Cours côtier n°1

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Balisage latéral Le balisage latéral sert à baliser les limites latérales d’un chenal d’accès au port, d’un chenal étroit (ex. Passage de la Teignouse), etc… Le sens conventionnel (de référence) est celui qui arrive du large vers le port. Un bateau qui entre au port est dans le sens conventionnel, celui qui sort du port n’est pas dans le sens conventionnel. En entrant au port, on laisse les marques tribord à tribord (à droite) et les marques bâbord à bâbord (à gauche). Une marque tribord signale un chenal à bâbord et réciproquement. En entrant au port, le barreur visualise devant lui le mot « BATRI » ; on écrit de gauche à droite, dans le sens normal, car on navigue dans le sens conventionnel. BAbord TRIbord En sortant du port, le barreur visualise devant lui le mot « BATRI » mais écrit à l’envers (TRIBA) cette fois car on navigue à l’envers du sens conventionnel. TRIbord BAbord Marques de chenal préféré : Il faut d’abord identifier la marque. Le seul repère valable est le « voyant » ; s’il est conique, la marque sera une marque tribord de chenal préféré ; s’il est cylindrique, la marque sera une marque bâbord de chenal préféré. Ensuite, on retient, comme pour une latérale classique, que la marque tribord de chenal préféré est à laisser à tribord lorsque le bateau rentre au port si on souhaite emprunter le chenal préféré. Le chenal secondaire sera de l’autre côté de la marque. La démarche sera la même pour la marque bâbord ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Balisage latéral
Le balisage latéral sert à baliser les limites latérales d’un chenal d’accès au port, d’un chenal
étroit (ex. Passage de la Teignouse), etc…
Le sens conventionnel (de référence) est celui qui arrive du large vers le port. Un bateau qui
entre au port est dans le sens conventionnel, celui qui sort du port n’est pas dans le sens
conventionnel.
En entrant au port, on laisse les marques tribord à tribord (à droite) et les marques bâbord à
bâbord (à gauche).
Une marque tribord signale un chenal à bâbord et réciproquement.
En entrant au port, le barreur visualise devant lui le mot « BATRI » ; on écrit de gauche à
droite, dans le sens normal, car on navigue dans le sens conventionnel.
En sortant du port, le barreur visualise devant lui le mot « BATRI » mais écrit à l’envers
(TRIBA) cette fois car on navigue à l’envers du sens conventionnel.
Marques de chenal préféré :
Il faut d’abord identifier la marque.
Le seul repère valable est le « voyant » ; s’il est conique, la marque sera une marque tribord
de chenal préféré ; s’il est cylindrique, la marque sera une marque bâbord de chenal préféré.
Ensuite, on retient, comme pour une latérale classique, que la marque tribord de chenal
préféré est à laisser à tribord lorsque le bateau rentre au port si on souhaite emprunter le
chenal préféré. Le chenal secondaire sera de l’autre côté de la marque.
La démarche sera la même pour la marque bâbord de chenal préféré.
La nuit, ces marques de chenal préféré portent un feu 100% de la couleur du voyant et un
rythme de 2 éclats + 1 éclat.
Balisage en région « B »
Ce qu’il faut retenir. La forme des marques latérales en région « B » est la même qu’en
région « A » ; il n’y a seulement que les couleurs qui sont inversées. Donc, si on prend
comme repère les formes des voyants, on raisonnera d’une seule manière.
La région « B » concerne les côtes américaines, le Japon, la Corée et les Philippines.
Les Antilles, St Pierre et Miquelon sont en région « B ».
La Réunion et la Corse sont en région « A ». La France métropolitaine est en région « A ».
Balisage cardinal
Tout chef de bord doit connaître la rose des vents afin de pouvoir s’orienter.
Sécurité : l’utilité de cette connaissance sera vite convaincante si un membre d’équipage
tombe à la mer.
Ex. : Je navigue au 40°, quel cap dois-je suivre po ur retrouver le naufragé ?...40°+180°=220°
Je navigue au 270°, quel cap adopter pour retrouver la naufragé ?.........270°-180°=90°
Pour gérer une marque cardinale, il faut d’abord identifier la marque par :
-
ses voyants (tjrs 2 cônes noirs), ses couleurs ou son feu (horloge)
Puis, appliquer la règle :
-
une marque nord, on passe au nord
-
une marque sud, on passe au sud
BAbord
TRIbord
BAbord
TRIbord
-
une marque est, on passe à l’est
-
une marque ouest, on passe à l’ouest
Ensuite, en regardant la rose du compas, on recherche la direction indiquée par la marque
cardinale enfin, on se dirige vers cette direction.
