note sur le codage informatique

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L’ÉDUCATION AU NUMÉRIQUE : APPRENDRE LE CODAGE À L’ECOLE Avril 2014 2 APPRENDRE LE CODAGE À L’ÉCOLE Dossier édité par le Think Tank Refonder la Droite Co-Présidents : Jonas Haddad et Michael Miguères Secrétaire Général : Guillaume Caristan Toute correspondance est à adresser au : 88 ter, rue Michel-Ange, 75016 Paris Email : contact@refonderladroite.fr 3 APPRENDRE LE CODAGE À L’ÉCOLE Education 2.0 ou pourquoi apprendre le codage à l’école Le 1er octobre dernier, Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a affirmé vouloir placer l’éducation au numérique au rang de « grande cause nationale », afin que bientôt tous les Français puissent devenir des utilisateurs avertis des outils numériques. Dans la même lignée, en février dernier le ministère de l’éducation, sous l’égide de Vincent Peillon, a créé la Direction du Numérique pour l’Education (DNE). Ce nouvel instrument qui permet au gouvernement de montrer sa volonté de s’impliquer davantage dans une véritable transition vers le numérique, aura pour mission principale d’accompagner l’entrée de l’école dans l’ère 2.0. Ainsi, on assiste aujourd’hui à une véritable prise de conscience des pouvoirs publics français, qui perçoivent désormais que la France ne peut plus se permettre de rester à l’écart du développement des nouvelles technologies.
Publié le : jeudi 22 mai 2014
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L’ÉDUCATION AU NUMÉRIQUE : APPRENDRE LE CODAGE À L’ECOLE
Avril 2014
2APPRENDRE LE CODAGE À L’ÉCOLE
Dossier édité par le Think Tank Refonder la Droite Co-Présidents : Jonas Haddad et Michael Miguères Secrétaire Général : Guillaume Caristan Toute correspondance est à adresser au : 88 ter, rue Michel-Ange, 75016 Paris Email : contact@refonderladroite.fr
3APPRENDRE LE CODAGE À L’ÉCOLE
Education 2.0 ou pourquoi apprendre le codage à l’école Le 1er octobre dernier, Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a affirmé vouloir placer l’éducation au numérique au rang de « grande cause nationale », afin que bientôt tous les Français puissent devenir des utilisateurs avertis des outils numériques. Dans la même lignée, en février dernier le ministère de l’éducation, sous l’égide de Vincent Peillon, a créé la Direction du Numérique pour l’Education (DNE). Ce nouvel instrument qui permet au gouvernement de montrer sa volonté de s’impliquer davantage dans une véritable transition vers le numérique, aura pour mission principale d’accompagner l’entrée de l’école dans l’ère 2.0. Ainsi, on assiste aujourd’hui à une véritable prise de conscience des pouvoirs publics français, qui perçoivent désormais que la France ne peut plus se permettre de rester à l’écart du développement des nouvelles technologies. Notre monde est en train de changer, de subir de profondes transformations dues aux nouvelles technologies et à leur usage de plus en plus poussé par la société civile, dans chaque aspect de la vie quotidienne. Nous utilisons ces instruments tous les jours mais sans forcément en être des utilisateurs avisés. Mais plus que des consommateurs de nouvelles technologies, ne devrions-nous pas être capable de comprendre les outils que nous utilisons au quotidien et qui nous fascinent tant ? C’est la réflexion qui est menée depuis quelques années par certains gouvernements dans le monde et qui a conduit bon nombre d’entre eux à la conclusion que dès leur plus jeune âge les enfants devraient être formé à l’informatique et notamment au codage, tout comme ils apprennent les langues étrangères de plus en plus tôt. Beaucoup d’experts politiques insistent très justement sur l’idée que la cause la plus importante pour la politique publique doit être l’éducation, une éducation qui elle aussi doit pouvoir bénéficier des avancées numériques et ainsi s’adapter à de nouveaux apprentissages.
