends. En fait si toi aussi tu le veux… j'aimerais beaucoup le faire avec toi.

— Avec moi, Monseigneur ? Vraiment ? Vous moquez-vous de moi !

— Tu es un beau garçon, et je te regarde depuis quelque temps en pensant… J'aimerais vraiment si tu es d'accord que nous le fassions ensemble.

— Oh ! Monseigneur, si cela me ferait plaisir ? J'en ai rêvé, mais je pensais que cela n'arriverait jamais…

Lorenzo lui sourit et lui dit :

— Et bien ferme et verrouille la porte, de sorte que nous puissions nous déshabiller, et que nous puissions le faire, toi et moi.

— Nus, Monseigneur ? Complètement nus, comme au jour de notre naissance ? demanda Poletto, les yeux écarquillés.

— Bien sûr, nus et sur le lit. C'est bien mieux que la façon dont vous le faisiez avec Florindo. L'avez-vous déjà fait nus et sur un lit, vous deux ?

— Non, jamais Monseigneur. Cela doit être vraiment bon.

— Et bien alors, dépêche-toi !

Ainsi, fermant la porte et se déshabillant, Lorenzo prit le garçon avec lui dans le grand lit, et sous le baldaquin, il commença à l'embrasser et à le caresser.

— Oh… que c'est bon, Maître ! Et quel beau membre vous avez. Puis-je le prendre dans ma bouche comme je faisais avec Monsieur Florindo ?

— Tu peux faire ce que tu veux, tout ce qui te fait plaisir, mon garçon. Retourne-toi, pour que je puisse te prendre dans ma bouche pendant que tu me prendras dans la tienne. Juste comme ça, c'est parfait. Toi aussi, tu en as une belle entre les jambes… Tu es vraiment un beau garçon. Allez, Poletto, amusons-nous ensemble.

— M'aimez-vous vraiment ?

— Oui, bien sûr, et pas seulement un peu, tu es vraiment magnifique… répondit Lorenzo.

Puis ils devinrent silencieux, leurs bouches occupées à de plus pressantes activités, se donnant mutuellement du plaisir.

 

 

 

Chapitre 1 :Première nuit – Les prémices

 

 

Poletto frappa à la porte de la chambre de son maître et entra.

— J'ai fini de ranger en bas… Avez-vous besoin de quoi que ce soit, Monseigneur ?

— Non, je n'ai besoin de rien. As-tu sommeil, Poletto ?

— Non, Votre Grâce, voulez-vous que je demeure avec vous pour un moment ?

— Bien sûr, mon garçon. Déshabille-toi et viens au lit. Je tiens vraiment à ta présence ce soir. Tiens, mieux que cela, après que nous aurons fait l'amour, tu dormiras avec moi, ici, dans mon grand lit.

— Comme il vous plaira, Monseigneur. Mais d'abord, me direz-vous une de ces histoires de lit à propos des hommes ?

— Bien sûr, mais d'abord, place au plaisir et ensuite viendra le bavardage. Sais-tu que tu as un joli petit derrière, mon garçon ? Une de ces nuits, tu devras me laisser en profiter.

— Je ne sais pas, Monseigneur… Je ne l'ai jamais fait de cette façon, et j'ai peur que cela ne fasse mal. Vous êtes si bien pourvu de ce côté.

— Oh, allons ! Oui, la première fois ça peut faire un peu mal, mais après c'est bon, je t'en donne ma parole !

— Avez-vous eu mal, la première fois, Monseigneur ?

— Oui, un peu, mais cela en valait tellement la peine.

— Me direz-vous comment cette première fois est advenue ?

— La première fois que je l'ai prise dans le derrière ? Je m'en rappelle très bien, même si je n'avais que quatorze ans à cette époque. C'est un jeune homme d'une des plus importantes familles de Venise qui a mis fin à ma virginité.

— M'en direz-vous plus ?

— Finis de te déshabiller, et mets-toi sous les couvertures. Un marché est un marché. D'abord l'amour, ensuite l'histoire.

