Un conte de fées ?

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Un conte de fées ?

Andrej Koymaski
Roman de 207 500 caractères, 35 950 mots.
Sous la domination d'un père autoritaire, Martino, étudiant un peu effacé, se ronge dans une vie bien rangée. Mais un Génie dissimulé dans une réplique miniature du David de Michel-Ange va lui fournir le pouvoir surnaturel qui pourrait changer sa vie.

Malheureusement, les pouvoirs magiques sont sans issue dans la vraie vie...

Comment alors trouver l'homme qu'il recherche et construire l'amour avec lui ?
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Publié le : vendredi 1 avril 2016
Lecture(s) : 11
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791029401411
Nombre de pages : non-communiqué
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Un conte de fées ? Andrej Koymasky Traduit par Christophe Chapitre 1 : Phantasmes, phantasmes… Chapitre 2 :Un rêve spécial
Chapitre 3 : Un essai désastreux
Chapitre 4 : Une autre erreur
Chapitre 5 : Tout ce qui brille n'est pas or
Chapitre 6 : Brève illusion
Chapitre 7 : La rupture du pacte
Chapitre 8 : Un rendez-vous avec David
Chapitre 9 L'histoire de David
Chapitre 10 : Préliminaires progressifs
Chapitre 11 : Le rite brûlant de l'amour
Chapitre 12 : Convoitise et amour
Chapitre 13 : Les familles…
Chapitre 14 : Et ils vécurent heureux pour toujours…
Chapitre 1 : Phantasmes, phantasmes…
— Arrête-moi ça Martino, éteins cette télé, et va faire tes devoirs !
— Mais Papa, c'est presque fini… encore quelques minutes…
— Non ! Éteins-la maintenant ! Et file travailler !
À regret, Martino se leva, coupa la télé et, boudeur, rentra dans sa chambre. Il s'assit à son bureau, ouvrit le livre de pathologie et se mit à le lire, mécaniquement. Mais sa tête était ailleurs. Il se demandait comment pouvait finir le film qu'il regardait quand son père l'avait obligé à éteindre la télé.
Martino se réfugiait souvent dans ses rêveries, en partie pour compenser les crises d'autorité de son père, en partie par pur plaisir. Il le faisait depuis sa petite enfance, depuis l'époque de la mort de sa mère, qui jusque là avait adouci la rudesse de son père de son sourire et de sa douceur.
Avec son père il n'avait pas le choix, il fallait lui obéir aveuglément. Même maintenant qu'il était majeur, s'il voulait qu'il continue à payer ses études. Et il tenait à devenir médecin. Cette pensée le réveilla et il se remit à sa pathologie. Il ne restait que deux semaines avant l'examen. Le temps fuyait littéralement et la sonnerie de son réveil lui dit qu'il devait se préparer pour le sport. À regret, il ferma le livre, attrapa son sac de sport déjà tout prêt et partit au gymnase. Dès treize ans, son père avait voulu qu'il aille régulièrement au gymnase. « Mens sana in corpore sano », lui avait-il asséné en ajoutant, « Tu dois dépenser ton énergie juvénile et en même temps maintenir ton corps en forme ».
Son père le conduisait à la baguette, il l'avait toujours fait. Il était militaire jusqu'à la maison. La pire race, celle des militaires qui réussissent à faire carrière. Martino ne se rappelait pas l'avoir jamais vu en civil. Il ne portait même pas de vêtements civils pour son mariage. Pour les vacances, il les conduisait dans des centres pour officiers supérieurs, en uniforme, bien sûr. L'air pur de la montagne et d'interminables marches. Martino se demandait ce que deviendrait son père si un jour, par miracle, tous les uniformes disparaissaient de la surface de la Terre. Il en mourrait probablement sur le coup ! Ou alors, il aurait tellement honte qu'il n'oserait plus sortir de chez lui. Sans uniforme, son père devait se sentir nu. C'était drôle qu'il ne dorme pas, qu'il ne se douche pas en uniforme, se disait le garçon, en souriant à cette idée.