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I/ La France doit rattraper son retard en matière d’éducation au numérique
 1.1Un constat alarmant
En France, la formation au codage n’en est encore qu’à ses débuts puisque c’est une matière encore limitée aux professionnels des NTIC, sans compter que la figure du « geek » est encore bien présente chez les Français et montre que la programmation n’a pas véritablement bonne presse. Selon une étude menée par le site internet Evalu.it lancé par Vodeclic en 2011, étude publiée au cours de l’année 2012 après que 20 000 personnes aient répondu aux questionnaires permettant de tester leur niveau en informatique, les résultats sont éloquents.Globalement le niveau est faible avec une note de 7,18/20, sans distinction particulière entre hommes et femmes. Ces résultats font écho à l’étude menée en 2010 par le Credoc (Centre de Recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) qui s’est intéressé à la perception des Français sur leur compétence informatique. Ainsi 47% des Français se déclaraient incompétents dans l’utilisation de l’informatique. Par ailleurs en 2010, seul 20% des Français utilisaient internet pour chercher un emploi.
 1.2Un besoin de formation pour toutes les tranches d’âge
Sur le facteur de l’âge les résultats sont également intéressants, car ils montrent que le niveau informatique reste le même pour les plus de 40 ans et pour la génération des digital natives (15-26 ans). En effet même s’ils sont plus à l’aise pour utiliser un ordinateur car ils arrivent à s’en servir de façon intuitive, une utilisation correcte et productive ne va pas de soi non plus. Tous auront besoin d’une formation adéquate et d’un accompagnement face à un secteur numérique en constante et rapide évolution. Courant février 2014 le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a annoncé la création de la Direction du Numérique de l’éducation (DNE), projet en cours depuis un an, qui permettra aux enseignants d’être mieux formés au numérique. Les objectifs fixés pour 2017 s’articulent autour de la formation des enseignants, de l’accessibilité des ressources numériques et films d’animations pédagogiques, l’accentuation de l’apprentissage en anglais, l’Environnement numérique de Travail (ENT) Le ministère de l’Education concentre donc ses efforts sur les enseignants mais qu’en est-il de la formation des écoliers ? Fleur Pellerin, l’ancienne Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, souhaitait mettre en place une sorte d’éveil au numérique et affirmait :"Apprendre à coder ou à développer peut permettre aux jeunes de
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comprendre comment est construit l’univers digital dans lequel ils évoluent, et de développer une distance critique". L’apprentissage du codage a de multiples avantages. Steve Jobs disait même que « tout le monde devrait apprendre à programmer un ordinateur car cela apprend à penser », tout comme les défenseurs du développement de l’apprentissage au numérique et à l’informatique dans les écoles. Les programmes informatiques sont une suite d’algorithmes qui eux-mêmes constituent un langage propre, utilisé non seulement par les outils informatiques mais également dans la nature. Sous-jacents à ces algorithme se trouvent des notions fondamentales qu’il faut enseigner aux enfants (telles que la parallélisme ou la récursivité). 1.3 Desinitiatives encore trop timides Mais dans les faits cette volonté de former les jeunes écoliers ne se distingue pas encore très bien puisque même si un nouvel enseignement a certes vue le jour au lycée, intitulée « informatique et sciences du numérique » elle n’est réservée qu’aux lycéens ayant choisi la filière scientifique, la première session ayant eu lieu en 2013. Il n’est pas impossible que la matière soit plus tard introduite dans les autres filières. On peut citer Le Wagon, initiative qui propose aux étudiants de suivre deux mois de formation afin de pouvoir réaliser leur projet web. Ou encore la mise en place de premiers BootCamps en 2012 comme Simplon.io, une « fabrique de codeurs entrepreneurs » comme elle se définit elle-même et qui dispense des cours à travers toute la France. Ces projets rassemblent plutôt des individus déjà salarié, qui estiment, avec raison, que l’apprentissage de la programmation leur permettra de relancer leur vie professionnelle et leur donnera peut-être même les armes pour pouvoir créer leur propre affaire. 