Nous devrions être ennemis…

De
Publié par

Nous devrions être ennemis...

Andrej Koymasky
Roman de 47 252 mots, 267 350 caractères
Fuyant au début de la guerre son orphelinat bombardé, Simon traverse la France au gré de rencontres variées, pour le meilleur et le pire, jusque dans les bras d'un soldat allemand.

Ils devront s'allier pour surmonter les dangers et les préjugés pour vivre leur amour au milieu de la débâcle de l'armée d'occupation...
Retrouvez tous nos titres sur http://www.textesgais.fr/


Publié le : vendredi 18 septembre 2015
Lecture(s) : 8
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791029400919
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Nous devrions être ennemis…
Andrej Koymasky
Traduit par Éric
Chapitre 1 - L'orphelinat
On l'avait trouvé nu, né de quelques heures, sur les marches de l'église Saint-Simon, il y avait été déposé sur un journal et on l'avait donc appelé Simon. Simon Canard, parce que le journal était leCanard Enchaîné.
Simon avait souvent pensé qu'il y avait là un signe de chance. S'il avait été trouvé sur le Bulletin littéraire devant Saint-Plotin, il se serait alors appelé Plotin Bulletin…
On l'avait emmené à l'orphelinat des sœurs de l'Enfant Jésus, où il était resté jusqu'à onze ans. Puis, trop grand et n'ayant pas été adopté, il fut transféré aux pupilles de la nation. Pour Simon, ce ne fut pas un grand changement, les sœurs étaient remplacées par des surveillants masculins et au lieu d'être avec une vingtaine de marmots, il était avec une cinquantaine d'adolescents entre son âge et dix-huit ans. Et à la place d'une vielle maison réaménagée, il se trouvait maintenant dans une espèce de caserne grise, qu'ils appelaient quand même « la maison ». Mais pour l'essentiel, c'était la même nourriture, la même discipline et les mêmes habits de la charité publique.
La première année, les nouveaux arrivants étaient gardés dans la « courette », en observation. Ils n’étaient que cinq, à son arrivée. Une année morne, sans rien de spécial. Quelle observation pouvaient-ils faire sur eux, il ne le comprenait pas vraiment. Il avait hâte d'être admis dans la grande maison : il y avait là tant de monde qu'il pourrait même peut-être y trouver un ami. Il regardait par la grille la grande cour où les autres jouaient au ballon, bavardaient en petits groupes, il les entendait rire et il les enviait. Et les quatre autres nouveaux lui semblaient moroses, renfermés et silencieux.
Enfin, à douze ans, il fut transféré à la grande maison, avec tous les autres.
Un surveillant, un homme de la trentaine, avec une moustache tombante et de petites lunettes rondes, l'amena à son dortoir, lui montra son lit et le présenta aux autres.
— Voici Simon Canard. À partir de ce jour, c'est un de vos compagnons de chambrée. Expliquez-lui les règles et veillez à ce qu'il ne pose pas de problème. Voici Vincent, le chef de ta chambrée. Tu devras lui obéir en tout et sur tout, c'est compris ?
— Oui monsieur, répondit Simon, obéissant, en étudiant ce chef.
C'était un garçon de seize ans, visiblement costaud et qui le regardait avec un sourire plein de suffisance. Simon avait appris tout petit à dire « Oui, ma sœur », et il lui suffisait maintenant de passer à « Oui, monsieur ». Obéir était la meilleure façon de ne pas avoir de problèmes. Les adultes semblent vraiment apprécier ceux qui obéissent.
Le surveillant parti, Vincent lui expliqua les règles du dortoir et de la maison, les horaires et d'autres choses. Simon avait un don : une grande mémoire : il comprit et mémorisa tout. Puis Vincent lui fit faire le tour de la maison, lui montra le réfectoire, les douches, les toilettes, la salle de récréation…
À l'heure du déjeuner, il alla prendre avec les autres sa gamelle et fit la queue pour se faire servir. En mangeant, il observa les autres : dans l’ensemble, ils lui semblèrent sympathiques. Vincent avait l'air respecté parmi les chefs de chambrée, bien qu'il soit un des plus jeunes. Il avait des manières brusques et décidées et un regard dur.
Après le repas, Vincent fit signe à Simon. Il devina qu'il l'appelait et il alla vers lui.
— Viens, dit-il en s'éloignant à grands pas.
