Mycènes (la fin d'un peuple)

De
Publié par

Tous savent que Mycènes a disparu, qu'un peuple a été annihilé, qu'elle a été détruite alors qu'elle était à son apogée, à son acmé, et une grande puissance presque indestructible. Par contre, nous ignorons toujours la cause exacte et irréfutable de sa disparition. Les experts émettent plusieurs théories dont celle qu'il y a eu une catastrophe naturelle, une invasion ou un conflit interne, mais personne n'est certain de la cause de sa disparition.
Voici maintenant une version héroïque de sa fin, une histoire de gloire, d'honneur, d'amour et de haine qui explique son anéantissement. Voici, un récit qui explique pourquoi Mycènes, cette fabuleuse ville de la Grèce antique, n'existe plus aujourd'hui. Voici le récit se sa décrépitude, voici mon récit.
Publié le : mercredi 8 juin 2011
Lecture(s) : 341
Nombre de pages : 326
Voir plus Voir moins
Mycènes (la fin d'un peuple) Je vous offre ce livre gratuitement, j’aimerais seulement recevoir vos commentaires à l’adresse électronique suivante : mycenes1@hotmail.com 1 Avant-propos Chaque parcelle de Mycènes s'embrasa et nous pûmes voir dans les yeux ravagés des Mycéniens la lueur du feu étinceler et des gouttes d'eau y perler parce qu'ils venaient de perdre leur patrie, leur ville, leur chez-soi. Tout ce qu'ils aimaient de cette ville n'était plus que cendre et la nuit emportait l'âme de Mycènes. Ils étaient tous là à regarder librement, une dernière fois, leur ville chérie, en attendant d'être enchaînés et soumis à l'ennemi, avan t de voir leur femme violée par leur opposant, avant d'entendre leurs enfants crier d'horreur et de douleur. Mycènes venait de tomber et il n'y avait plus d'espoir, un peuple venait d e disparaître, une culture venait d'être anéantie. L'ennemi continua de piller, détruire et d'enflammer cette ville qui leur était synonyme de cauchemar et chaque coup qu'il assénait à Mycènes leur était une jouissance, une délectation, un soulagement et une libération. Durant cette ténébreuse nuit, nous pûmes entendre les victorieux festoyer de tous leurs sens, les dernières épées se fracasser et les lames des vaincus siffloter avant de voir d'immense filet de sang gicler de leur gorge et leur corps choir au sol. Aucun n'acceptait cette défaite, aucun n'acceptait de voir leur peuple disparaître et d'être condamné à l’esclavage. Puis, lorsque le jour se leva, nous pûmes d'autant mieux constater la fin de Mycènes et l'horreur qui y régnait. La ville encore fumante regorgeait de cadavres qui nourrissaient un nombre incalculable de racailles, de rongeurs, de rapaces et qui laissaient au nez de ses occupan ts une odeur des plus nauséabonde. Le sang couvrait une grande partie de la ville et y formait une vraie mare devant les murs. Les derniers survivants qui avaient passé la nuit dans leu r liquide corporel à souffrir, ne pouvant se relever par manque de force ou par un e amputation, mourraient un à un en regardant le ciel rouge. Les dieux eux n'avaient pas dormi 2 de toute la nuit visionnant cette guerre de titans, sans doute l'une des plus grandes et sanglantes de la Grèce antique. Ils se racontaient encore les prouesses des combattants et se taquinaient sur leur pari, car peu n'avaient pas choisi Mycènes. * Tous savent que Mycènes a disparu, qu'un peuple a été annihilé, qu'elle a été détruite alors qu'elle était à son apogée, à son acmé, et une grande puissance presque indestructible. Par contre, nous ignorons toujours la cause exacte et irréfutable de sa disparition. Les experts émettent plusieurs théories dont celle qu'il y a eu une catastrophe naturelle, une invasion ou un conflit interne, mais personne n'est certain de la cause de sa disparition. Voici maintenant une version héroïque de sa fin, une histoire de gloire, d'honneur, d'amou r et de haine qui explique son anéantissement. Voici, un récit qui explique pourquoi Mycènes, cette fabuleuse ville de la Grèce antique, n'existe plus aujourd'hui. Voici le récit se sa décrépitude, voici mon récit. 