Au gymnase, il fit consciencieusement tous les exercices au programme, sachant que son père avait donné à l'entraîneur des consignes pour qu'il le surveille et lui fasse un rapport mensuel sur les progrès de son fils.
L'entraînement terminé, il alla prendre une douche. Sous le jet, il s'imagina sous le fracas de la pluie dans la forêt tropicale, et entre les nuages de vapeur, il distingua les silhouettes d'autres hommes qui se lavaient, et imagina les indigènes du village voisin avec lesquels, en tant qu'explorateur renommé, il avait noué des relations d'amitié après avoir guéri le fils aîné du chef. Bien que ce soient des indigènes primitifs et féroces, les célèbres coupeurs de têtes, il
était sans crainte, ils lui étaient reconnaissants et le traitaient avec des égards mêlés de la crainte qu'on doit à un sorcier…
Il se rinça et sortit. Tout en se séchant, il rentra au vestiaire pour se rhabiller. Devant son placard, il y avait un grand miroir en pied, et lorsqu'il vit qu'il était seul, il s'attarda pour s'y regarder, encore nu. Pas mal du tout, il devait l'admettre. Même si tous ces exercices l'ennuyaient, il y gagnait au moins une bonne forme physique. Exactement ce que voulait son père, en fait.
Il se rhabilla et rentra chez lui, traversant en diagonale le grand parc qui occupait le terrain de l'ancienne Place d'Armes. Au pied de chez lui, il croisa un couple d'amoureux qui se bécotaient. Martino sourit pour lui-même, mais se demanda pourquoi il ne lui était jamais arrivé d'embrasser une fille. Peut-être parce qu'il n'avait jamais trouvé la bonne. Mais aucune fille ne l'avait jamais attiré, ni par son physique ni par sa personnalité. Et pourtant, depuis quelques années, il ressentait des pulsions sexuelles, qu'il calmait en se masturbant. Mais quand elle se redressait, devenait dure, ce n'était jamais à la vue ni à la pensée d'une fille excitante. Il ne comprenait même pas pourquoi, parfois, il avait une érection. Il savait seulement qu'alors, il devait se soulager en se masturbant. Parfois, ses amis ou plus précisément ses camarades, parce qu'il n'avait pas de vrais amis, parlaient de filles qui les excitaient. Cela ne lui était jamais arrivé.
Une fois, un de ses camarades lui avait montré une de ces revues pornographiques à la couverture de papier glacé, glissées au milieu d'autres magazines dans les kiosques à journaux. Ces images ne l'excitaient même pas, au contraire de l'autre qui avait déclaré qu'elles le faisaient bander. Il sourit en se rappelant qu'il aurait bien palpé la braguette pour vérifier cette assertion. Bien sûr, il ne l'avait pas fait, par peur que ses camarades ne le prennent pour une pédale !
Et puis, les pédés… Qui sait comment deux mecs pouvaient bien s'amuser ensemble ? En fait, il savait parfaitement comment ils faisaient, parce que parfois ses camarades parlaient de l'un qui aimait sucer ou de l'autre qui la prenait dans le cul. Mais il ne comprenait pas ce qu'il pouvait y avoir d'agréable dans aucune de ces deux activités. Tout le monde sait qu'on prend son plaisir en la mettant entre les jambes d'une fille !
Martino monta chez lui, salua son père, l'imaginant en train de vérifier sur sa montre qu'il n'avait pas perdu de temps en route et alla donc se coucher. Il se déshabilla complètement, mit son pyjama et se glissa entre les draps. Pendant qu'il attendait le sommeil, il lui vint une érection et il se mit à se masturber. Pendant qu'il le faisait, son esprit, comme d'habitude, était vide, sans fantasme, exclusivement concentré sur les sensations qu'il se donnait à lui-même, qu'il ressentait. Il jouit dans la petite serviette qu'il avait préparée, la trempant. Il la roula et la cacha sous l'oreiller. Au matin, il la ferait disparaître dans le panier à linge sale. Quand la bonne la mettrait dans la machine, elle aurait séché et ne trahirait pas l'usage qu'il en avait fait. Apaisé, il s'endormit.
