Coup de jeune

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Livre réalisé par les élèves du lycée Jean Moulin de Pézénas 2012-2013 2 3 L orsque je n’existais pas. Un monde noir, un monde blanc, un monde gris ? Qu’était donc avant ce monde d’aujourd’hui ? Je ne sais pas. Peut-être n’était-ce aucun d’eux. Un monde coloré, mais trop vaporeux ? Car disparu trop vite, pour être vu de mes yeux. Paysages nus d’une page blanche immaculée ? Ou bien rues de naufrages d’étranges âmes égarées ? Je peine à imaginer un monde bleu, un monde rose. Je peine à imaginer un monde heureux, un monde morose. Tout est gris, tout est frêle. Un monde pris dans l’intemporel. Le monde d’hier est sûrement celui d’aujourd’hui. Un monde amer qui anéantit dès la naissance la vie. Alors dans l’inconnu je m’élance, et je crie. J’exalte ma venue, je pense et j’écris. 4 Tatjana Gouin Quand je n’existais pas Elisa Borras Moi qui n’étais pas encore de ce monde. Moi qui n’étais rien je ne pensais pas à l’avenir ni à mon passé vu que je n’en avais pas. Ma vie était simple car je n’en avais pas. Mais remontons bien plus loin. Au-delà de la pensée. Faisons un retour en arrière. Arrêtons- nous quelques instants dans le passé. Oublions le futur et allons en arrière. Rappelons-nous les souvenirs qui n’étaient même pas les nôtres. Sortons de l’ordinaire et pensons à une vie lointaine. Bref, abrégeons.
Publié le : jeudi 11 septembre 2014
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Livre réalisé par les élèves du lycée Jean Moulin de Pézénas 2012-2013
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Lorsque je n’existais pas. Un monde noir, un monde blanc, un monde gris ? Qu’était donc avant ce monde d’aujourd’hui ? Je ne sais pas. Peut-être n’était-ce aucun d’eux. Un monde coloré, mais trop vaporeux ? Car disparu trop vite, pour être vu de mes yeux. Paysages nus d’une page blanche immaculée ? Ou bien rues de naufrages d’étranges âmes égarées ? Je peine à imaginer un monde bleu, un monde rose. Je peine à imaginer un monde heureux, un monde morose. Tout est gris, tout est frêle. Un monde pris dans l’intemporel. Le monde d’hier est sûrement celui d’aujourd’hui. Un monde amer qui anéantit dès la naissance la vie.
Alors dans l’inconnu je m’élance, et je crie. J’exalte ma venue, je pense et j’écris.
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Tatjana Gouin
Quand je n’existais pas Elisa Borras
Moi qui n’étais pas encore de ce monde. Moi qui n’étais rien je ne pensais pas à l’avenir ni à mon passé vu que je n’en avais pas. Ma vie était simple car je n’en avais pas. Mais remontons bien plus loin. Au-delà de la pensée. Faisons un retour en arrière. Arrêtons- nous quelques instants dans le passé. Oublions le futur et allons en arrière. Rappelons-nous les souvenirs qui n’étaient même pas les nôtres. Sortons de l’ordinaire et pensons à une vie lointaine. Bref, abrégeons.
Quand je n’existais pas, mes parents s’aimaient, mes parents étaient heureux.
Celle qui existait Molly Fidalgo
Celle qui existait lorsque je n’étais pas là Celui qui existait lorsque je n’étais pas là Celle qui est tombée amoureuse de celui qui existait lorsque je n’étais pas là Celui qui se battait jour et nuit dans un autre pays rêvant de voir celle qui existait lorsque je n’étais pas là . Celle qui aimait la vie Celui qui aimait la mort Il vivait pour elle et elle est morte pour lui.
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Lui
Lui,cet homme épris de liberté, il est parti. Il a quitté la vie que ses parents lui avaient construite. Il nous a quittés, nous, sa famille. Il s’est embarqué sur l’aile de ce grand oiseau de fer blanc, en route vers ce grand pays. Il avait l’idée de rentrer tant qu’une personne l’attendrait. Elle est partie… cette personne qui continuait à le rattacher à nous. Elle a inconsciemment coupé ce fil invisible, pourtant si fort. Ça y est, il n’est plus là, il est pris dans cette fête continue qui rythme son cœur. Le Brésil. Ce grand pays de musiques et de joies l’a pris sous son aile. Il est heureux, il n’est pas seul. Le rythme l’accompagne dans ces pièces enfumées où il passe ses nuits d’été ses nuits d’hiver. Il part, il danse dans le noir lumineux. Il est loin... Il tombe, se sent partir. Il ne dit rien, il sait. Il a fait le voyage du retour entre quatre planches, pris dans les serres du rapace de métal.