3 Chapitre 1 Le jour qui traça son destin Mycènes 1210 av Jésus-Christ Diorisas ne put jamais effacer de sa mémoire l'image de la pénombre qui gagnait la plaine et qui s'apprêtait à le transporter dans un vrai cauchemar. Il ne put jamais oublier cette effroyable nuit, ce soir où il n'y avait ni étoile, ni lune et où presque tous étaient plongés dans une obscurité ténébreuse. Il n'y avait que quelques bougies qui éclairaient les petites maisons des fermiers et quelques yeux qui regardaient par les fenêtres, fixant l'horizo n comme s'ils pressentaient que de grandes souffrances surviendraient, que quelque chose de grave arriverait et qu'ils ne pourraient pas l'empêcher. Les enfants avaient la couverture de leur lit juste sous leur nez, leurs yeux étaient fermement clos et ils serraient contre eux, du plus fort qu'ils le pouvaient, tout objet pouvant les réconforter, car eux aussi ils avaien t ressenti l'esprit maléfique qui envahissait l'horizon. Un vent glacial cajolait le blé des cultures, balayait la cime des arbres et les faisait se balancer. Il laissait aussi entendre, dan s cette nuit où personne ne s'aventurait dehors, des craquements de branches qu i épouvantaient même les âmes les plus fortes. Les hiboux hululaient comme jamais et leur chant se faisait entendre dans toute la plaine. Les loups eux hurlaient sans cesse comme si leur vie en dépendait et les chiens jappaient pour éloigner une menace. Le jeune Diorisas, la nuit venue, s'était calmement endormi et il ne craignait aucun mal, aucune menace, car jamais il n'aurait pu croire qu'il pouvait y avoir du mal dans ce monde qui était si parfait à 4 ses jeunes yeux. Son cœur battait lentement et il ne contenait encore aucune rage, aucun regret, aucune hargne. Sa vie était si belle, il n’avait connu que le bonheur, que les plu s beaux printemps. Il ne se posait aucune question, rien ne le tracassait, il ne faisait que suivre les indications de ses parents et sentir le parfum des plus belles fleurs. Cette béatitude n'allait cependant pas perdurer et cette nuit tracerait son destin, elle lui dicterait sa raison de vivre. C'est au cours de cette obscurité, où sa vie en était encore qu'à son commencement et qu'il n'avait encore rien vécu et vu, que tout chamboula pour lui, que les malheurs s'abattirent su r lui comme une pluie déchaînée qui ravage tout sur son passage. Cette nuit-là, il avait cinq ans, lorsqu’une bourrasque de vent est venue troubler son sommeil si paisible. Il ouvrit alor s ses petits yeux lentement et pour la première fois de sa vie il ressentit un petit frisson, u n soupçon de peur. Par réflexe, il prit sa couverture et il l'a mis pour couvrir son visage. Le petit Diorisas était si effrayé que son corps commença à trembler comme une vieille feuille. Il était horrifié, mais il se refusait d'aller se vautrer contre sa mère, ne voulant pas la déranger, elle qui était si précieuse dans son jeune cœur. Diorisas venait de connaître un sentiment qui le suivrait toute sa vie et qui, comme ce soir-là, resterait au plus profond de son âme, à le ronger lentement et à lui faire si mal. Le corps recoquillé comme un escargot, à combattre le froid qui l'avait envahi avec ses frissons, Diorisas ne put s'empêcher d'écouter quelque chose d'encore pire. Il entendit transpercer la froidure de la nuit et faire écho tout autour de lui et dans sa tête les galops d'un cheval qui allait à toute vitesse et qui semblait se diriger vers lui. L'enfant combattit tant bien que mal du plus qu'il le pouvait sa frousse, mais le bruit était incessant et semblait se rapprocher. Il se cramponna alors à sa couverture, l'enleva de son lit et la tenant avec ses deux mains juste en deçà de ses yeux, il commença à marcher dans la maison vers la chambre de sa mère. Les bruits des sabots