Le Korrigan Ferrailleur

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Sur quelques parcelles d'un astre disloqué, l’improbable s’est produit. Des rescapés ont organisé leur survie. Les Géants ont édifié de vertigineuses passerelles entre de nombreux îlots de roches. Les Elfes se sont affairés à la construction d’impressionnants cargos-dirigeables volants. Les Nymphes ont usé de leur pouvoir pour redonner un peu d'éclat aux terres trop arides. Les Fées ont transcendé leur magie afin d’empêcher que ces nations ne soient exsangues d’atmosphère et de chaleur.
C'est au cœur de ce monde que vit Féléron, Korrigan Ferrailleur, isolé sur l'une des innombrables roches-contrées.
Mais que va déclencher l’arrivée d’Alzanya, superbe Amazone et objet de tous ses fantasmes ?
Auteur du cycle de Tryskellia, Didier de Vaujany nous plonge allégrement dans un étrange univers de fantasy saupoudré d’un certain érotisme.
Publié le : mercredi 10 décembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
Nombre de pages : 23
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Le Korrigan Ferrailleur

 

 

 

 

Didier de Vaujany

 

 

 

 

Illustration : Nicolas le Tutour

 

 

 

 

 

Éditions L’ivre-Book

 

Prélude

 

 

 

 

L’homme s’avança vers sa belle Amazone, les yeux remplis d’amour et de tristesse. Cette fois-ci serait la dernière. Il devrait bientôt expier ses fautes, son orgueil d’avoir voulu s’élever au niveau des Dieux. Il regrettait tant qu’elle en soit elle aussi victime. Une larme coula sur le visage de sa compagne. Il les savait si rares, si précieuses, mais il était désormais trop tard. Il fit glisser avec délicatesse son pouce sur la joue de Cloë, pour effacer cette trace de chagrin. Au-dehors, les hurlements devenaient de plus en plus forts, plus proches à chaque seconde.

- Faisons-le… maintenant ! insista-t-elle dans un murmure sensuel et désespéré.

 Ils étaient nus, debout, face à face. Elle, avec sa longue chevelure blanche dont une partie cachait légèrement sa poitrine. Lui, calme, étonnement grand et athlétique pour un homme de science, admirant l’Amazone qu’il chérissait tant. La grande salle n’était éclairée que de quelques bougies depuis que l’électricité était venue à manquer dans la resplendissante cité, plus tôt dans la matinée. Dans un recoin obscur de la pièce trônait une étrange machine inerte. Une machine qui aurait pu être leur salut, mais paralysée par l’absence cruelle de source d’énergie.

Cloë rassembla ses cheveux pour les faire disparaître dans son dos, dévoilant son magnifique buste, ses seins excités par le sexe en érection de son amant. Leurs lèvres se rejoignirent d’abord, puis leurs langues entamèrent un ballet passionnel. Il parcourut de ses mains le corps de sa belle avec une douceur qu’elle savoura un long moment, jusqu’à ce qu’elle lui lance l’ultime appel en lui griffant sauvagement le dos avec ses ongles de nymphe, elle aussi à l’orée d’un embrasement sexuel sans égal. Un appel qu’il savait interpréter. Elle s’allongea sur les draps blancs du lit posé à même le sol, étendant ses bras au-dessus de sa tête en signe d’abandon. Il égara sa bouche sur la peau diaphane de l’Amazone, effleurant d’abord un de ses seins, descendant lentement jusqu'à ses hanches. Elle sentit son souffle s’aventurer sur son nombril, sur ses jambes, jusqu’à ce que sa langue, ferme par l’envie de la faire jouir, amorce des cercles suaves sur son clitoris. Il discernait les légers spasmes de plaisir de Cloë, entendait ses gémissements. Il garda ainsi longtemps ce rythme lent, sans accélérer le mouvement qu’elle appréciait de plus en plus au regard de son corps qui se cambrait, de ses cuisses qui s’ouvraient, de ses mains qui se perdaient dans les cheveux de son amant, de ses reins qui se torsadaient à la recherche d’une pénétration qui ne venait pas, de ses soupirs enfin qui devenaient cris.

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