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Lorsque je n’existais pas
Manon Aubry
A lors que je n’existais pas, Le monde tournait, tournait sans moi. Les gens naissaient, vivaient, mouraient, Tu vivais sans penser à moi !
Alors que désormais j’existe, Le monde vit sans penser à moi. Ce monde où je me sens si triste, Mais ce monde où il y a toi !
Alors que je ne serai plus, Manquerai-je jamais à quelqu’un ? A part à toi en qui j’ai cru.
Alors que je n’existe plus, Le monde tourne toujours sans moi, Même SI tU penSeS à moI, toI.
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Ma tante
Juliette Leroy
virevoltait, dansait sur une des créatures les plus aimaEit sonlmlétiere, elle aimait danser. Dans le cirque où elle était, elle a sublimes de la planète, le cheval. Mal payée, elle riait du mécontentement de ses parents. Elle rencontré son futur mari : un russe séduisant, qui dansait, lui aussi. Ils se sont mariés en cachette, sans rien dire à personne. Il y a eu de la colère chez son frère et ses sœurs. Puis de la joie : son ventre s’est arrondi. Son petit garçon est né et, dans ce monde à part où elle s’épanouissait, elle a choisi pour lui un prénom sorti d’une bande dessinée : Solune. Tout était parfait, ils étaient trois, ils étaient heureux. Puis le verdict est tombé : cancer du rein. La chimio lui a fait perdre ses magnifiques cheveux, la couleur de ses pommettes s’est effacée, ses joues se sont creusées. Mais la joie pétillante dans ses yeux était toujours là, ses fossettes retroussées, son rire cristallin, son expansivité, son amour pour son fils, tout était encore là. Un midi, texto : elle s’est éteinte cette nuit. Elle avait 35 ans, un petit garçon de deux ans. Maintenant il en a 9, et pas de maman.
On me dit que j’ai la même folie qu’elle dans le regard, les mêmes mimiques, les mêmes répliques. Est-ce qu’elle a laissé un petit bout d’existence à l’intérieur de moi ?
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Voyage
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Molly Fidalgo
LaSorcière Theo Arnaud algré le peu de souvenirs que j’en ai, elle n’a pas toujours été Elle qMui possédait le Don, cette chose mystérieuse qui me fascine par sa vieille. Malgré le temps qui a passé, elle n’a pas tellement changé. force et ses origines indéfinies.
ans ce petit village de pêcheur où elle a me semble-t-il toujours vécu, D elle était réputée pour cette étrange faculté qui la caractérisait. Les gens venaient la voir et repartaient, comme bon leur semblaient. A leur arrivée, brûlés, ils sortaient soignés, purifiés. Guérir le feu, voilà son talent. Ce talent qu’on lui a arraché, profitant de l’âge qui emportait sa conscience. La Sorcière. C’était son surnom. Un surnom plein d’énigmes évoquant une multitude d’images, tantôt effrayantes, tantôt excitantes. ais aujourd’hui, dépossédée de cette faculté ayant fait sa renommée, M peut-être regrette-elle de n’avoir pu la protéger et la transmettre à la seule personne qui le méritait ou peut-être ne se pose-t-elle plus de questions... Qui sait ?
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L A
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S
S
N
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C
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La femme enceinte
Juliette Leroy
Ma soeur est le fruit d’un amour déjà presque usé, qui se brisera quatre ans plus tard. C’était leur premier enfant, ils étaient heureux. Le ventre de notre mère s’est doucement arrondi, comme l’amour que nos parents portaient à ce bébé inconnu. Sans savoir qui il était, à quoi il ressemblait, ni comment il grandirait, ils l’aimaient déjà. Ma mère est allée à l’hôpital à son huitième mois. C’est là que le médecin a découvert que le placenta s’était décollé. C’était en Février, le mois des mimosas. Maintenant, chaque fois qu’elle en voit, notre mère pense à la naissance de sa fille Manon. Pendant les longues heures de travail, il a plu, plu, plu. Et le petit bout est arrivé. Notre père l’a pris dans ses bras, pleurant de joie. Il est allé à la fenêtre, tenant cette chose si fragile, si délicate que chaque geste pouvait briser comme du verre. Entre les nuages, le soleil a pointé.