frappant la route de macadam étaient de plus en plus forts et l'air de plus en plus lourd. Diorisas se déplaçait dans la noirceur totale à la recherche de sa mère et il était maintenant si terrorisé que ses 5 petits poumons avaient peine à filtrer tout l'air qu'il inspirait. Il finit par apercevoir sa mère qui si affolée passa à côté de lui sans le voir. Diorisas la suivit donc en faisant le moins de bruit possible comme si cette créature qui fonçait vers la maison pouvait l'entendre. Sa marche se solda lorsqu'il s'arrêta parce qu'il la trouvait trop près du dehors et ne voulant pas parler, il resta debout, tremblant et immobile à l'observer et il la vit s'arrêter brusquemen t, hésiter, puis finir par regarder par la fenêtre. * Sa mère Céresse savait depuis les premiers sons qui avaient frappé la maison ce que tout ceci signifiait; par contre, elle avait espéré et gardé espoir jusqu'à ce que ce coup d'œil, passé par la fenêtre, confirme ses affres. Il y avait bien, au beau milieu de cette désolante nuit et traversant l'obscurité, deux chevaux, montés de cavaliers sordides, qui fonçaient vers sa maison en trombe. Ces derniers jours bien des mots effrayants avaient traversé la plaine mycénienne à propos de ces brigands sans pitié traversant les champs et volant tout sur leur passage, mais Céresse ne s'était pas vraiment fait à l'idée qu'il pouvait exister et elle était là, ce soir-là, seule dans sa maison sans son mari, avec son fils et complètement vulnérable. Rien ne pouvait la sauver, dans quelques pas les cavaliers seraient là et ils n'allaient pas l'épargner, car elle était seule. Elle regarda la porte dans un dernier espoir et un vacarme se fit soudainement entendre. Les monteurs de chevaux frappaient de toute leur force à la porte d'une Céresse figée d'horreur. Ils finirent par la détruire et dès qu'elle se fracassa sur le sol, en laissan t entendre un horrible son qui résonna en tous lieux, deux gros gaillards entrèrent dans la résidence. Ils aperçurent dès lors, Céresse, une femme qui avait travaillé si fort toute sa vie juste pour avoir un bout de pain et qui s'était presque rendue malade à toujours moins manger pour en donner plus à Diorisas. Une femme juste, comme disait le bouche-à-oreille, mais cela ces bandits ne l'avaient pas compris, car dès qu'ils l’aperçurent, ils s'y ruèren t 6 comme des animaux sans sentiment, la projetèrent au sol comme si elle n'était qu'un objet et ils commencèrent à la toucher un peu partout. Céresse était certaine qu'ils allaient la violer et ensuite la tuer, mais tant qu'ils ne découvraient pas Diorisas elle garderait foi en la vie. Seul son fils lui donnait la force de se débattre. Ils commencèrent ensuite à la toucher plus près de ses parties intimes et elle priait les dieux pour que son fils reste endormi dans la quiétude et qu'il ne voie pas les horreurs de ce monde. Son vœu ne se réalisa malheureusement jamais. Dès que les brigands avaient ouvert la porte, Diorisas s'était caché dans un endroit à couvert où il voyait tout ce qui se passait. Il vit sa mère étendue sur le sol avec ces hommes au- dessus d'elle et il voulut sortir de sa cachette pour l’aider. Il y resta toutefois et continu a d'observer, déjà avec une petite larme sur le coin de l'œil, les hommes qui finirent par relever Céresse et qui lui crièrent par la tête : - Maintenant que nous savons que tu n'as pas d'armes, donne-nous de l'or et qui sait peut-être que tu auras la vie sauve. - Je m'excuse, je n'ai pas d'or, mais vous pouvez prendre tout ce que vous voulez dit-elle en retenant ses pleurs. Les individus ne voulaient rien savoir de la laine de mouton qu'ils voyaient du coin de l'œil ou des deux œufs sur le plancher, ils voulaient de l'or et si cette femme n'en trouvait pas elle risquait fortement la mort. Il faut dire que c'était un temps très dur et il n'était pas rare de voir des meurtres et des personnes non