La vie de Martino s'écoulait ainsi, au rythme à trois temps que battait méthodiquement son père : l'école, les devoirs, le gymnase. Un point, c'est tout.
Mais il y restait une chose que son père ne pouvait contrôler, son imagination débridée. Dès qu'il le pouvait, il y trouvait refuge, imaginant de captivantes trames de complots, des histoires de science-fiction, remplies d'aventures belles, mais invraisemblables, bariolées de toutes les couleurs que son père avait bannies de sa vie. En fait, il y avait deux choses que ce dernier ne
contrôlait pas. Et la seconde était ses masturbations, le cerveau vide, profitant des plaisantes sensations qu'il se procurait, les analysant continuellement jusqu'à la douce, mais puissante émotion finale.
À quelques soirs de là, rentrant à la maison depuis le gymnase, comme il traversait le parc, il remarqua un garçon appuyé contre un réverbère, une cigarette aux lèvres, qui regardait dans le vide.
— Qu'est-ce qu'il peut bien faire, celui-là, tout seul et à cette heure ? Il attend quelqu'un ? se demanda-t-il en approchant.
Il vit une voiture ralentir et s'arrêter devant le garçon en coupant les phares. Ni le garçon ni le conducteur ne bougèrent. Puis il y eut un appel de phare. Le garçon se rapprocha et se pencha à la portière comme pour parler au conducteur. Après quelques instants, le jeune homme sortit de la voiture, la ferma et s'éloigna dans le parc, suivi par le garçon.
Martino était surpris.
— C'est étrange…pensa-t-il. S'ils se connaissaient, pourquoi n'ont-ils pas entamé la conversation immédiatement ? Le conducteur a d'abord fait un signal…
Et son imagination arriva au galop !
— Ce sont deux espions… Le plus jeune attendait le signal pour être sûr que ce soit la bonne voiture, et puis il a donné le mot de passe pour se faire reconnaître. Mais le plus jeune ne doit pas être important, c'est encore un bleu… Et maintenant ils vont dans le parc… quelqu'un les attend là, dissimulé… Quelqu'un que l'espion à l'auto doit rencontrer… S'il devait seulement prendre ou donner des microfilms, le jeune aurait pu s'en charger… Sont-ils de la CIA ou du KGB ? Ou bien du Mossad ?
Martino fut pris de l'irrésistible envie d'espionner les espions. Il s'enfonça dans le parc par une autre voie, furtif, se glissant entre les arbres. Son cœur battait fort, mais il était déterminé à vivre cette aventure. Il connaissait bien la topographie du parc et se laissa glisser dans la direction qu'avaient prise les deux espions. Il se faufilait à l'abri des buissons, laissant ses yeux s'accoutumer à la faible lumière qui filtrait des boulevards voisins. Il scrutait attentivement les avenues voisines, tâchant de localiser les deux acolytes. Il ne les vit pas tout de suite. Faisant attention à ne pas faire de bruit, il continua à avancer sans être vu. Il se déplaçait avec prudence et circonspection, mais avec assurance et il aperçut enfin les deux silhouettes. Il se glissa vers elles en redoublant de précautions, se glissant d'un buisson à l'autre, d'un arbre au suivant, sans les perdre de vue. Ils pouvaient être armés, il devait être très prudent.