— Mais si vous me racontez l'histoire d'abord, après je serai plus excité et ça sera bien meilleur, n'est-ce pas ?

— Tu es un petit malin, toi ! D'accord, d'abord l'histoire, puis tu me donneras ton joli petit derrière, promis ?

— D'accord, Monseigneur, j'ai un peu peur, mais si vous l'avez fait, je dois pouvoir y arriver… Il y a toujours une première fois pour tout, n'est-ce pas ?

— Tu es un sage Poletto, mais avant que ne démarre cette histoire, je dois t'expliquer ce que sont mes origines et comment j'ai commencé mes aventures avec les hommes. Et donc…

Ma mère s'appelait Marietta. Elle vivait dans une rue derrière l'Arsenal, qui n'existe plus depuis qu'il a été agrandi. Elle vivait officiellement de broderie, mais bien plus sûrement de la pratique des hommes qu'elle accueillait dans son lit. La personne qui lui procurait du travail, à tous les sens du terme, était celle que j'appelais « mon Oncle », mais qui, je pense, en fait était plutôt son amant et qui vivait à ses crochets. En fait, je ne sais pas qui était mon père, même ma mère n'avait pas de certitude, et si je lui avais demandé, elle m'aurait lâché cinq ou six noms de ses clients à l'époque de ma conception. Parmi eux, il y avait aussi des gens importants. Et donc qui sait si du sang bleu ne coule pas dans mes veines.

J'ai grandi dans cette rue, surveillé par ma mère, par les voisins ou par des étrangers serviables. Lorsqu'elle recevait ses clients, elle me mettait dehors, pour rendre plus aisément ses services à ces messieurs.

Comme tous les enfants, je jouais avec les gamins du voisinage. J'étais très turbulent et bruyant, peut-être pour attirer l'attention des autres puisque je me sentais un peu négligé par ma mère. Ce n'est pas qu'elle ne m'aimait pas, mais pour gagner suffisamment de quoi nous nourrir, elle, moi et mon oncle, elle devait beaucoup travailler.

Parfois lorsque le temps était exécrable, si ma mère recevait un de ses invités, elle m'envoyait chez mon oncle. Je pense qu'il n'appréciait pas particulièrement de m'avoir dans les jambes, au moins à l'époque où j'étais un petit garçon.

À cette époque, mon oncle devait avoir environ vingt-huit ans. Je me le rappelle comme un homme plutôt bourru, quand il n'avait pas trop bu. Il était très grand et élancé, toujours vêtu de brun et blanc. Il n'était ni vraiment aimable ni très sévère. Il avait un grand nez aquilin, des lèvres fines et une large bouche. Ses yeux étaient profonds et sombres et ses oreilles en feuille de chou. Il me faisait souvent penser à un hibou… si seulement il avait pu être un peu plus en chair.

Parfois, j'entendais entre lui et ma mère des discussions très animées, mais je ne pense pas qu'ils se disputaient vraiment. Je pense qu'ils s'aimaient à leur façon. Parfois, lorsqu'il faisait mauvais, je les entendais discuter à propos du fait qu'il devait me garder. C'est ce qui m'a fait comprendre que mon oncle n'avait pas très envie de m'avoir dans les jambes. Inquiet qu'un jour à venir où je serais avec lui, il ne me pousse dehors dans le vent et la pluie, j'essayais d'être gentil, calme et de lui obéir sans discuter.

Je n'avais pas vraiment peur de lui, mais je sentais une certaine gêne. Mon oncle ne me battait jamais, mais lorsque parfois il me criait dessus, je me sentais effrayé. Son nom était Zane Scanforlin, mais son surnom était « Le Tarot » parce que c'était un joueur de cartes invétéré.

Alors que j'allais avoir treize ans, par un hiver glacé, ma mère fut visitée par un gentleman fort distingué et, comme d'habitude, elle me dit de sortir et d'aller tenir compagnie à mon oncle. Je montais donc à l'étage et frappais à la porte. Il me cria d'entrer et de fermer la porte.