arrêtées, surtout les bons amis du roi. Les hommes ne voulaient pas perdre de temps et un d'eux sortit un poignard. À sa vue, les yeux de Céresse s'écarquillèrent et elle en eut le souffle coupé. Elle n'avait pas cet or et les deux brigands semblaient résolus à la tuer. Puis, alors qu'un des deux hommes, le plus petit, Crosias, ten ait Céresse, le plus fort mit la lame contre son bras et il y fit une petite incision pour lui montrer qu'ils étaient prêts à tout. Un filet de sang coula de l'avant-bras de Céresse devant son fils qui ne parvenait toujours pas à comprendre pourquoi ces hommes lui faisaient cela. Il y avait 7 néanmoins quelque chose qui lui serrait le cœur et il sentait qu'il n'aimait pas du tout ces hommes. La pauvre femme se mit alors à genoux devant ces deux bougres et commença à les supplier. Elle avait vu encore si peu de printemps et elle rêvait tant de voir son petit Diorisas grandir qu'elle aurait tout fait pour vivre; par contre, elle n’y pouvait rien, sa vie était entre les mains de ses hommes. Elle leur demanda leur pitié et l'homme le plus fort, Crosios, tanné de l'entendre, prit son couteau fortement dans ses mains et le passa devant ses yeux. Elle se tut au même moment et pensa à son petit Diorisas et à son mari qui allaient se retrouver seuls à tenter de survivre aux famines, si elle devait mourir. Puis, lorsque le couteau fut disparu de sa vue, elle les mit en garde contre la fureur des dieux et les supplices qui les attendaient s'ils la tuaient. Au même moment, les deux hommes se frustrèrent, se mirent à hurler après cette femme et ils lui assénèrent quelques coups de pied. Diorisas se trouvait toujours dans sa cachette et il ne comprenait pas pourquoi ces hommes faisaient du mal à sa mère, pourquoi l'homme avait un couteau sans n'avoir de viande à manger, pourquoi ils criaient après sa pauvre mère qui n'avait rien fait. Il découvrait la cruauté des hommes, il comprenait que la vie n'était peut-être pas un cadeau des dieux et qu'il fallait s e battre pour vivre. Il vit que les hommes n'étaient point alliés, mais ennemis et qu'il y avait des injustices sur cette terre. Il sut qu'aux beaux rêves succédaient les cauchemars, qu'après les joies venaient les peines et qu'après le bien-être venait la douleur. Il regarda ses mains et comprit qu'elles ne servaient pas qu'à serrer sa mère contre soi, mais à se battre pou r survivre. Il restait toujours dans l'obscurité de sa cachette avec les mains sur ses oreilles pour ne pas écouter les cris continus de sa mère, déjà souffrante de sa blessure au bras. Il fut à la première loge pour voir ce qui se passa par la suite, pour apercevoir le calvaire, la torture que ces hommes firent endurer à Céresse. L'enfant avait les yeux grands ouverts, trop ouverts pour une si jeune âme, et tout luisants lorsqu'il aperçut Crosios prendre son couteau entre son pouce et son index et le diriger lentement vers Céresse, qui ligotée ne pouvait plus 8 bouger. Le jeune Diorisas eut le goût de s'enfuir, de crier au meurtre, mais son esprit était assez vigilant pour le garder en sûreté, du moins pour l'instant. Le couteau continua son chemin et Crosios l'arrêta près de la poitrine de Céresse. Il le tenait contre une Céresse impuissante et d'un coup sec, qui laissa échapper un cri de douleur à celle-ci, il l'enfonça dans son corps fragile. Un flot de sang se mit à jaillir de l'incision et il remplit rapidement les poumons de cette mère qui se mit à le cracher par la bouche. Elle ne pouvait plus dire un mot et suffoquait lentement. Sa robe s’imbibait d’un sang pâle, pâle de ses faibles forces, pâle du désespoir qui emplissait son cœur. Les deux hommes la regardaient lentement s'éteindre sans en avoir honte, sans se retourner pour ne pas voir tout le mal qu'ils avaient causé. Diorisas, n'en pouvait plus, il était si jeune pour voir sa mère mourir, si jeune pou r découvrir cet affreux monde, si jeune