Attention, bien répondre à la question posée car la méthode précitée permet de positionner
le bateau par rapport à la marque mais ce n’est pas forcément la question posée lors de
certaines questions à l’examen.
Danger isolé
Se souvenir que 2 boules noires = danger !!!
Cette marque est utilisée pour positionner un danger sur la carte dont on peut faire le tour
(roche isolée, épave).
On passe à bonne distance de cette marque et, de préférence, sous le vent pour éviter que
la dérive du vent ne nous en rapproche.
Eaux saines
Cette marque signale une position sans danger !!!
Attention de ne pas la confondre avec une marque bâbord de chenal.
En mer ou lorsque rien n’est précisé (à l’examen), on passera à gauche ou à droite de la
marque car pas de danger.
Important, lorsqu’elle est dans un chenal (comme devant Pornic), on la laissera de
préférence à bâbord en entrant au port mais aussi de préférence à bâbord en sortant du
port…eh oui, puisqu’elle est placée sur une position d’eaux saines donc sans danger. Elle
sera dans l’axe du chenal.
Marques spéciales
Les marques spéciales permettent de positionner un danger particulier (quai submergé,
canalisation débouchant sous la surface, cale de mise à l’eau) ou une zone interdite (zone
d’aquaculture, zone militaire), dans ces conditions, elles seront marquées sur les cartes.
Par contre, on peut les rencontrer en mer sans qu’elles soient inscrites sur les cartes
(bouées pour divers relevés aquatiques, mise en place de câbles sous marins) ; il faudra les
passer comme un danger isolé, en s’écartant sous le vent de préférence.
Marque d’épave récente
Cette marque est mise en place lorsqu’un navire s’est échoué.
C’est une marque temporaire. Elle ne sera pas inscrite sur les cartes.
Lorsque l’épave sera renflouée, la marque sera retirée. Si l’épave reste en place, on retirera
la marque et elle sera remplacée par une latérale, une cardinale ou un danger isolé ensuite,
cette nouvelle marque sera inscrite sur les cartes.
Danger nouveau
Cette notion est utilisée de la même manière que la marque d’épave récente.
Elle consiste à doubler la marque utilisée.
Cette signalisation est temporaire et donc pas inscrite sur les cartes.
Les cartes marines (SHOM)
Les lettres inscrites dans les zones blanches, bleus ou vertes des cartes renseignent sur la
nature du fond (R=roche, G=gravier, S=sable, M=vase). Avant de jeter l’ancre, il est
important de connaître la nature du fond afin d’adapter le mouillage au fond (type de
mouillage, orin, etc.).
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Les valeurs numériques dans ces mêmes zones, renseignent sur la profondeur d’eau
restante à un point donné en basse mer de grand coefficient (120). Il n’y a jamais moins
d’eau que la valeur indiquée sur la carte.
Lorsque la valeur est entre parenthèses et que le chiffre des unités est souligné, cela indique
une sonde découvrante ; à savoir, la roche dépasse au-dessus de la surface de l’eau à
marée basse de la valeur indiquée sur la carte par coefficient de 120.
Sur la carte, si le chiffre de droite est décalé vers le bas, il indique les décimètres : 2
3
indique
2 mètres 30 ou 2,30 m.
Symbole sur la carte,
+
indique une roche toujours sous l’eau. Si il y a des points dans les
angles, cela indique que la roche ne sera visible à la surface qu’en basse mer de coefficient
120.
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Symbole sur la carte,
x
indique une roche qui couvre et qui découvre pendant la marée.
Les zones où ces symboles sont nombreux sont regroupées dans un périmètre en pointillés
sur la carte et balisées par le balisage vu précédemment.
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Sur une carte marine, la couleur jaune représente ce qui n’est jamais recouvert par l’eau.
La couleur verte correspond à l’estran ; c’est la zone où le mouvement de la maré ;e est
visible.
La couleur bleue ou blanche est celle où il y a toujours de l’eau sauf symboles vus au
paragraphe ci-dessus.
La mer ne monte jamais plus haut que la limite entre le vert et le jaune et elle ne descend
jamais plus bas que la limite entre le vert et le bleu.
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Le zéro des cartes sert de référence pour définir les sondes sur les cartes françaises. Il
correspond à la marée basse de coefficient 120.
Il peut porter plusieurs noms : zéro des cartes – zéro hydrographique – basse mer de
coefficient 120.
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La représentation du balisage sur la carte nous informe de ce que nous verrons sur l’eau.
Une tourelle est représentée verticalement et avec une embase large.
