Un fier furosha

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Un Fier Furosha

Andrej Koymasky

Roman de 35 800 mots, 200 600 caractères

Ken, étudiant fortuné à Tokyo, se retrouve jeté à la rue par son père quand ce dernier découvre qu'il est gay. Il sera sauvé de l'inexorable descente aux enfers chez les furosha, les SDF de la capitale du Japon, par la rencontre avec Saburo, le médecin des déshérités.

Mais la route jusqu'au bonheur est longue dans des conditions de vie aussi précaires.

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Publié le : vendredi 30 octobre 2015
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EAN13 : 9791029400988
Nombre de pages : non-communiqué
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Un fier furosha Andrej Koymasky Traduit par Christophe Chapitre 1 : Comment on peut tout perdre Chapitre 2 : Essayer de survivre
Chapitre 3 : Voler un fruit dans un arbre
Chapitre 4 : Défendre son territoire
Chapitre 5 : Un sauveteur repentant
Chapitre 6 : Cohabitation et collaboration
Chapitre 7 : Télé, politiciens et policiers
Chapitre 8 : Un furosha aussi peut être heureux
Chapitre 1 : Comment on peut tout perdre
Dans ma langue on écrit « furosha » avec les trois idéogrammes qui signifient « personne qui flotte sur l'onde », « personne qui traîne ». Mais en réalité ce mot signifie personne sans famille (qui veuille de lui), sans amis, sans maison, sans rien en somme, et donc aussi sans travail. En bref, un rebut de la société. Un clochard, un vagabundo, a tramp, un barbone… Comment le dit-on dans votre langue ?
C'est ce que je suis, un furosha.
Quand il m'arrivait d'en voir, je me demandais comment on pouvait en arriver là. À présent, j'ai bien compris.
Ah ! Qui je suis ? Je m'appelle Kenzaemon Kusakabe, mais les autres clochards me connaissent tous comme Ken Kinoshita. J'ai 23 ans, mais quand cette histoire a commencé, j'en avais 21. J'habitais à Chuo-ku, dans une grande et belle maison ancienne de la période Edo et je possédais une Subaru neuve. Maintenant, j'habite à Shinjuku, dans le parc, dans une belle tente et j'ai un vieux caddie.
Comme je le disais, j'avais 21 ans. Je fréquentais la Todai (la prestigieuse Université d'état de Tokyo) et le beau monde dans la capitale. Mes parents étaient riches, mais c'étaient surtout les fournisseurs de tatamis de la Maison Impériale et donc ils jouissaient d'un certain prestige. Ils faisaient partie de l'élite des artisans traditionnels de Tokyo et du Japon et leurs tatamis étaient demandés par d'illustres familles, des temples célèbres.
À dix-sept ans, pendant que j'étais au lycée, j'avais découvert que j'étais gay. Pendant un voyage scolaire à Nara mon professeur de mathématiques m'avait surpris pendant que je me masturbais. Je me croyais seul. Mon camarade de chambre et tous les autres, élèves et professeurs, étaient partis se promener parce que c'était notre demi-journée libre. J'étais resté à l'hôtel parce que, au moment de sortir avec les autres, la réception m'avait prévenu que mon père avait appelé et qu'il rappellerait à trois heures. J'étais alors revenu dans ma chambre. Je m'ennuyais et, au bout d'un moment, assis à la fenêtre, j'avais ouvert mon pantalon et commencé à me masturber, juste pour tuer le temps. Mais je n'avais pas pensé à verrouiller la porte de ma chambre.
Le professeur de mathématique était revenu pour me demander si je lui prêterais ma caméra numérique, parce que la sienne avait des problèmes. Il était alors monté jusqu'à ma chambre au septième étage et il était entré sans frapper.
Très gêné, je me suis levé et mon pantalon est tombé sur mes chevilles. Il m'a regardé. Sans rien dire, il a fermé la porte à clé et il est venu vers moi. Je cherchais vainement à remettre mon pantalon.
Mais il m'a pris un poignet, m'a immobilisé.
— Reste comme ça, Kusakabe ! a-t-il dit sévèrement.
Affolé, je l'ai regardé. Il était sérieux, dur.
— Alors comme ça, notre élève modèle se masturbe, hein ? Regarde-moi dans les yeux, quand je te parle ! Mais bon, bon, bon… Tu n'as rien à dire ?
Je tremblais, j'étais très gêné et même un peu effrayé et j'ai secoué la tête.
— Sais-tu que si je le dis au Principal, tu seras exclu du lycée ? Et que la raison en sera connue de tous ?
