CONNE

De
Publié par

CONNE Conne, C’est comme ça que je me suis sentie. Désarmée aussi Comme si je n’avais pas le droit d’être là Ou plutôt comme si je me demandais pourquoi j’étais là. Pourquoi mes yeux se sont-ils posés là à cet instant ?

Publié le : jeudi 3 juillet 2014
Lecture(s) : 61
Licence : Tous droits réservés
Nombre de pages : 5
Voir plus Voir moins
CONNE
Conne, C’est comme ça que je me suis sentie. Désarmée aussi Comme si je n’avais pas le droit d’être là Ou plutôt comme si je me demandais pourquoi j’étais là.
Pourquoi mes yeux se sontils posés là à cet instant ?
Ca m’a rappelé ce que m’avait raconté une amie et j’ai compris
Compris ce qu’elle avait ressenti.
Croiser l’homme que l’on a aimé
Avec une autre
Main dans la main.
Ce même sourire.
Cet air triomphant de conquistador.
La même histoire
Avec une autre main.
Pourquoi cetterencontre ?
Pour me faire voir la réalité ?
Elle était dans ses mensonges
Dans ses gestes, son manque de gestes
Dans ses yeux, son manque deyeux.
Quand on aime On touche On sent On voit Comme au premier jour.
On regarde celui que l’on aime
Comme le regard qu’il a
Avec cette autre main
Il y a quelques heures.
Les mots qu’il ne disait pas
Je les sentais par chaque pore de ma peau.
Pas besoin d’images ni de ce bout de trottoir
Sous le soleil de cette belle fin d’après midi.
Je garde cette image décalcomanie et je n’en veux pas.
Je me suis retrouvée le souffle court
Pas surprise
Mais choquée par la similarité.
L’effet décalcomanie.
Cette image a transpercé mon cœur pour atterrir dans mon ventre
Je n’arrivais plus à parler.
Bizarre de tomber sur l’homme que l’on a aimé si longtemps Main dans la main avec une autre femme Fier Le même air qu’à nos débuts Cet air qu’il n’aura bientôt plus L’habitude sans doute Le ternissement des jours, la lassitude, la magie qui fout le camp
L’amour qui s’effiloche jour après jour
Et toi qui ne comprend pas
Parce que toi c’est pas comme ça !
Etrange Soudain Imprévu Comme un coup de poing Quand on s’y attend le moins.
En voiture, je montais une longue côte
A pieds, il descendait une longue pente. Il portait le même t shirt kaki, le pantalon gris que j’ai lavé des dizaines de fois. Je suis pathétique. Souvenir si vivant qui passe Juste là.
Souvenir qui a fait partie de ma vie
A été au bout de mes doigts
A eu le même regard
A parcouru les mêmes pentes
Partagé mes pensées
Et est passé à la suivante.
C’était une belle journée J’étais allée chez le coiffeur Je venais de rire Et vlan Bam Zouing Là, sur ce trottoir L’histoire en double Comme un duplicata
Sauf que c’est pas moi.
Je repars en arrière.
Le même regard des débuts La même démarche La même main dans la main Et la photo colle Conne ?
C’est ça la vie ? Ben, oui C’est ça aussi. Et il est temps d’oublier Comme au matin blême D’un mauvais cauchemar.
Juliasmile1 2juillet 2014
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Tu me hurles

de juliasmile1

2 avril 2011

de juliasmile1

suivant