L'oncle était assis à côté de la cheminée dans laquelle brûlait un maigre feu. La pièce était dans la pénombre et il y régnait une forte odeur de fumée. L'oncle portait une vieille simarre usée sous laquelle je pouvais apercevoir ses chausses brunes et ses longs bas, qui comme sa chemise abondamment plissée avaient été blancs, autrefois.

Il me fit signe de m'asseoir à côté du feu et je m'accroupis là, sur ce qui subsistait d'un vieux tapis qui avait connu des jours meilleurs. Il avait à côté de lui un pichet de terre rempli de vin dans lequel il se buvait par instants de larges rasades, directement au goulot.

Au bout d'un moment, il rompit le silence

— Ta mère est encore en train de baiser, hein ? Au moins on aura quelque chose de bon à manger demain.

À cette époque, je savais ce qu'il voulait dire. Étant donné que c'était une affirmation, et pas une question, je ne répondis rien et le silence retomba dans la pièce. Au bout d'un moment, il se gratta entre les jambes.

— Fichtre, je préférerais être à la place de ce lourdaud. Je me sens moi-même en appétit… grommela-t-il tout en continuant à se caresser.

Puis, à ma grande surprise, il délaça la braguette de ses chausses et y plongea la main, poursuivant ses marmonnements à propos de Dieu sait quoi, puis il me dit :

— Quel cauchemar d'être là sans pouvoir rien faire, pendant qu'à l'étage en dessous, ils prennent du bon temps.

Je regardais ahuri ses mouvements tout en me demandant ce qu'il faisait, et pourquoi. Il remua encore puis sortit de ses chausses un bâton dur et érigé et commença à le caresser de haut en bas dans son poing fermé. Soit parce que c'était la première fois que je voyais quelque chose de pareil, ou à cause des dimensions vraiment impressionnantes de l'engin, je restais là, abasourdi, le regardant d'un œil incrédule.

Malgré mes treize ans, à part un coup d'œil en biais à mes amis pendant que nous pissions contre un mur ou dans le canal, je n'avais jamais vu le sexe d'un adulte, et je ne pouvais pas comprendre ce qu'il faisait ni pourquoi. Mes yeux étaient inexplicablement attirés vers cette scène étrange et incompréhensible.

Au bout d'un moment, mon oncle semblant se rendre compte de ma présence et de mon air ébahi. Il interrompit son mouvement et me dit :

— Qu'est-ce que tu regardes comme ça, petit con ! Tu n'en as pas déjà vu ? Ne l'as-tu pas déjà fait ? Quand tu n'as pas une femme sous la main, qu'est-ce qu'il faut que tu fasses ? Regarde comme elle est grosse et longue. Viens ici, touche-la, tâte-la et dis-moi si ça ne ressemble pas au battant du bourdon !

Je restais là à le regarder sans bouger quand il dit sèchement :

— Viens, petit con, touche là et tu verras que je ne te mens pas !

Je lui obéis, et glissant sur le vieux tapis je m'assis entre ses jambes écartées. J'étendis timidement la main pour la toucher.

Il me prit le poignet et me la fit serrer.

— Tu la sens ? Est-ce que je t'ai menti ? Allez, bouge ta main, juste comme je le faisais.

J'obéis une nouvelle fois.

L'oncle se détendit et s'adossa au dossier de sa chaise.

— C'est ça, oui. bravo… Continue comme cela… Tu as la main douce, comme une femme… Vas-y, c'est bien… Oui, comme ça… Tu aimes la toucher, n'est-ce pas ? C'est la plus belle bite du canal, tu peux me croire… Et bien, as-tu perdu ta langue ?

Je m'arrêtais pour le regarder dans les yeux d'un air interrogateur en me demandant ce qu'il voulait que je dise.

— Ne t'arrête donc pas, couillon, n'as-tu pas de langue ?

— Si, mon oncle, murmurais-je en reprenant le mouvement de ma main de haut en bas.

— Et bien alors, si tu en as une, utilise-la. Lèche-la un petit peu, juste le bout pendant que tu l'astiques. Allez, petit crétin !