Il l'emmena dans une salle dont tous les murs étaient pleins de grandes armoires et avec, dans un coin, une pile de matelas.
— Ceci est la garde-robe. Ici ne peuvent entrer que les chefs avec un garçon de leur choix pour les aider, c'est clair ? Toi, seul ou avec un autre garçon, tu ne dois jamais entrer ici.
— Je dois t'aider ? demanda Simon prévenant.
— Oui, bien sûr. Sors-la pour moi.
— Quoi ? demanda-t-il sans comprendre.
— Ma bite, mon zguèg, ma quéquette, où va savoir comment tu appelles ça, dit-il en le regardant, l'air contrarié.
Simon comprit, il savait ce qu'était une quéquette. Il était un peu surpris par la demande, mais il obéit. Il approcha du chef et commença à lui ouvrir la braguette. Mais pourquoi voulait-il qu'il lui sorte la quéquette dans la garde-robe ? Mais un petit ne devait jamais poser de questions à un grand, c'était déjà comme ça avant.
Quand il la sortit, il la regarda, fasciné, comme hypnotisé. Il n'en avait jamais vu de si grosse, ni surtout entourée de tant de poils châtain. Avant, entre eux, à l'abri des sœurs, parfois ils se regardaient et il était un de ceux qui avaient la plus grande, au moins quand il était parti, mais il n'avait pas de poils. Et autre chose l'étonnait, maintenant qu'elle était dehors, elle grandissait et durcissait. La sienne aussi durcissait parfois, mais elle restait plus ou moins de la même taille.
— Lèche-la, dit alors Vincent décidé.
Simon le regarda. Il ne plaisantait pas, il était sérieux. Il obéit, il se pencha et y passa la langue. Quelle chose étrange. Mais si le chef le demandait, il devait avoir ses raisons.
— Et alors ? Continue à me la lécher, lèche bien, en entier, et t'arrêtes pas, idiot !
Simon obéit encore. Mais la quéquette palpitait et frétillait comme un poisson hors de l'eau et lui échappait sans cesse, alors il la prit en main pour la tenir fermement et recommença à lécher. Ça lui faisait une sensation plaisante de tenir en main cette espèce de petite anguille vive et chaude et, à présent, il la sentait frémir sous sa langue, ça lui donnait aussi une sensation agréable. Mais pourquoi le chef lui avait-il demandé une telle chose ? Cela avait-il un sens ? Un but ? Simon ne comprenait vraiment pas.
Après qu'il l'ait léché un moment, Vincent lui donna un autre ordre.
— Maintenant, suce-la. Prends-la en bouche et suce. Ne me fais pas sentir les dents, imbécile. Et bouge la langue. Comme ça. Bouge la tête comme ça, pendant que tu suces, dit-il.
Et il lui prit la tête entre les mains et lui imprima un mouvement de va-et-vient. Simon n'était pas à l'aise et il se demandait combien de temps allait durer cette chose étrange. Sentir ce bout de chair dans sa bouche était marrant, même plaisant, mais fatigant.
Il s'aperçut d'une espèce de changement chez Vincent : il respirait plus fort, comme quand on court, et sa grosse quéquette frétillait plus fort qu'avant.
— Je vais venir… dit-il, et sa voix aussi avait changé.
Simon s'arrêta.
— Où ? demanda-t-il, étonné.
— Dans ta bouche, crétin. Suce, n'arrête pas si tu ne veux prendre une raclée, suce !
— Venir dans ma bouche ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Parle français, je ne comprends rien !
— Bientôt, un lait blanc va sortir de mon zguèg, et tu boiras tout. C'est clair maintenant ?
— Du lait ? Mais c'est la pisse qui sort par là… dit le garçon inquiet et dégoûté.
— Mais non, idiot. Il sort une crème blanche quand je jouis. Mais suce, maintenant, et ne t'avises pas d'arrêter encore. Allez !
Simon recommença, hésitant. Il n'avait jamais entendu dire que du lait ou de la crème blanche sortait par là. Vincent serait différent ? Mais il avait l'air normal. À part sa quéquette géante. De toute façon il ne lui restait qu'à obéir, voir ce qui allait se passer et espérer que ce n'était pas un mensonge.
Il se mit à sucer vigoureusement. Le « zguèg », comme disait Vincent, se remit à frémir. Ça amusa un peu Simon. Un autre soubresaut, il avait l'air plus ferme et plus gros qu'avant et maintenant Vincent haletait comme s'il se sentait mal, mais Simon n'osait pas s'arrêter.