pour avoir gravé sur les yeux l'agonie de sa mère. Il ne voulait qu'aller donner des coups sur ces hommes pour les chasser. Par contre, son petit corps ne voulait pas bouger, terrorisé de la situation et si attristé. Il commença à penser à des réalités de la vie qu'il n'avait jamais envisagées, il se dit que les mères ne meurent peut-êtr e pas toutes après avoir pu élever leur fils, que Céresse peut peut-être mourir même si dans son petit cœur il ne le veut pas. Il avait tant besoin de sa chaleur contre lui, tant besoi n qu'elle vive. Le destin, par contre, n'en pensa peut-être pas ainsi. Nous pûmes entendre, dans les quatre coins de la maison, un bruit terriblement sourd et puissant qui fit trembler les fenêtres et qui manqua de la faire s'écrouler. Personne n'aurait pu rester incrédule devant un tel vacarme et Diorisas frissonna de frayeur. C’était un bruit qui provenait de l’enfer et qui exaltait une affreuse douleur, c’était le bruit de Céresse qui toussait sans arrêt, qui toussait le peu de vie lui restant, qui toussait son mal intérieur, sa détresse. C’était le bruit d’une dam e qui crachait tout le sang que son pauvre corps produisait, le bruit d’une dame dont les entrailles venaient de se déchirer, dont le cœur était presque éteint et dont ses organes venaient de se fissurer. Puis, nous pûmes la voir devenir tout en sueur, devenir de plus en 9 plus blanche, beugler le martyr et choir sur le sol la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés qui regardaient le plafond et nous pûmes ressentir dans toute la pièce son pouls ralentir. Diorisas vit sa mère choir sur le sol, étalée de tout son long, baignant dans une mare de sang. Une mare des ténèbres qui avait laissé s’échapper, s’envoler, dans cette salle, un esprit de désolation qui maudissait tous les dieux. Cet esprit rendait l’atmosphère lourde et une pression au cœur, un pincement faisait souffrir Diorisas. Cet enfant n'en pouvait plus de se retenir, il voulait aller se blottir contre sa mère, l'embrasser et la serrer dans ses bras un e dernière fois. Ces accolades l'épargneraient de regretter toute sa vie d'être resté dans son trou pendant que sa mère agonisait. Le problème c'est que s'il partait la retrouver il allait probablement mériter la même médecine. Diorisas était si jeune et d'un coup, ne réfléchissant pas aux conséquences, il partit à la course, passa devant les deux criminels et nous pûmes entendre son cri aigu traverser toute la plaine et se briser contre les montagnes . Il alla retrouver sa mère et il lui prit la main. Il était si jeune et les premières choses qu'il v it du monde furent le sang de sa mère gisant sur le sol, sa mère pleurer en quittant ce monde dans la souffrance, ses yeux regarder les siens en laissant s'écouler de fines larmes le long de sa joue et ses mains lui toucher le visage et prendre sa tête pour la serrer contre sa poitrine. Les premières choses que Diorisas toucha furent le visage froid de sa mère, son cœur qui battait faiblement et une de ses larmes en passant son doigt pour essayer de lui enlever ses peines. Les premières choses qu'il avait entendues furent les cris de sa mère, la toux d'une femme agonisante et son propre cœur se briser. Les premières choses qu'il sentit furen t l'odeur de la mort, l'odeur de la méchanceté, l'odeur du dernier souffle de sa mère qui frôla sa joue et les premières qu'il goûta furent une de ses larmes parvenues à sa bouche, l'air maudit de cette pièce et un peu de sang lorsqu'il mit sa tête contre sa mère. Diorisas était appuyé contre sa mère chérie en espérant toujours qu'elle continue à vivre, il la collait du 10
Les commentaires (1)
Écrire un nouveau message

17/1000 caractères maximum.

ggiselle

très bien écrit cette histoire, que je prendrai plaisir à lire.

vendredi 10 juin 2011 - 07:56

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Samos: Les Keltoïs

de Mon-Petit-Editeur