Je le regardais d'un air ahuri, tellement la demande me semblait étrange. Je pensais qu'il s'agissait sûrement d'une plaisanterie.

— Mais qu'attends-tu, me demanda-t-il. Ta mère fait ça tout le temps. Elle aime sucer, c'est une gloutonne. Allez, dépêche-toi !

Alors, timidement je me rapprochais de cette colonne ferme et charnue pour essayer. Je passais un coup du bout de la langue. Ça n'avait pas de goût particulier. C'était doux et chaud. J'essayais de nouveau.

— Allez, sors complètement ta petite langue. Travaille-la bien, tu m'excites vraiment. Vas-y, lèche-la !

Je fis ce qu'il me demandait et il avait l'air content. Puis il attrapa ma tête à deux mains et guida son membre dans ma bouche, puis il bougea ma tête d'avant en arrière à un rythme régulier.

— Enlève ta main… Oui, c'est bon… Ne me fais pas sentir tes dents, imbécile. Voilà, comme ça… tu es un bon garçon… Voilà, continue comme ça… Tu es presque aussi bon que ta mère, tu sais ? Allez Renzo, merde, j'aime ça. Passe ta langue autour… Suce-la comme un nichon… suce-la bien, et bientôt je vais te donner mon bon lait à boire… Suce-la pour moi, plus fort… C'est ça… c'est bien ça… Je vais juter… bois-la, bois-la !

Une giclée de liquide chaud remplit ma bouche, puis un autre et encore un autre, et c'était difficile pour moi de l'avaler. Ça n'avait pas du tout le goût du lait. C'était comme amer ou peut-être un peu salé. Il gardait ses mains sur ma nuque, tenant ma tête vers le bas, et à chaque giclée, je le sentais grommeler et son corps trembler jusqu'à ce que plus rien ne sorte et qu'il se détende.

Il me relâcha et je reculais. Il remit son sexe dans ses chausses, et les relaça, puis me mit une tape sur l'épaule.

— Tu es un bon garçon, Renzino. Tu as été parfait. Tu es vraiment le fils de ta mère. Tu as mérité une tranche de pain frais.

Il se leva, fouilla dans un buffet et me lança un morceau de pain que je pris au vol et commençais à grignoter avec plaisir. Puis il se rassit en face du feu.

— Si tu recommences ça pour moi, et si tu ne dis rien à personne, à chaque fois, je te donnerai un petit quelque chose à manger, tu es d'accord, Renzino ?

J'acquiesçai tout en continuant à mâcher avec entrain ce bon morceau de pain frais.

Il me donna une tape badine en disant :

— Tu es un garçon finaud. Tu sais ce qui est bon pour toi, pas vrai ? Ça sera notre secret. Tu me donnes du plaisir et je te le rends, à la barbe des autres.

Pendant une année entière, lorsque je montais le voir, pas toutes les fois, mais presque, il se faisait sucer, particulièrement lorsque ma mère avait plusieurs clients à satisfaire et qu'il ne pouvait aller au lit avec elle. Au fil du temps, j'appris à le connaître suffisamment pour qu'il n'ait plus rien à me dire. Lorsque je voyais ses yeux briller d'une certaine façon, et qu'il caressait la braguette de ses chausses, je savais me glisser entre ses jambes. Je devais sortir sa queue et le rendre heureux.

Bientôt, j'appris aussi à sentir le plaisir de ma main sur mon propre truc. Il était encore petit, relativement petit en comparaison de la taille impressionnante de celui de mon oncle, mais j'étais déjà capable de goûter le plaisir qu'il peut facilement donner, spécialement quand quelques gouttes de sperme commencèrent à sortir.

J'avais alors quatorze ans et je commençais à grandir. J'étais un peu fluet, mais bien développé. J'ai rapidement rempli mes vêtements qui se mirent à me coller au corps. Maman ne m'en cousait de nouveaux que quand je faisais éclater les vieux.