Le chef lui saisit la tête entre les mains et plongea son zguèg à fond et il sentit quelque chose en jaillir et glisser droit dans la gorge, ce qui lui donna envie de vomir, pas à cause du goût qu'il ne sentait pas, mais parce que ça lui chatouillait les amygdales.
Quand Vincent eut fini, il le laissa partir et Simon s'éloigna de ce sexe qu'il regardait inquiet. Sur le bout, luisant de sa propre salive, était apparue une perle blanche, opalescente. « Non, ce n'était pas de la pisse », pensa-t-il, soulagé.
— Lèche-le, nettoie-le bien ! ordonna le chef.
Simon obéit en hésitant à peine. Et il sentit le goût de ce qu'il lui avait versé dans la gorge : c'était un goût qu'il n'avait jamais senti, ni bon ni mauvais. Ce n'était pas du lait, ni de la crème,
ni heureusement ce qu'il avait craint…
— C'est quoi ? demanda-t-il alors.
— C'est la purée, celle qui vient quand on jouit. Mais tu ne sais vraiment rien, toi ? Tu ne gicles pas encore ? demanda Vincent en remettant son sexe dans son slip.
— Non, non, je n'avais jamais vu rien de pareil.
— Mais tu te pignoles pas ?
— Quoi ?
— Tu te branles pas ? Tu te la… Bordel, mais t'es vraiment né de la dernière pluie ! Sors-la, allez ! dit-il d'un air suffisant.
Simon obéit. L'autre sourit en voyant sa taille.
Il la prit en main et commença à le masturber.
— C'est ça, se pignoler. Et quand tu seras assez grand, en faisant ça tu jouiras et à toi aussi il te sortira la purée et ça voudra dire que tu commences à devenir un homme, c'est clair ?
Simon se dit que c'était agréable, ce qu'il lui faisait et quand Vincent arrêta, il regretta presque.
— Rentre-la, maintenant. Ce que je t'ai fait s'appelle une branlette. Ce qu'on a fait avant, c'est une pipe en avalant. Et il y a autre chose qui s'appelle foutre.
— Et c'est quoi, foutre ?
— C'est quand on te met la bite dans le trou du cul. Celui qui te fout te jouit dans le cul, au lieu de la bouche. Mais si moi je te la mettais dans le cul, je te ferais saigner, vu que tu es certainement vierge et que j'en ai une grosse. Alors c'en sera un autre qui te foutra le premier, au moins tant que tu n'es pas habitué. Je donnerai sans doute l'autorisation à Daniel de te foutre. Rappelle-toi bien, Simon, les garçons de ce dortoir, s'ils te demandent de leur faire une pipe, tu peux le faire, mais ceux des autres dortoirs, non, ils doivent me demander d'abord. C'est clair ?
— Oui…
— Et pour te foutre, même les garçons du dortoir doivent avoir mon autorisation. D'accord ? Si je ne donne pas la permission, tu ne dois te laisser foutre par personne, c'est clair ?
— Et les… branlettes ? demanda Simon, qui voulait tout savoir sur ces étranges activités.
— Ça, avec qui tu veux. Fais juste attention de ne pas être vu par les surveillants, sinon c'est le cachot de discipline et vingt coups de bâton, la première fois. Tu dois faire attention aux surveillants, c'est rien que des étrons merdeux.
Et voilà comment Simon fut sevré.
L'acte deux vint deux jours plus tard. Vincent l'appela pendant la récréation et lui dit d'aller avec Daniel et de faire tout ce qu'il lui dirait.
Daniel était un garçon de quatorze ans, grand et maigre, avec de grands yeux, une grande bouche qui affichait toujours un grand sourire, des cheveux châtain foncé avec la raie au milieu. Sympathique. Daniel le conduisit dans le cagibi à balais et ferma la porte du dedans.
— Tu fais ce que je dis et tu ne parles pas, il ne faut pas qu'on nous entende de dehors. C'est clair ? chuchota-t-il.