Son cœur battait la chamade, à cause de l'émotion de cette aventure plutôt que par peur. Les deux étaient entrés dans un fourré et n'en étaient pas sortis. Ce devait être le lieu de la rencontre secrète. Martino se rapprocha du fourré et se posta derrière un arbre. Il observa. Les deux hommes qu'il distinguait mieux étaient toujours seuls. Ils étaient très proches, comme s'ils se chuchotaient quelque chose. Il pénétra dans le fourré, se rapprochant, espérant entendre ce qu'ils se disaient. Et enfin, il les vit nettement.
Il les regarda effaré. Ils ne parlaient pas, ils s'embrassaient ! Pas des petits baisers, mais une vraie pelle, comme un homme et une femme, mais c'étaient deux hommes. Il les vit s'ouvrir l'un l'autre le pantalon et eut la preuve irréfutable que c'étaient deux mecs quand ils
commencèrent à se masturber mutuellement. Le garçon retira son T-shirt, dénudant sa poitrine. Le jeune homme ouvrit sa veste et sa chemise, mais sans les retirer, exposant juste sa poitrine. Ils commencèrent à se sucer les seins, chacun son tour, se caressant mutuellement les flancs et le ventre…
Martino les regardait avec ahurissement, fasciné, s'exciter tous les deux. Il les vit baisser leur pantalon. Le garçon avait un membre d'une taille impressionnante, dressé, palpitant, avec des testicules lourdement pendus. C'était la première fois que Martino, à part le sien, voyait un sexe pleinement érigé. Il ne pouvait pas voir comment le jeune homme était monté. Puis ce dernier se mit à genoux devant le garçon, dont le membre disparut dans la bouche du jeune homme. Martino s'aperçut, à son expression que le garçon appréciait beaucoup. Et c'est comme si l'excitation du garçon était contagieuse. Martino s'excita aussi et sentit son propre membre gonfler, durcir, pousser dans son pantalon.
Son imagination lui fit prendre la place du garçon, et cela l'excita encore davantage. La verge du garçon apparaissait et disparaissait entre les lèvres du jeune homme, qui bougeait la tête d'avant en arrière, passant sa main entre ses cuisses et la bougeant frénétiquement, se masturbant. Martino, presque sans s'en apercevoir, desserra le cordon de pantalon de jogging et le baissa à mi-cuisses, libéra son membre de son slip et commença à se masturber lui aussi sans perdre les deux autres de vue.
Au bout d'un moment, le garçon gémit.
— Oh, merde, je vais jouir…
— Non, attends ! murmura l'autre d'un ton pressant.
Le jeune homme se releva, se retourna et se pencha, offrant son derrière au garçon qui cracha dans ses doigts, les passant entre les fesses de l'autre, et saisissant son membre entre ses doigts, il le pointa et poussa avec de vigoureux coups de reins, pénétra rapidement l'autre, qui continuait à se masturber activement. Finalement, il fut entièrement dedans, les deux corps étroitement unis, et le garçon commença à le pomper avec des va-et-vient énergiques. Martino poursuivait sa masturbation, les observant depuis sa cachette.
Il entendit le jeune homme gémir d'excitation.
— Oui, c'est ça. Mets-la-moi. Plus fort, plus fort… Bon dieu, quel taureau tu fais ! Oui, comme ça, baise-moi. Ahhh… c'est bon !
Martino devinait à quel point ça plaisait vraiment au jeune homme, et son excitation le gagnant, il rêva d'être à sa place… Oui, ça devait être bon ! Même l'expression du garçon montrait un plaisir intense, et il était difficile de déterminer lequel des deux jouissait le plus de leur intense union. Les deux corps s'agitaient au rythme des poussées de plus en plus énergiques que donnait le garçon à son compagnon…
Brutalement, Martino arriva à un puissant orgasme, si intense qu'il eut du mal à se retenir de gémir bruyamment son propre plaisir.
De cette soirée où il avait épié les deux hommes faisant l'amour dans le parc, sa vie secrète changea en partie. À présent, lorsqu'il se masturbait, il se remémorait la scène et s'excitait bien plus qu'avant, s'imaginant tantôt à la place du garçon, tantôt à celle du jeune homme.
