poèmes d'heures illustrés

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PHILIPPE CEBEILLAC POEMES D’HEURES ILLUSTRES Illustrations : pastels de l’auteur BIOGRAPHIE: Philippe Cébeillac, né en 1957 dans les Charentes-Maritimes. Ecrivain, chercheur, artiste peintre, photographe, créateur référencé. Pluridisciplinaire. Etudes en Sciences Politiques, en lettres Modernes. Diplômes : « Centre d'étude et de Formation Industrielle de Toulouse" (C.E.F.I.T.), "Ecole d'Art, de la Photographie et du Multimédia" (E.T.P.A.), Licence de Psychologie (Université de Toulouse). Professeur en mathématiques et méthodologie. Dés 1979 a commencé sa carrière dans le monde de la presse en créant un hebdomadaire, puis s'est orienté vers la rédaction de romans, nouvelles et poèmes. En parallèle il mène à partir de 1980 une carrière de plasticien. Délaisse en 1992 le monde de l'Art pour enseigner et se consacrer à la peinture, la photographie et l'écriture.
Publié le : lundi 2 juin 2014
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PHILIPPE CEBEILLAC
POEMES D’HEURESILLUSTRES
Illustrations: pastels de l’auteur
BIOGRAPHIE: Philippe Cébeillac, né en 1957 dans les Charentes-Maritimes. Ecrivain, chercheur, artiste peintre, photographe, créateur référencé. Pluridisciplinaire. Etudes en Sciences Politiques, en lettres Modernes. Diplômes : « Centre d'étude et de Formation Industrielle de Toulouse" (C.E.F.I.T.), "Ecole d'Art, de la Photographieet du Multimédia" (E.T.P.A.), Licence de Psychologie (Université de Toulouse).
Professeur en mathématiques et méthodologie.
Dés 1979 a commencé sa carrière dans le monde de la presse en créant un hebdomadaire, puis s'est orienté vers la rédaction de romans, nouvelles et poèmes. En parallèle il mène à partir de 1980 une carrière de plasticien. Délaisse en 1992 le monde de l'Art pour enseigner et se consacrer à la peinture, la photographie et l'écriture.
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PRÉFACE:
Il y a de la poésie, et de la Poésie, et de La Poésie, et il y en a partout : dans les journaux intimes,
dans les essais de chacun à tout âge, des sans rimes, avec rimes, sans vers avec vers, sans
strophes, avec, sans dictionnaires, avec, des poésies qui valent rien, qui valent quelque chose, qui
finissent dans un coin, sur un mur, dans un livre, une bibliothèque, une cheminée, un feu, une
poubelle…en tout cas tout le monde est content et satisfait de sa poésie…
Mais il y a les miennes et je les trouve mieux…J’ai commencé { écrireces textes il y avingt-cinq ans, cela ne ressemblait à rien, puis je les ai
mis approximativement en ordre chronologiquement et cela s’est mis { ressembler { quelque
chose et comme je trouvais que malgré le temps qui passe cela était toujours intéressant je les
regroupés pour qu’ils aient un sens et ils sont devenus des poèmes car je ne voyais en quoi les classer Respects à : Villon, Du Bellay, Char, Lawrence, Saint John Perse, Rilke, Milosz, Trakl,La Fontaine,
Hölderlin, Gainsbourg, Mallarmé,…
P.CEBEILLAC
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ier, j'ai marché H 'ai rêvé trois fois à toi, et toi, combien de fois? Dis. J
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i honte!
e poserais ma joue sur tes yeux ternis par le soleil, et la mer pourra toujours venir avec ses J ressacs et ses écumes, elle ne pourra rien contre nous.
ue j'aime le matin me réveiller prés de toi dans ce nid où nos enfants piaillent. Qe matin est comme tous les matins. J'ai été réveillé comme tous les matins par ce C rayon de soleil qui frappe juste le milieu de mon visage. Comme tous les matins, prés de toi ma compagne qui me lisse le corps. Comme tous les matins, bientôt je prendrai mon envol.
Comme tous les matins, pour chercher sur cette terre notre nourriture.
Et comme tous les matins, je devrais faire attention à ces enfants d'humains qui me lancent des pierres. A ces humains qui me tirent des plombs.
A ces chats qui veulent me manger.
Comme tous les matins, je ne sais de quoi aujourd'hui est fait mais comme tous les matins je sais
de quoi hier a été.
Ne retiens pas mes ailes, reste là pour les enfants, bientôt ce sera mon tour de les tenir au chaud.
Comme tous les matins, compagne
Un coup de bec, un coup d'aile.
A Dieu, peut-être...
Je t'aime,tu sais...
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'aimerai être un chat noir pour marcher sur les tuiles rouges. Je une fois le bord de mon oreiller par en dessous. J'aimerai être une puce pour voir, Just
Juste une fois le sommet de la théière verte que je tiens.
Juste une fois les crevasses et forêts de poils et laine du plancher.
Juste une fois sentir mon corps dans le duvet d'une plume.
Juste une fois être en train de tourner sur un disque.
Juste une fois boire dans une goutte de pluie.
Juste une fois me reposer dans le A majuscule d'un livre>.
Juste une fois m'assoupir dans le e minuscule d'un journal.
Juste une fois voir au dessus de moi la flamme de l'allumette s'éteindre dans le cendrier.
