Le nabab indien qui chasse à l'Ouest

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Le nabab indien qui chasse à l'Ouest Cette troisième fois sera-t-elle la bonne pour Subrata Roy, le patron-fondateur du conglomérat Sahara India Pariwar?

Publié le : mercredi 29 mai 2013
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Le nabab indien qui chasse à l'Ouest

Cette troisième fois sera-t-elle la bonne pour Subrata Roy, le patron-fondateur du conglomérat Sahara India Pariwar? Le magnat indien, qui emploie 700 000 personnes en Inde dans la banque, l'immobilier et la télévision, avait laissé entendre en février qu'il se verrait bien propriétaire du Liverpool FC, quitte à y investir 200 millions d'euros. Info ou intox? Cette annonce avait propulsé Subrata Roy au rang des multimilliardaires indiens capables de s'offrir les fleurons occidentaux, à la Lakshmi Mittal.

La semaine dernière, rebelote: Subrata Roy a voulu reprendre la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM). Pour s'emparer du studio légendaire au bord de la faillite, dont la dette s'élève à 4 milliards de dollars, Shaharashri, Monsieur Sahara, comme l'appellent ses employés, s'était dit prêt à débourser 2 milliards de dollars.

Un feuilleton: le 20 septembre, les débiteurs de la MGM rejettent l'offre de ce patron mégalo qui présente son groupe comme « la plus grande famille du monde » et s'affiche en photo auprès de Mère Teresa, Bill Clinton ou Boris Becker. Mais après avoir balayé une proposition de 1,5 milliard de dollars de Time Warner, les débiteurs lorgnent de nouveau du côté de Roy. Motif? D'après la porte-parole new-yorkaise de Sahara, « les documents financiers du groupe avaient été présentés en roupies lors du premier contact ». Suffi ra-t-il de les convertir en dollars pour emporter le morceau? Selon le journaliste Sharat Pradhan, « Roy manque de crédibilité malgré sa fortune », d'ailleurs impossible à chiffrer faute de transparence financière. Ce qui pourrait pousser les débiteurs à se décider, le 22 octobre, pour un repreneur plus classique, comme le producteur Spyglass. Resterait alors au magnat indien à jeter son dévolu sur une autre cible.

Subrata Roy, 62 ans, PDG du groupe Sahara India Pariwar

- Son parcours: le fondateur en 1978 du conglomérat Sahara a démarré en ouvrant une banque de proximité dans une petite ville de l'Uttar Pradesh, un Etat indien très pauvre, avec un capital d'une cinquantaine d'euros.

- Son atout: rien n'effraie ce self-made-man ambitieux, doté d'un culot d'acier.

- Son défi: pour jouer dans la cour des grands patrons mondiaux, le magnat indien doit gagner en crédibilité.

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