Téléchargez la lettre du mois (format pdf) - lettre de mai

De
Publié par

Téléchargez la lettre du mois (format pdf) - lettre de mai

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 186
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
la lettre de dialogues Mai 2010www.librairiedialogues.fr R E N C O N T R E A V E C J E A N - L U C C O A T A L E M sous son aile un jeune asiatique, un orphelin, Golovanov ne se à la fin de la Guerre d’Indochine. L’enfant limite pas à « chan-reviendrait souvent chez nous, mystérieux, ter l’espace » et l’an-compliqué, à la fois timide et brutal. Ne tique horde nomade lâchant rien de ses secrets. d u G ra n d N o rd , i l montre les désastres C’est cette matière-là que j’ai voulu raconter infligés par la civili-et mettre en scène dans mon romanLe der-sation industrielle et nier roi d’Angkorle communisme à. L’histoire d’une fascination pour un ailleurs, pour un autre que soi. Le cette terre et à ses désir d’une autre vie. Le livre est une enquête hommes, et la déré-intime, à travers le temps mais aussi la géo- liction dans laquelle graphie. L’aventure commence en Bretagne, à i l s s e t r o u v e n t Brest, et s’achève dans les Abers. Entre-temps, aujourd’hui. le livre nous a emmené au Cambodge, au Se faire une opinion sur l’originalité de cette milieu des ruines grandioses d’un royaume prose, seuls peuvent le tenter ceux qui déci-enseveli sous la jungle. Il faut y voir, bien sûr, dent, aux côtés de l’auteur, d’entreprendre le une métaphore. Ne sommes-nous pas tous, à voyage. notre façon, les derniers rois de quelque chose qui s’enfuit ? »Phillipe Beaussant JLCL’archéologue(éd. Folio) Combien de temps Parmi mes lectures de voyage préférées, ces l’archéologue a-t-il Jean-Luc Coatalem vient trois « perles » de ma bibliothèque : encore à vivre ? Etendu de publierLe dernier roi sur la terrasse, face au Christian DelacampagneNil, il parle. Il parle de d ’A n g ko rE d i t i o n sa u x Toute la terre m’appartientlui-même, de la vie, de(éd. Arthaud) Grasset. Salué par la criti-Christian Delacam- la mort, de quelques pagne, philosophe et personnages qui ont que, son livre a été sélec-a u xs a v i e t ra ve r s é écrivain partage son tionné pour le prix Kessel goût pour le voyage quatre coins des vieux et fait le récit de son continents où il a tra-2010. Il sera à la librairievaillé à reconstruire leserrance à travers le m o n d e : E s p a g n e, temples séculaires. D i a l o g u e s l e 1 7 m a i . T u r q u i e , L i b a n , Rencontre avec l’auteur,Arménie, Inde, Chine,Rencontre avec l'auteur le lundi 17 mai à partir J a p o n , V i e t n a m ,de 18h au café de la librairie, et le vendredi 21 amoureux de Brest et de Cambodge, Sri Lanka,à Dialogues Morlaix. ses désirs d’ailleurs et quiEtats-Unis. « J'ai donc beaucoup vécu dans les langues nous livre ses ouvrages - des langues qui n'étaient pas les miennes -favoris. comme si, chaque matin, il m'avait fallu enfiler les vêtements de quelqu'un d'autre. Ensuite, « Je suis de famille brestoise. Mes grands-les journées se passaient à tenter de déchiffrer parents habitaient rue Victor-Hugo, au-dessusce que les autres disaient, ce qu'ils se disaient du port de commerce. Du balcon, on enten-de moi entre eux, ce qu'ils voulaient me dire dait les tintements de la rade et la sirène desou me faire dire, ce qu'ils avaient compris de ce bateaux. Par beau temps, le goulet scintillaitque je venais de dire. » et faisait, plein ouest, comme un trou sous les nuages. Chacun d’entre nous avait des enviesVassili Golovanov de partir, par-là.Eloge des voyages insensés(éd. Verdier) Traduit du russe par Hélène Châtelain Si mes ancêtres travaillèrent à l’Arsenal, Dans ce récit, l’auteur raconte ses expéditions mon grand-père paternel sera le premier à en mêlant à ses impressions, ses propres sen-aller en Indochine, à la fin des années vingt. sations, des légendes, des contes, des dialo-Un poste à Saïgon. Un oncle le rejoindra. Un gues, composant ainsi une étrange et puis-troisième posséda même une plantation sante partition symphonique qui fait de son d’hévéas dans le sud. De surcroît, comme fait livre une sorte d’épopée contemporaine sur exprès, mon grand-père maternel prendrait les cendres des temps mythiques.