Juste une fois croquer dans cette miette de pain jaune.
Juste une fois marcher dans la mousse verte.
Juste une fois être si petit, si petit que personne, personne ne saurait que je suis devenu une puce. Bing! Bing! Bing! Juste une fois, j'aimerais ramasser les arbres comme des champignons, un par un, par la queue et
je les mettrai, un par un, dans une maison retournée.
D'une coupole de basilique je ferai une poêle, de la forêt je ferais, un feu. Je m'assiérais sur une
colline qui légèrement s'effondrera sous moi.
Après avoir mangé, je recueillerai de l'eau à une cascade dans mes mains. Puis je me coucherai la
tête dans le duvet d'une forêt de fougères, les pieds dans la fraîcheur d'un lac, mes hanches
calées dans le creux d'une vallée. Je soufflerai en riant sur ces petites mouches d'acier qui me
lancent des petits pétards ou des plus gros qui font en explosant un gros champignon de fumée.
Je regarderai amusé cette belle lueur blanche et toutes ces petites bêtes qui sortent des maisons
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et qui tombent en se tordant, en criant et qui meurent toutes recroquevillées en sursautant de
temps en tempsJuste une bonne fois pour toute.
e jour où les hommes tutoieront les chats et les abeilles, les océans et les montagnes, L les étoiles et le soleil, alors nous... ier il a fait le même temps que demain, il pleut. Quand donc cela finira t'il. H n diamant creuse son sillon sur un plastique noir, le diamant s'enlise... jusqu'où ? U
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rois mots givrés sont sortis de mes lèvres, heureusement le temps était à la pluie. T l était un homme qui riait et qui dans son sourire disait le bonheur d'être demain, l'aube I qui naît et rougit l'étang, les temps, les tants. h! Que l'aube est belle soudain le matin quand je chante sur ma bouche regardant tel A un oiseau le temps qui se lève. l est des gens qui ne savent pas que tous les soirs le soleil se baigne dans l'eau séante. Un I jour viendra où on le fera bouillir et l'eau disparaîtra. Voir, tous les soirs le soleil se plonger goulûment dans l'eau salée de la mer, dans un tourbillon d'écume rouge et verte. L’eau bout et plus rien soudain.
Soudain lanuit comme si, comme si la mer avait disparu si ce n'était, si ce n'est ce bruit, ce bruit
de vagues, d'écumes qui rebondit et revient, là, ici, dans nos tympans.
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ied clôt au bord du ravin. P ar le chas de la fenêtre passe le temps. P e chat joue en boule aux rideaux. L Les ciseaux lancent leurs jambes en l'air. l s'endormit doucement bercé par le bruit de ses pas. Au bord de la larme. I Au bord de l'alarme! e poserai ma joue sur tes yeux ternis par le soleil, et la mer pourra toujours venir avec ses Jressacs et ses écumes, elle ne pourra rien contre nous.
ue j'aime le matin me réveiller prés de toi dans ce nid où nos enfants piaillent. QL'été passe en pleine chaleur, coupé d'orages lumineux et de larges pluies.
9
l'horizon du temps passe l'homme courbé qui pleure son destinet espère ses A lendemains. Dans sa besace vide s'entrechoquent des cailloux qu'il laisse tomber inlassablement pensant au jour où un autre les trouvera et dira : « Quelqu'un... » phémère, je, millénaire, à la fleur de la peau. Ee grondement annonce la ville. Ce n'est plus l'aube qui donne permission c'est le L mouvement. uages d'oiseaux, pointillés, masses dans le ciel, retour et départ. N Les hommes marchent, la tête baissée, ils disent : il faut savoir le mouvement de toute chose en le contrôlant. Je dis : l'oiseau apparait, au loin, la branche... lume frappée par la pluie qui vole et tombe, de plus en plus lourdement, et s'abat à P bas.
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eposant sur le lit défait deux êtres pensent à l'abandon, « que c'était bon » disent-ils. R Et l'homme vidé et la femme pleine se contemplent amers. Jaloux l'un et l'autre du manque de l'un et de l'autre. Pendant ce temps là le lampadaire tinte car souffle le vent d'autan. Ah! Que ne suis-je mort pour vivre! Crie le désespéré.
e rêve d'un jardin abrité d'un jardin ouvert et fermé, lumineux et sombre, secret et JJerêve d'un jardin abrité et sans abri. attendant.
Je rêve, je rêve à mon retour cela fait si longtemps déjà que je suis parti pour me retrouver.
élavés, ravinés défilent les paysages. D Sibelius était beau à l'écoute de ses fleuves. rintemps, sans fleur, responsable de l'ennui mortel à jamais reconnu par l'audace P factice d'un facteur épuisé. Le grand orgue résonnait, les murs tremblaient. A jamais soutenu, à bout de bras et de forces, épuisé, il persistait à espérer écouter. Perdu et perdant, ramené à lui, l'espoir seul maintenait sa respiration.
h Dieu dois-je croire en toi pour qu'enfin tu existes ! A Ainsi donc il y aurait un être au dessus, un sur-moi, si proche, si proche que l'hésitation passagère à jamais voyageante chercherait le mémoire qui l'entendrait. ntrelacs de couleurs et la forme isolée, s'abstraïfiant, deviendrait art pur, diamant à E unique facette, au rayonnement multiple.
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