Une après-midi, de la fin novembre, j'étais appuyé contre la Colonne des Lions sur la Piazza San Marco dans mes vêtements ajustés, un pantalon de coton gris désormais assez étroit, et je regardais deux gondoliers qui jouaient à la mourre à proximité lorsque je remarquais un jeune homme richement habillé. Comme il passait devant moi, il fixa ses yeux sur moi. Ses yeux dévoraient chaque détail de mon apparence et scrutèrent mon entrejambe. Je reconnus immédiatement au coin de son œil la lueur que je connaissais si bien, grâce à mon oncle.

Ce grand et svelte jeune homme, si bien habillé dans sa courte simarre de brocard bleu et or, ses bas rouges et ses bottes damassées, avait envie de moi, j'en étais certain.

Il me dépassa puis s'arrêta tout à coup, se retourna et m'examina de nouveau, avec un regard scrutateur et profond qui me fit frissonner.

Quelque chose en moi répondit à ce regard. Je m'imaginais accroupi entre ses jambes, et pour la première fois, je sentis mon membre se tendre. Ses yeux se baissèrent pour regarder entre mes jambes. Il était évident qu'il avait compris mon état. Ses yeux s'ouvrirent plus largement et il se rapprocha de moi à pas lents, regardant fixement mon érection, qui même couverte était manifeste au travers de mon pantalon trop serré.

Quand il fut de nouveau en face de moi, il me regarda, et je revis encore cette lueur spéciale s'allumer dans ses yeux.

— Hé, garçon, si tu viens avec moi, je te donnerai quelques piécettes.

Il dit cela d'une voix chaude et profonde.

Même si je savais instinctivement ce qu'il voulait, je lui demandais, juste pour être sûr, d'une voix basse et hésitante :

— Pour faire quoi, Maître ?

— Pour faire tout ce que je te demanderai pour me faire plaisir.

— Me donnerez-vous un demi-sequin ?

— Oui, si tu fais tout ce que je te demande.

— Très bien. Tout ce que le Maître commandera pour un demi-sequin, je le ferai avec plaisir.

— Suis-moi ! dit-il d'un ton décidé en partant rapidement.

Il marchait avec hâte, traversant trois canaux, puis il pénétra dans un palais que je reconnus immédiatement. C'était le palais d'un noble renommé, un membre du Grand Conseil. Ce jeune homme était son second fils.

— Était-ce quelqu'un que je connais, Monseigneur ? demanda le garçon dont la curiosité avait été éveillée.

Lorenzo sourit et répondit :

— Oui, Poletto, mais ne me demande pas son nom, car il est toujours vivant, honoré et respecté, et je ne veux pas répandre de commérage à son propos.

Donc, comme je te le disais, alors que nous rentrions, il dit au domestique que j'étais avec lui, et je le suivis jusqu'à l'étage de service. Je pensais qu'il voulait de moi la même chose que voulait mon oncle. La lubricité que j'avais lue dans ses yeux me l'avait fait comprendre. Cela ne me déplaisait pas du tout, et de plus, j'allais gagner un demi-sequin. En le suivant dans les étages, je me sentais un peu nerveux, mais sans peur. En fait, j'étais intrigué, et je me demandais à quoi son sexe pouvait ressembler.

Arrivant dans un couloir, il me prit par le bras et me guida jusqu'à une porte. Il fouilla ses poches à la recherche d'une clé et déverrouilla la porte. Il mit son autre main sur mon postérieur et le tripota. Avec la main toujours en place, il ouvrit la porte et me poussa à l'intérieur. C'était une pièce richement ornée, meublée d'un grand lit à baldaquin. De ma vie, je n'avais rien vu de si beau et luxueux.

Mais il ne me laissa à mon admiration que quelques instants. Dès que nous entrâmes, il ferma soigneusement la porte. Puis il me contourna et face à moi, la main fermement placée entre mes jambes, il palpa mon équipement. Quand ma verge fut dure, il la toucha, la caressa et la frotta à travers les vêtements. Personne avant lui ne m'avait touché comme cela, même pas mon oncle, et j'ai vraiment aimé.