Un espar sera représenté verticalement mais avec une faible largeur.
Une bouée (qui flotte !!) sera représentée de manière oblique (penchée).
Dans tous las cas, si la marque de balisage est éclairée la nuit, elle sera représentée avec
un empannage violet ; les phares ont bien évidemment aussi cet empannage violet sinon, la
nuit …
Les abréviations portées sur les cartes sont en anglais.
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Sur une carte marine, si on souhaite relever ou reporter une distance, on utilise
exclusivement les échelles verticales de la carte, jamais celles placées en haut ou en bas.
1 mille vaut 1852 mètres et 1 noeud vaut 1 mille par heure.
On utilise les 2 échelles verticales et horizontales lorsque l’on souhaite se positionner sur la
carte en latitude et longitude.
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Les symboles et abréviations portés sur les cartes marines sont répertoriés dans l’ouvrage
1D du S.H.O.M. ‘Service Hydrographique et Océanographique de la Marine).
Marques et feux des navires
Généralités :
De jour, par bonne visibilité, les navires qui ont des privilèges doivent porter leurs marques
de couleur noire lorsqu’ils font route.
De nuit ou de jour par mauvaise visibilité, ces mêmes navires porteront des feux spécifiques.
Les bateaux qui n’ont pas de privilèges ne montrent rien le jour et allument leurs feux de
route la nuit ou le jour par mauvaise visibilité.
Un bateau qui fait route est un bateau qui n’est pas en lien avec la Terre ; donc, pas amarré
au quai, pas au mouillage sur ancre, pas au mouillage sur bouée et pas échoué.
Attention : un bateau en mer avec son moteur stoppé qui n’est pas ancré sera considéré
comme bateau faisant route et il portera au minimum ces feux de route la nuit ou par
mauvaise visibilité.
Les différents secteurs des feux sont à maîtriser : 360° - 225° - 135° - 112,5°
Bien mettre en évidence la complémentarité des feux ; le 225° n’est visibles que sur l’avant
et couvre les 2 feux latéraux ; le 135° complète le 225° sur l’arrière.
Les feux de route blancs ne se chevauchent pas.
Lors de l’examen, il faut connaître la portée lumineuse des feux des navires inférieurs à 12 m
(ligne jaune du tableau page 47).
Comme moyen mnémotechnique, on peut dire que le bateau a 2 feux de route blancs (225°
et 135°), ils ont une portée de 2 M car 2 feux blan cs ; les feux latéraux sont unitaires, 1 vert
et 1 rouge, ils ont une portée de 1 M car 1 feux de chaque couleur.
Feux de route portés :
De nuit, tous les navires qui font route doivent porter leurs feux de route à savoir, 1 feu vert,
1 feu rouge et 1 feu blanc de poupe.
Il n’y a que les bateaux de moins de 7 mètres et ne pouvant naviguer à plus de 7 noeuds qui
en sont dispensés mais ils doivent porter 1 feu blanc sur 360°.
Si le bateau est au moteur, il portera 1 feu de mât blanc sur 225°.
Si le bateau est au moteur et qu’il mesure plus de 50 mètres, il portera 1 deuxième feu de
mât blanc sur 225° en avant et plus bas que le 1
er
.
Ce paragraphe sur les feux de route portés correspond à 95% des bateaux que vous
croiserez si vous naviguez la nuit. Maintenant, il reste à voir les navires qui ont des privilèges
car des questions portent sur ce chapitre à l’examen.
Privilèges
Ordre des privilégiés (du plus privilégié au moins privilégié) :
-
Navire non maître de sa manoeuvre (ex. : moteur à l’arrêt en pleine mer pour
entretien ou réparation). Ce navire n’est pas en détresse.
-
Navire à capacité de manoeuvre restreinte (ex. : remorqueur en action de
remorquage, avarie de gouvernail, manque de puissance motrice).
-
Navire handicapé par son tirant d’eau (ex. : pétrolier lorsqu’il est en approche de la
côte).
-
Navire en train de pêcher (ex. : chalutier ou pêcheur sans chalut).
-
Voilier sous voiles. Le voilier au moteur est considéré comme bateau à moteur et il
perd son privilège (de nuit, il allumera son feu de mât uniquement lorsque son moteur
est en action).
Il est impératif de maîtriser cet ordre des privilèges ensuite, on peut tenter d’identifier les
navires.
Marques de privilège de jour
-
Non maître de sa manoeuvre, 2 boules noires l’une sur l’autre au point le plus haut.
-
Capacité de manoeuvre restreinte, 1 boule – 1 bicône – 1 boule verticalement
-
Handicapé par son tirant d’eau, 1 cylindre vertical.