1 débutPar ailleurs, par le biais d’une lettre adressée au Président de la République 2014 des informaticiens ont souhaité attirer l’attention du gouvernement sur le manque d’initiative en direction de la formation/éducation au numérique (les contributeurs sont des responsables d’associations mais aussi des présidents et directeurs de centres et d’instituts de recherche, des enseignants-chercheurs et des industriels). 1 Voir annexe
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II/ Pourquoi apprendre spécifiquement à coder ? 1.1 Prendreconscience des évolutions Selon un sondage mené par Opinion Way et Technophiles publié en novembre dernier, qui s’est intéressé à « l’attitude et la consommation9% 11% Utilisateurs des Français face aux nouvelles technologiesavisés », on peut constater que les nouvelles Prudents 25% 29% technologies font partie des centres d’intérêt de la majorité des Français, maisPragmatiques également qu’ils n’ont pas tous le même 26% Technophobes rapport (voir schéma). Ainsi plus de 75% des sondés se déclarent « intéressés » voire « passionnés » par le High Tech. Qu’ils soient novices, pratiquants confirmés ou experts, tous affichent la même volonté d’apprendre. Par ailleurs 66% des foyers sont multi équipés (appareil photo numérique, TV écran plat, ordinateur et smartphones).Les technologies informatiques sont donc omniprésentes dans notre quotidien. Elles constituent un secteur en plein essor et touchent à tous les domaines économiques. Plus qu’un simple peuple de consommateurs, la France doit devenir un peuple de producteurs technologiques. Or la capacité de la Franc à devenir un acteur incontournable des nouvelles technologies informatiques ne pourra passer que par des efforts conséquents sur la formation des générations actuelles et futures. Aujourd’hui la demande ne correspond pas à l’offre sur le marché de l’emploi du numérique, et c’est ce que pointe du doigt depuis des années Syntec numérique, le syndicat regroupant toutes les entreprises du secteur numérique. Il y a un réel besoin en informaticiens et l’école 42 (école gratuite, ouverte à toute personne âgée de 18 à 30 ans, possédant ou non un diplôme) et fondée par Xavier Niel, illustre parfaitement ce décalage. De plus en plus de personnes perçoivent clairement l’existence de nombreux débouchés, de nombreuses opportunités offertes dans le secteur du numérique ; pour preuve, l’école a reçu 40 000 candidatures pour 1000 candidats retenus. Nos vies, nos collectivités, nos lieux de travail sont de plus en plus régis par des systèmes informatiques, par des algorithmes et des programmes informatiques dont ne saisissons pas l’ampleur et dont nous ne comprenons pas le fonctionnement. Certains répliqueront que nous utilisons la voiture tous les jours mais qu’on nous ne savons pas en construire une. Et ce serait exact de le dire, néanmoins la voiture n’est manifestement pas (encore) interconnectée avec nous au même degré que ne le sont
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tous les outils numériques de notre quotidien, quasiment des extensions de nous-même dans le cas du téléphone portable. Les gains de productivité à tirer d’une meilleure connaissance des outils informatiques à l’échelle de toute une population de travailleurs sont considérables.
1.2 Permettre une spécialisation plus poussée des techniciens
Apprendre le codage dès l’école primaire deviendra bientôt quasiment aussi important que maîtriser l’anglais. Si tout le monde possède une formation minimale en programmation alors les ingénieurs informatiques pourront se spécialiser de plus en plus. De nouvelles innovations verront le jour et de nouveaux emplois seront créés, sans compter le fait que les milliers de postes encore vacants aujourd’hui ne le seront plus. Les secteurs numériques étant ceux possédant une valeur ajoutée très forte, les gains en termes de croissance à espérer seront cruciaux.