Puis cessant là, ses mains impatientes vinrent sur mes hanches. Il baissa mon pantalon sur mes genoux, puis avec frénésie, releva ma chemise, et, me demandant de lever les bras, il la passa au-dessus de ma tête.

Je me tenais nu en face de lui, quelque peu gêné. Je pensais que j'aurais juste à sortir sa queue. Je ne pensais pas qu'il me déshabillerait. Ses mains courraient sur ma peau, sur mes épaules, le long de mon dos, descendant mes bras et mes côtés. J'avais l'impression qu'il explorait tout mon corps. Sa respiration s'accélérait et devenait plus courte. Son contact me faisait frissonner et maintenant mon sexe palpitait visiblement.

J'étais immobile devant lui, le laissant faire ce qu'il voulait, comme nous en avions convenu. Mon petit pieu était maintenant droit et durci, le contact de ses doigts experts le faisant vibrer en réponse à chacune de ses savantes caresses.

Il fit deux pas en arrière sans me quitter des yeux, et se déshabilla rapidement, jetant ses vêtements sur le sol, et exposant part après part sa nudité face à moi. C'était la première fois que je voyais un adulte complètement nu face à moi et, quand je vis que son membre était aussi droit et dur que le mien, je sentis une grande chaleur à l'intérieur de moi qui m'excita encore plus.

Puis le jeune homme me prit dans ses bras et me souleva. Je pouvais sentir son sexe rouler et battre contre moi. Il me porta jusqu'au lit où il me posa. Il finit de retirer mon pantalon, puis il monta sur le lit, se coucha sur moi et me serra étroitement dans ses bras musclés. Il posa sa bouche sur la mienne et suça mes lèvres, puis de la langue il parcourut mon menton et ma gorge. Avec sa langue et ses lèvres il explora ma poitrine et agrippa mes tétons entre ses dents. Je me sentais comme dans les étoiles de délices et d'excitation.

Continuant vers le bas, il fouilla mon nombril de la langue, puis poursuivit sa course, et avant même que je ne réalise, il prit tout mon membre dans sa bouche. Le plaisir fut tel que je sursautais. J'avais cru que ça aurait été moi à lui rendre un tel service et au contraire… C'était merveilleux. Je comprenais maintenant pourquoi mon oncle aimait tant que je le lui fasse. Il continua sa descente en suçant mes petites boules, puis écartant et soulevant mes jambes, il poursuivit, léchant vers le bas, vers mon derrière, la langue dardant, tandis qu'il écartait mes fesses avec ses mains, jusqu'à ce que son extrémité rejoigne mon petit trou.

Puis il le lécha. Il le travailla longuement et c'était aussi incroyablement merveilleux. Il n'en bougeait pas et je pensais que d'un moment à l'autre, j'allais exploser de plaisir. Il imprégna généreusement mon trou de sa salive et quand je le sentis battre, il introduisit l'extrémité de sa langue et je me sentis comme en feu. J'avais commencé à gémir de plaisir, et je fus incapable de me retenir, ma tête roulant brutalement de gauche et de droite.

Puis il se redressa sur les genoux, les yeux brillants et passionnés, détaillant de haut en bas toute l'étendue de mon corps. J'étais hypnotisé par le désir que je lisais sur son visage. Il releva mes jambes sur ses épaules, et d'une main il attrapa mon membre et le massa contre mon ventre. De sa main libre, il préleva de la salive dans sa bouche qu'il déposa sur l'extrémité de sa verge dure et dressée puis il la positionna pour qu'elle pousse contre mon petit trou.

Au début, il poussait délicatement, bougeant son membre lentement et la sensation était très agréable. Je me laissais aller, appréciant pleinement cette nouvelle expérience lorsque je le sentis appuyer plus vigoureusement, me causant une grande douleur, et je compris ce qu'il voulait faire, et pour la première fois, je fus alarmé.

