Les carnets secrets de Rebecca (Tome 4) - Son maître

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Une année a passé depuis la signature du premier contrat qui soumettait Rebecca au contrôle de Mark Compton. Sous son autorité, la jeune femme s’est appliquée à repousser ses limites. Mais, alors que les amants s’apprêtent à renouveler leur sulfureux accord, Rebecca comprend que les sentiments qu’elle éprouve pour Mark sont loin d’être réciproques. Exténuée par l’emprise que cet homme exerce sur elle, et par cette relation à sens unique, elle veut y mettre un terme. Est-il disposé à la laisser partir ?
Publié le : mercredi 14 septembre 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290119945
Nombre de pages : 49
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couverture
LISA RENEE
JONES

Les carnets secrets de Rebecca – 4

Son maître

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Émilie Terrao

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Présentation de l’éditeur :
Une année a passé depuis la signature du premier contrat qui soumettait Rebecca au contrôle de Mark Compton. Sous son autorité, la jeune femme s’est appliquée à repousser ses limites. Mais, alors que les amants s’apprêtent à renouveler leur sulfureux accord, Rebecca comprend que les sentiments qu’elle éprouve pour Mark sont loin d’être réciproques. Exténuée par l’emprise que cet homme exerce sur elle, et par cette relation à sens unique, elle veut y mettre un terme. Est-il disposé à la laisser partir ?
Biographie de l’auteur :
Lisa Renee Jones est l’auteure d’une soixantaine de livres dont le best-seller Si j’étais elle. Elle s’adonne à l’écriture de romances érotiques, paranormales et à suspense, qui sont lues dans le monde entier, figurant parmi les meilleures ventes du New York Times et de USA Today.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

Semi-poche et numérique

Si j’étais elle

Celle que je suis

Nos jeux révélés

Ses intimes secrets

Numérique

Les carnets secrets de Rebecca

1 – La séduction

Numérique

2 – Le contrat

Numérique

3 – Sa captive

Numérique

Dans la collection Romantic Suspense
Sombre, divin et mortel

1 – Secrets dévoilés

NO 10923

2 – Indécent secret

NO 11165

3 – Secret fatal

NO 11279

4 – Au-delà des secrets

NO 11491

Journal n°???
 (Il y a si longtemps que je ne m’en souviens plus), premier jour

Vendredi 4 mai 2012

Je me suis réveillée, les joues couvertes de larmes, désorientée, encore plongée dans mon rêve… ou dans mon cauchemar ? Je ne peux pas croire qu’un songe le mettant en scène, lui, en soit un, mais en même temps, un délicieux fantasme ne m’aurait pas bouleversée à ce point…

Je me tenais nue dans les appartements privés de mon Maître, au milieu d’une pièce remplie de roses rouges et blanches. Il y en avait partout. Leur parfum était doux et entêtant, l’essence de l’amour et de la passion. Ma peau avait la pâleur immaculée de l’ivoire, d’une perfection presque irréelle. Mes cheveux étaient comme des fils de soie noirs qui flottaient sur mes épaules. Je ne me sentais pas Rebecca Mason. J’avais l’impression d’être une autre. Une femme captivante, d’une sensualité enchanteresse.

Il entra et marcha jusqu’à moi, vêtu des pieds à la tête. Ce détail faisait partie de la domination qu’il exerçait sur moi. Ce pouvoir me plaisait. M’enflammait. Me consumait. Me laisser posséder par un homme aussi puissant, par cet homme, était tout ce que je désirais, tout ce à quoi j’aspirais.

Il tendit la main.

 Il est temps.

Une excitation nerveuse me traversa. Oui. Je serais sienne. Soudain, je me trouvais à la porte d’une vaste salle, au centre de laquelle trônait une estrade octogonale. Plusieurs rangées de sièges occupés s’étiraient devant la scène, comme au cinéma. Une vague de panique me submergea, tout comme le besoin de faire demi-tour et de prendre la fuite.

 Je n’ai jamais revendiqué aucune femme publiquement, expliqua-t-il à voix basse en me caressant les cheveux. Tu es la seule.

Un nœud se forma dans mon ventre. C’était sa façon de me prouver son engagement ; peut-être n’en connaît-il pas d’autres. Il exposait notre relation et demandait à sa communauté de m’accepter, et cette démarche signifiait beaucoup à ses yeux. Je devais m’y prêter pour lui, qu’importait la gêne que j’en ressentais.

Il se dirigea vers l’aile menant à l’estrade, et je sus que je devais le suivre, tête baissée. J’étais sa soumise, son esclave, et il était un Maître respecté parmi ceux qu’il considérait comme ses pairs. Je comprenais les règles de ce monde, même s’il m’était parfois compliqué de naviguer à l’intérieur – en particulier en public. En particulier lorsqu’il invitait d’autres personnes dans notre intimité.

J’étais soulagée de ne pas avoir à croiser les regards insistants que je sentais sur moi et qui me dégrisaient. Je ne voulais pas que ces gens me voient. Je ne voulais pas qu’ils aient envie de moi, mais leur désir et leur avidité s’accrochaient à ma peau, me faisaient suffoquer.

Une fois sur scène, il me fit pivoter pour me placer face à lui, ses mains remontant à mon visage, ses yeux cherchant les miens.

 Sais-tu à quel point je suis fier de toi ? À quel point tu es parfaite ?

Tout le reste s’évanouit lorsqu’il prononça ces mots. Je ne voyais plus que lui au moment où il me tourna vers la foule pour me déclarer comme sienne. Ensuite, il appuya sur mes épaules et je m’agenouillai aussitôt, le menton baissé, les bras tendus, les paumes au sol comme il me l’avait appris. Une longue file d’inconnus se forma devant l’estrade et, un par un, ils touchèrent mes cheveux, mon dos, mes jambes. Je pouvais sentir mon corps trembler, et ce n’était pas dû à l’excitation. Il me partageait de nouveau, et je compris que cette scène faisait partie du processus pour qu’il m’accepte publiquement, au-delà des règles spécifiques à ce club. Je tentai de lutter contre les frissons qui me traversaient, en vain. Je me réfugiai dans un lieu reculé de mon esprit, mais cet abri n’était pas suffisant. Chacune de ces mains étrangères qui m’effleuraient me faisait tressaillir. Mes yeux se mirent à brûler jusqu’à ce que les larmes ruissellent sur mes joues.

C’est à ce moment que je me suis réveillée en pleurant, comme dans mon rêve, toujours enveloppée du parfum des roses – si réel, bien qu’il soit imaginaire. J’ai parcouru sa chambre du regard, celle que je partage avec lui depuis des mois à présent. Il m’a fallu plusieurs secondes pour comprendre où je me trouvais et pourquoi j’étais seule. Il est en voyage et ne rentrera que mardi. « Il » désignant mon amant, mon Maître et, je le crains, celui qui ne tardera pas à me briser le cœur. Le lit semble vide sans lui, la maison encore plus, à l’inverse de mes songes et de mes pensées, qui se teintent d’une angoisse grandissante.

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