Au Pôle Nord, une aventure de John Jones

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La classe a travaillé sur Corto Maltèse d'Hugo Pratt. Nous avons évoqué la possibilité de "décalquer" Corto pour illustrer le livre numérique. La professeure ne leur a pas permis, en leur expliquant quels droits ils pouvaient enfreindre et quel était le sens de ces droits. Les élèves ont voulu faire comme les ayants droits d'Hugo Pratt, c'est-à-dire de se voir reconnaître le maximum de droits sur leur oeuvre.
Nouvelle du collectif Hugo Pratt du Collège Stéphane Mallarmé (XVIIème arrondissement de Paris), réalisé dans le cadre du concours Book'in avec nous, organisé par Hadopi - 892 mots auteurs :Yassine Zahran, Mara-Joyce Ngo Mbomnda, Alizée Audry, Noé Mekdachi, Jacqueline Sanchez Creative Commons: BY-NC-ND
Publié le : dimanche 31 janvier 2016
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Au Pôle Nord une aventure de John Jones
Nouvelle écrite par le collectif Hugo Pratt du Collège Stéphane Mallarmé (XVIIème arrondissement de Paris), réalisé dans le cadre du concours Book'in avec nous, organisé par Hadopi892 mots
(auteurs : Yassine Zahran, Mara-Joyce Ngo Mbomnda, Alizée Audry, Noé Mekdachi, Jacqueline Sanchez) Creative Commons : BY-NC-ND
John Jones était un scientifique de 35 ans. Il était aventurier, père de trois enfants et mari. Grand et musclé, il avait la manie de porter une casquette de capitaine et un petit foulard blanc. Il portait un anneau à l’oreille gauche. Ses yeux de couleurmarron étaienten amande, d’un éclat étincelant et perçant. Sa bouche était étirée avec des lèvres fines. Son visage était carré, ses pommettes saillantes et il affichait une fossette au niveau du menton. Ses favorispartaient de sa bouche et arrivaient jusqu’àses cheveux blonds, courts, épais et en désordre. Son nez était long et mince. Malgré cette allure sombre, John cachait un homme romantique et mystérieux. C’était unaventurier aguerri mais qui pouvait être aussi naïf.  Il partit de Paris à 8h30 en avion, pour se rendre au Pôle Nord. La mission consistait à rechercher la cabane d’un explorateur du XIXème siècle. Ilétait tellement décidé à retrouver cette cabane, qu’ilrelut le livre rassemblant les notes de cet explorateur nommé Scott Morrow. Dans celui-ci, il trouva beaucoup de choses intéressantes pour survivre dans le Grand Nord, comme chasser un caribou car tout est utilisé dans le caribou, la viande bien sûr, mais aussi la peau ; celle du front, résistante et dure pour les semelles des chaussures. Il arriva environ cinq heures après, etdès qu’il mit un pied dehors, un frisson lui parcourut le corps. Dans le minuscule aéroport puis dans le village, il ne croisa que très peu de personnes. Mais il rencontra une dame. Bavard comme il était, il lui dit qu’il avait très peur de l’obscurité et des ours. La damerit : elle vit tout de suite qu’il n’était pas timide et qu’il pouvait parler à n’importe quel type de personne. Elle luidemanda ce qui l’avait motivé dans cette mission, John luirépondit qu’ilétait motivésurtout pour l’argent. En effet, John avait trouvé une excuse à son aventure : son avidité. Le lendemain matin, il partit sur les chemins enneigés. Il prit toutes les précautions possibles et loua une moto des neiges.
Il parcourut trente miles avant d’arriver dans une forêt lugubre, le vent soufflait sur ses cheveux blonds. Il observa un océan glacial magnifique. Les nuages bas retenaient la lumière du soleil. Il marcha une vingtaine de minutes dans cette forêt avec beaucoup d’arbres morts. La nuit tombée, il décida de dormir dans une grotte ; la seule grottequ’il vit était sombre. Il gratta une allumette, marcha d’un pas décidé, et avec tout son sang froid, il avança dans la grotte. Il fit dix mètres avant de tomber sur un énorme ours. Il courut tellement vite vers la sortie que son allumette s’éteignitet il finit par se perdre. Il ne savait où dormir, il marcha des heures et des heures à entendre des bruits de loups, à trébucher sur des arbres mortssi bien qu’il s’en cassa une jambe. Il prit deux bouts de bois en guise de béquille, comme l’ouvrage de Scott Morrow l’indiquait. Mais il était à bout de forces, il ne sentait plus ses membres. Derrièreun rideau d’arbres, il aperçut une clairière avec, au centre, une cabane faite en lattes de bois. Il se dirigea vers elle en claudiquant à travers les branchages et la neige. Il s’effondradevant la cabane. Il releva la tête et comprit qu’il était proche de ce qu’il cherchait. Mais il n’avait plus assez de forces, ne serait-ce que pour tourner la poignée de la porte. Il s’endormit à l’entrée de la cabane. Il se réveilla sans le savoir le lendemain matin. Il entra dans la cabane, le silence était de plomb et l’odeur très forte de tabac l’habillait. La cabane avait l’air si petite que seules deux personnes pouvaient l’occuper. Il y avait trois fenêtres minuscules où pendaient des rideaux rouges. Il découvrit plein d’ouvrages poussiéreux portant le nom de Scott Morrow. Il en prit un. Apparemment, il était le premier à l’ouvrir. Voici ce qu’il était écrit en première page : « Un homme libre est celui qui, pour ces choses que selon sa force et son intelligenceil est capable de faire, n’est pas empêché de faire ce qu’il a la volonté de faire.Thomas Hobbes, » Leviathan, 1651, traduction de G. Mairet. En deuxième page, on pouvait lire : «Ce journal appartient à l’Explorateur Scott Morrow – décembre 1856»mars 1857.
Il sortit de la cabane, le livre à la main, ne sachant quoi en faire. Il rebroussa chemin difficilement à cause de sa blessure jusqu’à son hôtel. Il s’endormiten rêvant de ce qu’il avait faitcinq ans : sa vie de pendant famille, ses choix professionnels, ses actes manqués. Notre héros s’agitait, ému, bouleversé, brutalisé par les émotions fortes de ses dernières heures. Il se réveilla le lendemain matin pour revenir à Paris, et en profita pour se faire soigner. Il comprit que - à la condition de ne pas enfreindre les règles-,la liberté est d’avoir de lavolonté pour pouvoir l’exercer.
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