Je me raidis et lui demandais, « Non, s'il vous plaît, arrêtez, Maître ! Ça fait mal. Je ne veux pas, non ! »

Mais il continua à appuyer avec force. Il appuyait mes jambes contre ma poitrine, me ceinturant de ses bras puissants, et plus je me débattais pour lui échapper, plus j'avais l'impression de faciliter sa pénétration en moi. Je compris que je ne serais pas en mesure de me libérer, parce qu'il était trop fort pour moi, et d'un coup je me laissais faire.

Il donna une autre poussée puissante.

Je lui criai de nouveau :

— Non, je ne veux pas, ça fait trop mal, je n'aime pas ça. Assez, par pitié.

— C'est trop tard, mon garçon, tu as dit que tu ferais tout ce que je voudrais, n'est-ce pas ? Et bien je veux te baiser. Je vais la mettre entièrement à l'intérieur de ton joli petit cul. Et j'aime ça, tu es si étroit.

— Non, par pitié, je ne l'ai jamais fait… Vous me faites trop mal.

— Ça va passer. Tu es vierge, c'est pourquoi tu es si étroit. Et alors je te donnerai un sequin, mais je vais te l'enfoncer jusqu'au bout. Un marché est un marché.

Il recommença à pousser avec force, et je me résignais à l'inévitable, et il glissa en moi. Je le regardais qui me surplombait, et il semblait si beau, si terrible. Je sentais toute sa puissance. Il m'avait totalement dominé.

Tu vois, Poletto, j'ai réalisé que plus je me détendais, moins j'avais mal, et je l'ai laissé faire. Alors il a commencé à rentrer et sortir, avec détermination ; mais aussi avec une forme de délicatesse, et j'ai vu l'expression de sa figure évoluer, elle est devenue plus intense, plus déterminée à mesure que l'excitation augmentait. Et alors mon membre, que la douleur avait flétri a recommencé à durcir et j'ai ressenti un certain plaisir.

Il bougeait en cadence, avec par moment des poussées plus longues et rapides. Le plaisir fit diminuer la douleur, à mesure que l'un augmentait, l'autre diminuait, et soudain, il déchargea au fond de moi, et, sans même me toucher, je partis à mon tour.

Lorsque ce fût fini, je me rhabillais et sortis du palais avec le sequin dans la main, un peu meurtri, mais si heureux d'avoir découvert cette source de plaisir inconnue.

Après cette fois, outre le fait de revenir dans le lit de ce jeune gentilhomme, j'ai eu d'autres aventures. J'ai progressivement appris à reconnaître les hommes qui me voulaient, et quand l'un d'entre eux me regardait avec cette expression dans les yeux, cette lueur spéciale que j'aime tant, j'ai toujours trouvé un moyen de finir dans son lit.

Lorenzo resta silencieux. Alors, Poletto, la curiosité éveillée, lui demanda :

— Mais alliez-vous au lit avec ces hommes pour de l'argent, Monseigneur ?

— Non, c'est la seule fois… Oh, non, je me trompe, c'est arrivé une autre fois, pour dire la vérité.

— M'en parlerez-vous Monseigneur ?

— Non, il est tard. Maintenant, faisons l'amour puis nous dormirons. Demain soir, si tu veux, quand nous aurons fait l'amour, je t'en dirai plus.

Poletto acquiesça et sortit de dessous les couvertures. Lorenzo enleva sa chemise, ils étaient tous deux excités.

— Mets-toi sur le dos, comme ça, comme le gentilhomme m'avait installé… C'est ça. Tu es un gentil garçon, écarte les jambes.

Lorenzo prépara le garçon, l'embrassant, le léchant, l'excitant au maximum, et, lorsqu'il le sentit prêt, il étala une crème sur son petit trou palpitant.

— Je vais me glisser en toi, Poletto. Au début, ça peut faire un peu mal, mais tâche de résister à la tentation de te raidir, détends-toi.

— Oui, Maître.

— As-tu peur ?

— Un petit peu. Mais Monseigneur m'a dit qu'au début ça lui avait fait mal, puis qu'il avait...

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