Liaisons sulfureuses - Révélation fatale & Secrets privés

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Dévoué, protecteur et amant d’exception, Drake semble bien incarner le mari idéal. Follement épris de Grace, sa délicieuse épouse, il lui offre une vie de reine dans leur magnifique villa au Sivuatu, en Océanie. Pourtant, sous ce voile de perfection se cache une tout autre vérité… Après avoir vécu des heures sombres, Jack a trouvé le salut dans les bras de Caroline, qui lui a fait découvrir ce qu’était la passion. À sa douce femme, il sacrifierait tout, et même sa propre vie. Aussi, quand un fou furieux prend Caroline en otage, Jack renoue avec son passé dans les forces armées…
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 7
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290079690
Nombre de pages : 160
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Liaisons sulfureuses
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Le fil rouge du désir Nº 9334
LIAISONS SULFUREUSES 1 – Souvenirs Nº 9402
2 – Désir Nº 9429
3 – Mystère Nº 9395
NUITS BLANCHES 1 – L’homme de minuit Nº 9654 2 – Quand sonne minuit Nº 9740 3 – L’ombre de minuit Nº 9758
PROTECTIONS RAPPROCHÉES 1 – Magnétisme fatal Nº 9901 2 – Angélisme fatal Nº 10120 3 – Charisme fatal Nº 10134
LISAMARIE RICE
L I A I S O N S S U L F U R E U S E S Révélation fatale & Secrets privés
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Agathe Nabet
Ce livre contient deux nouvelles de Lisa Marie Rice, qui s’inscrivent dans la sérieLiaisons sulfureuses: Révélation fatale, parue en 2011 Secrets privés, parue en 2012
Titre original RECKLESS NIGHT & HOT SECRETS Éditeur original Avon Impulse, Avon Books, all rights reserved under International and Pan-American Copyright Conventions
Reckless Night, Lisa Marie Rice, 2011 Hot Secrets, Lisa Marie Rice, 2012 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2013
Révélation fatale
1. Éditions J’ai lu, nº 9429.
1 D’aprèsDésir
Malua, Sivuatu, Océanie, 23 décembre
Très ému, Manuel Rabat déballa son cadeau, convaincu à l’avance qu’il serait parfait car Victoria, sa femme, était la perfection incarnée doublée d’une artiste hors pair. Le papier qui le recouvrait était lui-même par-fait. Un papier-reliure artisanal aux élégantes volutes turquoise et vert émeraude d’inspiration florentine. Un chef-d’œuvre à part entière que Victoria avait sans doute réalisé elle-même, à ses heures perdues. Le présent qu’il contenait, en revanche, avait dû lui demander des journées de travail acharné… et témoignait de l’amour qu’elle por-tait à son époux. Un époux qui n’en revenait toujours pas d’être aimé de la sorte.
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Il concentra son regard sur la petite toile carrée. Une étude de sa propre main. De sa main droite, avec un petit vase à l’arrière-plan. Il s’absorba longuement dans sa contemplation. Le tableau était absolument parfait. Manuel Rabat avait de grandes mains puissantes, et Victoria en avait magnifiquement capté la force, depuis ses veines saillantes jusqu’aux cals jaunis du bord extérieur, témoins d’une pratique assi-due du karaté. Sa main n’était pas belle, mais sa femme avait parfaitement illustré sa vigueur en la plaçant devant un fin vase de cristal garni de fleurs à l’apogée de leur maturité, les pétales paraissant sur le point de tomber. Le contraste entre cette main puissante et virile et le délicat bouquet était saisissant. La toile paraissait ancienne ; elle semblait à s’y méprendre avoir été peinte par un vieux maître de la Renaissance qui aurait voyagé dans le temps pour planter son chevalet chez eux. L’arrière-plan sombre ainsi que les tons ocre de sa main mettaient en valeur les teintes pastel des fleurs. — Comment s’appellent ces fleurs, mon amour ? s’enquit-il en les désignant. — Ce sont des pivoines, répondit-elle dans un sourire. Elles ressemblaient à des roses, en plus épa-nouies et avec des pétales plus charnus. 12
Or c’était la touche finale – une discrète fiori-ture dorée sur le pourtour du tableau prolon-geant par un effet de trompe-l’œil le cadre de bois sculpté – qui donnait à l’ensemble cette patine d’ancien mystère. Et… si on l’observait attentivement, on découvrait que le motif parfai-tement symétrique était composé dedminus-cules entrelacés. Un message secret qui lui était exclusivement destiné, symbole de l’une des très rares occasions où sa femme s’autorisait à pen-ser à lui à travers son véritable nom. En réalité, il ne s’appelait pas Manuel Rabat. Loin de là. Dans une vie antérieure, qui lui paraissait s’être déroulée un siècle auparavant, Manuel Rabat s’était prénommé Viktor « Drake » Drakovich. Un nom craint et envié dans certains lieux, haï partout ailleurs. Un nom qui aurait fait sortir du bois bien des tueurs à gages si le bruit avait couru qu’il était encore en vie. Des assassins du monde entier auraient afflué en Océanie pour avoir le privilège de le tuer. Drake était mort à New York dans une explo-sion, laissant derrière lui son vaste empire de trafic d’armes. Il ignorait si quelqu’un l’avait remplacé et s’en moquait éperdument. Tout cela appartenait à un passé définitivement révolu. Il avait dix fois de quoi vivre jusqu’à la fin de ses jours et, surtout, il avait Grace – qui s’appe-lait désormais Victoria.
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