Pour tout renseignement concernant “ la lettre de dialogues ” : Caroline Kernen, Clémence Grille, Charles Kermarec Librairie dialogues - Forum Roull - 29200 Brest - 02 98 44 32 01 - www.librairiedialogues.fr - contact@librairiedialogues.fr
S É L E C T I O N A V E N T U R E S
Ce qui distingue d’emblée le récit d’aventure des autres types de récit, c’est le rapport singulier qu’il entretient avec son objet. En effet, il n’existe qu’en fonction du voyage ; c’est le voyage qui le fonde, qui lui donne sa raison d’être... Penchés au bord du précipice dans la province du Nouveau-Brunswick ou perdus et prisonniers des glaces en mer de Weddel, les héros qui traversent ces grands récits ont tous en commun la soif d’aventure et le goût de l’exploit. La faim, la folie et la mort sont souvent au bout de leurs géographies personnelles, certains n’échappant ni aux poursuites, ni aux complots qui émaillent leurs périples à travers les terres lointaines. Alors, embarquez pour ces terras incognitas et découvrez cette belle sélection de printemps... Annik Chiron de La Casinière Nicolas Bouvieraguerris et libres. Après six mois de chevau-Voyage au pays des Mi’gmaq : Chronique japonaisechée, la caravane entre dans Kaboul, où le e Canada, début du XXI sièclevoyageur dispute une partie de bouzkachi, le(éd. Payot) (éd. Cartouche) Nourrie de multiples célèbre jeu équestre que décrit Joseph Kessel Cartographie de Claire Levasseur,dansvoyages, mûrie par des Les Cavaliers. illustrations de Romain Slocombeannées de silence et ser-Au bord des chutes vie par une prodigieuseMirko Bonné de Grand-Sault, dans érudition, l’œuvre deUn ciel de glace l a p r o v i n c e d u Bouvier est dominée par (éd. Rivage) Nouveau-Brunswick, deux figures emblémati-Traduit de l’allemand par Juliette Aubert se dresse une impo- ques : celle du voyageur, E n 1 9 1 4 , M e r c e s a n t e s t a t u e d e homme sans affaires et Blackboro, un jeune femme indienne. celle de l’alchimiste, Gallois rustre et loyal, Passé ce seuil, le p a ss a n t a u c r i b l e d e monte clandestine-v i s i t e u r e n t re e n l’écriture les traces d’une mémoire. m e n t à b o r d d e pays Mi’gmaq... et l’Endurance. Le trois-d a n s d ’ é p a i s s e sPaul Tréguermâts est prêt à partir forêts, zone inter-Trois marins pour un pôlepour la plus folle des médiaire que peu- (éd. Quæ) aventures : mener en ple la faune dont 1910 : planter le pre- Antarctique sir Ernest s o n t re m p l i e s l e s mier le pavillon natio- Shackleton et ses vingt-légendes de cette civilisation des côtes orien- nal au Pôle Sud est sept membres d’équi-tales du Canada. Puis viennent des villages l’ambition de la Nor- page, avec la bénédiction du roi George. Mais aux habitations dispersées parmi les arbres vège, de la Grande- l’expédition tourne à l’odyssée. Le bateau, pri-ou concentrées autour d’une église et flan- Bretagne et du Japon. sonnier des glaces en mer de Weddell, dérive. quées de jardins proprets. Les lieux de peuple- Ro a l d A m u n d s e n , Obligés de débarquer sur la banquise, tous n’ont ment mi’gmaq n’ont pas tous cette apparence Robert Falcon Scott, et dès lors plus qu’un seul objectif : survivre. enchantée. Certains sont à l’image des rela- Nobu Shirase se lan- C’est cette aventure sans précédent, une tions tourmentées qu’entretinrent longtemps cent dans l’aventure et aventure légendaire longue de 635 jours, que Mi’gmaq et Blancs. Une anthropologue mettent sur pied des Mirko Bonné raconte par la voix de Merce observe, écoute et rend compte des aléas expéditions fameuses, Blackboro. Une histoire d’hommes exception-émouvants d’une minorité d’Amérique du mais dont tous ne sont pas revenus vivants. nels dominée par la figure de sir Shackleton, Nord en pleine reconquête de son identité. Ce sont les odyssées de ces trois hommes, de ce fin lettré fasciné par le pôle et épris d’im-leurs équipages, et de leurs navires que Paul possible. Capitaine John Dundas CochraneTréguer, professeur émérite à l’UBO et prési-Récit d’un voyage à pied à travers ladent d’Europôle Mer nous conte dans ce récit.Eugène Fromentin Russie et la Sibérie tartare, des fron-L’auteur, invité à la librairie le 21 avril, répondUn été dans le Sahara tières