-
Pêcheur, 1 bicône (style marque cardinale WEST).
-
Voilier : pas de marque si sous voiles mais marque conique pointe en bas à l’avant
du bateau lorsque le moteur est en action.
Feux de privilège la nuit
Les feux de privilège (sur 360°) sont portés en plu s des feux de route.
-
Non maître de sa manoeuvre, 2 feux rouges l’un sur l’autre au point le plus haut.
-
Capacité de manoeuvre restreinte, 1 rouge – 1 feu blanc – 1 feu rouge verticalement
-
Handicapé par son tirant d’eau, 3 feux rouges verticaux.
-
Pêcheur sans chalut, 1 feu rouge porté au-dessus d’un feu blanc
-
Pêcheur avec chalut (chalutier), 1 feu vert au-dessus d’un feu blanc
-
Voilier : pas de feu de mât si sous voiles mais feu de mât blanc (225°) lorsque le
moteur est en action.
Dragage, opérations sous-marines
Vous devez connaître ce cas car il est essentiellement visible près des côtes ; il concerne le
dragage des chenaux ou l’entretien des marques de balisage ou d’amarrage.
Ce navire porte les marques et les feux (de nuit) de capacité de manoeuvre restreinte.
Les 2 boules noires remplacées par les 2 feux rouges sur le côté du navire interdisent de
passer de ce côté (engin ou autre au travail) ; on passera donc du côté des 2 bicônes noirs
remplacés par 2 feux verts la nuit.
Bateau pilote
Un bateau pilote est une embarcation destinée à conduire les pilotes à bord des navires se
présentant devant le port.
Ces pilotes sont des spécialistes du port auquel ils sont affectés (Le Havre – Cherbourg –
Brest – St Nazaire – Sète – etc.). Ils assistent le capitaine du navire lors de son entrée ou de
sa sortie du port.
De jour, le bateau pilote portera un pavillon blanc et rouge pour permettre son identification
par le navire en attente ; la nuit, il portera un feu blanc au-dessus d’un feu rouge (attention,
c’est l’inverse du pécheur).
Remorquage
2 cas : soit la remorque mesure moins de 200 mètres, soit elle mesure plus de 200 mètres.
La longueur de la remorque est définie de l’arrière du remorqueur à l’arrière du remorqué
(c’est comme en voiture, la remorque est constituée de la caisse et de la flèche).
Moins de 200 mètres :
De jour, pas de marque
De nuit, le remorqueur porte, en plus de ses feux de route, 2 feux de mâts blancs (225°) l’un
au-dessus de l’autre et un second feu de poupe jaune (135°) au-dessus du blanc. Le
remorqué porte ses feux de route mais pas son feu de mât puisque son moteur ne
fonctionne pas.
Plus de 200 mètres
De jour, le remorqueur et le remorqué portent chacun un bicône noir (idem marque EST).
De nuit, la différence avec le remorqueur de moins de 200 mètres est que celui de plus de
200 mètres portera 3 feux de mâts blancs (225°). Ri en ne change pour le remorqué.
Feux de mât
Ce point de détail n’est pas clairement montré dans le livre.
-
Les navires à moteur sans privilège ou feux additionnels portent 1 feu de mât blanc
(225°) au point le plus haut.
-
Les navires qui portent 2 feux de privilège ou feux additionnels n’allument pas leur
feu de mât et pourtant ils naviguent au moteur.
-
Les navires qui portent 3 feux de privilège allument leur feu de mât.
-
Dans tous les cas, les navires de plus de 50 mètres allument 1 feu de mât blanc
(225°) à l’avant et plus bas que les feux principau x.
Navire au mouillage
De jour, un navire au mouillage porte 1 boule noire à l’avant ou au point le plus visible sur les
petits bateaux.
De nuit, les navires portent 1 feu blanc de mouillage (360°) à l’avant et un autre à l’arrière
s’ils font plus de 50 mètres. Les petits bateaux porteront leur feu de mouillage au point le
plus haut.
Dans tous las cas, les feux de route sont éteints.
Si vous êtes au mouillage dans un espace réservé et référencé sur les cartes, vous pouvez
vous dispenser de ce feu ; par contre, si vous mouillez à proximité d’un port ou d’un trafic
maritime, vous devez vous signaler.
Navire échoué
De jour, le navire portera 3 boules noires verticalement.
De nuit, le navire portera son ou ses feux de mouillage (longueur) et 2 feux rouges (360°)
superposés.
Très important, ses feux de route seront éteints pour ne pas porter à confusion.
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