Expresso Love (Chapitre 9)

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CHAPITRE IX Pour un homme, accepter l’idée d’être père va rarement de soi. Face à cette éventualité, je me retrouvai à osciller entre deux extrêmes. Un jour, j’étais aux anges, je marchais sur un nuage. Je m’imaginais en train de pouponner, d’apprendre à faire ses premiers pas à un charmant blondinet alors qu’il avait toutes les chances d’être naturellement un peu plus bronzé. Un autre, je ne voyais plus que les nuits sans sommeil, les hurlements pour cause de chagrin inconsolable et la puanteur infâme des couches à changer. Autant dire que je ne savais pas vers quoi je me dirigeais et à un point que je n’imaginais même pas. Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui, si j’avais pu deviner ou entrevoir ce qui m’attendait, je me serais enfui en courant et j’aurais bien fait. Mais la condition humaine veut que l’on marche vers l’avenir les yeux bandés et que chaque acte, chaque choix nous amène vers sa conséquence qui en entraine aussitôt une autre, pas forcément prévue ni souhaitée. Un enchaînement sans fin, une course à l’abîme dont on peut très vite perdre le contrôle. Le destin… De son côté, Rose paraissait radieuse et de plus en plus épanouie. Son ventre s’était très légèrement arrondi, mais cela se remarquait si peu qu’elle en accentuait la rondeur en marchant ostensiblement le ventre en avant, histoire sans doute d’afficher crânement son état. Elle quittait doucement le statut de femme pour celui de future mère.
Publié le : mercredi 31 décembre 2014
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CHAPITRE IX
Pour un homme, accepter l’idée d’être père va rarement de soi. Face à cette éventualité, je me retrouvai à osciller entre deux extrêmes. Un jour, j’étais aux anges, je marchais sur un nuage. Je m’imaginais en train de pouponner, d’apprendre à faire ses premiers pas à un charmant blondinet alors qu’il avait toutes les chances d’être naturellement un peu plus bronzé. Un autre, je ne voyais plus que les nuits sans sommeil, les hurlements pour cause de chagrin inconsolable et la puanteur infâme des couches à changer. Autant dire que je ne savais pas vers quoi je me dirigeais et à un point que je n’imaginais même pas. Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui, si j’avais pu deviner ou entrevoir ce qui m’attendait, je me serais enfui en courant et j’aurais bien fait. Mais la condition humaine veut que l’on marche vers l’avenir les yeux bandés et que chaque acte, chaque choix nous amène vers sa conséquence qui en entraine aussitôt une autre, pas forcément prévue ni souhaitée. Un enchaînement sans fin, une course à l’abîme dont on peut très vite perdre le contrôle. Le destin… De son côté, Rose paraissait radieuse et de plus en plus épanouie. Son ventre s’était très légèrement arrondi, mais cela se remarquait si peu qu’elle en accentuait la rondeur en marchant ostensiblement le ventre en avant, histoire sans doute d’afficher crânement son état. Elle quittait doucement le statut de femme pour celui de future mère. – Je suis porteuse de vie, disait-elle avec fierté, en moi la nature produit son œuvre… Elle se sentait honorée et presque reconnaissante du travail de ses cellules. Quelque part dans la chaleur du tréfonds de son
utérus, un spermatozoïde un peu plus vaillant que les autres avait réussi à pénétrer au cœur de son énorme ovule, déclenchant, par un phénomène qu’elle jugeait magique, un premier partage de cellules, immédiatement suivi par toute une série d’autres. Foisonnement, pullulation en apparence folle, anarchique, en réalité programmée et mieux agencée que le plus sophistiqué des mouvements d’horlogerie. Merveille que cette procréation lente et parfaite du petit de l’homme dans le ventre de sa mère. Toutes nos machines, nos cyborgs, nos androïdes et nos traficotages de génome ne seront jamais que bricolages ou charcutages barbares comparés à cela, à cette puissance que certains croient d’essence divine… – Mon ventre s’est transformé en une usine qui tourne à plein régime… Et ce n’était que contemplation de magazines traitant de la grossesse, lecture d’articles du genre : « Comment vivre une grossesse réussie ? Comment rester zen pendant la maternité ? Comment ne pas trop grossir quand on est enceinte ? Comment garder une sexualité épanouie tout en attendant un enfant ? Les mille et un trucs pour réussir sa grossesse… » Et j’en passe. Les visiolivres s’accumulaient sur les étagères de Rose. Elle s’était procuré tous les livres saints de la vulgarisation gynécologique, la Bible, « J’attends mon enfant » de Régine Poutoux, le Coran, « Conception, grossesse et accouchement » de Yasmina Benglaoui et l’Evangile, « Enceinte et encore plus femme » du pèramam Fra Angelico di Amore, sans oublier « J’élève mon enfant » de la même Régine Poutoux et le « Dictionnaire des prénoms à la mode » de Rachel Sarfati. – Sais-tu, me demandait-elle qu’il aurait fallu mettre les jambes en l’air après les rapports si l’on avait voulu avoir un garçon ? – Qu’est-ce que c’est que cette ânerie ? On aura ce qu’on aura… – Tu ne te souviens pas si j’ai bien fait ce que préconise
Madame Poutoux ? – Je suis sûr que tu as eu les jambes en l’air mais de là à avoir fait le poirier ou les pieds au mur après l’amour, je ne crois pas. – Dommage, j’aurais tellement aimé avoir un garçon… – Et moi, une fille, que je lui répondais, plus pour la taquiner qu’autre chose. – Pourtant un petit garçon, c’est tellement gentil avec sa maman. – Et une fille tellement adorable avec son papa. Autant dire des discussions de petit couple bien banal. On en venait même à se chamailler au sujet des prénoms. Rose, qui détestait le sien, songeait à doter le futur bébé d’un de ces nouveaux prénoms cybernétiques qui commençaient à faire fureur, des trucs du genre Zorg, Zyx ou Hathor. Personnellement, j’étais plus tenté par Léopoldine, Adélie, Emilienne ou Charlotte-Framboise. – Rien que des trucs ringards, lançait Rose. Ca fait vieille Terre, ancien monde, naphtaline et dentelles ringardes ! – Pas du tout, répliquai-je un peu vexé. Ca peut en jeter. Tiens, Charlotte-Framboise d’Autun, tout de suite, ça fleure bon son aristocratie… – … de plateau télé. Mon pauvre François-Régis, tu me déçois… Donner ton nom de scène à ta fille, tu n’y songes pas tout de même ? – Et appeler ton fils d’un nom de robot, cela ne te gène pas ? Pourquoi pas D2R2 pendant que tu y es ? Avec le recul, je m’aperçois en fait qu’avec ces discussions anodines apparaissaient les premières fissures dans la belle harmonie de nos débuts. Car il n’y avait pas que ces petites différences de point de vue. Il y avait pire. Rose se sentait souvent fatiguée. Le soir, elle prétextait de plus en plus fréquemment des migraines et des maux de tête pour ne pas faire l’amour. Et c’est à partir de cette époque que nos relations
commencèrent à s’espacer. Mars et Avril passèrent sans changement dans le climat immuable de Somptuosa où il faisait presque toujours beau et où il ne pleuvait qu’une cinquantaine de fois par an et la plupart du temps la nuit. Je me mis à noter dans mon palm quasiment jour après jour l’évolution de l’état de ma pauvre femme…
« 12 avril 2445
Je viens de retrouver Rose au Telstar 66, un bar lounge branché sur la 338 ème. Qu’est-ce qu’elle a grossi ! Pas tellement au niveau du ventre, mais d’un peu partout et particulièrement du visage. Elle a un air de femme mûre maintenant, plus du tout celui de la jeunette d’une vingtaine d’années qu'elle devrait être. Les poches sous les yeux sont bien visibles, tout comme les ridules sur le front. N’importe qui lui donnerait plus de la trentaine. Le nombre « 35 » m’est tout de suite venu à l’esprit dès que je l’ai vu entrer dans ce bar. – Je me sens fatiguée, tu ne peux pas imaginer à quel point, m’a-t-elle dit. Et comme je m’inquiétais pour sa santé, elle me dit qu’elle était bien suivie et que tous les examens, aussi bien généraux que gynécologiques, étaient bons. Avons passé une bonne soirée qui s'est terminée à l’Opéra multiphonique devant « L'Iliade de l'Espace » interprétée par l'orchestre philharmonique de Déliciosa dirigé par le génial Fulbert von Jakaran. Ne m’a même pas laissé monter chez elle…
28 avril
Je n’ai plus guère de patience avec Rose. Ce soir, j’ai tout de suite attaqué sur la vie commune. Ca a donné quelque chose comme : « Rose, je n’en peux plus de vivre seul. J’aimerais
partager plus de moments avec toi… » – Et bien moi, notre manière de vivre me convient parfaitement. Nous avons chacun un bel appartement. Nous nous voyons aussi souvent que nous le voulons… – Si peu, Rose, si peu… – Essayons de nous voir plus souvent. Je reconnais que je t’ai un peu négligé ces temps derniers… – C’est le moins qu’on puisse dire. Où est passé notre amour fou ? On dirait que je ne t’intéresse plus depuis que tu sais que tu es enceinte. – En effet, je me sens complètement centrée sur la fabrication de notre bébé. Je me lève bébé, je vis bébé, je mange bébé, je dors bébé, je rêve bébé. Crois-moi, il vaut mieux que nous en restions à cette façon de vivre. Nous gardons le meilleur dans les moments que nous passons ensemble et nous nous épargnons le pire : le linge qui traîne, les chaussettes sales, les poils dans la baignoire, les ronflements, la vaisselle pas faite etc… Tous les petits tracas de la vie commune qui sont autant de tue l’amour… Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’elle n’avait sans doute pas tort. Qu’aurions-nous gagné à vivre l’un sur l’autre ? – Tu sais, ajouta-t-elle, quand je suis dans mon trip bébé, je ne fais plus rien, je reste vautrée à trainasser en pyjama ou en jogging des journées entières. Dans ces moments là, le romantisme en prend un sacré coup ! Après une séance dans la sphère de TotalScreen à visionner « Guy l’Eclair et le mystère de la septième planète », je la raccompagnai chez elle. Elle me permit d’entrer et de lui faire l’amour. Je me réjouis intérieurement un peu vite car on était à peine lancés qu’elle commença à se plaindre que j’appuyais trop fort sur le bébé. Elle se retourna, se mit à quatre pattes, en position de levrette pour que je puisse achever au plus vite ce rapport un peu décevant. Elle donnait l’impression d’être
pressée d’en finir et de n'y prendre que fort peu de plaisir. Au petit matin, je rentrai chez moi en proie à un terrible vague à l’âme.Post coïtum animal tristum
7 Mai
Rose a coupé ses beaux cheveux longs. Elle les porte très courts, presque ras. J’ai mis un moment avant de la reconnaître… – Tu comprends, comme ça, je serai plus à l’aise pour accoucher. Tu sais que cela peut devenir une véritable épreuve sportive, surtout si ça dure longtemps. – Je sais, lui répondis-je. Il n’est pas rare qu’un premier accouchement tourne au marathon… – Et je vais souffler, crier, transpirer, souffrir comme une bête. Je risque d’être horrible à voir. Non vraiment, je n’ai pas envie que tu assistes à ça. Comme je ne suis pas trop décidé, je crois que je vais m’en remettre à son avis… Encore pas fait l’amour.
15 Mai
Rose a appris qu’elle attendait un garçon. Les chamailleries ont repris au sujet du prénom. Depuis qu’on en discute et qu’on potasse le fameux « Dictionnaire des prénoms à la mode », cette affaire commence tout juste à décanter. Il faut dire qu’un prénom doit se choisir d’une façon quasi scientifique. Il peut influer en bien ou en mal sur un caractère. Si l’on veut avoir un garçon doux et pacifique, il ne faut surtout pas l’appeler Martial et si l’on souhaite une fille agréable et féminine, interdiction de la prénommer Diane. Et ainsi de suite. Mademoiselle Sarfati en a rempli un énorme bouquin. On y croit ou pas. J’ai fini par avoir la peau des Zorg,
Zyx et autres Albator, mais Rose reste toujours focalisée sur Worley. Personnellement, je préfèrerais Martin car il paraît que les Martin sont généreux. – Tu parles, c’est à cause de Martin Scarface III, le kickboxer de séries Z dont tu collectionnes les exploits en supervideo greenray… – Là, tu aurais mieux fait de te taire, lui répondis-je, parce que seules les groupies de ce gros crooner à la gomme de Worley Montana à la voix d’or veulent appeler leur fils Worley… Donc, impossible de se mettre d’accord sur le prénom. Ca promet pour la suite. Pas couché cette fois non plus. J’ai noté également : « On dirait que pour elle c’est déjà la quarantaine épanouie. Même les bras ont grossi. » 25 Mai
Que se passe-t-il ? Je ne retrouve plus la fraîcheur de la jeune femme que j’ai rencontrée il y a un peu plus de quatre mois ni l’épanouissement de la femme épanouie de son début de grossesse, mais j'ai plutôt l'impression qu'elle en est à une sorte de mûrissement de fruit déjà presque trop avancé. Inquiétant. Je sais bien que la beauté féminine ne dure pas plus longtemps que celle des roses du vieux Montaigne, « l’espace d’un matin », mais tout de même… Là, ça file un peu trop vite… La peau n’a plus ce grain de satin si doux ni cet éclat si particulier. Et les crèmes, les fonds de teint, les antirides et tout l’arsenal du maquillage n’y peuvent rien. On dirait que Rose a pris quinze ans en un trimestre et qu’elle a déjà franchi le cap de la quarantaine. C’est hallucinant ! Moi, je n’ai pas bougé, je reste le même avec mes trente balais bien assumés. Je viens de
me marier avec une femme cinq ans plus jeune que moi et voilà que maintenant je me retrouve avec dix ans de moins qu’elle… Suis allé lui rendre visite dans son immense appartement-loft avec terrasse-piste d’atterrissage. Elle a complètement renoncé à circuler avec son duoflash. Trop dangereux pour le bébé. Le magnifique bolide reste abandonné à la poussière. Quand Rose a besoin de se déplacer, elle se contente d’appeler un glisseur-cab. La grossesse semble l’avoir complètement ramollie… Sans même daigner s’extraire du moelleux canapé où elle est étendue, elle m’accueille d’un air las. – Approche, approche, FRDA… Viens admirer ton œuvre… Et elle me prend la main et la pose sur son ventre arrondi aux dimensions d’un ballon de volley ball. – Attends ! me dit-elle. Quelquefois il se met à bouger… – Tu le sens maintenant ? – Drôlement ! Il m’envoie parfois de sacrés coups de pieds dans le ventre… Au bout de quelques instants, je sens très distinctement un choc. La peau du ventre se soulève. Le bébé est donc bien vivant. Cela me fait tout drôle, presque aussi bizarre que la découverte des réseaux de veines bleutées qui se dessinent sur ses jambes et que je n’avais jamais remarquées auparavant. – C’est horrible, commente Rose, j’ai des varices partout. Et c’est venu tout d’un coup, presque sans crier gare… – N’exagère pas… Ce ne sont que quelques lignes bleues sous une peau que tu as très fine. Elles sont sûrement occasionnées par ton état. La grossesse bouleverse tout dans le corps de la femme, c’est bien connu… – Et là, derrière le genou, tu vois cette grosse poche ? A ton avis qu’est-ce que c’est ? Elle me désigne effectivement une varice très enflée et fort peu esthétique. – Elle me fait terriblement souffrir. Je suis allée consulter le docteur Kleinwurst qui s’est montré rassurant. Il m’a donné un
traitement pour éviter la phlébite et si ça ne s’améliore pas après l’accouchement, il envisage une petite intervention… – Oui, ils savent très bien résorber tout ça, dis-je. Et il ne t’a pas trouvée fatiguée ? – Si. Il m’a prescrit des tas de vitamines et d’oligo-éléments pour me soutenir jusqu’à l’accouchement… Avons fait l’amour très doucement après un dîner aux chandelles livré par un traiteur chinois très coté. Peu d’allant chez Rose et guère plus de mon côté. Maintenant, nous voilà deux à craindre que nos ébats ne fassent du mal au bébé !
16 juin
Rose se plaint de douleurs diffuses un peu partout dans le corps, au coude, à la main droite, à la nuque et au genou. Nous avons pensé à un manque de fer ou de calcium, mais après une batterie d’examens, le verdict est tombé. Il s’agit d’une crise d’arthrose aiguë… Aussi douloureuse qu’handicapante. Aujourd’hui, elle n’est pas à prendre avec des pincettes. Je ne l’ai encore jamais vue comme ça. Mais je ne peux pas lui en vouloir, elle souffre tant. Son ventre s’arrondit de plus en plus. Tout doucement, il a pris de l’ampleur. Même en le voulant, elle ne pourrait plus cacher son état. J’ai quand même eu l’impression qu’elle cherchait à se débarrasser de moi cette fois encore. C’est incroyable comme elle me semble à chaque rencontre plus fatiguée, plus décrépie que la fois précédente… Je remarque de nouvelles rides sur son visage, autour des yeux, de la bouche. Elle a beau les arracher, ses cheveux blancs se font de moins en moins discrets. Pourquoi refuse-t-elle de les teindre ? C’est un mystère. Elle empâte, prend du poids et pas seulement au niveau du ventre. Partout. Une telle métamorphose est bien difficile à accepter. J'admets que la
grossesse déforme terriblement le corps des femmes allant parfois jusqu’à leur donner provisoirement les apparences peu flatteuses de cétacés ou de pachydermes. Mais là, c’est bien pire. Tout s’accumule et à vitesse grand V : les enlaidissements de la gestation proprement dite et ceux de la vieillesse qui semble s’accélérer de plus en plus. Le monde cellulaire de Rose serait-il pris de folie ? – Je ne veux plus me regarder dans un miroir, m’a dit Rose. C’est au dessus de mes forces. La femme que j’y vois, je n’arrive pas à admettre que c’est moi ! Ce soir, je la quitte assez déprimée. Inutile de dire que nous n’avons rien fait.
Pourquoi ne l’ai-je pas quittée en ce mois de juin ? Pourquoi n’ai-je pas insisté plus pour qu’elle avorte et abandonne cette idée folle de poursuivre une grossesse dans des conditions aussi risquées ? Je ne le sais pas ou plutôt je le sais trop bien. Je l’aimais. Je me faisais du souci pour elle. En fait, je n’avais rien compris. Je ne comprenais rien et elle guère plus…
8 juillet
Ca s’aggrave encore. Rose semble maintenant accuser la cinquantaine. Elle marche légèrement voûtée et n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le Docteur Kleinwurst est complètement dépassé. Il lui a avoué qu’il n’avait jamais vu cela dans toute sa carrière médicale. Anarchie cellulaire, troubles hormonaux ou quelque chose d’autre. Une évolution pathologique inconnue, jamais observée nulle part. Tout ce qu’il propose c’est de la faire admettre dans le plus grand centre de recherche médical de toute la galaxie, l’Institut Scientifique de Recherche Biologique, Chirurgicale et Médicale, l’ISRBCM qui dépend de la prestigieuse faculté de médecine de Mégapolis. – Pas question que j’aille là-bas dans l’état où je suis, m’a
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