Sa vie connut un autre changement. Il se mit à regarder d'un œil différent les hommes qu'il croisait sur son chemin, ses camarades à l'université, et encore plus ses partenaires au sport. À présent, il les observait avec attention, les regardant de haut en bas, tâchant d'imaginer comment ils pouvaient être montés. Parfois dans les douches du gymnase, il jetait un coup d'œil à leur sexe, mais il ne les avait jamais vus en érection comme il l'aurait espéré. Il s'imaginait alors à genoux devant eux, les faisait bander en les prenant dans sa bouche, comme le jeune homme du parc… Ou c'est l'un de ses camarades qui s'accroupissait devant lui, et sa verge de dressait dans l'instant, exigeante, et il devait s'isoler aux toilettes, cachant son érection sous sa serviette, et se masturber, rêvant qu'un de ses beaux partenaires se tenait à ses genoux, plein de désir pour lui…
Et enfin Martino comprit pourquoi il n'avait jamais eu de copine, pourquoi les filles ne l'excitaient, ne l'attiraient en rien. C'étaient les hommes qui lui plaisaient. Cette découverte ne le troubla pas. Il était pédé ? Très bien ! Mais cette nouvelle découverte, si tranquillement acceptée, le fit brûler du désir de trouver un bel homme avec lequel il pourrait faire l'amour.
Il commença à regarder si, sur la route de retour, après le sport, il pourrait rencontrer quelqu'un dans le parc. Mais il ne revit jamais ni le garçon, ni le jeune homme dans la voiture, ni qui que ce soit d'autre.
Il y avait, au stade ou à la fac des types qui l'attiraient plus que les autres, mais il savait comme étaient puissants les préjugés contre les pédés. Tous parlaient de filles, alors il n'osait pas s'exposer. Il se demandait comment les pédés faisaient pour se reconnaître entre eux, comment ils se rencontraient… Les deux dans le parc… Mais il ne les avait pas revus… Y avait-il un mot de passe, un secret ?
Il devait se contenter de déshabiller du regard ceux qui lui plaisaient le plus. Il jaugeait le renflement des pantalons, tentant d'imaginer ce qu'ils dissimulaient. Parfois le contenu était si évident que son imagination pouvait sans peine en reconstituer la forme, la position, les dimensions. Parfois, par contre, les pantalons flottants, à sa grande déception, cachaient tout, simulant une absence totale. Mais parfois, un léger mouvement du bassin, une certaine position des jambes, ou même un pantalon souple dessinait des formes prometteuses, excitantes.
À présent, Martino ne fantasmait plus sur des histoires policières ou de science-fiction, mais seulement sur des aventures érotiques avec ceux qui l'attiraient. Il imaginait les situations les plus incroyables, les approches les plus fantaisistes, mais la scène finale à quelques détails près, était toujours celle qu'il avait vue dans le parc. Les heures, les lieux pouvaient être différents, mais lui et « l'autre » s'embrassaient, ouvraient leurs vêtements, et l'un d'entre eux, parfois lui, parfois l'autre, se mettait à genoux, suçait, puis se retournait et se faisait baiser, et chacun d'entre eux jouissait, jouissait, jouissait…
Il vit un garçon à l'aspect assez voyou, mais très beau, et il s'imagina flic. L'autre était enfermé dans une cellule, et il lui parlait et le persuadait de le faire avec lui. Ils se déshabillaient, se suçaient mutuellement, puis se baisaient à travers les barreaux de la cellule…
Il vit un jeune marin qui lui plaisait beaucoup, et l'imagina au milieu d'une tempête. Ils baisaient sur le pont du bateau, fouettés par les bourrasques et les embruns. Il l'enculait pendant que le jeune mousse, son pantalon sur les chevilles, se serrait contre le grand mât, lui
demandant de la lui mettre plus fort…