de Chine à la mer Gelée et au(éd. Flammarion)à nos questions sur www.librairiedialogues.fr, Kamtchatkarubrique vidéos.Texte établi et présenté par (éd. Gingko)Anne-Marie Christin Traduit de l’anglais par Françoise PirartNicolas DucretUn été dans le Sahara et Pierre MauryCavalier des steppes : à travers lesest le récit du voyage Parti de Londres enmontagnes d’Asie Centraled’Eugène Fromentin à 1820, John Dundas (éd. Transboréal) travers le sud algérien Co c h ra n e, ca p i - Cavalier émérite ama- e t d e s o n s é j o u r à taine de la marine teur de voltige cosa- Laghouat pendant l’été britannique, entre- que, Nicolas Ducret 1853. C'est aussi le pre-p r e n d s e u l u n s’est lancé le défi de mier livre d'un peintre. voyage à pied à traverser l’Asie centrale Son étrangeté et sa jus-t ra ve r s l ’ E m p i re à cheval. Parti seul des tesse viennent de là. russe, jusqu’aux contreforts de l’Altaï Fromentin y a inventé f r o n t i è r e s d e avec un étalon et un une écriture du regard Chine. L’expédition hongre de bât, il che- aussi éloignée du « style artiste » que de l’ef-prendra trois ans mine sur plus de 3 000 fusion romantique. Il s’agissait pour lui de au bout desquels il km, franchissant les rendre sensible à l’imaginaire d’un lecteur retounera au pays monts Célestes et les une présence du soleil et du vide si puissante e n c o m p a g n i e chaînes du Pamir et de l’Hindu Kush. De l’ari- et si absolue qu’elle ne pouvait se traduire par d’une épouse, une jeune Kamtchadale. dité des steppes kazakhes aux riantes monta- la peinture, et de témoigner d’une ville restée Au fil des pages, le regard de Cochrane sur gnes kirghizes, des plateaux tadjiks balayés marquée par la mort après le siège cruel dont ceux qu’il croyait être des sauvages, des bru- par le vent aux vallées afghanes baignées de elle venait d’être le théâtre. tes ignares, change au point qu’il reconnaîtra soleil, il s’aventure sur des terres mythiques n’avoir jamais été aussi heureux que perdu au marquées par les conquêtes successives, etRetrouvez cette sélection avec de nombreux autres milieu de la Sibérie. découvre des peuples à la fois généreux,ouvrages sur la site www.librairiedialogues.fr 2
N
(
s r s a
( T p R p r si a p r r l
J
J R (
r c U ti
Danho
Hillar Missis (éd. Bel Un ro points
C O U P S D E C ΠU R D E S L I B R A I R E S
t t s x a e
n t e e . -r.
 , , l’air de rien, par une lointaine mais bien réelle présence, au fil de conversations où s’échan-gent tant de confidences, aide Sofia à remonter des abysses à la surface de l’eau, et à respirer. Rien de triste pourtant dans ce roman plein de fantaisie où nos faiblesses et nos peurs, notre fragilité et nos vacillements sont traités avec un humour et une poésie qui dessinent une immense envie de vivre.
Véronique
Ann Patchett Dans la course (éd. J. Chambon) Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie-Odile Fortier-Masek Un soir de neige de 2006, une femme sauve la vie de Tip, un jeune Noir de 20 ans, fils adoptif de l’ancien maire n. Renversée oiture, cette a n a v i g u e r uit entre la vie . Ce que Tip ne 'est qu'elle a ui, son fils, de puis son plus . Un roman sur
3
hique ncière  États  avec eur la  et la artant revivre  p a r cons- une  Joan ver et
k
st une
s pin-re les euilles toires s Arto e pho- , tout abîmé et tout effiloché. Avec ses doigts magi-ques, Tara pourra peut-être le raccommoder... Une jolie histoire poétique d’une vielle femme qui va rencontrer un jeune garçon et lui apprendre l’art de la reliure. Ouvrage agré-menté d’illustrations qui, bien que légère-ment vieillottes, rajoutent du charme à ce livre.
Colas Gutman Rose (éd. Ecole des loisirs) Rose parle comme une nouille. Dans sa bouche, les grandes personnes deviennent des lampa-daires, les bisous des ventouses. Les médecins disent que Rose est une petite fille très intelli-gente, très émotive, avec un énorme défaut de langage. Un livre rigolo, plein de joie de vivre qui donne aux enfants un peu de bonheur. Cette petite fille redonne espoir a ceux qui sont timides ou ont des difficultés de langage, en restant elle-même et en ne se laissant pas faire par ceux qui se moquent.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.