1.3 Maîtriser la technologie pour qu’elle ne nous contrôle pas
Nous baignons dans la technologie mais nous ne faisons que la consommer, une nouvelle ignorance est en train d’apparaître qui pourrait se révéler dangereuse dans l’avenir,et être un facteur d’exclusion, voire même de contrôle. 2 Et c’est justement le propos de Douglas Rushkoff, essayiste américain: «Si nous ne construisons pas une société sachant au moins qu’il y a quelque chose qui s’appelle la programmation, nous finirons par ne pas être les programmeurs, mais les utilisateurs, ou, pire, les utilisés ». L’école républicaine française doit revoir ses priorités et ses méthodes d’apprentissagedevient fondamental que l’éducation puisse s’améliorer les. Il 3 innovations technologiques. Comme l’a très bien perçu Michel Serres, la génération Y est une génération mutante, qui doit s’adapter rapidement à un monde dont les changements sont extrêmement rapides, comparés au temps qu’il a fallu pour passer de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimerie par exemple. Aux enfants et aux jeunes on ne demande plus les mêmes choses, leurs vocabulaires est enrichi de milliers de nouveaux mots et leur façon d‘utiliser leur cerveau est différente dans cette nouvelle ère numérique. Un formidable défi que décrit le philosophe, qui appelle à de l’indulgence envers cette jeunesse d’une ère nouvelle.Comme le dit le philosophe l’école, les universités vivent une crise sans précédent à laquelle elles vont devoir s’adapter. Mais l’adaptation devra avoir lieu rapidement pour ne pas gaspiller un temps économique qui avance beaucoup plus rapidement qu’à l’époque du développement des industries lourdes. 2 Douglas Rushkoff,Program or be programed, 2010 3 Michel Serres, philosophe français, auteur dePetite poucette,2011
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Grâce à la révolution du numérique les élèves pourraient retrouver leur intérêt et leur motivation pour l’école. Il adéjà été démontré que l’utilisation du numérique permet de diminuer l’ennui et de lutter contre 20% des grandes et très grandes difficultés d’apprentissage. Nous pourrons être capable grâce aux neurosciences d’adapter les méthodes d’enseignement afin d’optimiser l’apprentissage des enfants. La formation à la programmation dès le plus jeune âge peut aussi présenter d’autres avantages, comme l’explique Mike Warriner, directeur de l’ingénierie chez Google, qui affirme non seulement que nos enfants sauraient le codage mais que cela leur permettrait de développer d’autres aptitudes sociales telles que "la collaboration, l'interaction... des connaissances qui peuvent être utilisées à l'école ou même dans la vie de tous les jours"
III/ Apprendre le codage à l’école : déjà une réalité ailleurs
1.1 En Europe
Depuis quelques années l’Estoniea choisi de miser sur l’apprentissage du codage pour ses jeunes écoliers. Ainsi grâce à cette initiative appelée ProgeTiiger les enfants de 7 à 16peuvent s’y mettre. Petit à petit ce programme est devenue une option phare proposée dans plus de 20 établissements depuis 2012, grâce à laquelle les enfants peuvent créer leur propre application pour n’importe quel support du quotidien (téléphone, ordinateur, tablette, etc.). D’abord présenté sous forme de jeu, l’exercice de programmation devient de plus en plus complexe au fur et à mesure de l’avancement scolaire des enfants. Fin 2013 laFinlandeannonçait à son tour que l’apprentissage du codage informatique serait mis en place dès l’école primaire. Alexandre Stubb, ministre finlandais des Affaires européennes et du Commerce extérieur ajoutait : « Ce serait une excellente idée que le codage, en volontariat ou non, comme sujet à l'école. Les enfants d'aujourd'hui grandissent comme des étrangers à la technologie, et le plus tôt ils y seront initiés, le mieux ce sera ». Il insiste enfin sur le fait que le gouvernement finlandais possède l’un des meilleurs systèmes éducatifs et que le progrès est la clef de tout. Il ajoute ainsi : « Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles façons d’innover ». Enfin auRoyaume-Unila réforme aura lieu à la rentrée prochaine, une initiative préparée depuis 1 an et soutenu par les géants de l’informatique tels que Microsoft, Google, IBM et Facebook à travers contribution de 25 000 livres sterling. L’apprentissage sera donc obligatoire dès l’école primaire, les enfants de 5 à 16 ans
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devront ainsi apprendre à maîtriser un nouveau langage (que ce soit en HTML, JavaScript, PHP, SQL, etc). Dans le même temps le site officiel du mouvement, Year of code, montre que « 60% des gens pensent que le codage informatique est une compétence importante sur le marché de l’emploi aujourd’hui » et que « 1 personne sur 6 n’a pas les compétences numériques de base ». 