J'ai regardé dans ses yeux de glace et j'ai de nouveau secoué la tête.
— Qu'est-ce qu'on fait, alors, Kusakabe ? Tu préfères que je téléphone d'abord à ton père ou que je commence par le Principal ? Ou peut-être que je le dise aux autres quand ils vont revenir ?
J'ai de nouveau secoué la tête en tremblant.
— Non ? Non à quoi ?
— S'il vous plait…
— Tu me supplies ? Pourquoi ?
— Je… je ne le ferai plus.
— Menteur. Qui a le vice du sexe, ne cesse jamais. Qu'est-ce qu'on fait, Kusakabe ?
— S'il vous plait, ne me dénoncez pas…
— Mais tu dois être puni…
J'ai réfléchi et puis je me suis penché, j'ai ôté la ceinture de mon pantalon encore au sol et je la lui aie tendue.
— Fouettez-moi… Mais ne le dites à personne…
— Te fouetter ? Un corps si jeune, si lisse, si beau… Mais non… Déshabille-toi, Kusakabe. À poil.
Alors, pensant que j'étais bon pour quelques coups, j'ai tout de suite obéi, je me suis déshabillé en vitesse. Impassible, il me regardait. Quand j'ai été nu, il m'a ordonné de me coucher à plat ventre sur mon futon. J'ai encore obéi en me préparant mentalement à recevoir les coups. Ma ceinture à la main, il s'est approché du futon, s'est collé contre moi et il a passé son autre main sur mon dos et mes fesses. Il l'a laissée là, les palpant un moment. J'avais tourné la tête vers lui et je le regardais, à côté du futon, immobile. Sa main posée sur mes fesses, malgré l'appréhension, me procurait une agréable sensation.
— Tu as un joli petit cul, Kusakabe, presque comme celui d'une fille, a-t-il dit en laissant tomber la ceinture au sol. Ça serait dommage de le fouetter, non ? Non, pas de fouet. Je
pense à une meilleure punition, pour toi. Une punition que tu n'oublieras pas de ta vie. Tu aimes le sexe ? Très bien. Voilà ma punition, je vais te traiter comme une fille… et même, comme une putain, comme tu le mérites.
Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire, jusqu'à ce que son doigt rentre entre mes fesses et commence à pousser sur mon anus…
— Non… s'il vous plait… j'ai gémi en serrant les fesses de toutes mes forces, mais sans avoir le courage de m'échapper.
Il a rigolé par en dessous d'un rire froid, sans gaité. Son doigt a poussé plus fort. J'ai vu qu'avec la main qui avait lâché la ceinture, il ouvrait son pantalon. Je ne sais pas ce qui s'est passé en moi, mais d'un coup je me suis rendu compte que je voulais voir son sexe et j'ai attendu en le regardant, fasciné. Il l'a sorti, bandé, pas gros, mais long, le gland lisse et plus sombre que le reste et, derrière, les deux gros testicules qui pendaient dans leur sac.
Il a approché son bassin de ma tête, sans cesser de me fouiller le trou du cul d'un doigt, et de l'autre main, il a soulevé son pieu de chair vers ma figure.
— Suce-le, Kusakabe, fais-le devenir bien dur et surtout mets bien de la salive, si tu ne veux pas qu'il te fasse trop mal quand je vais te le mettre dans ton petit cul de pute ! a-t-il sèchement ordonné.
J'ai regardé ce serpent de chair rose s'approcher lentement, mais inexorablement à mon visage, de mes lèvres. Je me sentais fasciné. Je l'ai prise dans ma bouche, il m'a posé une main sur la nuque et a attiré ma tête vers son membre. J'ai senti la pointe effleurer mes lèvres et pousser. J'ai ouvert davantage la bouche et j'ai senti la colonne de chair, chaude, ferme, m'envahir, me pénétrer, glisser en moi et durcir encore plus.
— Ne me fais pas sentir tes dents, petite nana !
Sans lâcher ma tête, il a continué à pousser du doigt dans mon trou et à baiser ma bouche en arrivant parfois au fond de ma gorge.
— Bouge ta langue, suce-moi, pute ! a-t-il commandé.
J'ai obéi. Son doigt, là, dans mon derrière me gênait un peu, mais son membre dans ma bouche me plaisait… me plaisait beaucoup. L'odeur aussi qui émanait de son pubis était nouvelle, inconnue, mais… enivrante. Odeur de mâle, odeur de sexe, odeur de désir…
Il a continué à baiser ma bouche un moment, puis il l'a sorti.