— Oui, Daniel…
— Descend ton pantalon et ton slip… À présent, appuie-toi contre le mur et pousse ton cul en arrière…
Simon comprit que Daniel devait le foutre, comme avait dit le chef. Il prit la position demandée. Daniel lui mouilla le trou avec de la salive. C'était une sensation étrange. D'un doigt, il l'astiqua un moment, puis il sentit le garçon se plaquer contre son dos et, au lieu du doigt, il sentit autre chose, ce devait être sa bite. Il aurait voulu la voir, mais il resta immobile et attendit. Daniel commença à pousser et il se sentit s'ouvrir. Il ressentit une petite gêne, comme la fois où la sœur lui avait fait un clystère. Il se souvint que le clystère était moins pénible quand il se détendait, et il chercha à le faire. Et Daniel glissa tout en lui. Puis il le prit par la taille et commença à bouger d'avant en arrière. Et la quéquette de Simon se dressa. La sensation était légère, agréable. La gêne initiale avait presque disparu.
Après s'être un peu agité en lui, Daniel jouit. Il resta immobile un instant, puis se retira. Alors Simon se tourna. Daniel en avait une plus grosse que lui, mais beaucoup moins que Vincent. Il la nettoyait avec son mouchoir.
— Rhabille-toi, allez. Retournons avec les autres. Si on voit un surveillant et qu'il demande où on était, tu dis au cabinet. Et tu n'y es pas allé avec moi, c'est clair ?
— Oui, répondit Simon en finissant de reboutonner son pantalon.
Ils sortirent et retournèrent en salle de récréation avec les autres. Aucun surveillant ne semblait avoir remarqué leur absence.
Pendant près d'un mois, Simon fut foutu par Daniel et suça Vincent et quatre ou cinq autres garçons de la chambrée. Il comprit que Vincent foutait régulièrement un garçon de quatorze ans, Pierre, et que Daniel était foutu par un garçon de dix-sept ans, Marcel. Et il semblait que plusieurs des garçons de la chambrée se suçaient entre eux.
Parfois, Simon essayait de se masturber, mais le plaisir était faible et il n'arrivait rien, alors il s'arrêtait après un moment.
Ils prenaient une douche par semaine et Simon en profitait pour comparer les sexes de ses copains. Vincent et Marcel avaient les plus gros. Les plus petits, c'étaient lui et Philippe, un garçon de treize ans. Et il lui semblait que la hiérarchie de la chambrée était réglée exactement sur la taille de la quéquette.
Quand Simon eut treize ans, il eut son premier orgasme, juste quelques gouttes, mais lui aussi à présent produisait le liquide blanc. Il était ému, il devenait un homme ! Et en plus, le léger plaisir qu'il éprouvait avant en faisant ces choses du sexe, découvrit-il, augmenta énormément. Il avait appris à « jouir ». Et si avant il se prêtait à ces jeux par seul souci d'obéissance, il le faisait désormais aussi pour son propre plaisir. Il était toujours le « petit » de Daniel, comme ce dernier était celui de Marcel. Vincent avait aussi autorisé deux autres garçons à le foutre deux ou trois fois. Mais Simon, maintenant qu'il y prenait du plaisir, voulait aussi essayer le membre de Vincent autrement qu'en bouche. Alors un jour il le lui demanda.
— Tu veux que je te mette ? lui demanda Vincent amusé. Tu crois que tu peux la prendre sans problème ?
— Oui, chef, s'il te plait, mets-la-moi…
— D'accord. Je te mets à la corvée de bois. J'irai te mettre là-bas, c'est un endroit sûr.
Simon, en coupant les bûches avec Jean et Michel, attendait l'arrivée de Vincent le costaud, avec sa belle bite de dix-huit centimètres. Michel, le petit de Jean, ricanait pendant que Jean lui palpait le cul et lui disait qu'il aimerait le mettre pendant qu'il suçait Simon.
— Qu'en dis-tu, Simon, on le met par chaque bout ? On l'embroche comme un poulet ?
L'idée plaisait bien à Simon, mais pour l'instant il était tout à l'idée que sous peu, il aurait la belle bite du chef… À moins que, pensa-t-il… pourquoi pas tout ça en même temps ? Il le dit à Jean qui accepta tout de suite la proposition. Quand Vincent arriva, Jean lui proposa une partie à quatre. Vincent accepta amusé.
Ils firent Michel se mettre à quatre pattes et sucer Simon, puis, alors que Jean, à genoux derrière Michel avait déjà commencé à le mettre, Vincent, debout derrière Simon, se mit à s'activer sur son petit cul. Simon se sentit s'élargir : il en avait vraiment une grosse, le chef ! Il se sentit envahir, remplir et il éprouva un plaisir intense sous la double sollicitation qu'il recevait. Et puis la vue de Jean qui prenait Michel avec enthousiasme l'excitait encore plus. Vincent, complètement en lui, commençait à bouger d'avant en arrière à grands coups, lents, mais puissants, dont chacun poussait le bassin de Simon en avant et envoyait son sexe bien au fond de la bouche de Michel.