1.2 AuxEtats-Unis, pays de la Silicon Valley Conscient de l’importance de l’enjeu, aux Etats-Unis le président Barack Obama lui – même est intervenu le 9 décembre dernier lors de la semaine de l’éducation aux sciences de l’informatique organisée par les associations Code.org et Computing in the core afin d’encourager les jeunes générations d’Américains à apprendre le codage. « Apprendre ces compétences n’est pas juste important pour votre futur, c’est important pour l’avenir de notre pays. Si l’on veut que les Etats-Unis restent à la pointe, nous avons besoin que les jeunes Américains comme vous maîtrisent les outils et les technologies qui changeront le monde de demain ». Un message que les Américains ont parfaitement reçu : en effet le New York Times a montré que la fréquentation des cours du soir pour apprendre à programmer est en train de battre des records. Les individus qui suivent ces cours affirment ne pas avoir pour ambition de devenir le nouveau Mark Zuckerberg mais simplement de pouvoir comprendre davantage les nouvelles technologies. Manifestement les formations à l’informatique offertes aujourd’hui dans les écoles ne correspondent plus aux besoins et à l’évolution de la société et du numérique en lui-même (rappelons qu’1 million d’emploi dans le numérique ne sont pas pourvus chaque année). Faire des recherches internet, savoir déplacer un curseur sur un écran, ces maigres connaissances, intuitivement acquises pour la plupart, ne suffisent plus. Néanmoins une certaine prudence est nécessaire, il ne s’agit pas là de créer une génération de « geek », passionné du monde virtuel/déconnecté de la vie réelle, mais bien de prendre en compte les changements induits par le progrès. Nous ne souhaitons pas uniquement que la France prenne le train en marche, mais aussi qu’à terme elle puisse occuper une place de meneur dans ce mouvement. La spécificité du système éducatif français pourrait s’avérer être une force si les politiques parviennent à saisir à temps tout l’enjeu des applications du numérique. De plus, l’apprentissage et le développement numérique permettra de réduire les fractures sociales et géographiques qui sont un frein à la réduction des inégalités et à la croissance économique.
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IV/ Proposition Nous proposons que l’apprentissage du codage dès l’école primaire et jusqu’à la classe de seconde sous le format de cours numériques obligatoire et de manière plus poussée par des cours optionnels. La poursuite de l’apprentissage du codage sera optionnelle à partir de la classe de Première et pourra également être choisi comme option au bac, comme cela est déjà possible depuis 2013 pour les séries S.
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Annexe : *Lettre ouverte adressée au Président de la République « Monsieur le Président, L’informatique a donné naissance à une industrie du même nom, puis à une culture qui a pris une place considérable dans notre société, le numérique. La politique volontariste, la formation au numérique et par le numérique, que vous avez voulue, a pour but d’accompagner l’entrée de notre pays dans le monde du numérique.
Cette politique n’a une chance de réussir que si elle s’accompagne d’un développement massif de l’enseignement de l’informatique qui est la clé de la compréhension du monde numérique en construction.
Mais, au-delà de cette nécessaire compréhension par chaque citoyen du monde dans lequel nous vivons, la France doit aussi former des ingénieurs et des scientifiques qui ne sachent pas seulement utiliser des outils numériques mais qui sachent aussi en développer. Il en va de la compétitivité de nos entreprises. Il en va de notre capacité à rester à la pointe de l’innovation. Il en va du combat essentiel que vous menez pour l’emploi. Vos homologues chefs d’état et de gouvernement Barack Obama et David Cameron se sont exprimés publiquement pour inciter leurs jeunes compatriotes à apprendre à programmer, à apprendre l’informatique. Ce mouvement se renforce dans de nombreux pays, en Finlande, en Israël, en Corée, etc. La France ne peut pas rester à la traîne. Un enseignement a été créé à la rentrée 2012 en terminale S et des initiatives importantes ont été prises récemment par le ministre de l’Éducation nationale, notamment pour les classes préparatoires aux grandes écoles. Mais cet effort ne suffira pas à placer notre pays dans le peloton de tête des nations qui décideront de l’innovation. Cet enseignement est notoirement fragilisé par la pénurie d’enseignants bien formés en informatique. Cela ne peut surprendre, il s’agit là d’un effort considérable à réaliser dans des temps de contraintes budgétaires. C’est bien pourquoi seule une parole publique forte peut permettre de donner sa dimension nécessaire à un tel programme. Monsieur le Président, nous comptons sur vous. Vous pouvez décider d’accorder à l’informatique sa place dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture de l’Éducation nationale, de faire entrer l’informatique en tant que discipline à part entière dans le système éducatif français, avec des initiations à l’école primaire et une entrée dès le collège, de créer un Capes et une agrégation d’informatique, et ainsi un corps enseignant de jeunes diplômés en informatique issus de nos universités et de nos écoles. L’enseignement de l’informatique peut et doit devenir le fleuron de l’éducation nationale, l’étendard de votre action de modernisation de notre pays ».
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