— Bon, écarte bien les fesses, maintenant, Kusakabe. Et je te conseille de te détendre si tu ne veux pas trop souffrir, parce que, de toute façon, je vais te la mettre jusqu'au fond, dans ton petit cul de femelle ! Tu as compris ?
Je n'ai pas répondu.
— Tu as compris, petite pute ? a-t-il brutalement demandé.
Oui… professeur, ai-je alors murmuré.
Il a disparu de mon champ visuel, il s'est mis à genoux entre mes jambes en les écartant au maximum.
— Écarte les fesses, petite pute !
J'ai obéi. J'ai mis mes mains sur mes fesses et je les ai écartées le plus possible. Et je l'ai senti se pencher sur moi.
J'avais peur, mais je voulais qu'il me baise ! J'ai senti le bout pousser sur ma rosette de chair, avec force et j'ai tout de suite ressenti douleur et plaisir étrangement mêlés. Instinctivement je me suis crispé.
— Ne serre pas, imbécile ! m'a-t-il dit, énervé. Pousse comme si tu étais constipé, et détends-toi. Il vaudrait mieux, parce que je ne m'arrêterai pas avant de te l'avoir enfilé jusqu'au bout ! Plus tu serreras et plus tu auras mal. Et ce n'est pas mon problème.
J'ai essayé de faire comme il avait dit et il a commencé à entrer en moi. C'était comme s'il me dilatait au point de déchirer les muscles de mon trou. La douleur est arrivée, lancinante, mais aussi le plaisir. Au lieu d'une pression continue, il donnait à présent des coups brefs et forts.
À chaque poussée je l'entendais dire : « Ouais ! Comme ça… Ouais ! Comme ça… Ouais ! Comme ça… » dans une litanie incessante.
Il me pénétrait, m'envahissait, me remplissait à peu à peu, en me tenant prisonnier par les poignets, les bras au-dessus de la tête, contre le tatami. Je n'ai jamais été masochiste, pourtant cette douleur me plaisait ! Ou pour mieux dire, j'aimais ce qu'il me faisait même si ça me faisait mal. J'aimais le sentir entrer en moi, alors j'ai accepté cette douleur. Et j'ai enfin réussi à me détendre et il est rentré en moi d'un coup. J'ai poussé un bruyant gémissement, mais, instinctivement, j'ai soulevé le bassin à sa rencontre. Je sentais les boutons de son gilet contre mon dos, les petites dents de la fermeture ouverte de son pantalon contre mes fesses et dans mon trou dilaté à fond, cette dure, chaude, ferme colonne de chair.
Il a lâché mes poignets et m'attrapé par les épaules. Poussant sur ses bras et ses genoux, il s'est mis à monter et descendre sur moi, me pilonnant avec énergie. Le frottement puissant et rapide de ce piston brûlant m'enflammait l'anus, mais il provoquait un tel plaisir que j'ai senti mon membre durcir et pulser sous moi, contre le futon. Une partie de moi voulait que ce supplice finisse vite, mais une autre aurait voulu qu'il ne cesse jamais.
Enfin, ses mains ont lâché mes épaules. Il les a passées sous mon ventre et il m'a étreint, presque soulevé, pendant qu'il se poussait en moi avec fureur et il a déchargé dans une série de fortes contractions en m'inondant les viscères avec un long gémissement rauque.
À cet instant, avec une parfaite lucidité, j'ai pensé, « J'aime trop me faire enculer, je suis gay ! »
Pendant quelques secondes il est resté immobile. Il haletait légèrement. De nouveau, j'ai senti les dents de la fermeture gratter sur mes fesses. Et puis il s'est retiré de moi avec un « plop » sourd et j'ai ressenti un dernier flash de douleur et une grande sensation de vide. Je n'ai pas bougé. Je l'ai senti se relever.
— Rhabille-toi, à présent, Kusakabe.
Je me suis relevé sans le regarder. À chaque mouvement que je faisais, les flashes douloureux revenaient. Je me suis rhabillé et il s'est mis devant moi.
— Cette fois, ça s'arrête là. Je ne te dénonce pas, je pense que tu n'es pas près d'oublier cette punition. Mais rappelle-toi, je te tiens à l'œil et à la prochaine bêtise que tu fais, ça ne sera plus le même prix ! Si tu ne peux pas te retenir, ne fais ces choses que si tu es seul dans ta chambre, sur ton futon, tout seul. Ou mieux encore, chez toi, enfermé dans les toilettes. On ne fait ça ni à l'école ni dans des lieux publics où d'autres peuvent le voir ! C'est clair ?
