Les carnets secrets de Rebecca (Tome 1) - La séduction

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Après le best-seller Si j’étais elle, Lisa Renee Jones revient aux origines de la saga avec une novella numérique inédite qui nous plonge dans le journal intime de la mystérieuse Rebecca…
Dans son journal intime, Rebecca se met à nu. Elle y raconte la tristesse qu’elle éprouve depuis la mort de sa mère et son rêve de travailler dans le monde de l’art, qu’il lui faut laisser tomber. Mais surtout, elle relate sa rencontre avec le ténébreux Mark Compton, responsable d’une galerie. Elle livre ses espoirs lorsque ce dernier l’engage en tant que stagiaire, à la suite d’un malentendu. Et surtout, elle avoue son désir ardent pour celui qui éveille en elle un trouble tel qu’elle n’en a jamais connu…
Publié le : mercredi 4 mai 2016
Lecture(s) : 7
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290119853
Nombre de pages : 50
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couverture
LISA RENEE
JONES

Les carnets secrets de Rebecca – 1

La séduction

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Émilie Terrao

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Présentation de l’éditeur :

Dans son journal intime, Rebecca se met à nu. Elle y raconte la tristesse qu’elle éprouve depuis la mort de sa mère et son rêve de travailler dans le monde de l’art, qu’il lui faut laisser tomber. Mais surtout, elle relate sa rencontre avec le ténébreux Mark Compton, responsable d’une galerie. Elle livre ses espoirs lorsque ce dernier l’engage en tant que stagiaire, à la suite d’un malentendu. Et surtout, elle avoue son désir ardent pour celui qui éveille en elle un trouble tel qu’elle n’en a jamais connu…

Biographie de l’auteur :

Auteur de talent, elle a plus d’une trentaine de livres à son actif. Son best-seller international Si j’étais elle a été traduit dans une dizaine de langues et est en cours d’adaptation pour la télévision.


Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

Semi-poche et numérique

Si j’étais elle

Celle que je suis

Nos jeux révélés

 

Ses intimes secrets

Numérique

Dans la collection Romantic Suspense

Sombre, divin et mortel

1 – Secrets dévoilés N° 10923

2 – Indécent secret N° 11165

3 – Secret fatal N° 11279

Journal 4, premier jour

Samedi 4 décembre 2010

Vous est-il déjà arrivé de savoir qu’une personne allait changer votre vie au premier regard ? J’avais entendu parler de ce phénomène, mais je ne l’avais jamais vécu jusqu’à ce soir. Ce soir, je l’ai rencontré. J’ignore le nom de cet homme, et il ne connaît pas le mien, mais je ressens encore l’effet de notre bref échange au plus profond de moi.

Je sais où il travaille. Lui, il ne sait pas où je vis. Je sais comment obtenir son nom, mais je n’en ferai rien. Trop de raisons me poussent à croire que ce serait une erreur. Je ne peux m’autoriser à essayer de le revoir, car il me conduirait vers un chemin qu’il vaut mieux ne pas emprunter, j’en suis convaincue. Déjà, je redoute que cette rencontre n’ait éveillé une part de moi qu’il aurait été préférable de laisser dans l’ombre. Un désir violent que je n’ose pas assouvir. Cet homme doit marquer toutes les femmes qui croisent sa route, et une grande partie de la gent masculine également.

Il possède une assurance incroyable et vous prive de la vôtre dès qu’il pénètre dans une pièce. Il est terriblement viril, irrésistiblement séduisant, et il dégage une aura de puissance incroyable. Il a ce que nous rêvons tous secrètement de posséder : une parfaite maîtrise de lui-même et de ce qu’il pourrait un jour devenir.

Je donnerais tout pour connaître et comprendre celle que je suis vraiment. Je crois que c’est exactement ce que je recherchais ce soir. Je me cherchais, moi. Je n’en ai pris conscience que lorsque j’ai croisé son chemin.

