Un client si particulier

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Madame Salestre est spécialisée dans les problèmes d’entreprises. Il y a déjà longtemps qu’elle n’exerce plus la psychiatrie, elle s’est reconvertie dans le coaching. Bruno est jeune, beaucoup plus jeune qu’elle. Il pourrait être son fils. Il est à la fois le gamin qui n’a pas encore la trentaine et l’homme respectable à qui les affaires réussissent. A un tournant de sa vie professionnelle, Bruno consulte Madame Salestre. Un tourbillon inattendu va les emporter tous deux vers d’autres relations. Leur différence d’âge sera-t-elle un obstacle à cette passion ? Une tension érotique qui monte crescendo au fil des pages de ce roman.



Agathe Clermont Sutton est passionnée par la psychologie et les rapports humains. Basée dans le sud de la France, elle partage son temps entre le coaching professionnel, le conseil personnalisé, l'écriture et sa famille. Déjà auteur de plusieurs ouvrages chez des éditeurs, elle publie ici, sous pseudonyme, son premier roman érotique.

Publié le : mardi 12 mai 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782955300008
Nombre de pages : 88
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Elle écouta ce qu’il lui disait. Des banalités, somme toute, et elle se demandait pourquoi il avait voulu conserver cette séance et même la rallonger. Elle avait envie de lui demander : « Qu’est-ce qu’il y a, Bruno ? Qu’est-ce qui se passe ? »
Elle se ravisa immédiatement. Elle sentit pourtant monter subrepticement ce sentiment trouble qu’il était là pour elle, mais elle rejeta très vite cette pensée. Pour la première fois de sa vie, elle n’était pas totalement dans sa séance. Elle était à la frange de la femme et de la professionnelle. Elle parvint à se ressaisir et poursuivit l’entretien. Par moments, elle pensait à leur prochain rendez-vous. Elle ne savait comment faire s’il réitérait une demande pour une séance rapprochée. Peut-être à ce moment lui demanderait-elle ce qui se passait, au risque de s’entendre répondre qu’il avait besoin d’avancer rapidement sur ses projets. Et si jamais elle ne s’était pas trompée, si jamais ces séances étaient le lien qu’il voulait établir avec elle, si jamais sa timidité le mettait mal à l’aise… Jamais elle ne s’était sentie dans un tel embarras. Et si jamais il réagissait en homme, qu’il se lève et lui dise : « Isabelle, tu es idiote ou quoi ? Tu ne t’es aperçue de rien. J’ai envie de toi. »

— Moi aussi, dit-elle à voix haute.
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