Il s'inventa médecin militaire, déroulant la visite d'incorporation. Il tripotait le sexe de toutes les belles recrues, et si le garçon bandait, il fermait la porte à clé, baissait son pantalon, et lui demandait, pour commencer, de le sucer puis il enculait le jeune complaisant…
Il vit un jeune émigré arabe qui vendait des briquets dans la rue, et se raconta qu'il était seul avec lui dans une oasis. Il lui soulevait la djellaba, découvrait qu'il était déjà excité, alors il se penchait pour le sucer puis se retournait, s'offrant, et alors ils faisaient l'amour au milieu des palmiers, sous le soleil brûlant…
Il imagina qu'il était dans un ascenseur avec un de ses voisins qu'il trouvait particulièrement sexy. Il y avait une panne de courant et la cabine s'arrêtait entre deux étages. L'autre remarquait alors sa braguette gonflée et la caressait… En quelques instants, ils étaient tous deux complètement nus, et ils s'enfilaient avec des poussées si énergiques que la cabine tremblait à leur rythme. Quand l'ascenseur était enfin débloqué et redescendait à l'étage du dessous, son père et tous les voisins étaient là, très inquiets, mais ils sortaient, sereins et souriants, et personne ne se doutait de ce qu'ils venaient de faire.
Mais les jours passaient et tout cela ne se passait que dans sa tête. Martino voulait un vrai mec ! Il le désirait de tout son corps.
Phantasmes, phantasmes, rien que des phantasmes. Il se masturbait, se caressait les seins jusqu'à les rendre durs, se caressait tout le corps, s'attardant sur ses fesses, chatouillant son trou d'un doigt couvert de salive, rêvant que ce soit une bonne bite…
Il rêva d'être un prince d'orient, avec un harem de garçons de toutes les races, toutes les couleurs, beaux et prêts à satisfaire tous ses désirs. 365 esclaves, un pour chaque jour de l'année…
Il se voulut entraîneur d'une équipe de basket, et il enculait tous les membres de l'équipe, y compris les remplaçants. Il les faisait mettre en colonne et les baisait l'un après l'autre, sous la douche… Il se voyait doyen à la fac, accueillant les nouveaux. Il leur expliquait que, pour s'inscrire, ils devaient faire l'amour avec lui. Ceux qui lui donnaient le plus de plaisir avaient une bourse, mais les autres devaient payer droits d'inscription et polycopiés en proportion…
Il s'inventa explorateur découvrant une nouvelle tribu de très beaux sauvages, tous jeunes et forts qui le capturaient, le mettaient nu et commençaient à faire l'amour avec lui. Et il leur plaisait tant qu'ils le choisissaient comme chef, à la condition qu'il fasse chaque jour l'amour avec l'un d'entre eux, dans une hutte spéciale, construite pour lui au centre du village…
Un jour, alors qu'il traversait le square devant la gare centrale, il vit dans la vitrine d'une boutique de souvenirs, une petite statue de vingt-cinq centimètres qui reproduisait le David de Michel-Ange. Il l'admira longuement et se décida à l'acheter. Oui, c'était un vrai beau mâle.
Quand son père vit la statuette, étrangement, il ne trouva rien à redire à la façon dont Martino dépensait son argent.
Il fit ce seul commentaire :
— Michel-Ange ! Un grand italien ! Un grand sculpteur ! Son David devrait servir de modèle
à toute notre jeunesse, une musculature saine, naturelle. Pas gonflée comme pour tous ces imbéciles de culturistes.
Martino, la même nuit, enfermé dans sa chambre, commença à se masturber en regardant son David, caressant sa forme parfaite du bout des doigts, et il rêva d'effleurer les muscles parfaits d'un homme qui se serait déshabillé juste pour lui. Martino embrassa la petite statue et lui parla.
— David, te rencontrerai-je jamais ? Si je pouvais, je te laisserais faire ce que tu voudrais de mon corps, je serais ton esclave dévoué, ton...
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