Tout a commencé à la fin de mon service au bar, quand j’ai décidé de me rendre à la fabrique de chocolat de San Francisco pour fêter ma solitude à grand renfort de gourmandises. Décrite ainsi, l’idée peut sembler pathétique, mais elle ne l’est pas. Aujourd’hui, cela fait un an que ma mère est partie et au lieu de laisser le chagrin me consumer, j’essaie de me montrer optimiste – chose que je n’ai pas souvent faite depuis sa mort. Le point positif de cette journée, c’est que moi, Rebecca Mason, j’ai survécu à cette épreuve alors que je n’étais pas certaine de le pouvoir.

Pour une raison étrange, je ne me suis pas rendue directement à la fabrique, au lieu de quoi je me suis retrouvée à deux pâtés de maisons de là, devant la galerie dans laquelle je rêve de travailler depuis le début de mes études, soit depuis cinq ans. J’arrivais là… par hasard. Ce détour a tout d’abord eu un effet terrible sur moi. J’ai glissé un regard à travers la vitrine et les événements de l’année passée me sont tombés dessus – l’enterrement de ma mère, la décision d’arrêter mes études d’art – inutiles pour payer les factures –, la découverte de certains secrets familiaux que j’aurais préféré ignorer. Debout sur ce trottoir, j’ai vécu un véritable enfer, ressassant tout ce que j’avais perdu et tout ce que je n’obtiendrais jamais.

Le pire dans tout ça, c’est que je n’ai jamais vraiment abandonné mon rêve ; impossible, donc, de me résigner à continuer mon chemin sans pénétrer dans la galerie. J’ai réussi à tenir cette obsession à distance au cours de l’année passée, mais, en cet instant, rien ne semblait pouvoir me dissuader d’entrer. Rien, pas même l’horrible uniforme de serveuse que je portais sous mon long manteau en cuir noir. Boutonnant simplement ma veste, je me suis lancée.

Les talons de mes chaussures bon marché claquaient sur le luxueux carrelage d’un blanc étincelant, mais je n’y ai pas prêté attention, envoûtée que j’étais par le son délicat de la musique classique en arrière-fond. Le paradis. Je suis restée là, hypnotisée par les œuvres derrière les vitrines impeccables, et j’ai poussé un soupir intérieur. Voilà l’endroit où j’ai toujours voulu être, et la raison pour laquelle je suis allée à l’université. Je suis passionnée par la peinture depuis mon enfance, j’ai même essayé de créer mon propre Picasso, jusqu’à ce que je comprenne que je n’étais pas une artiste. Mon don réside dans ma capacité à apprécier l’art, alimentée par une profonde passion que je partage volontiers avec les autres. Si seulement ces qualités pouvaient rapporter de l’argent ! Comment ai-je pu imaginer avoir une chance d’appartenir aux quelques élus qui gagnent leur vie grâce à leur talent ?

J’y croyais, pourtant. J’étais même convaincue de pouvoir y arriver. À cette époque, je pensais encore que les rêves étaient faits pour être atteints, avant que la réalité ne me rattrape et me force à ouvrir les yeux.

Ce soir, toutefois, j’ai chassé ces pensées pour m’abandonner à l’expérience. Je me suis attardée devant chaque tableau, savourant le plaisir d’admirer les créations d’artistes reconnus. Je passais un moment merveilleux jusqu’à ce qu’une commerciale, une blonde plantureuse, s’approche avec un air hautain indiquant clairement qu’elle me jugeait indigne de ce lieu magique. Son attitude agressive a éveillé mes propres doutes, ma peur qu’elle n’ait raison. C’est alors que l’ancienne Rebecca, l’ambitieuse, a resurgi de nulle part. J’ai levé le menton et lui ai adressé quelques questions particulièrement pointues au sujet d’un peintre, afin de tester ses connaissances. Elle s’est aussitôt hérissée et a trouvé un prétexte pour fuir. J’avais presque oublié que je possédais un tel sang-froid et je me suis réjouie de redécouvrir cette facette de ma personnalité.

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