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La naissance
molly fidalgo
La naissance peut être vue de plusieurs façons, tout dépend de la personne à qui vous en parlez… Une personne âgée vous dira : c'est un don du ciel. Pour un futur père, un film gore (petite référence au film qu'on nous montre en svt) Et, pour une future mère : une expérience. Une jeune mère dira plutôt que c'est une vraie galère (enfin ça, ça dépendra de son humeur). Un jeune père lui dira : c'est magique. Moi je dirais que la naissance doit être quelque chose de très drôle vu comment ma mère raconte la mienne...Un calvaire.
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La naissance
Theo Arnaud
Le  petit bonhomme flottait, ou plutôt nageait dans une sorte de vaste poche douillette. Il s’amusait avec cet étrange fil qui lui partait du nombril. « Ah ah comme c’est drôle » se disait- il ! Chaque jour, il avait un emploi du temps bien chargé. L e matin, en se réveillant, il avait pour habitude de faire de nombreuses galipettes, saltos, ou autre acrobaties avant de faire de la boxe : il ne se faisait pas mal le moins du monde contre les murs de sa chambre ! Ah là là … Quel sportif ! E nsuite, lorsqu’il commençait à être fatigué, il s’asseyait tranquillement et se mettait à jouer calmement avec ses petits pieds tout fripés, son grand fil entortillé ou son gros ventre rebondi. A h, mais voilà arrivée l’heure de manger. Tirant sa jolie et minuscule langue toute rigolote, il goûta et lapa un peu du liquide dans lequel il vivait. « Beurk, encore ce goût de chou-fleur. Tout simplement horrible » Dépité, il s’allongea dans un coin, et se mit à travailler : « Pour commencer, faisons des maths » : il se remémora depuis combien de temps il existait, puis chercha le temps qu’il lui restait avant de déménager vers cet inconnu qui l’attendait. « Alors, je suis présent ici depuis maintenant huit mois et cinq jours, donc en théorie, je devrait m’en aller d’ici environ vingt-cinq jours ! La classe, qu’est- ce qu’il me tarde ! » Fatigué par tout ce travail intellectuel, le petit bonhomme s’endormit , recroquevillé sur lui même, rêvant d’évasion et du jour où il découvrira des nouveaux horizons...
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photos d'enfants enfance, c'est une partie de la vie où l'on ne se soucie L' guère où l'on se laisse bercer par le temps qui passe, les histoires avant d'aller dormir où l'on se laisse guider par les parents, où l'on suit le pas des grandes personnes où l'on s'amuse avec nos copains et copines à se courir après, à jouer à poule renard vipère où l'on ne remet rien en cause où l'on dit à sa copine « J'te cause plus » où l'on pense que les parents ont toujours raison où l'on se fout d'avoir deux chaussettes différentes à chaque pied où l'on rigole d'un rien tout seul où l'on croit tout ce qu'on nous raconte où notre seule préoccupation est de savoir quelle est sa couleur préférée, où l'on peut être étourdi, faire n'importe quoi, dire ce qu'on pense sans se soucier de la manière dont on le dit, courir, jouer à cache- cache avec les voisins, et n' avoir que si peu de devoirs à faire pour le lendemain.
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Occitane Mestre
aul P euscher BColine Robert
e m'approche de cette énorme bête lumineuse. J Elle reluit, mes yeux brillent, je m'approche d'elle en titubant, je ne veux pas l'effaroucher. J'ai peur, peur qu'elle ne s'enfuie, loin de moi, pour toujours. Mais non, elle reste, elle est ancrée dans le sol, déterminée et passive. A présent, je suis face à elle, toute droite du haut de mes quelques années de vie. Mes membres sont tendus, je la salue. Il me faut son autorisation, son accord, sa permission. Cette force tranquille me fixe de son regard doux : « Vas-y je t'en prie, je suis à toi, nous savons tous deux que tu le veux plus que tout » A ces mots, je m'approche délicatement pour ne pas la blesser. Mes doigts passent au-dessus d'elle, je l'effleure à peine. Je n'ose pas, j'hésite, j'observe ma main qui se tient prête. Ça y est, c'est plus fort que moi, cette indescriptible et irrésistible attraction : j'appuie. Un son s'échappe, bondit jusqu'à moi ! Me fait atteindre des royaumes éternels de magie et de lumière. Je tremble de partout, surprise que tant de beauté puisse exister : le Do.
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