Mots Emois

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Fulgurances... aphorismes... musique tragique ou débridée... compositions légères parfois jusqu'au dépouillement... la polysémie... le bon sens et l'abstraction... enfantin ou surréaliste...

Cet homme est grave jusqu'à la folie douce.


20140326
Publié le : mercredi 23 février 2011
Lecture(s) : 3
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782313001905
Nombre de pages : 62
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W I L L I A M  R A D E T

Mots Émois

derrière mes paupières – être ou suivre

POÉSIE



 

 

 

ÉDITIONS CHEMINS DE TR@VERSE

 

 

Mes paupières écran

sont blanches à l’intérieur

 

Quand je ferme les yeux

la projection commence

 

derrière
mes paupières

Pour jouir de l’ensoleillement

restez en lisière  

et dans l’ombre douce

régalez-vous de lumière

 


 

J’écris pour sortir de l’ombre

jusqu’à venir pleurer

dans la lumière... 4

Jusqu’à m’aveugler

et retourner dans l’ombre

pour écrire encore

 


 

Avant que la langue ne remue

que le bras ne bouge

que la plume ne gratte

une autre idée déjà...  

qui noie la première

 


 

Je suis écrou  

qui se desserre lentement

sous les trépidations de la machine

Je me croyais écrou essentiel…

 

un pas de plus et je tombe tout au fond

là où l’on ne regarde jamais

tout au fond de la machine…  

qui continue

 


 

Je suis une marionnette cassée

mes yeux sont tombés à l’intérieur

 


 

Dans le petit vent presque silencieux

qui précède l’orage  

j’ai l’alarme à l’œil

 


 

Larme sale

L’arme sale

 


 

Pleurésie...

Je pleure de l’intérieur

pour éteindre une inflammation du cœur

 


 

J’étais de boue

Je suis debout

 


 

J’ai crié très fort dans mon faible intérieur

« Y a-t-il une âme qui vive ?...

qui vive... qui vive... qui... »

et suis resté sur le qui-vive

 


 

Je suis barque

que l’on pousse du pied gauche

en posant le droit sur la brosse verte de la rive

 

J’était tant occupée à vous guider

à glisser vers le bonheur en silence

que vous m’avez oubliée

 

Plus personne pour écoper

l’eau pénètre de toute part

je me noie seul

 

Tout est beau sur le lac

le ciel, l’eau, les oiseaux…

sur l’île, des cris, des rires

 


 

Être :

étrange

étron

né d’une étreinte

 


 

Je trie les cris

dans la douleur de mes écrits

 


 

J’écris plus fort

que je ne crie

 


...

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