Meurtre d'un poisson rouge

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Le joaillier Samuel Goldstein reposa le magnifique saphir bleu sur la petite table de travail. Samuel Goldstein aimait son métier et par dessus tout encore ses pierres. Le milieu des diamants est un milieu assez fermé. On y nait en famille, se marie parmi les proches, et on vit parmi les siens. Samuel Goldstein ne faisait donc pas exception. Il était un diamantaire cossu à Anvers, et ce depuis plusieurs générations. Même si le marché et le milieu feutré du dimant vivait une évolution, avec l’entrée et la concurrence des nouveaux maîtres de la Pierre à Anvers : les dynasties Indiennes
Samuel Goldstein comme ses confrères avaient vu peu à peu la rue du quartier des diamants s’enrichir de nouveaux diamantaires plus exotiques : des indiens de Bombay et de Madras. Le milieu du diamant est un petit milieu fermé, clos et secret. On s’y serre sans faire de vagues. Samuel avait toléré ces nouveaux confères qui révolutionnaient la coupe des petits diamants.
Publié le : dimanche 3 mai 2015
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Meurtre d’un poisson rouge
Le joaillier Samuel Goldstein reposa le magnifique saphir bleu sur la petite table de travail. Samuel Goldstein aimait son métier et par dessus tout encore ses pierres. Le milieu des diamants est un milieu assez fermé. On y nait en famille, se marie parmi les proches, et on vit parmi les siens. Samuel Goldstein ne faisait donc pas exception. Il était un diamantaire cossu à Anvers, et ce depuis plusieurs générations. Même si le marché et le milieu feutré du dimant vivait une évolution, avec l’entrée et la concurrence des nouveaux maîtres de la Pierre à Anvers : les dynasties Indiennes
Samuel Goldstein comme ses confrères avaient vu peu à peu la rue du quartier des diamants s’enrichir de nouveaux diamantaires plus exotiques : des indiens de Bombay et de Madras. Le milieu du diamant est un petit milieu fermé, clos et secret. On s’y serre sans faire de vagues. Samuel avait toléré ces nouveaux confères qui révolutionnaient la coupe des petits diamants.
Cependant comme il s’occupait des pièces de plus grande qualité, il ne se joignit pas au rang des râleurs qui vociféraient contre ces nouveaux venus. Tout au plus, il pestait de temps à autre quand son voisin Samir khan avait eu une plus belle pierre que lui. Mais dans le quartier, c’était lui Samuel Goldstein qui avait le plus beau saphir bleu. C’était son porte bonheur, il était dans sa famille depuis deux cent ans, et il avait survécu à toutes les catastrophes les plus noires de l’espèce humaine.
Même après l’enfer de la guerre et des atrocités, quand il était revenu, il n’avait pas voulu s’en défaire. Non pour rien au monde, il ne l’aurait cédé. Plusieurs fois, les autres négociants de pierre lui en avaient offert une petite fortune. Mais il avait toujours refusé. Il contemplait la pierre avant de dormir, sous toutes ces facettes, puis refermait soigneusement l’écrin et le tissu noir qui la recouvrait.
Au demeurant Samuel Goldstein était un homme qui vivait seul. Il avait bien un fils et une fille, mais ceux-ci demeuraient à l’autre bout d’Anvers. Et surtout ils n’avaient pas l’intention de reprendre le flambeau. Voila pourquoi, il restait seul dans la grande bâtisse. Au rez de chaussée se trouvait son office, bordé par une immense verrière et une bibliothèque fournie. Pour le reste c’était tout, il n’avait pas de grandes possessions. Contrairement aux nouveaux diamantaires parvenus, Samuel Goldstein n’affichait pas sa réussite. Mais tout savaient que son Saphir était hors de prix .
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