— Oui…
— Plus fort !
— Oui, professeur !
— Et cherche une fille, c'est plus sain !
J'ai répondu, « Oui, professeur ! », mais j'ai pensé qu'aucune fille n'aurait une belle queue pour me la mettre d'abord dans la bouche et ensuite dans le cul !
Il est sorti et cette fois, j'ai fermé la porte à clé, j'ai rouvert mon pantalon et je me suis remis à me masturber furieusement, en repensant au plaisir que m'avait procuré cette soi-disant punition.
Jusqu'alors, je n'avais pensé ni aux filles ni aux garçons. Avec les potes, on blaguait sur les filles, parfois de façon vulgaire, mais au fond je n'avais jamais été intéressé ni attiré par les filles. Et pas non plus par les garçons… du moins jusque là. Pendant que je me branlais, j'ai commencé pour la première fois à penser avec quels copains, quels professeurs, quelles connaissances j'aurais bien voulu refaire cette expérience.
Je venais de jouir quand le téléphone a sonné. C'était mon père. Il m'a dit que pour le retour, je ne devais pas rentrer à Tokyo avec les autres, mais aller à Kyoto. Il m'avait réservé une chambre dans un hôtel et prévenu le Principal que je rentrerais seul. Le Principal devait informer le professeur responsable. Le lendemain, je devais téléphoner de Kyoto à une de ses connaissances pour aller chez lui prendre un paquet et le ramener à mon père par le Shinkansen du soir dans lequel j'avais une place réservée, et que le billet m'attendrait à la réception de l'hôtel.
Le lendemain, mon derrière me faisait encore mal quand je marchais, quand je me levais ou je m'asseyais, mais j'ai réussi à faire en sorte que personne ne s'en rende compte. Le professeur faisait comme si rien ne s'était passé entre nous et j'ai fait pareil.
À la fin du voyage, on est allés à la gare et on est partis. Mais, pendant que les autres continuaient vers Tokyo, je suis descendu à Kyoto et j'ai été à l'hôtel. J'ai pris la chambre qui m'était réservée et je suis allé dîner dans un petit restaurant à côté de l'hôtel. Il était environ neuf heures et je n'avais pas envie de rentrer. Alors, j'ai décidé d'aller faire un tour. Je ne connaissais pas du tout Kyoto et me promenais au hasard, en faisant juste attention à pouvoir retrouver l'hôtel. Je me suis retrouvé sur les berges de la rivière devant un pont. Je me suis
demandé si je traversais et j'ai décidé que non. J'ai marché sur la berge et je me suis assis. Malgré l'heure, il y avait pas mal de passants sur la berge de gravier.
Au bout d'un moment, quelqu'un s'est assis à côté de moi. Je ne l'ai pas regardé. Et puis une voix basse, chaude m'a demandé, « Do you speak English ? ».
Je me suis tourné, c'était un américain, de vingt-cinq, trente ans, blond, les cheveux coupés très courts, un sourire éclatant et des yeux couleur de cendre.
Hésitant, j'ai répondu, « Just a little… » en répondant à son sourire.
Il s'est présenté, moi aussi. C'était un marin en permission, son bateau était à Kobe. Il était à Kyoto depuis quatre jours et il lui en restait trois. Il m'a demandé qui j'étais, ce que je faisais à Kyoto. Il a semblé étonné que je sois seul. Ou même, plutôt qu'étonné, agréablement intéressé…
On a discuté une petite heure, côte à côte, de tout et de rien, parfois en regardant la rivière, parfois en se regardant.
— You are so handsome! a-t-il dit d'un coup.
— Thank you.
— I want to kiss you!
Un peu inquiet, je me lui ai demandé avec étonnement, « Here? ».
Il a répondu en souriant.
— Why not? Nobody is here now. And nobody knows us, anyway!
Et m'a pris par le bras et m'a attiré à lui.
Il m'a embrassé ! Sur la bouche. J'ai senti sa langue dans ma bouche et je me suis senti en flammes ! C'était mon premier baiser et j'aimais ça. J'aimais trop ça. Il m'a passé la main entre les jambes, il m'a palpé et il a senti que j'étais excité.
— You're a hot boy ! a-t-il joyeusement chuchoté.
Il m'a encore embrassé, et puis il s'est levé en m'attirant par la taille.
— Come with me…
Je l'ai suivi sans aucune hésitation. Il ne m'a pas conduit dans son hôtel, mais dans un hôtel de passe. On est monté dans la chambre, il m'a enlacé et il m'a encore embrassé et j'ai senti son érection pousser contre moi. Il nous a déshabillé tous les deux et je l'ai laissé faire, heureux de ma chance. Et pendant qu'il me déshabillait et me caressait, il m'embrassait partout, me léchait, me suçait et ça m'excitait incroyablement. Il avait un corps puissant, mais sans un poil de graisse, viril, beau ! Quand on a été nus, il m'a pris dans ses bras, m'a soulevé et déposé sur le lit.
— You are so beautiful, Ken ! I want to fuck you !
J'aurais bien voulu, mais ça me faisait encore mal, alors j'ai dit :
— No, please…
— Why? You'll like it !
Pour lui expliquer au mieux, je lui ai dit :
— I like fuck. But was fucked hard two days before and I feel hurt.
— Oh, poor boy ! I understand. Well we'll just sixtynine, ok ?
— Sixtynine? What that is?
Il ne m'a pas répondu, n'a rien expliqué. On l'a juste fait, couchés sur le lit. Comme il le faisait ! Il la léchait, la suçait, il me mordillait, léchait et suçait mes boules, les tripotait… et je cherchais à l'imiter. C'était terrible de sucer et d'être sucé en même temps. Et puis il me frottait et agaçait mes tétons en augmentant ainsi incroyablement mon plaisir. Et j'ai joui d'un coup, avec une intensité encore jamais éprouvée et j'ai été effaré de m'apercevoir qu'il buvait tout mon sperme ! Je n'avais pas encore fini de me vider dans sa bouche, qu'il a joui dans la mienne et j'ai bu moi aussi. Le goût était bizarre, mais bon, chaud, doux-amer, crémeux…
Il s'est retourné et m'a embrassé sur la bouche et j'ai senti le goût de mon sperme, il était différent, plus léger, plus doux…
— You are just my third japanese boy, but by far the best…
J'étais heureux.
On s'est lavés et rhabillés et on est sortis. On s'est salué et je suis rentré à mon hôtel. Pendant que je m'endormais, j'ai pensé que c'était dommage que je n'ai pas pu me laisser mettre par le beau marin américain. Mais j'avais beaucoup aimé avoir son membre et son sperme dans la bouche et le mien dans la sienne. C'était vraiment bien d'être gay ! Je n'avais jamais pensé aux gays. Évidemment, je savais qu'ils existaient, mais avec les potes, on en parlait avec des petits sourires en rigolant et de toute façon il ne m'était pas venu à l'idée que j'en sois ni que ça me plaise tant. Et puis si la baise de « punition » que m'avait infligée mon professeur m'avait plu, je savais qu'avec le marin, c'était différent du sexe, surtout du sexe brutal avec le professeur. Je me doutais que le membre du marin dans mon derrière m'aurait fait moins mal et donné plus de plaisir, pas parce qu'il était plus petit que celui du professeur, mais parce que l'américain avait une autre attitude. Le professeur avait voulu me faire mal, pas le marin, il voulait me faire jouir.
Il fallait que je trouve quelqu'un avec qui faire l'amour, pas baiser.
Pendant plusieurs mois, j'ai fantasmé sur des hommes avec lesquels faire l'amour, mais je ne savais par où ni comment les rencontrer. Évidemment, j'ai continué à faire des blagues sur les filles avec les copains. Mais à présent, aux bains ou dans les douches, en voyant certains de mes copains à poil, je bandais et je n'arrivais pas toujours à le cacher.
Une fois, l'un d'eux a dit en riant, « Kusa-kun, tu penses trop aux filles, tu te fais du mal ! »
J'ai rigolé aussi, mais j'ai rigolé parce que je pensais, « Si tu savais à quoi je pense vraiment… »
Je ne pensais pas à lui, mais à un autre pote plus développé que nous tous… Les garçons plus âgés ou les jeunes hommes déjà mûrs m'attiraient plus que mes copains. En cachette de mes parents, j'ai commencé à fréquenter les bains publics pour voir des hommes nus. Mais ce n'était évidemment pas là que je pourrais trouver des partenaires.
À dix-huit ans, à la fin du lycée, j'ai décidé d'aller à Shinjuku Nicchome, où j'avais entendu dire qu'il y avait un quartier gay. Si je me rappelle bien, ça devait être en janvier ou février. Il faisait encore très froid. Au début, sauf qu'on ne voyait presque pas de filles, ça m'a paru presque pareil à n'importe quel autre quartier de plaisir...
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