— Ouaaah, c'est trop bon ! murmura Simon excité.
— Ça te plait, petit cochon ? demanda Vincent, amusé, en redoublant la vigueur de ses coups.
— Oui, tu as le chef des zguègs ! dit-il, l'air ravi.
Ces quatre corps d'adolescents, dans leur recherche du plaisir, bougeaient de façon parfois presque en rythme, parfois désordonnée, et Simon sentit que Vincent approchait rapidement du sommet de son plaisir. Son excitation monta d'un cran. Puis d'un autre quand il vit que Jean était sur le point de jouir. C'est Jean qui jouit le premier, avec de grands coups dans les fesses de son « petit », en le poussant vers Simon. Peu après ce fut Vincent, qui serra Simon contre lui et s'enfonça en lui de toutes ses forces et déchargea, alors Simon aussi se laissa partir, bien au fond de la gorge de Michel. Michel, qui se masturbait aussi, jouit le dernier, peu après, lâchant son maigre sperme sur le sol bétonné de la réserve de bois.
Ils se rhabillèrent.
— Alors, tu es satisfait ? demanda Vincent à Simon.
— Ça a été d'enfer ! répondit Simon béat.
— Toi aussi tu me plais. Tu es encore étroit et tu bouges bien, quand je te prends. Daniel a été un bon maître. Je crois bien que je te prendrai encore, Simon.
En fait, Vincent laissa Pierre et fit de Simon son « petit ». C'est-à-dire qu'il le prenait plusieurs fois par semaine, presque tous les jours. Simon était content cette bite très respectable lui donnait bien plus de plaisir que celle de Daniel, qu'il trouvait maintenant trop petite.
Pierre était jaloux de Simon, avoir perdu l'attention sexuelle du chef le vexait, plus pour la perte de prestige qu'autre chose. Il ne pouvait rien contre Simon qui, étant le petit du chef, était intouchable, mais il voulait se venger. Alors un jour où il avait vu Simon, en récréation, repartir dans une salle de classe avec François, il alla les dénoncer à un surveillant. Les deux garçons se suçaient l'un l'autre quand ils entendirent les pas du surveillant. Ils remirent vite leur caleçon et François, leste, sauta par la fenêtre et descendit grâce aux restes d'une vieille glycine morte - ils avaient choisi la salle à cause de cette sortie de secours. Simon sauta s'asseoir à un banc, les bras croisés, et la tête posée dessus, comme s'il dormait.
Juste à temps, le surveillant entrait. Il s'approcha et le secoua.
— Où est François ? On m'a dit qu'il était avec toi.
— Hein ? Qui ? Je ne sais pas… je me suis endormi… je n'ai vu personne…
— Tu sais que c'est interdit de rester en classe pendant la récréation, non ? Tu connais le règlement, non ?
— Oui, monsieur. Mais j'étais fatigué et… je suis désolé, monsieur…
— Et bien tu es puni, ce soir, la corvée de chiottes, c'est pour toi. C'est clair ? Mais c'est qu'il faut que tu apprennes à obéir.
— D'accord, monsieur… dit le gamin, profil bas, bien content de l'avoir échappé belle.
Mais il avait aussi compris aux mots du surveillant que quelqu'un avait cafardé. Ce qui n'était jamais arrivé avant. Dès qu'il vit Vincent, il lui raconta. Vincent fut furieux. Il chercha à savoir qui était le cafard et, peu à peu, il sut que Pierre avait été vu en train de parler au surveillant qui était monté vérifier ce qui se passait dans la classe. Et Pierre, Vincent le comprit alors, avait des raisons de se venger de Simon.
Alors le soir, après le dîner, tandis que Simon allait nettoyer les toilettes, Vincent, Marcel et deux autres garçons attirèrent Pierre à la buanderie au sous-sol où, après lui avoir baissé pantalon et slip, ils lui donnèrent d'abord vingt coups de ceinture cul nu, puis ils le prirent tous les quatre, l'un après l'autre. Pas satisfait pour autant, Vincent déclara Pierre « putain de tous » pour trois mois. C'était la peine capitale entre les garçons, presque jamais prononcée,
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant