Le jeu de l'enfance (extrait)

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Quoi de plus étrange que la vie ? Qui de mieux placé pour l'expliquer qu'un enfant à un autre enfant ?

Publié le : lundi 7 avril 2014
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Le jeu de l'enfance
Chapitre 1 :
Grand-père, ça fait longtemps que je ne t'ai pas écrit, tu ne trouves pas ? Je ne t'oublies pas, ne t'inquiète pas pour ça. J'ai juste pas trop le temps en ce moment. J’espère que tu vas mieux dans ta nouvelle maison. J'ai repensé à toi aujourd'hui, quant tu m'appelais pour me dire que tout allait bien, et malgré la positivité de mes réponses, je ne te croyais pas. Je pensais que tu étais un menteur. Je suis vraiment désolé pour mes pensées, grand-père. Maintenant, je me rends compte que tu avais raison. Tout va mieux maintenant. Moi aussi je vais mieux. Je t'ai déjà parler de Suzanne ? Tu l'adorerais. Elle est gentille, elle écoute les mêmes musique que toi et elle adore le chocolat. L'autre jour, on était dans le parc, tu sais le petit en bas de chez papa et maman. Celui où j'allais tout le temps après l'école. Je lui ai raconté tout ce que je faisais ici il y a quelques années ; les bêtises, les gamelles, les blagues, les jeux où je gagnais et ceux que je perdais... Me remémorer ces souvenirs me fait du bien. C'est comme ça avec Suzanne, on parle de tout et de rien mais sans s'ennuyer pour autant. Il y avait un sentiment fort dans ce parc, j'ai eu l'impression de la connaître depuis que j'allais jouer dedans, depuis que je suis petit. Je lui fais confiance. Le plus dingue dans tout ça, c'est qu'elle l'a comprit. Elle a comprit ce sentiment sur lequel je n'arrive pas à mettre de mot dessus. Le genre de chose impossible à expliquer. Elle m'a proposer une idée qu'elle seule puisse avoir. Chaque semaine on se retrouve, et on va dans un endroit où on allait plus jeune. Elle veut connaître le petit Lucas, la petite fripouille de maternelle, le petit crétin de l'école primaire et le cinglé du collège. Ça m'a tout d’abord étonné, ce n'est pas le genre de proposition qu'on me fait habituellement mais j'ai tout de même accepter. J'ai hâte de voir ce qu'elle va me montrer. Je l'aime bien celle là. Excuse moi de cette lettre un peu courte, je ne me sens pas très bien. Gros bisous. Lucas.
«- J'ai un marché à te proposer Lucas, tu me montres d'autres endroit comme celui-ci, et moi je fais de même. Dit la jeune fille d'une voix plus fatigué d'autres choses Pourquoi pas. Répondit-il sèchement. C'est tout ? Oui. Tu ne vas pas bien ? Il me manque. Voilà. Non, je ne peux pas aller bien. Dit il avec les larmes qui s'entendent dans sa voix. Pense à mon idée. Ça pourrait te faire du bien. Je n'ai jamais dit que je refusais. Mais tu n'as pas non plus dit ouvertement que tu acceptais. » La jeune fille commence à marcher, mais le garçon ne la suit pas. Il en conclut qu'elle doit partir. Lucas attend longtemps sur le banc, il n'attend personne. Pourtant, il reste là, sans bouger, sans parler. Il a ce regard vite indiquant que ses pensées sont ailleurs. Au bout d'une bonne demi-heure, il se décida et se leva en direction de son immeuble qui se trouvais juste à côté du parc. Il s'assit sur le canapé, pris de quoi écrire et commença à écrire une lettre destiné à son grand père. L'idée de Suzanne lui tournait dans la tête, au point de l'écrire à son grand père. Une fois la lettre fini, il attrapa son téléphone disant à la jeune fille qu'il acceptait. « Le jeu del'enfance à commencer » Lui répondit-elle. Sans dite un mot, il raccrocha.
Chapitre 2 :
Grand père, Aujourd'hui, Suzanne m'a emmené dans un endroit bien particulier. Elle m'a emmené à l'église. Étrange pour un athée. C'est le premier lieu qu'elle a choisi de me montrer. Si je m'était ennuyer je te le dirait mais à ma plus grande surprise, ce n'est pas le cas. Tu entends ça grand père, moi dans une église, incroyable mais vrai. Elle a commencé par ne pas vouloir me dire où est-ce qu'on allait. Je l'ai su en arrivant devant. Paroisse Luthérienne Saint Jean. Timide comme elle est, elle n'a pas voulu rentrer dans l'église tout de suite, elle n'osait pas. Du coup, on a visiter le jardin. Tout d’abord, un petit parc avec un toboggan. Puis en continuant le chemin, une grande pelouse bien pratique pour jouer. On fit vite le tour. Au bout d'un certain moment, elle s'est enfin décider à entrer dans l'église. Elle m'a montré les différentes partie de l'église et ce qu'elle y faisait. Je ne dirais pas que c'était la sortie la plus belle de ma vie, certes. Mais elle m'a pas mal apporter. Je comprend maintenant d'un nouvel œil la religion. Arrivant dehors, on c'est poser dans l'herbe et on a beaucoup discuté. C'est impressionnant, j'ai l'impression qu'à chaque fois que je la vois je la redécouvre. A chaque fois je vois une nouvelle Suzanne. A chaque fois elle me montre quelques chose de nouveau en elle, comme si je creusais de plus en plus vers l'inconnu. C'est étrange, pas vrai ? J'ai encore pensé à toi aujourd'hui, on est passer devant cette boulangerie que tu aimais tant quant tu venais nous voir, tu t'en rappelles ? Je te revois encore à l’intérieur, hésitant entre une tarte au citron meringué et un éclair au café. Mamie va bien, tu n'as pas trop l'occasion de la voir en ce moment, je me trompe ? J'ai choisi de présenter Suzanne à Mamie pour mon premier choix de lieu. Tu penses qu'elle vont s'aimer ? Oui, je sais. Je n’arrête pas de me poser des questions. Tout le temps et pour rien. Tout ce passe bien là où tu es ? J'ai souvent envie de venir te voir. Mais j'ai la trouille. Peur de la réaction des gens. Peur de la suite. Tu as eu peur toi ? Encore des questions .. Les lettres que je t'envoient sont vachement courtes en ce moment, je me rattraperais plus tard. Gros bisous. Je t'aime Lucas.
Devant l'église, deux enfants. L'une à l'air perdu et le deuxième à l'air de se demander ce qu'il fait là. Le garçon prit la demoiselle par le bras,lui faisant signe d'avancer mais elle refusa. Elle prit un autre chemin,celui qui contourne l'église. Il la suit sans poser de questions. Suzanne est habillé d'une robe rose. Pardon, d'une robe avec des roses dessinés dessus. Les roses sont ses fleurs préférés. Lui, est en jean avec sa sacoche qui a l'air vide. Les deux jeunes avancent puis se retrouvent vite devant l'église, étant donné que ce n'est pas très grand. Suzanne, hésitant encore un peu, avança doucement vers l'église. Lorsqu'elle ouvrit la porte, tout c'est éclairé pour elle. Cette odeur, qu'elle n'avait pas senti depuis si longtemps. Cette lumière, ce silence, tout. Tout lui est familier dans ce lieu. Elle senti un sentiment de chaleur. Elle est enfin rentré à la maison. « -Voilà. Dit elle. C'est là Pourquoi ce lieu ? Sans m'en rendre compte, ce lieu est l'un des meilleurs où je suis aller. Certes, je ne supportais pas quant j'étais plus jeune. Je trouvais ça barbant. Ma seule envie était que la fin arrive vite pour que j'aille jouer dans le toboggan. Et pourtant, tout a changé. »
L'adolescente, expliqua avec passion chaque recoin de cette église. Lui, écoutait attentivement. Sans faire de bruits, il sorti tout les deux et s'installèrent sur un coin de pelouse au soleil. « - Tu crois en Dieu ? Commença t-elle pour briser le silence J'y est crus. Tu n'y crois plus ? Non. Je vais te dire une chose, j'y ai crus puis j'ai arrêté. La mort de mon grand père ne m'a pas convaincu qu'un Dieu existait. Je l'ai supplié de me laisser mon grand-père mais rien. Puis, j'ai essayer de quitter ce monde, je voulais rejoindre mon grand père. Et celui qui n'a pas sauver mon grand père, m'a sauver moi. »
Les deux adolescents parlèrent encore et encore. De tout et de rien comme ils en ont l'habitude. À son retour chez lui. Lucas écrivit encore à son grand-père qui lui manque de plus en plus chaque jours.
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